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Cinquantenaire et Françafrique
«Des centaines de milliards détournés en 50 ans »Le pire est à venirLes pays d’Afrique francophone regardent, depuis peu, dans le rétroviseur des indépendances acquises dans les années 1960 ou, plutôt, octroyées sur un plateau d’argent tout de même ensanglanté après la seconde grande Guerre mondiale qui a vu la défaite militaire des puissances coloniales au premier rang desquelles se trouvent la France du Maréchal PETAIN et l’Angleterre du Winston CHURCHILL. C’est d’ailleurs ce dernier qui a négocié avec le président américain, ROOSEVELT, la fameuse Charte de l’Atlantique qui oblige les empires coloniaux à libérer les peuples jadis sous leur domination. C’est ce message que Charles De GAULE a été chargé par CHURCHILL de venir faire passer auprès des gouverneurs coloniaux d’Afrique, à Brazzaville, en 1944 : après la guerre, plus rien ne sera jamais comme avant ; il faut donc se préparer à une nouvelle forme de relation avec les pays et les peuples d’Afrique.Mais, contrairement à l’Angleterre, la France n’a pas joué franc jeu : elle est partie en 1960 pour mieux rester 50 ans plus tard par le biais de la Françafrique dont le mode opératoire est un paternalisme de mauvaise saison sous le couvert d’un humanisme éclairé qui vise toujours à exploiter, de manière plus sournoise, les Etats africains avec la complicité bienveillante des élites locales abonnées à la courbette et au béni-oui-oui. Les rares dirigeants ou chefs d’Etat récalcitrants étant écrasés comme des punaises qui empêchaient ou qui empêchent encore de tourner en rond.Aussi, célébrer le cinquantenaire de ces pseudo-indépendances est-il une grave insulte aux peuples africains dignes et fiers de leur histoire et de leur être profond dont l’aspiration à l’autodétermination ne s’est jamais démentie au fil du temps, y compris sous la domination coloniale, à travers le combat multiforme des fils d’Afrique qui ne sont jamais sortis de l’Histoire malgré la réécriture de celle-ci par le président SARKOZY qui se prend à Dakar pour le Hegel des temps modernes.Mais, pour que les 50 prochaines années ne ressemblent pas au folklore du cinquantenaire passé, il faudrait couper le cordon ombilical d’avec la Françafrique et toutes les autres formes de néocolonialisme pour forger un nouveau type de relations d’Etat à Etat et de peuples à peuples, dans une logique de partenariat fécond dans tous les secteurs de la vie où la règle est le gagnant-gagnant dans le respect de l’autre et la dignité d’être humain. Le préalable à cette renaissance africaine étant la critique et l’autocritique des Africains eux-mêmes.C’est du moins l’analyse froide et sans complaisance d’un Malien de la diaspora, M. Fatogoma OUATTARA, que nous vous proposons ci-dessous :La nouvelle Françafrique : j’enrage.(Le néocolonialisme français)Les indépendances de la plupart des ex-colonies de la métropole française furent un « magnifique lever de soleil » (expression hégélienne sous ma plume) fêté solennellement par tous les africains de tous âges dans un enthousiasme délirant, une émotion sublime, une ferveur lyrique.Les âmes avisées ne sont pas sans savoir que ce pan de l’histoire, pas plus que l’Histoire elle même n’est pas le fruit du hasard mais obéit à un dessein déterminé par des contingences particulières.La France très affaiblie au sortir de la deuxième guerre mondiale, les vastes mouvements de décolonisation dans le tiers-monde et leur radicalisation , les mouvements de reconnaissance des cultures indigènes pilotées par la négritude, le désir de liberté et d’égalité portés par les élites africaines formées en Europe, la naissance du nationalisme, et la brutalité et l’injustice inhérentes à la nature même de la colonisation , la démystification de l’invincibilité des puissances coloniales, la Charte de l’Atlantique -pionnière de l’ONU – exprimant le droit de chaque peuple de choisir la forme de gouvernement sous laquelle il doit vivre, la sympathie viscérale des Américains et des Soviétiques aux idées de liberté et d’indépendance se sont conjugués et ont achevé d’asséner