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  • Maroc : “Le Sommet France-Afrique ne doit pas se transformer en Sommet FRANCE- UA” (responsable marocain)

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    ——– Message d’origine ——–
    De : Moha Tagma
    Date :24/11/2013 20:48 (GMT+00:00)
    A : Mohammed sitri
    Objet : Fwd: SOMMET DE L’ELYSEE

    ———- Forwarded message ———-
    From: Moha Tagma <m.ouali.tagma@gmail.com>
    Date: 2013/11/24
    Subject: SOMMET DE L’ELYSEE
    To: salaheddine mezouar <salahmezouar@gmail.com></salahmezouar@gmail.com></m.ouali.tagma@gmail.com>

    Monsieur le Ministre ,
    J’ai l’honneur de vous faire part ci-apres de quelques éléments de réflexion sur les enjeux pour notre pays du Sommet de l’Elysee.

    I / PAIX ET SÉCURITÉ

    A / MAINTIEN DE LA PAIX

    ENJEUX POUR NOTRE PAYS : Le Sommet France-Afrique ne doit pas se transformer en Sommet FRANCE- UNION AFRICAINE

    la France soucieuse d’avoir la bénédiction de l’Union Africaine pour sa présence militaire en Afrique et soucieuse d’eviter d’etre accusée de neo-colonialiste sera tentée de placer ce Sommet sous le co-leadership de l’UA.

    Dans tous les cas de figure la France , forte de ses accords bilatéraux de Défense qu’elle a avec avec les pays de son pre-carre ( Côté d’Ivoire, Sénégal, RCA, Gabon etc….) est assurée d’etre présente de manière autonome dans ces pays et qu’elle n’a pas besoin de l’etre dans le cadre de Forces multilatérales ( UA, ONU ). Foce Licorne en Côte d’Ivoire, SERVAL au Mali, Troupes en Centrafrique .

    Elle visera donc deux objectifs lors de ce Sommet :

    1/ Légitimer sa présence militaire puisque les Africains sont incapables d’assurer leur propre sécurité malgré les déclarations tonutriantes.

    2/ Se faire accorder un statut de partenaire pour la paix et la sécurité en Afrique à travers la caution de l’Union Africaine en contrepartie de la promesse d’une aide logistique et financière à la Force Africaine en Attente (CARIC) – Capacité Africaine de Réaction Immédiate aux Crises – prévue dans le cadre de l’Architecture dePaix et de Sécurité de l’Union Africaine ( AAPS ).

    Si cette architecture devait réussir, notre pays risque de ne plus pouvoir participer aux forces de maintien de la paix en Afrique , puisque celles-ci seront dorenavant sous etendard de l’UA ,sauf à conclure des accords bilatéraux avec les pays concernés . C’est le cas actuellement en Centrafrique : la MISCA est une force de l’UA, les troupes françaises sont présentes en vertu d’un accord bilatéral avec la RCA et notre pays n’a aucune assise juridique pour envoyer des troupes sauf à attendre une hypothétique résolution du Conseil de Sécurité pour créer une Force des Nations-Unies.

    Objectivement notre pays n’a aucun intérêt à voir l’Union Africaine s’accaparer et monopoliser le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique.

    La seule possibilité d’eviter la mainmise de l’UA sur les opérations de maintien de la paix en Afrique est de prévoir que les organisations sous-regionales africaines , type CEDEAO , CEEAC, CEN-SAD puissent être egalement parties prenantes.

    B/ PREVENTION DES CONFLITS

    En matière de prévention des conflits , le non-paper soumis par la France occulte la nécessité d’entreprendre des réformes politiques, économiques , sociales et culturelles .

    Échaudée par l’experience du Sommet de La Baule , du temps de François Mitterand et par le discours de Dakar de Nicolas Sarkosy , la France veut éviter d’etre accusée de donneur de leçons en matière de démocratie .
    Néanmoins la démocratie, le respect des droits de l’homme , le respect des minorités, la bonne goivernance,sont des conditions essentielles pour la prévention des conflits internes et pour la consolidation de la paix et de la sécurité.

    Toutes les crises en Afrique s’expliquent par le non-respect des conditions minimales de l’Etat de Droit.
    La prevention des conflits et les crises necessite de s’attaquer a leurs causes profondes .

    Les Etats-Unis n’ont aucun scrupule à mettre en avant le respect du droit et la nécessité des réformes dans tous leurs partenariats.

    Le non-paper francais occulte également le probleme du non-respect des principes du Droit International , qui souvent est la cause des conflits ( Non-Ingerence dans les affaires intérieures, respect de l’integrite territoriale des États,…)

    Les non-papers soumis par la france ne mettent pas suffisamment en exergue la dialectique entre Sécurité et Développement .

    AU VU DE CE QUI PRECEDE , UN ENTRETIEN AVEC LES RESPONSABLES FRANCAIS AVANT LE SOMMET SEMBLENT INDIQUES POUR CORRIGER QUELQUE PEU LA TENDANCE QUI SE PROFILE POUR CE SOMMET.

    HAUTE CONSIDÉRATION

    MOHA OUALI TAGMA

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  • Message aux ambassadeurs du Maroc en Afrique

    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs de Sa Majesté le Roi en Afrique

    Comme vous le savez, Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a effectué du 18 Février au 8 Mars 2014, des Visites officielles au Mali et en Guinée et des Visites de travail et de fraternité en Cote d’Ivoire et au Gabon.

    De par ses multiples implications et ses grands retentissements au niveau continental et international, cette tournée africaine a permis de confirmer le leadership de Sa Majesté le Roi dans le continent et d’affirmer la Vision globale et intégrée que le Souverain veut imprimer au titre de la nouvelle politique africaine du Royaume du Maroc, à travers notamment, le renforcement de la paix et de la stabilité, le développement économique durable et la préservation de l’identité culturelle et cultuelle des populations.

    Cette tournée Royale en Afrique a ainsi permis au Maroc de consolider sa position en tant que partenaire historique et crédible de ces différents pays frères et de s’imposer en tant qu’acteur incontournable au niveau des sous régions correspondantes, en Afrique de l’Ouest, au Sahel et en Afrique Centrale. Elle a permis au Maroc de revivifier ses liens diplomatiques avec l’Afrique sub-saharienne et jeter les jalons d’une coopération prometteuse et multidimensionnelle, à travers la mise à niveau des cadres juridiques régissant les relations du Maroc avec chacun de ces pays frères et l’établissement d’actions de coopération et d’assistance technique pour mettre à leur service le savoir faire et l’expertise de qualité dont dispose le Maroc dans plusieurs domaines.

    A la faveur d’une coopération sud-sud prometteuse et agissante prônée par le Maroc, cette tournée africaine a permis la conclusion d’importants accords et contrats ainsi quel’établissement de partenariats stratégiques dans plusieurs secteurs prioritaires, comme l’agriculture, les mines et les télécommunications.

    Compte tenu de ce qui précède, le positionnement de notre pays sur la scène continentale et internationale a franchi un palier supplémentaire pour atteindre un niveau supérieur de responsabilité et de leadership.Le Maroc est désormais perçu comme le leader d’une Afrique politiquement et économiquement indépendante et s’impose comme un partenaire incontournable.

    A ce titre, et en application des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, lors du dernier Conseil des Ministres, du 14 mars 2014, il a été procédé à la mise en place d’une Commission mixte public-privé pour le suivi de la bonne mise en œuvre des accords et la réalisation des projets de développement économique et social qui ont été signés ou lancés à l’occasion de la Tournée Royale dans plusieurs pays africains. Cette Commission présidée par Monsieur le Ministre a tenu sa première réunion, le 19 mars 2014 à Rabat.

    Cette réunion a été consacrée à l’examen des moyens à mettre en place pour favoriser la mise en œuvre des accords convenus et des mécanismes favorisant le bon fonctionnement de cette Commission de suivi.

    Il s’agit en effet d’une vocation nouvelle pour notre pays au niveau de laquelle l’appareil diplomatique se doit de s’élever du fait des responsabilités multidimensionnelles qu’elle implique au niveau politique, économique et culturel.

    Un certain nombre d’actions prioritaires à engager par nos Ambassades concernées serait tout indiqué pour participer à cette mobilisation.