un coup de massue mortel à la colonisation. En clair, nos indépendances « négociées » ou « acquises au prix de guerres meurtrières» ne furent pas un cadeau du Général de Gaulle.Un demi siècle après, pendant que bon nombre de pays africains s’apprêtent à solenniser le cinquantenaire de leur accession à « l’indépendance» avec , comble de l’ironie, l’onction pateline des épigones du Général de Gaulle, nous en sommes à nous poser la question sur le rôle et l’attitude des plus perfides du maître Patelin (référence à l’hypocrisie insinuante de la France avocaillon des peuples africains brimées) d’hier et d’aujourd’hui dans le jeu de méli-mélo politique qui est celui de notre Afrique francophone au sud du Sahara.Nous nous attellerons , souffrez-en mes chers lecteurs, dans un souci d’efficacité pédagogique, à entreprendre une tentative de définition de la Françafrique qui est un système machiavélique de dépendance radicale habilement mis en place par la France pour exploiter les ressources humaines, minières, énergétiques et naturelles de l’Afrique avec la complicité de certains africains .La fortune et la beauté sémantique du vocable apparaissent avec François –Xavier Verschave, qui a consacré une somme impressionnante de documents sur le sujet, et qui définit ex cathedra la Françafrique comme « un iceberg ». Vous avez la face de dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains [… .] une infime minorité des français qui, aidés au plus haut niveau de l’état, pillent les richesses des ex-colonies françaises en Afrique, en utilisant l’argent public et ce au mépris de millions de vies humaines.C’est le plus long scandale de la République française. De nombreux politiciens et partis politiques, de hauts cadres et actionnaires de multinationales françaises (TotalFinaElf, Bolloré, Bouygues…), certains militaires, les dictateurs et leur entourage, les marchands d’armes : en bref, ce sont des réseaux bien organisés qui disposent de nombreux relais dans les medias. Des centaines de milliards détournés en 50 ans. »En somme, l’objet de notre entreprise consiste à toucher du doigt le caractère moralement répugnant et machiavélique de la relation française d’avec l’Afrique et la perpétuation inacceptable de cette même politique grossière saupoudrée de sournoiserie par les héritiers de De Gaulle.Après un demi siècle « d’indépendance » pour les pays jadis sous tutelle française, force est de constater avec tristesse que la cellule africaine de l’Elysée, ingénieuse trouvaille de Jacques Foccart fonctionne très à ravir, et a de beaux jours devant elle. Au-delà du paternalisme, de la compassion voire de la fourberie françaises, c’est toute notre capacité réelle à nous assumer et à nous gouverner qui se trouve être mise en question.Le courage et la témérité des apôtres de la négritude et autres chantres des mouvements culturels leur auraient permis de greffer le combat culturel et politique autour de la revendication de l’héritage noir en vue de résoudre l’équation thématique de la dimension culturelle qui, associée au paradigme politique devaient inéluctablement conduire à notre vrai développement , notre vrai indépendance. Au regard du comportement de certains leaders politiques à s’acoquiner avec la France, on est en droit de se demander si l’Afrique a pu véritablement se défaire de ce complexe d’infériorité qu’elle a intériorisé depuis des lustres.Le développement des peuples d’Afrique ne saurait exclusivement se mesurer à l’aune de leurs réalisations matérielles mais à leurs capacités de réalisation de leurs «conscience-en -soi et de leur raison».Nous, africains continuerons à être à la traîne si nous échouons à l’accomplissement de notre conscience d’hommes libres et égaux des autres dont l’aspiration est un combat de quête de dignité , de liberté, d’indépendance , de justice, et de mieux vivre. C’est un impératif catégorique et hypothétique –pour parler un langage purement kantien-pour les africains du XXIème siècle de cesser de se comporter en enfants de chœur à qui on raconte des histoires de fées et de lutins.Le rapport France-Afrique n’est pas l’expression d’un quelconque altruisme défendant la démocratie et les peuples brimés mais une espèce de «monstre froid» au service des intérêts égoïstes de la France. Mieux, un abominable système monté pour inféoder les africains et les offrir pieds et poings liés à la France.Un double besoin pressant de passer au bistouri les imperfections de cet odieux système et de couper tout lien ombilical avec cette France, qui n’est pas celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui n’est pas celle du Siècle des lumières s’impose.Disons non à cette France-marionnettiste qui manœuvrerait des Présidents pantins à partir de l’Elysée pour nous offrir une Afrique de la pauvreté, de la famine, de la malnutrition, de la misère, de la dette, des guerres incessantes, des coups d’Etat, des assassinats politiques, de génocide qu’elle regarderait avec commisération, qu’elle aiderait avec générosité.Comme la réponse du berger à la bergère, disons à cette France qui dit ne pouvoir accueillir toute les misères du monde que l’Afrique n’en est pas sa vache laitière. Faisons de ce siècle celui de la lumière de notre maturité, de notre volonté farouche à refuser le monde noir, crasseux et verruqueux que la France, néocolonialiste, veut nous dicter.Il est inadmissible que le commerce de la France d’avec l’Afrique soit un rapport figé de conquérant, de triomphateur face aux vaincus, aux lésés en ce XXIème siècle.Qu’on ne se méprenne pas sur le sens du ballet diplomatique exécuté par Jacques Toubon et Bernard Kouchner un peu partout sur le continent.J’enrage devant l’outrecuidance des propos de Jacques Toubon, chef d’orchestre de «l’année de l’Afrique en France» qui a eu le toupet de déclarer à Lomé que «Les anciennes colonies françaises d’Afrique sont devenues indépendantes grâce aux mouvements de décolonisation décidés par le général de Gaulle».J’enrage devant ces propos d’une fourberie révoltante d’Houphouët Boigny qui déclarait en 1959 : « Il y’a en Afrique et à Madagascar des peuples colonisés qui ont préféré l’indépendance dans la coopération , dans l’amitié et dans la fraternité à l’indépendance dans la haine qu’ont choisi bien d’autres» .J’enrage devant cet autre boniment non moins hypocrite de Léopold Sédar Senghor : « Le Général est un bon père de famille c’est pourquoi il a accepté l’accession du Mali (entendez la Fédération du Mali) à l’indépendance. Et notre voie est différente de celle de la Guinée, nous aurions pu au terme de l’article 86 de la Constitution procéder à un référendum et sortir de la Communauté. Le geste n’a pas été très amical vis à vis de la France…»J’enrage de voir le Burkina Faso devenir un funeste sanctuaire de la Françafrique. Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat, se trouve être aujourd’hui curieusement le chouchou de la France, supposée parangon des droits de l’homme et de la démocratie, qui s’ingénie à lui forger un visage angélique. Arrivé au pouvoir à la suite d’une impardonnable fratricide opérée le 15 Octobre 1987, nous ne l’avons pas oublié. Blaise Compaoré affublé du titre de «médiateur doublé de sage», affiche tristement à son tableau de chasse la liquidation de ses opposants politiques, des journalistes «turbulents», de collaborateurs suspicieux, d’étudiants trépidants. En sus, absence de bruit autour de son rôle dans les abominables guerres civiles libérienne et Sierra léonaise. Au regard du profil de l’homme, je souffre d’une douleur aiguë de le voir, sous l’impulsion de la France, jouer les médiateurs dans les crises togolaise, ivoirienne, guinéenne …. J’enrage de voir la France appliquer le système de deux poids, deux mesures en Afrique selon ses intérêts.Autant les déclarations incendiaires de Thomas Sankara à l’endroit du néocolonialisme français ont dérangé l’Elysée, autant les envolées pétroleuses (référence à ces femmes énergiques de la Commune de Paris en 1871) de Dadis Camara ont empêché la France de sombrer dans un sommeil hanté par le spectre d’un trublion qu’il fallait ostraciser à tout prix. Loin de moi l’idée de soutenir que Dadis était un saint. Seulement le désir de mettre en exergue l’importance de la Guinée en tant qu’enjeu