    Le renforcement des services économiques à même de pouvoir jouer pleinement le rôle qui en est attendu en étroite collaboration avec les départements économiques, les chambres de commerce, les organisations patronales et les opérateurs économiques des pays d’accréditation.

    La fonction de veille économique qui implique une nouvelle organisation des services extérieurs au niveau des Ambassades devient de ce fait une priorité à laquelle il convient de donner toute l’attention nécessaire.

    Le suivi permanent de l’état de la mise en œuvre des engagements pris avec vos pays d’accréditation.

    L’accompagnement du secteur privé national dans ses efforts visant le développement des relations économiques du Maroc en Afrique.

    L’évolution des relations économiques et des flux d’échanges entre notre pays et vos pays d’accréditation sera un des éléments clés de l’évaluation de la performance de nos Missions diplomatiques.

    ….

    Avec le Mali,

    La visite en Cote d’Ivoire a été l’occasion pour les deux pays d’affirmer de manière forte leur engagement dans l’édification d’un véritable partenariat stratégique économique qui sera la base du partenariat entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest.

    En Côte d’Ivoire plus que dans les autres pays de la sous-région, en raison notamment des choix économiques et politiques des deux pays, du niveau de développement atteint par leurs économies respectives et de leur position géographique, ce partenariat est appelé à préfigurer le modèle de coopération Sud-Sud que notre pays essaie de faire prévaloir.

    La visite en Guinée a été sans aucun doute un grand moment d’émotion et de ferveur populaire qui consacre le leadership incontestable de Sa Majesté le Roi en Afrique.

    Cette visite a été un moment historique qui a permis au Maroc et à la Guinée de renouer avec leur passé et avec leur Histoire de pays à l’avant-garde de la libération et de l’unité de l’Afrique.

    Au plan économique cette visite a été aussi l’occasion de poser les bases d’une coopération et d’un partenariat stratégique prometteur.

    La Guinée sort d’une crise politique aiguë et a entamé son retour à la stabilité et à la paix, ce qui lui permet d’envisager son décollage économique par l’exploitation rationnelle de ses immenses richesses naturelles.

    La visite de Sa Majesté le Roi au Gabon marque un tournant dans l’histoire des deux pays et constitue un tournant qualitatif majeur dans les relations entre pays africains. Le partenariat, signé à cette occasion dans le domaine des Phosphates et du Gaz pour permettre l’émergence d’une industrie à l’échelle continentale et mondiale constitue un événement de grande portée politique et économique et concrétise la vision de Sa Majesté le Roi du partenariat sud-sud et du développement de l’Afrique.

    La sécurité, le développement humain durable, la solidarité, la lutte contre l’extrémisme et les idéologies radicales et l’Afrique aux africains sont les principaux axes de la politique africaine du Maroc telle que tracée par Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste.

    —
    Redouane ADGHOUGHI
    MP
    Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération
    Maroc

    Tags : Maroc, Afrique, Union Africaine, Guinée, Gabon, Mali,

  • Sahel : l’exception mauritanienne

    par Isselkou Ahmed Izidbih

    Le vocable « Sahel » signifie « rivage » en langue arabe, en référence à la bordure méridionale de la « mer de sable » qu’est le Sahara. Il s’agit d’une bande géographique qui s’étend des côtes atlantiques mauritaniennes à l’Ouest aux côtes érythréennes sur la mer rouge à l’Est, soit environ 7000 km, et dont la profondeur variable sépare les dunes vives du Sahara et la savane subsaharienne.

    C’est une région de transition par excellence, jadis majoritairement peuplée de nomades. La religion musulmane y est omniprésente, aux côtés du christianisme et de divers autres rites religieux locaux.

    1. Des racines de la crise au Sahel

    Les spécialistes évoquent différentes causes à l’origine de la profonde crise que traverse le Sahel, dont les effets désastreux du réchauffement climatique sur le mode de vie traditionnelle des populations sahéliennes. En effet, l’élevage extensif du bétail, la culture de subsistance et le commerce sont simultanément et négativement impactés par le déclin du cumul pluviométrique annuel, le caractère erratique des précipitations et leur conséquence et une accélération de la désertification. Cette réduction drastique des ressources économiques est accompagnée d’une explosion démographique qui fera passer la population des seuls pays du G5-Sahel d’environ 83 millions (2019) à 196 millions en 2050. Le stress environnemental est perceptible dans la tension accrue entre des éleveurs tentés de descendre toujours davantage en direction du Sud à la recherche de nouveaux pâturages pour leurs troupeaux, et des cultivateurs confrontés à une telle pression doublée d’un déclin des quantités d’eau disponibles et de l’érosion des sols. Ainsi, une sorte de « sahélisation » dynamique engloutit, chaque année, des zones de la savane subsaharienne autrefois impropres à la pratique de l’élevage extensif, exacerbant à l’extrême une rivalité entre éleveurs et cultivateurs, prégnante dans la région, comme c’est le cas en ce moment au niveau la zone du Luptako-Gourma dite “zone des trois frontières”, un territoire de 370 000 km2, aux confins du Burkina Faso, du Mali et du Niger, véritable ventre mou sécuritaire du Sahel.

    Parmi les causes de la crise au Sahel, l’on peut également citer les tensions politico-ethniques latentes, notamment au Nord du Mali remontant au début des années soixante, les répercussions des événements politiques survenus en Algérie au cours des années quatre-vingt-dix, et plus récemment la crise en Libye. L’effondrement de l’Etat central libyen, en 2011, a non seulement créé un vide géopolitique propice à toutes sortes d’exploitations préjudiciables à la sécurité régionale et mondiale, mais il a aussi été à l’origine de la dissémination des arsenaux libyens à travers le Sahel, des arsenaux réputés les plus colossaux d’Afrique. Des groupes, précédemment enrôlés dans l’armée régulière libyenne, ont pu rejoindre, avec armes et bagages, leur pays d’origine, notamment le Nord du Mali, bouleversant les rapports de force sur le terrain en faveur d’une rébellion historique ou d’un groupe terroriste préexistants, et fragilisant ainsi (davantage) la souveraineté territoriale de certains Etats de la région.

    Le trafic de drogue en direction des marchés lucratifs du Nord, constitue, lui aussi, un élément causal de la présente crise au Sahel, car les (auto)routes traditionnelles qu’empruntait ce produit étant à présent hermétiquement closes, les réseaux de narcotrafiquants ont décidé d’en établir de nouvelles qui passent par des zones de « moindre résistance » sécuritaire, idéalement le Sahel, puis la Libye, ensuite l’Europe méditerranéenne et le Proche-Orient. Une forme de connivence s’est progressivement instaurée entre, d’une part, les réseaux de trafiquants et de nombreux groupes établis au Sahel. Les enjeux financiers sont désormais irrésistibles pour un chef local ou un simple éleveur nomade sahélien, car les droits perçus en contrepartie de la sécurisation du transit d’une tonne de résine de cannabis, peuvent égaler ou dépasser les fruits cumulés de toute une vie de labeur. D’éleveurs sobres et résilients, certains habitants du Sahel se sont transformés en une armée de redoutables passeurs de cargaisons de stupéfiants, de preneurs d’otages, de contrebandiers de cigarettes prohibées ou de trafiquants d’armes et d’immigrants illégaux.

    Il convient de noter qu’à chaque payement de rançon pour libérer un otage au Sahel, les membres de ce véritable écosystème crapuleux acquièrent des moyens logistiques supplémentaires leur permettant d’accroître leur rayon d’action pour perpétrer de nouveaux kidnappings et autres actes violents, comme le prouvent les tragiques événements du 13 mars 2016, au Grand Bassam, en Côte d’Ivoire ; raison pour laquelle, la Mauritanie a constamment été contre le payement de rançons pour la libération d’otages au Sahel, et ce en dépit de la grande sensibilité de cette question d’un point de vue strictement humanitaire et sur le plan politique, particulièrement au sein des opinions publiques occidentales.

    Contrairement à une thèse assez répandue, la dimension religieuse dans la crise au Sahel, n’a pas toute la prépondérance que d’aucuns veulent lui attribuer, pour une raison somme toute évidente: tous les habitants du foyer historique de la crise au Sahel, le Nord du Mali, sont musulmans sunnites, de rite malékite ; on peut ainsi considérer qu’un prosélytisme offensif pouvait se choisir meilleure location à travers la planète, autre qu’une région islamisée depuis une dizaine de siècles, car, selon le dicton local, nul besoin “d’apporter des pierres à la montagne”.