d’un véritable combat géopolitique entre les puissances –courtisans sous-tend mon argumentation. Que Dieu préserve la Guinée et ses richesses fabuleuses des rapaces néo-colonialistes!Il est grandement temps pour l’Afrique de sortir de sa torpeur et de faire preuve de maturité en prenant notre destin en main. La carte mondiale est entrain de se dessiner sensiblement sous nos yeux, et la présence de l’Afrique dans le gotha des grands pays du monde s’accommoderait mal de sa naïveté angélique à se laisser emmailloter par la France ou n’importe quel autre pays néo-colonialiste des temps nouveaux. Et particulièrement de la France, cette ancienne puissance en quête de prospérité et de paradis perdus, une puissance coloniale qui a échoué en l’espace de plus d’un demi siècle à faire sa prise de conscience et dépasser l’image de la France sans empire. Et Hegel ne s’était pas trop trompé en disant que les peuples inférieurs sont ceux-là qui échouent à la réalisation de la conscience de soi. La France faisant malheureusement partie de ceux- là, veut compenser sa petitesse en exploitant l’Afrique dont la richesse réside dans sa population qui avoisinera les 4 milliards d’habitants d’ici la fin de ce siècle (foi de démographe) et ses ressources naturelles et minières.C’est ajouter l’insulte grave à l’injure que d’associer cette même France à la célébration des cinquantenaires. Peut être le pire est à venir.Subirons-nous l’affront d’entendre les louanges dithyrambiques à l’endroit de la France lors des discours de nos chefs d’Etat-troubadours ? Qu’ils se souviennent de ce que disait Corneille dans le Cid : « Les affronts à l’honneur ne se réparent point ». Qu’on veuille bien nous laisser notre honneur qui est étymologiquement ce dont nous pouvons être légitimement fiers et qui constitue notre dignité d’homme.Allons-nous assister au spectacle insultant d’une procession des troupes africaines sur les Champs- Elysées le 14 juillet de cette année ? J’en éprouve de l’irritation et je m’insurge.J’enrage de voir cette France dévergondée qui, me semble-t-il, ressemble étrangement à un déprédateur sexuel qui, après avoir satisfait sa libido, reste sur les lieux de son crime pour violer sa victime de plus belle.Cette France, « bienfaisante », « commissionnaire » de la morale chrétienne, qui a peiné à justifier son rôle on ne peut plus brumeux dans le meurtre politique de Sylvanus Olympio , premier président élu du Togo, de Félix Mounié, opposant camerounais ; les fraudes électorales avec l’avénénement de la démocratie dans les années 1990; le soutien et le financement de régimes crapuleux au Congo Brazza de Denis Sassou Nguesso, au Gabon de Bongo, au Tchad de Diby, au Cameroun de Biya, en Côte d’ivoire de Boigny, au Burkina de Compaoré, en Mauritanie de Maaouya Ould Taya, en Centrafrique du fameux Jean Bedel Bokassa……. , le génocide rwandais (la France a soutenu les génocidaires sur toute la ligne )…La responsabilité de Bob Denard, de l’ambassade de France, des réseaux d’influence et des services secrets français dans les coups fourrés auxquelles il a été donné à notre continent de voir pendant plus de quatre décades ne sont pas de nature à disculper la France de son complexe de culpabilité.L’histoire de l’Afrique ne saurait se faire sans les africains. Aucun changement du statuquo ne saurait être le fruit d’une génération spontanée mais d’un investissement actif de nos consciences, de nos volontés incompressibles de nous extraire des mailles du filet savamment tissé par nos maîtres d’hier en vue de bâtir un monde nouveau, à l’avenant de nos rêves, nos espérances et aspirations profondes pour une Afrique libre, indépendante et prospère. Notre combat éternel de refus à l’ingérence dans nos affaires, à l’exploitation de nos ressources minières et énergétiques, à la division, à régler nos différends, à nous imposer une façon de faire la politique, ne saurait et ne devrait s’apparenter au mythe de Sisyphe, expression défaitiste de nos efforts.L’histoire de notre continent a, le plus souvent été écrite par les vainqueurs d’hier bien que Nicolas Sarkozy qui a un sens certain de l’excentricité ait affirmé dans son fameux discours de Dakar que : « l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire». Il nous appartient, mieux c’est un devoir catégorique de la réécrire, de lui imprimer une nouvelle direction –le sens du progrès-, une force motrice, une nouvelle dynamique à la mesure de nos aspirations profondes et réelles. Nous entendons dans ce siècle, affronter les autres nations en inter pares et non en éternels assistés.M. Fatogoma OUATTARATags : Afrique, françafrique, colonialisme, -
Maroc : L’économie fortement secouée par la baisse des recettes touristiques
La pandémie du coronavirus 2019 (COVID-19) place la communauté mondiale et le secteur du tourisme face à un défi de taille et qui évolue.Parmi les pays les plus touchés par la pandémie se trouve le Maroc où le secteur touristique, avec une recette de près de 8 milliards de dollars, apporte une contribution de 10% au produit intérieur brut (PIB).Selon une note publiée par la Délégation de l’Union européenne au Maroc, la Confédération nationale du tourisme (CNT) a évalué l’impact de la crise Covid-19 à MAD 34,1 Md (plus de 3 milliards 100 millions d’euros) de perte en termes de chiffre d’affaires touristiques en 2020 et de MAD 14 Md (plus de 1 milliard 200 millions d’euros) de perte en termes de chiffre d’affaires pour l’hôtellerie, pour une chute globale de près de 6 millions de touristes (-98%), qui occasionneront une perte totale de 11,6 millions de nuitées.Pas moins de 500.000 emplois et 8 500 entreprises seraient menacées, dont des entreprises d’hébergement touristiques classées, des entreprises de restauration touristique, des agences de voyages, des sociétés de transport touristique et des sociétés de location de voitures.La banque CFG a, pour sa part, estimé les effets d’une baisse des arrivées touristiques à 39% en 2020 (soit 5 millions de touristes en moins) et des nuitées à 30% par rapport à 2019, en supposant que la contre-performance des touristes étrangers serait partiellement compensée par la performance des touristes nationaux.Tags : Maroc, tourisme, pandémie, covid-19, coronavirus, -
Sahara Occidental: affrontements entre subsahariens dans la ville de Dakhla
Selon la presse locale, la ville de Dakhla a connu samedi de violents affrontements entre deux groupes de migrants subsahariens dans le dénommé quartier Al Massira.La même source a précisé que dans la bagarre, des cailloux et des armes blanches ont été utilisés entre des sénégalais, ivoiriens et maliens qui se disputaient les aides alimentaires distribuées par la ville aux plus démunis touchés par la crise de la pandémie.Dans les dernières semaines, plusieurs bateaux de fortune portant des migrants originaires d’Afrique subsaharienne sont arrivés aux Îles Canaries provenant de la ville de Dakhla, le chef-lieu de la région méridionale du Sahara Occidental occupé par le Maroc.Tags : Sahara Occidental, Maroc, Dakhla, subsahariens, coronavirus, covid-19, -
In Mauritania, doctors compete with sorcerers for patients
Nouakchott – In the heart of the Mauritanian capital Nouakchott a street is filled with sorcerers and fortune tellers who make a living by claiming they can heal the sick, chase away bad luck and bring good fortune. Dubbed the “collective clinic street”…
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Libya's East-Based Forces Shell Country's Capital, Killing 3
CAIRO – Intense shelling of Libya’s capital by the country’s rival, east-based forces killed three civilians Friday, the city’s health authorities said, the latest victims in a yearlong siege of Tripoli. The offensive on Tripoli by forces loyal to commander Khalifa Haftar has only escalated over the past weeks, despite a chorus of calls for a cease-fire so the war-torn country’s weak…
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Manuel Rodríguez Paseiro: el gallego que fundó la capital del Sahara por 500 pesetas
La ciudad de El Aiún, capital del Sahara, la fundó un gallego, Manuel Rodriguez Paseiro, y costó 500 pesetas. El ‘Caíd Manolo’, como era conocido, fue un personaje popular entre las tribus nómadas saharauis, incluidos los tuaregs.