    En Mauritanie, l’expression « activité mafieuse à but lucratif, menée sous un habillage islamique » servait de définition aux agissements d’AQMI au Sahel. Il est cependant vrai que des acteurs étrangers ont eu le temps et les moyens de prêcher des thèses religieuses radicales, sans rencontrer de résistance doctrinale à laquelle on pouvait s’attendre, sans doute en raison de la misère économique ambiante et du niveau de ressentiment de populations livrées à elles-mêmes ( pas d’école, ni de dispensaire ou poste de sécurité), à l’endroit de certains pouvoirs publics locaux.

    Face aux redoutables tactiques de guérilla dans un espace géographique et social qui s’y prête idéalement, grâce notamment à l’usage de motocyclettes et de pickups armés, certains pouvoirs politiques et militaires désemparés, recourent à la mobilisation de « milices d’autodéfense » suivant les lignes de fracture tribales et ethniques ; une stratégie d’apprenti sorcier qui jette de l’huile sur le feu et donne parfois à la crise sécuritaire au Sahel, des allures de guerre civile larvée.

    La Mauritanie, le premier pays du G5-Sahel, à subir les attaques meurtrières du terrorisme.

    Une série d’attaques terroristes contre la Mauritanie fut perpétrée entre 2005 et 2011, citons-en:

    * le 4 juin 2005, l’attaque de Lemgheyty, par le GSPC( Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) près des frontières avec l’Algérie et le Mali, eut pour bilan la mort de 15 soldats mauritaniens et de neuf terroristes

    * le 24 décembre 2007, quatre touristes français sont sauvagement assassinés par des terroristes d’AQMI ( Al-Qaeda au Maghreb Islamique, nouvelle dénomination du GSPC), près de la ville d’Aleg

    * le 27 décembre 2007, l’attaque contre un objectif militaire à Elghallaouya fut à l’origine de la mort de quatre soldats mauritaniens

    * le 14 septembre 2008, 12 soldats mauritaniens sont tués lors d’une embuscade tendue par AQMI à Tourine, près de la ville minière de Zouérate

    * le 25 août 2010, un véhicule bourré d’explosif refusa d’obéir aux tirs de sommation de la caserne de Néma, à l’extrême sud-est mauritanien, et explosa à l’entrée de la caserne, sans faire de victimes, autre que ces occupants

    * du 17 au 19 septembre 2010 et pour contrer une attaque imminente contre cette même garnison de Néma, l’armée mauritanienne engagea une opération terrestre à Hassi Sidi puis à Ras-el-maa, au Mali

    * le 29 novembre 2010, trois travailleurs humanitaires espagnols furent victimes d’un rapt, « pour le compte » d’AQMI, sur la route Nouakchott-Nouadhibou

    * les 29 janvier et 2 février 2011, un double attentat visant le Ministère de la défense nationale et l’ambassade de France à Nouakchott, fut déjoué in extremis, aux portes de Nouakchott, après que deux véhicules bourrés d’explosifs (1,5 tonne chacun) ont été neutralisés par les forces armées mauritaniennes

    * en juin-juillet 2011, l’armée mauritanienne lança, avec succès, une opération militaire d’envergure ayant duré une quinzaine de jours, contre une importante base d’AQMI dans la forêt malienne de Wagadou, près de la frontière entre les deux pays

    * Le 20 décembre 2011, le gendarme Ely Ould Mokhtar est enlevé par un commando d’AQMI à Adel Bagrou, environ 1400 km de Nouakchott, à quelques encablures de la frontière malienne

    * Durant cette même période, une autre demi-dizaine d’incidents sécuritaires divers, impliquant AQMI ou ses « proxies », fut également enregistrée au niveau des axes routiers et dans certaines localités excentrées du pays (Cheggatt, Tamchekett …).

    Au vu de ce qui précède, l’on peut relever que la Mauritanie fut le premier pays du G5-Sahel, à avoir subi de plein fouet les attaques meurtrières du terrorisme venu du Nord, et ce dès 2005, prenant au dépourvu des forces armées nationales sous-entraînées et sous-équipées pour affronter ce nouveau type de défi sécuritaire, spécialement entre 2005 et 2010. À titre d’illustration, des témoignages crédibles font état, à l’époque, de difficultés logistiques quasi insurmontables pour les forces armées mauritaniennes pour apprendre en temps réel les graves exactions dont étaient victimes de petites garnisons isolées dans l’extrême Nord-Est du pays, sous les coups de boutoir d’un GSPC et de ses complices, maîtres du terrain. Pour acheminer les premiers secours ou renforts, lors de certaines de ces agressions, l’armée mauritanienne a, parfois, recouru à de vulnérables moyens de transport de marchandises, empruntés à des hommes d’affaires du pays. Mais comme le prouvent les échecs des opérations de février 2011, contre le ministère de la Défense nationale et l’ambassade de France à Nouakchott, contre la garnison militaire de Néma en août 2011, et la réussite exemplaire de l’audacieuse frappe préventive contre la base de Wagadou au Mali, l’armée mauritanienne a non seulement réussi, à partir de 2010, à contrecarrer les menées terroristes sur son territoire, mais aussi à porter des coups décisifs à l’ennemi, y compris au niveau de ses bases réputées inexpugnables, en profondeur du territoire malien.

    De la sécurité nationale à la sécurité régionale

    Lorsque la Mauritanie a réussi le tour de force de sécuriser, dans la durée, son territoire, en boutant dehors les bandes terroristes et en dissuadant les auteurs d’incursions contrebandières hostiles venues du Nord et de l’Est de s’aventurer dans ses « zones militaires interdites », elle a acquis l’autorité et la légitimité de parler au sujet de la sécurité sous-régionale, sur les scènes africaine et internationale, en adoption de la sagesse ivoirienne : « quand la case de ton voisin brûle, hâtes-toi à l’aider à éteindre le feu de peur que celui-ci ne s’attaque à la tienne ».

    Une dimension diplomatique venait ainsi étoffer l’approche mauritanienne en matière de paix et de sécurité. Ce fut donc tout logiquement que la première conférence de la « Mission de l’UA pour le Mali et le Sahel » fut lancée à Nouakchott , le 17 mars 2013, avec la participation de onze pays sahélo-sahariens et de partenaires internationaux, marquant la naissance du Processus de Nouakchott, en déclinaison de l’« Architecture africaine de paix et de sécurité », au niveau du Sahel.

    Cette conférence s’est tenue, deux mois après le lancement, le 11 janvier 2013, de l’opération militaire française Serval, sans laquelle les groupes armés au Mali, renforcés par les soutiens fraîchement arrivés de Libye, auraient « somalisé » non seulement ce pays frère, mais bien au-delà, en profondeur de l’Afrique occidentale…

    En vertu de la Résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’ONU, en date du 25 avril 2013, la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation au Mali, plus connue sous l’acronyme MINUSMA, fut mise sur pied. Les règles d’engagement de cette mission de paix, fruits de tractations intenses, principalement entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, n’ont pas paru répondre aux attentes des dirigeants de la région ; d’ailleurs un rapport ultérieur sur l’évaluation de l’efficacité de cette mission, la qualifierait de « la plus meurtrière » de toutes les missions similaires. C’est dans ce contexte, foisonnant d’initiatives et d’appréhensions, spécialement côté sahélien, qu’il convient d’inscrire la création, le 16 février 2014, du G5 Sahel, à la faveur d’un sommet des dirigeants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, à Nouakchott. En plus des réserves déjà évoquées au sujet de la mission de la MINUSMA, ces dirigeants mettaient en avant le nécessaire couplage de la dimension sécurité avec celle de développement, pour accroître les chances d’une résolution, à moyen terme, de la crise économico-environnementale, en grande partie à l’origine, à leurs yeux, de la crise que traverse le Sahel.

    Doté d’un secrétariat permanent basé à Nouakchott, le G5 Sahel a désormais plusieurs initiatives politiques, militaires et économiques à son actif, la plus importante étant, sans doute, la création, le 2 juillet 2017, à Bamako, d’une Force conjointe (FC-G5 Sahel) des cinq États membres, à raison de 1000 soldats par pays, pour combattre, ensemble, le terrorisme, le crime organisé transnational et la traite des êtres humains, avec un droit de poursuite de 50 km à l’intérieur des frontières du pays voisin.

    L’opérationnalisation de cette force régionale, en trois « fuseaux » (Est [Tchad-Niger], Centre [Burkina Faso-Niger-Mali] et Ouest [Mali-Mauritanie]), a connu bien des retards, pour des raisons politiques et logistiques, car certains membres permanents du Conseil de sécurité ne voyaient pas d’un bon œil l’inscription d’une telle force sous le Chapitre VII de la charte de l’ONU, une exigence fermement et unanimement défendue par les dirigeants des cinq pays membres du G5 Sahel. Le 20 juin 2017, à l’initiative de la France, le Conseil de sécurité « accueillit favorablement » la nouvelle force, sans apporter de solution définitive à son mode de financement.

    En résumé, le Conseil a, en l’espèce, donné son « autorisation », sans donner de « mandat ». En dépit d’actions concluantes sur le terrain, cette force régionale tarde à monter en puissance en raison justement des deux considérations tantôt évoquées: l’ambiguïté de son statut du point de vue onusien et l’absence de visibilité quant à la question de son financement. Pourtant, une fois prise en compte dans le cadre de la nécessaire synergie opérationnelle entre les différentes forces présentes au Sahel, cette force régionale pourrait surprendre bien des détracteurs sur la scène internationale. Dans cette dynamique sous-régionale en faveur de la paix et de la sécurité, la Mauritanie, comme nous l’avons vu, a joué et joue encore pleinement son rôle de pays « pourvoyeur » de bonnes pratiques.

    La région du Sahel souvent présentée par les médias internationaux sous l’angle quasi exclusif de la menace sécuritaire ou marginalement du pourcentage élevé ( environ 80%) de ses ressortissants dans la composition des migrants clandestins en direction de l’Europe méridionale, représente en réalité l’un des horizons énergétiques les plus prometteurs de la planète, renferme des ressources minières colossales, dispose d’un marché intégré conséquent et d’un dividende démographique enviable.

    Dans sa nouvelle diplomatie globale post-Brexit, le Royaume Uni, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et puissance scientifique, industrielle et financière incontestée, dispose, en la Mauritanie, d’un allié stratégique sûr aux portes du Sahel, et bien au-delà au Maghreb et en Afrique subsaharienne. Le Président de la République, SEM Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a récemment rappelé cet extraordinaire potentiel de coopération mauritano-britannique, lors d’une intervention dans le cadre du « Sommet de l’Investissement R.U.-Afrique », tenu à Londres, le 20 janvier 2020.

    Mauritania Malouma

    Tags : Mauritanie, Sahel, G-5, terrorisme, djihadisme, Mali, Burkina Faso, Niger,

  • APA et Sahara Media, deux faces d’une même pièce

    En lisant ce titre, beaucoup vont se demander quelle relation existe entre les deux entités.

    Rien de plus simple. Elles sont liées par la présence de Abdallah Ould Mohamedy. Il est le directeur du groupe Sahara Media en Mauritanie et responsable de l’administration de l’Agence Presse Africaine (APA).

    Nous avons appris cela grâce aux précieux courriers de la DGED, les services de renseignement extérieur du Maroc. Des courriers révélés par le hacker Chris Coleman.

    En effet, dans les courriers de Mourad El Rhoul, chef de cabinet de Yassine Mansouri, le directeur général de la DGED, le nom d’Abdallah Ould Mohamedy est souvent cité en tant que « relais médiatique » de la propagande des services de Mohammed VI.

    Lorsque l’agence APA traverse des problèmes, son personnel s’adresse à Ould Mohamedy qui, à son tour, s’adresse à Mourad El Rhoul pour demander la solution.

    A titre d’exemple, nous présentons ce mail envoyé par le directeur de Sahara Media à ses chefs de la DGED dans lequel il est proposé d’ouvrir un bureau de l’APA en Côte d’Ivoire.

    Nous avons trouvé aussi de nombreux billets d’avion pour des missions qui n’ont rien à voir avec son travail, tel un voyage en Espagne et aux Etats-Unis dans le but de dénigrer l’Algérie et accuser le Front Polisario de collusion avec les mouvements terroristes.

    Tags : Maroc, Mauritanie, Sénégal, Agence Presse Africaine, APA, Sahara Media, DGED, Mourad El Rhoul, Yassine Mansouri,

  • Italie : Suicide d’un père de 3 enfants originaire du Maroc

    Un homme de 52 ans, père de trois enfants et séparé de longue date de sa femme, est décédé dans la province de Milan en se suicidant en se pendant à une poutre.

    Une histoire dramatique vient de la province de Milan, où un homme de 52 ans s’est suicidé en se pendant à une poutre dans la maison où il vivait.

    L’homme, qui travaillait pour une coopérative qui s’occupe du transport des personnes handicapées, s’est suicidé dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 février. L’homme de 52 ans, originaire du Maroc, mais depuis des années en Italie, était père de trois enfants, dont deux mineurs, et s’était séparé de sa femme. Selon ce qui ressort des enquêtes sur les carabiniers, rapporte la rédaction d’Il Giorno, l’incident aurait une “dépression suite à la séparation” en arrière-plan.

    Milan, père de trois enfants, se suicide: “Le fait de ne pas pouvoir payer la nourriture lui a fait se sentir digne”

    Un homme de 52 ans, originaire du Maroc, mais depuis des années en Italie, s’est suicidé dans la province de Milan en se pendant à une poutre dans sa maison. L’homme travaillait dans une coopérative qui s’occupe du transport des personnes handicapées. Séparé de sa femme pendant des mois, il semble qu’il ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses trois enfants, dont deux mineurs. L’histoire dramatique, comme le rapporte Il Giorno, pourrait avoir une “dépression suite à la séparation” en arrière-plan, une circonstance qui a émergé des premières découvertes des carabiniers qui ont traité l’incident.

    Ernesto Emanuele, président de l’association Papà Separati Milano, a évoqué la tragédie en expliquant: «Il y a un mois – rapporte Il Giorno – il s’est tourné vers notre association pour lui demander conseil et aide car sa femme l’avait dénoncé pour n’avoir pas contribué à son entretien. et les enfants. Le modeste salaire lui suffisait pour ne payer que le loyer et un peu plus. Nous demandons à la politique combien de temps il nous reste à attendre pour avoir une loi qui tienne compte de la réalité dans laquelle vivent de trop nombreux pères aliénés ».

    Une amie de 52 ans qui a également écrit de la poésie en plus du travail qu’elle a fait à la coopérative a confirmé les difficultés de l’homme. “Le fait – rapporte Il Giorno – de ne pas pouvoir payer la pension alimentaire des enfants et de ne pas pouvoir contribuer aux dépenses l’a fait se sentir sans dignité”. «Il a écrit de beaux poèmes – poursuit la femme – et il avait aussi gagné des prix et nous aimerions les collectionner dans un essai. Trop souvent, les pères séparés sont laissés seuls, surtout lorsqu’ils n’ont pas de réseau de soutien. »

    Source : yeslife, 19 fév 2020

    (Traduction automatique de l’italien)

    Tags : Maroc, divorce, suicide, Italie,

  • APA: Situation en septembre 2011

    SITUATION et PERSPECTIVES
    DE L’AGENCE APA

    L’Agence de Presse Africaine est aujourd’hui dans une phase de croissance après le regain de confiance du personnel, suite à son redressement en phase finale, et la promotion de ses produits et services sur le marché. C’est pourquoi elle est confrontée actuellement au financement de sa croissance qui devrait lui permettre à termes de s’autofinancer. Ce résultat a été possible grâce aux sacrifices de tout le monde et au concours du conseil d’administration. Nous remercions ses membres pour leur confiance et tâcherons de la mériter. Cependant, pour mieux remplir notre mission et arriver à rentabiliser APA, nous demandons solennellement au CA, d’éponger les dettes dues au personnel à cause des blocages que cette situation entraine dans la gestion des ressources humaines et dans les décisions d’investissements pourtant indispensables à la bonne marche de toute entreprise. En effet, pour avoir les coudées franches et une liberté de gestion rigoureuse nécessitant des choix pouvant impliquer des investissements lourds que d’aucuns ne pourraient comprendre pour nous avoir plusieurs fois relancés pour rentrer dans leur fonds, nous souhaiterions, comme promis au mois de Juin, un effort de votre part pour la résolution définitive de ce lourd héritage qui nous empêche de décoller véritablement. Pour rappel et pour une meilleure compréhension de la situation, nous développons dans ce qui suit la situation de l’Agence.