Manuel Rodriguez Paseiro, mecánico de profesión y natural de La Coruña, llegó al Sahara como soldado de reemplazo en los años 30 destinado al Destacamento Militar de Cabo Juby (actual Tarfaya). En aquellos días, los españoles no podían salir fuera de de aquel cuartel aislado en medio del desierto debido a las facciones rebeldes que pululaban por la zona.
Entre los saharauis
Sin embargo, al soldado Manolo no le gustaba estar siempre recluido en el cuartel y tenía una diversión; una diversión peligrosa que podía costarle caro: salir del cuartel vestido de saharaui y alternar con los lugareños. Gracias a su tez morena y a su don de lenguas – aprendió rápidamente la hassanía (dialecto derivado del árabe) – pudo pasar inadvertido entre los nativos.
Mujeriego, indisciplinado y juerguista
Pero Manolo era muy juerguista y mujeriego, y una noche estando con una mujer saharaui, esta, al descubrir su miembro viril no circuncidado como era la costumbre musulmana, comenzó a gritar: “¡Un cristiano, un cristiano!”. Los gritos alertaron a los miembros de una tribu nómada local que lo apresaron y lo llevaron ante su líder, el Caíd Salah, que le acuso de ser un espía y le amenazó con cortarle la cabeza y mandársela al coronel español que mandaba el cuartel de Cabo Juby. Manolo suplicó al Caíd Salah y le confesó que se había escapado del cuartel sin permiso. Finalmente el líder tribal anuló su sentencia y poco a poco comenzaron a entablar amistad.
Un buen día se presentaron ante el fuerte militar el Caíd Salah y miembros de la tribu preguntando por el ‘Caíd Manolo’. El cuerpo de guardia, estupefacto, no sabían quien podía ser ese ‘Caíd Manolo”, pero pronto se percataron y avisaron al soldado Manolo que, arrestado, estaba en la cocina del cuartel pelando patatas. Meses atrás había sido ascendido a sargento pero su constante indisciplina le causaron su degradación.
Una nueva ciudad en el desierto
La gran amistad y popularidad que tenía con los saharuis y especialmente con el Caíd Salah llamó la atención del Coronel del Destacamento Militar de Cabo Juby, que le mandó llamar para que le hablara de su amistad con el Caíd y de cómo podía hacer para que estas tribus fueran aliadas de los españoles.
Manolo le respondió que lo que más desean es tener una ciudad ya que desde que la mítica ciudad santa de Smara desapareció bajo las arenas del desierto no tenían ninguna ciudad. No es que les gustase disponer de una ciudad para vivir, ya que ellos eran nómadas, pero sí un lugar donde reunirse para comerciar, negociar, celebrar fiestas o consensuar matrimonios.
La construcción de El Aiún
El coronel, siguiendo los consejos del soldado, ordenó a este que buscase un lugar con agua para construir un zoco alrededor. Manolo se puso manos a la obra y acompañado del hijo del Caíd Salah, Mohamed, y de su fiel compañero de aventuras, el tuareg Mulay, buscaron agua hasta encontrar el viejo cauce de La Sequía El Hamra, un lugar perfecto para excavar un pozo. Cuando lo terminaron, se decretó una norma: todo aquel que quisiera darle de beber al ganado deberá traer piedras y dedicar una día completo a construir la ciudad. Manolo ponía de su bolsillo el té y el azucar (los saharauis tenían la costumbre de reunirse por la noche en el campamento para beber té y hablar durante horas).