    Créée en 2006, L’Agence de Presse Africaine, après une croissance rapide durant les premiers mois de son existence due à l’expérience, la compétence et à l’engagement de son équipe autour d’une même mission et des mêmes objectifs, a connu des problèmes de gestion qui ont abouti à un changement des responsables, dont le DG, et à la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante chapotée par un Directeur Général Adjoint sous la supervision d’un DG.

    La nouvelle équipe en concertation avec tout le personnel à travers leur responsable a adopté les résultats des travaux du comité de crise créé pour diagnostiquer et proposer des solutions de résolution de problème.

    Vu la situation financière alarmante de l’agence, la nouvelle équipe s’est fixée comme premier défi le redressement de l’agence de presse africaine avec l’aide d’hommes de confiance compétents. Ce redressement, effectué dans le cadre d’un dialogue, s’est traduit par des mesures dont les principales sont les suivantes :

    • L’arrêt du contrat du prestataire de services de nettoiement et du contrat de location du deuxième local, qui était inutile et sous le nom de l’ex DG

    • L’optimisation du téléphone, en centralisant et réduisant les appels vers les cellulaires, et de certaines dépenses (transport, couverture, déplacement,…)

    • La régularisation de certains contrats qui a abouti aux départs de deux (2) journalistes, cinq (5) traducteurs, quatre (4) éditeurs externes et un réaménagement de la rédaction.

    • La réduction du budget du réseau en redéfinissant le prix des piges

    • La réduction des salaires des cadres avec leur accord pour pouvoir autofinancer ces activités en échange d’une promesse de paiement des arriérés

    • Le nivèlement des salaires par catégorie

    • La délocalisation du siège dans un lieu apprécié de tous, plus accessible et plus visible

    • Le recrutement d’une équipe marketing (en période d’essai) qui s’occupe également du recouvrement, de la facturation et de la prospection de clients

    • Réorganisation de l’organigramme et redéfinition des postes

    • Le recrutement d’un journaliste anglophone (à l’essai) et la location des services d’un journaliste francophone

    • La relance de l’activité de télévision qui s’est matérialisée par des prestations de service de transport de signal et des reportages au Sénégal et dans la sous région

    • La relance de l’activité commerciale qui s’est soldée par la reconquête de marchés perdus et l’obtention de nouveaux marchés se traduisant par des gains qui ont été réinvestis dans les activités de l’agence.

    • Le recrutement d’une assistante de direction

    • La collaboration avec des stagiaires dans tous les domaines pour compléter les équipes

    • Promotion de l’agence financée par le CA et prospection du marché par des rencontres

    • Le paiement d’une partie des arriérés par le CA

    Le succès de ces mesures, qui a valu à APA des économies, a été obtenu en tenant compte des avis et des intérêts des uns et des autres sans complaisance. Comme résultats, la performance de l’agence a été améliorée ; des contrats sont noués et d’autres sont en négociations. Une stratégie a été mise en œuvre sur deux ans pour revitaliser l’agence, la rentabiliser afin de couvrir 100% des charges et voire même faire des bénéfices. Cette stratégie vise tout le marché africain mais elle a déjà commencée à porter ses fruits dans l’étroit marché sénégalais. Les besoins immédiats de l’agence ont été satisfaits grâce aux recettes obtenues, le budget étant totalement épuisé par les charges fixes (salaires, locations, eau, électricité…).

    Dans cette lancée, les objectifs à court termes, dont certains sont en cours de réalisation, sont principalement :

    • Mise en place de la télévision en vue d’émettre par satellitaire, pour un début, un journal par jour et d’autres programmes en collaboration avec l’URTNA et l’ASBU…

    • Refonte du site et intégration de nouveaux services TIC dont le SMS qui sera déployé à Dakar puis à Bamako.

    • Organisation rationnelle et humaine du travail : Productivité : Evaluation journalière de la production individuelle des journalistes, du personnel du siège et du réseau

    • Eventuelle ouverture imminente du bureau de cote d’Ivoire qui présente une réelle opportunité pour la télévision avec la fin de la guerre.

    • Acquisition d’un Système intégré de gestions de produits multimédia, des équipements qui l’abritera et mise en place d’infrastructures adéquates (LS, ADSL fixe)

    • Acquisition et renouvellement des équipements informatiques, photo et vidéo complémentaires

    • Acquisition d’une ligne Internet ADSL fixe ou LS

    • Diversification des produits : Magazine…

    • Production diversifiée, quantitative, qualitative et Extension zone de couverture : Afrique du Nord, Afrique du Sud, Afrique de l’Est et Afrique du Centrale aussi bien pour les News que pour la Photo

    • Renforcement des équipes Marketing, Photo, News (Sport), Technique

    • Etablissement de partenariats stratégiques et financiers à long termes

    A ce stade, les recettes prévisionnelles ont été évaluées et des objectifs mesurables fixés aux unités ou aux employés pour rentabiliser les activités et couvrir une bonne partie voire la totalité des charges de l’Agence de Presse Africaine.

    La réalisation de ces objectifs fera de APA la première agence de référence en Afrique et l’une des premières au monde.

    Nous comptons sur le soutien et l’adhésion du Conseil d’Administration pour la réussite de ce projet africain.

    FIN DU DOCUMENT

    AGENCE DE PRESSE AFRICAINE

    OUVERTURE DU BUREAU DE COTE D’IVOIRE

    L’Agence de Presse Africaine (APA) qui a son siège à Dakar, au Sénégal, sollicite le CA pour son appui dans son projet d’ouverture d’un bureau en Côte d’Ivoire. Le choix de la Côte d’Ivoire relève d’une évidence, du fait de la place centrale qu’occupe ce pays dans la croissance économique de la zone Ouest africaine.

    L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, a fait de la Côte d’Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine. Elle est le centre des activités commerciales en Afrique Occidentale d’où la part du commerce extérieur dans le PIB du pays est de 90%.

    Malgré la crise vécue ces dernières années, La Côte d’Ivoire reste toutefois un poids économique important pour la sous-région ouest africaine : elle représente 39 % de la masse monétaire et contribue pour près de 40 % au PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Vu la place prépondérante qu’occupe ce pays dans l’économie régionale (40 % du PIB de l’UEMOA), ses contre performances économiques enregistrées pendant la guerre ont affecté négativement la production et le commerce régional, en particulier dans les pays voisins que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée. Ceux-ci dépendent de son infrastructure de transport pour l’import-export et des fonds transférés par leur diaspora respective installée en Côte d’ Ivoire.

    Ses infrastructures sont relativement plus développées que celles des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, malgré une crise qui en a empêché l’entretien régulier ou l’extension.

    Face au défi du développement économique, la Côte d’Ivoire s’est engagée à faire du secteur privé le moteur de sa croissance dans les années à venir. Ainsi, les autorités ont récemment mis en place d’importantes mesures d’allègement fiscal pour créer les conditions d’une relance durable du secteur privé. Cependant le secteur privé juge ces mesures surtout celles relatives à la fiscalité insuffisantes pour un bon climat des affaires favorable à l’investissement.

    Avec la stabilisation de la situation politique qui influe grandement sur les investissements étrangers en baisse voire en gel, l’on peut espérer une reprise de l’activité économique et de la place de la Cote d’Ivoire dans la sous région.

    En effet, les avantages qu’offrent la cote d’Ivoire à travers son port autonome considéré comme le plus important d’Afrique de l’ouest et le deuxième d’Afrique, après le port de Durban en Afrique du Sud, ses aéroports internationaux et régionaux, ses réseaux de télécommunication caractérisés par d’importantes innovations technologiques et, nonobstant la crise, constituent un marché local en pleine expansion , avec le développement du mobile comme locomotive, font qu’elle constitue une place de choix pour les entreprises qui veulent s’implanter et se développer en Afrique de l’Ouest.

    APA voudrait profiter de cette période marquée par le retour des entreprises multinationales qui avaient quitté à cause de la guerre et par la reprise des activités économiques pour développer ses activités et les rentabiliser avec une équipe restreinte comme l’avait fait la PANA avant la guerre, qui possédait un bureau autonome participant à la couverture des charges du siège.

    INVESTISSEMENTS NECESSAIRES

    BUDGET D’UN SEMESTRE DE FONCTIONNEMENT

    Investissements
    Portables

    2

    500000

    1000000

    Portable MAC

    1

    900000

    900000

    Mobilier

    2500000

    Bureaux + table de réunion
    Télévision

    1

    500000

    500000

    Avance Location

    3500000

    3500000

    Autres

    800000

    800000

    9200000

    Charges récurrentes
    Chef Bureau Pigiste

    400000

    400000

    Salaire +transport
    Marketing

    250000

    250000

    Assistante

    250000

    250000

    Cameraman

    200000

    200000

    Monteur

    200000

    200000

    JRI

    500000

    500000

    Consommables

    50000

    50000

    Eau – Téléphone- Electricité

    800000

    800000

    Location

    1

    700000

    700000

    transport

    250000

    250000

    Tous les employés
    Autres

    500000

    500000

    Budget Mensuel

    4 100 000

    Budget de démarrage

    13 300 000

    Budget pour six mois

    33 800 000

    Budget de Démarrage inclus

    Ce budget a été établi en relation avec un responsable de Fraternité Matin prêt à travailler avec APA. Les ressources humaines sont déjà disponibles.

    Ce projet n’inclus pas le matériel vidéo nécessaire pour le bon fonctionnement de a TV.

    FIN DE DOCUMENT

    Tags : Agence Presse Africaine, APA, DGED, Côte d’Ivoire, Sénégal, presse, Lobbying,

  • Activités Maroc-Afrique dans la période octobre 2013-août 2014

    Royaume du Maroc

    Ministère des Affaires Etrangères

    et de la Coopération

    Direction des Affaires Africaines

    ACTIVIES MAROC-AFRIQUE DEPUIS OCOTOBRE 2013

    1. VISITES ET ACTIVITES EN AFRIQUE ET A l’EXTERIEUR :

    21.10.2013 : Visite de Monsieur le Ministre à Dakar : Audience avec le Président sénégalais- Rencontres de Monsieur la Ministre avec son homologue, avec le Président de l’Assemblée Nationale et avec la Présidente du Conseil Economique et social.

    05.11.2013 : Participation de Monsieur le Ministre et de Mme la Ministre Déléguée à Bamako à la réunion sur la stratégie des Nations Unies pour le Sahel.

    05.11.2013 : Le Président malien reçoit Monsieur le Ministre

    18.11.2013 : Participation de Mme la Ministre Déléguée au 3ème Sommet Arabo-Africain (Koweït)

    06.12.2013 : Participation de Monsieur le Ministre au Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique (Sommet France-Afrique-Paris)

    08.12.2013 : Audience de Monsieur le Ministre à Conakry par le Président de la Guinée (Réunion MAE/OCI)

    12.12.2013 : Audience de Monsieur le Ministre à NAIROBI avec le Président du Kenya (50e anniversaire indépendance Kenya)

    25.01.2014 : Audience de Monsieur le Ministre avec le Président élu de Madagascar (Investiture)

    25.01.2014 : En marge de la cérémonie d’investiture Monsieur le Ministre s’entretient avec les présidents des Comores et de l’Ile Maurice, ainsi qu’avec ses homologues mauricien et Seychellois,

    29.01.2014 : Entretiens de la Madame la Ministre Déléguée avec plusieurs MAE africains de en marge du 22ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba.

    Visites de Sa Majesté le Roi au Mali, en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Gabon :

    – 18 au 23 février 2014 : Mali

    – 23 février au 03 mars 2014 : Côte d’Ivoire

    * Forum économique Maroco-Ivoirien

    – 3 au 5 mars 2014 : Guinée Conakry

    * Forum économique Maroco-Guinéen

    – du 5 au 8 mars 2014 : Gabon

    * Forum économique Maroco-Gabonais

    12.03.2014 : Participation de Mme la Ministre Déléguée à la 20ème session du Conseil Exécutif de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens, (Khartoum)

    02.04.2014 : Participation de Monsieur le Ministre au Sommet UE-Afrique (Bruxelles)

    08.04.2014 : Mme la Ministre Déléguée expose à Londres la politique africaine du Maroc.

    14-15.05.2014 : Forum économique Maroc-Mali (Bamako)

    20.05.2014 : Audience a Bamako avec le Président IBK (Remise de Message Royal)

    18.06.2014 : Entretien avec  le Ministre des Affaires Etrangères Gambien, en marge de la 41ème session  du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’Organisation de la Coopération islamique. (Djeddah).

    03.07.2014 : Entretien avec le Représentant spécial du Président russe pour l’Afrique (Moscou)

    04.08.2014 : Participation de Monsieur le Ministre et Madame la Ministre Délégué au Sommet Etats-Unis / Afrique (Washington)


    II- VISITES, ACTIVITES ET RENCONTRES  AU MAROC :

    28.10.2013: Monsieur le Ministre préside la Cérémonie d’ouverture de la Réunion de Haut niveau de la CEN-SAD (Rabat)

    01.11.2013 : Monsieur le Ministre reçoit son homologue Equato-guinéen qui lui a remis un message à Sa Majesté le Roi du président Obiang Nguema

    11.11.2013 : Mme la Ministre Déléguée s’entretient avec une délégation ministérielle du Malawi 

    12.11.2013 : Réunion avec le Corps diplomatique africain accrédité à Rabat sur la nouvelle politique migratoire du Royaume 

    11.04.2014 : Visite du MAE Tchadien au Maroc dans le cadre de la 1ère Commission Mixte de Coopération entre les deux pays 

    11.04.2014 : Monsieur le Ministre préside avec son homologue du Tchad la Première Session de la Commission Mixte de coopération entre les deux pays 

    21.04.2014 : Réception par Mme la Ministre Déléguée du Président de l’association japonaise de l’Economie africaine de développement (AFRECO) 

    22.04.2014 : Entretiens de Madame la Ministre Déléguée avec le Président de la Commission de la CEDEAO 

    24.04.2014 : Mme la Ministre Déléguée s’entretient avec des responsables kényans ;

    24.04.2014 : Entretiens de Madame la Ministre Déléguée avec le Secrétaire Exécutif de Commission Economique pour l’Afrique (CEA) 

    29.04.2014 : Visite de travail du Ministre gambien des Affaires Etrangères

    07.05.2014 : Entretiens de Madame la Ministre Déléguée avec le Secrétaire Général de la Primature de la République de Maurice 

    27.05.2014 : Célébration de la Journée de l’Afrique au Maroc 

    02.06.2014 : Mme la Ministre Déléguée reçoit le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale de la République du Burundi 

    10.06.2014 : Mme la Ministre Déléguée reçoit le Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso 

    18.06.2014 : Entretiens  de Madame la Ministre Déléguée avec le Président du Sénat de la République Démocratique du Congo 

    23.06.2014 : Entretiens de Madame la Ministre Déléguée avec une délégation parlementaire kenyane 

    24.06.2014 : Participation de Mme la Ministre Déléguée à la première édition du “China Africa Investments Meetings” (Rabat)

    11.07.2014 : Entretiens de Mme la Ministre Déléguée avec une délégation du groupe d’amitié parlementaire Tchad-Maroc au sein de l’Assemblée nationale tchadienne

    III- ACTIVITES ET VISITES DES AUTRES DEPARTEMENTS

    MALI:

     07.01.2013 : Visite au Maroc du Ministre malien chargé des cultes, pour participer au lancement de la formation des Imams maliens au Maroc. 

    25 au 29/ 01/20114 : Visite au Maroc du Ministre Malien de l’Urbanisme

    24 Avril au 03 Mai 2014 : Visite au Maroc du Président malien IBK (Salon Agriculture-SIAM) 

    Mai 2014 : Délégation Hauts Fonctionnaires Maliens Ministère d’Intérieur (développement et décentralisation) 

    1er au 4 mai 2014 : Visite au Mali d’une délégation de l’Agence Nationale pour le développement de l’Aquaculture 

    07.05.2014 : Participation du Ministre malien des Mines au Sommet Pétrole et Gaz 2014 -Marrakech

    13 au 16 mai 2014 : Visite au Maroc de Monsieur Zeid Ben Barka, Conseiller technique de la Présidence de la République du Mali (Transport Aérien-RAM)

    10 au 13 juin 2014 : Visite au Maroc de Karim Keita, fils du Président malien 

    23.06.2014 : Visite à Bamako d’une délégation du Ministère de Habitat et de la Politique de la Ville 

    03 au 07 juillet 2014 : Visite du Ministre malien de la Justice

    10 au 14/08/2014 : Visite au Maroc du Ministre Malien des Maliens de l’Extérieur

    République du Sénégal :

    28 et 29 mars 2014 :Visite du Ministre Délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration au Sénégal ;

    24 avril au 03 mai 2014 : Visite de Mme la Ministre de l’élevage du Sénégal au Maroc, pour prendre part aux activités de la 9ème édition du SIAM 2014

    26 au 29 juin 2014 : Participation à Dakar de M. El Houssaine LOURDI, Ministre de la Santé, au 2ème Salon de la Santé des Etats membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI HEALTH EXPO).

    Guinée Bissau :

    24 juin 2014 : Monsieur Nabil BENABDELLAH, Ministre de l’Habitat, et de la Politique de la ville, a représenté Sa Majesté le Roi à la cérémonie d’investiture du Nouveau Président de la Guinée Bissau Monsieur José Mario Vaz 

    13 et 14 janvier 2014 : Visite de travail à Bissau, de M. Aziz Rabbah, Ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique

    Tchad :

    14 au 16 octobre 2013 : Visite au Tchad du de la Présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) à la tête d’une délégation de trois membres pour participer à la 3ème conférence des présidents du réseau francophone des régulateurs des médias 

    23.04.2014 : participation à Rabat du Ministre tchadien de la Jeunesse et des Sports à la semaine de la lutte en Afrique 

    11 et 12 mars 2014 : Visite du Ministre tchadien de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Affaires Foncières et des Domaines, à l’occasion de la tenue de 1ère session de la Commission Mixte de coopération maroco-tchadienne.

    Burkina Faso :

    09 au 11 juin 2014 : Visite au Maroc de la Ministre burkinabè de la Promotion de la Femme et du Genre 

    17 au 20 juin 2014 : Visite au Maroc d’une délégation du Ministère burkinabè de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi 

    12 au 14 juin 2014 : Visite au Burkina d’une délégation du Ministère chargé de l’eau et d’une délégation parlementaire pour prendre part au forum « Africa Water 2014 » 

    29 mai au 09 juin 2014 : Visite au Maroc d’une délégation du Ministère de l’Agriculture et de la Santé Alimentaire

    Niger :

     16 au 18 juin 2014 : Visite au Maroc du Ministre nigérien de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation 

    23 au 27 avril 2014 : Participation d’une délégation du Niger à l’édition 2014 du Salon International de l’Agriculture organisé à Meknès

    07 au 12 Avril 2014 : visite au Maroc d’une délégation de l’Administration Plénipotentiaire du Niger 

    07 avril 2014 : participation à Rabat du Ministre nigérien de l’enseignement supérieur au Conseil d’Administration du Centre Régional Africain des Sciences et Technologies de l’Espace en Langue Française

    02 décembre 2013 : Participation du Ministère de l’Education à Niamey aux travaux de la Conférence Régionale sur la problématique de l’éducation en milieu dans l’espace sahélo-saharien.

    Guinée :

    24 Avril au 03 Mai 2014 : Visite au Maroc du Président guinéen Alpha Condé (Salon Agriculture-SIAM 2014)

    Mars 2014 : Visite au Royaume, du Ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail de la Guinée-Conakry

    Avril 2014 : Visite au Maroc, du Ministre guinéen de la Ville et de l’Aménagement du Territoire

    Côte d’Ivoire :

    17 avril 2014 : Visite au Maroc du Ministre d’Etat ivoirien, Chargé de l’Intérieur et de la Sécurité

    22-28 juin 2014 : Visite au Maroc du Ministre ivoirien du Tourisme

    1er Juillet 2014 : Visite au Maroc du Ministre ivoirien de l’Agriculture

    Cameroun :
    06 mars 2014 : Participation du Ministre camerounais des Transports à la célébration du 50ème anniversaire de la création de l’Office National des Chemins de Fer (Marrakech).

    République Centrafricaine :

    23 au 26 avril 2014 : Participation au Maroc du Ministre du Transport de la RCA au Salon « Marrakech Air Show ».

    Guinée Equatoriale :

    9-11 Janvier 2014 : Commission Mixte au niveau des experts (Malabo).

    Gabon :

    11 au 19 juin 2014 : Visite de travail au Maroc de la Ministre gabonaise de la Culture, des Arts et de l’Education Civique.

    Angola :

    8 – 9 novembre 2013 : 2ème Commission Mixte de coopération Maroc-Angola (Luanda)

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Afrique, Union Africaine, Sénégal, Guinée, Gabon, Angola, CEN-SAD, Guinée Equatoriale, AFRECO, Commission Economique pour l’Afrique, CEA, Burkina Faso, Niger, Côte d’Ivoire, 

  • Manoeuvres des alliés du Maroc à Addis Abeba

    Embassy of the Kingdom of Morocco

    Addis Abeba

    Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

    DP : CAB/l – SG/4 – DG/7 – DG/7/3

    CC : Nos Postes en Afrique; MP/New York et Genève

    J’ai l’honneur de vous faire part des éléments du compte rendu fait par le Ministre des Affaires Etrangères du Togo et l’Ambassadeur du Sénégal à l’issue de la première journée des travaux du Comité Exécutif de l’Union africaine.

    D’emblée, la délégation du Sénégal a demandé le retrait du point V portant sur « le rapport intérimaire de la Présidente de la Commission sur la situation au Sahara occidental “, lors de l’examen de l’ordre du jour de la réunion.

    Comme convenu, le Chef de la délégation du Sénégal a lu la déclaration préparée conjointement au nom d’un certain nombre de pays amis préalablement sensibilisés, lesquels sont intervenus pour lui apporter leur soutien. Il s’agit du Gabon, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la Gambie, le Benin, le Burkina Faso, Djibouti, la Libye, la RDC, le Congo, les Comores.

    D’autres délégations ont réagi violemment à cette proposition. Il s’agit de l’Algérie, le Mozambique, la Tanzanie, le Zimbabwe, l’Angola, la Namibie, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Lesotho, la Zambie, le Botswana, le Soudan du Sud en plus de la pseudo « rasd “.

    Les délégations du Tchad, de la Tunisie et des Seychelles ne sont pas intervenues dans le débat. Celles de la République centrafricaine, de la Guinée Bissau, de Madagascar sont suspendues.

    A la différence de toutes les réunions précédentes où le Sénégal était seul à intervenir, la question a suscité un débat vif qui a duré prés de deux heures.

    Devant cette impasse, la présidence éthiopienne du Conseil a entériné la proposition de Djibouti de constituer un groupe ministériel restreint présidé par l’Ethiopie et composé de la Mauritanie, l’Afrique du Sud, le Togo, le Ghana, le Burkina Faso et Djibouti.

    Le compromis auquel sont parvenus les membres de ce Comité restreint s’articule autour des points principaux suivants:

    1) Le Comité exécutif prend note du rapport intérimaire de la Présidente de la Commission sur la question du Sahara;

    2) Rappelle la Résolution 2099 (2013) du Conseil de sécurité des Nations Unies et les résolutions antérieures de l’OUA sur le sujet;

    3) Demande à la Présidente de la Commission de présenter un rapport exhaustif au prochain sommet de janvier 2014 qui reflète les points de vue de toutes les parties;

    4) Demande à la Présidente de la Commission de l’UA de redoubler d’efforts pour de futures consultations entre les deux parties, les Nations Unies et autres parties intéressées;

    Au terme de cette journée, il est permis de tirer les enseignements suivants:
    En dépit de nos contraintes, nous avons pu mobiliser un bloc important de pays favorables:

    La division en deux blocs antagonistes a éclaté au grand jour:

    Le rapport n’a pas été examiné et on peut considérer que ses instigateurs ont été déjugés:

    Mme Dlamini Zuma a échoué dans son plan visant à avoir une Décision qui n’aurait pu qu’être défavorable notre pays; et Nous avons un répit de quelques mois pour mieux préparer la prochaine échéance et consolider le camp favorable à notre cause. Cependant le camp adverse bénéficiera du même avantage pour mobiliser ses soutiens.

    Dans ce cadre, plusieurs Ministres des Affaires Etrangères ont souligné la nécessité pour notre pays de préparer une stratégie et un plan d’action à discuter avec l’ensemble des pays qui soutiennent le Maroc dans le cadre des réunions informelles qui pourraient être organisées dans les différentes capitales ou en marge d’évènements internationaux.

    Ces mêmes interlocuteurs ont insisté sur le fait que l’autre clan composé essentiellement des pays de la SADEC et de certains autres pays d’Afrique orientale est bien structuré et dispose d’un agenda et d’un plan d’action dont lequel chacun joue un rôle déterminé. Il s’agit, selon nos amis, de faire exactement de même, et de bien préparer l’échéance de 2014.

    La position des adversaires du Maroc devient de moins en moins confortable et ce, pour plusieurs raisons :

    1) Plusieurs pays commencent à dénoncer les tentatives de mainmise de l’Afrique de Sud et de la Présidente de la Commission sur l’Union africaine;

    2) Plusieurs pays du clan adverse se rendent compte aujourd’hui de la contradiction de demander à la fois l’autodétermination et d’avoir préjugé de son issue: et

    3) Certains de ces pays commencent à dire clairement que l’Afrique ne peut pas se passer d’un grand pays comme le Maroc.

    A l’inverse, le Maroc est considéré, y compris par ses adversaires, comme un pays sérieux, crédible et engagé aux côtés de r Afrique dans ses efforts de développement économique et social.

    Il convient donc de capitaliser sur les résultats probants de ce Sommet, de continuer les efforts de mobilisation du groupe des amis du Maroc et d’entreprendre des démarches visant l’élargissement des soutiens parmi les pays qui ont montré une certaine compréhension de notre position (Rwanda).

    Une stratégie, avec des objectifs précis et réalistes, et un plan d’action pour sa mise en œuvre, devraient être élaborés, le plus rapidement possible, pour la préparation du prochain Sommet de l’Union africaine qui aura lieu à Addis-Abeba, en janvier 2014.

    Tags : Gabon,Côte d’Ivoire, Togo, Guinée, Gambie, Benin, Burkina Faso, Djibouti, Libye, RDC, Congo, Comores, Sénégal,

    Tel: (+ 251-11) 550 8440/553 17 00 Fax (+ 251-11) 551 1828 Email: morocco.emb@ethionet.et

    Address: Bole Road Kirkos Kefle Ketema; Kebele 01/19; House n° 210 P.O Box: 60033 Addis Ababa Ethiopia

  • L’Ambassade de Côte d’Ivoire au Maroc confirme son allégeance aux thèses marocaines

    AMBASSADE DE COTE D’IVOIRE
    AU MAROC

    URGENT

    7, Avenue OULED Saïd Souissi – Rabat – BP 192

    Tel: 0537 65 57 70/053765

    5793

    Fax: 0537 65 56 37 / 80

    TM/AMBCI/R/200/13

    Rabat, le 21 mai 2013

    L’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Rabat présente ses compliments au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc et a l’honneur de lui faire connaître la position exprimée par les autorités ivoiriennes compétentes sur le projet d’inscription, à l’ordre du jour du prochain Comité Exécutif de l’Union Africaine, d’un point relatif à la question du Sahara Marocain.

    Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire estime inopportune la démarche qui consisterait à inscrire à l’ordre du jour du Comité Exécutif, une question qui divise l’Afrique surtout au moment où le continent s’apprête à célébrer le cinquantenaire de cette Organisation.

    Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire réitère son soutien constant au Royaume du Maroc dans les efforts et initiatives qu’il déploie pour le règlement de cette question sous les auspices des Nations Unies.

    A cet égard, la Côte d’Ivoire se tiendra aux côté des pays africains partageant les mêmes valeurs de paix, de solidarité et de concorde pour condamner l’inscription de cette question au menu des échanges du Conseil des Ministres de l’Union Africaine.

    L’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire à Rabat remercie le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération du Royaume du Maroc de son aimable collaboration et saisit cette occasion pour lui renouveler les assurances de sa haute considération.

    MINISTERE DEiAFFAIRES ETRANGERES
    ET DE LA COOPERATION DU ROYAUME
    DU MAROC
    RABAT

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Côte d’Ivoire, Union Africaine,

  • Algérie : Importation des véhicules de moins de 3 ans : Ce qu’il faut savoir

    Par Amirouche El Hadi

    M.Ferhat Ait Ali, le ministre de l’Industrie et des Mines, a livré quelques détails et précisions sur la question des importations des véhicules de moins de 3 ans, mais aussi sur sa stratégie pour le développement de l’Industrie nationale.

    S’agissant des autorisations d’importation de véhicules d’occasion, le ministre de l’Industrie affirme que cette décision entrera en vigueur dans les mois à venir. Selon ce dernier, sur le plan juridique, « tout est fin prêt pour entamer les procédures dans les mois à venir.

    Aujourd’hui nous sommes face à des problèmes techniques liés au financement de l’opération et à la qualité du carburant utilisé en Algérie et qui ne répond pas aux normes européennes en la matière », explique- t-il. Pour ce qui est de la relance du renouvellement du tissu industriel national en accordant une importance capitale au développement des petites et moyennes entreprises, le ministère de l’Industrie a affirmé, dans ce sens, qu’il déploiera toute l’énergie nécessaire pour lancer et soutenir l’action de transformation du tissu industriel national afin d’assurer un développement durable du pays. Parmi les mesures qui seront prises, le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham, cite « la révision de la politique de l’octroi des crédits, afin d’en faire bénéficier en premier lieu la petite et moyenne entreprise ».

    Il annonce dans ce sens une rupture avec les anciennes pratiques et politiques adoptées par ses prédécesseurs à la tête du secteur. Des politiques qui ont conduit des « hommes d’affaires » et d’anciens hauts responsables de l’Etat devant les tribunaux pour dilapidation des deniers publics.

    « La majorité des crédits octroyés dans le passé n’a pas servi à élever le PIB ou la plus-value, mais a, par contre, servi à enrichir certaines personnes », souligne le ministre. Des sommes faramineuses chiffrées en milliards de dinars sont parties en fumée, un tissu industriel vétuste et un train de croissance qui n’arrive toujours pas à quitter son quai, comme l’indiquait le taux d’apport du secteur de l’industrie au PIB qui a stagné pendant des décennies au niveau des 5%.

    « Des fois, des crédits en millions de dinars sont octroyés à une quinzaine d’opérateurs, tout en laissant les petites et moyennes entreprises pâtir d’un refus de crédit pour des petits montants, d’où la nécessité de revoir cette politique », a-t-il martelé. Autrement dit, il exprime sa volonté d’en finir avec les pratiques anciennes et revient avec un discours ambitieux en mettant en évidence sa nouvelle approche, permettant selon lui de faire redémarrer la machine économique.

    Il dévoile une stratégie basée, explique-t-il, sur le financement microéconomique, en donnant aux petite et moyenne entreprises la place qu’elles méritent pour créer une nouvelle dynamique économique. Certes, la décision, en elle-même est louable, mais la volonté seule, est-elle suffisante pour la relance d’une machine économique en panne depuis des décennies?

    Si la volonté d’aller vers un nouveau système économique est exprimée, les mécanismes financiers à mettre en place pour la réalisation des objectifs tracés sur le terrain, demeurent la principale entrave à laquelle fera face le département de l’industrie. Un problème auquel s’ajoute le système financier et bancaire national qui n’arrive toujours pas à répondre aux aspirations des acteurs économiques.

    Enfin, le problème a été déjà soulevé par le Premier ministre Abdelaziz Djerad, lors de ses précédentes sorties, qui a déjà annoncé des réformes profondes dans les secteurs concernés.

    La Tribune des lecteurs, 19 fév 2020

    tags : Algérie, véhicules, voitures, voitures d’occasion, importation, douanes,