Cuando se terminó de construir el zoco, asistió a su inauguración el Capitán General de Canarias que le preguntó a Manolo: ¿Cuánto a costado todo esto? Manuel Rodríguez Paseiro le dio un papel y le respondió: “por el té y el azucar de la construcción de la ciudad de El Aiún, 500 pesetas”.
En busca de la ciudad santa de Smara
Pero no fue solo la fundación de El Aiún la única proeza de este gallego. Años más tarde, el ‘Caíd Manolo’ iba por el desierto cuando se tropezó con un moribundo. Le preguntó qué hacía allí, tan lejos de todo, y el hombre le indicó que estaba buscando la ciudad santa de Smara. Manolo lo cuidó durante unos días e intentó disuadirle de su empeño en vano. Visto que no conseguía que cambiase de opinión le regaló su mejor camello, agua y alimentos para que continuara su busqueda.
Tiempo después ese hombre apareció en Agadir asegurando que había encontrado la ciudad de santa Smara y que había escrito un poema que había guardado en una botella en el interior de la mezquita. A los pocos meses murió y todos le tomaron por loco.
Sin embargo, Manolo sí dio credibilidad a aquel hombre al que auxilió tiempo atrás y se limitó a preguntar en qué zona había dicho que se encontraba la ciudad. Acompañado por sus fieles Mohamed Salah y el tuareg Mulay exploró la región hasta encontrar la mezquita y la botella con el poema en su interior de Videchauge, que era el nombre del viajero francés.
Smara es en la actualidad la segunda ciudad más importante del Sahara después de su capital, El Aiún, donde la huella de Manuel Rodríguez Paseiro ha desaparecido completamente.
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SAHARA OCCIDENTAL – MAROC : Sidi Omar déconstruit les mensonges et affabulations de la propagande marocaine
Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Sidi Mohamed Omar, a rappelé que toutes les organisations internationales, politiques et juridiques, ont affirmé qu’il n’y a aucun lien de souverainetéterritoriale entre le Sahara occidental et le Maroc qui demeure la puissance occupante de la dernière colonie en Afrique.
Dans un texte publié par l’Agence de presse sahraouie (SPS), intitulé : « Déconstruire les allégations de propagande marocaine sur le Sahara occidental », le diplomate sahraoui est revenu sur une déclaration de l’ambassade du Maroc en Afrique du Sud, relayée par l’agence de presse officielle marocaine MAP au lendemain de la déclaration de Pretoria qui a réaffirmé le soutien de l’Afrique du Sud à l’exercice du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. « L’approche de l’Afrique du Sud sur le Sahara occidental est guidée par la position de l’Union africaine, qui a toujours soutenu l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux décisions pertinentes de l’UA et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », avait soutenu le ministère sud-africain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, dans un communiqué. « Les contenus de la déclaration de l’ambassade du Maroc en Afrique du Sud, relayée par la MAP, sont à déconstruire point par point », a souligné M. Sidi Omar, dans sa contribution, rappelant d’emblée qu’ »Il est incontestable que le Sahara occidental a été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies et, par conséquent, à l’ordre du jour de la Quatrième Commission et du Comité spécial de l’AG de l’ONU sur la décolonisation (C-24), depuis 1963 en tant que territoire non autonome auquel s’applique la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance des pays et des peuples coloniaux (résolution 1514 (XV) de l’Assemblée, du 14 décembre 1960), comme expressément établi dans toutes les résolutions de l’Assemblée générale ».
« Le Maroc ne peut être autre chose qu’une puissance occupante au Sahara occidental »
« En réponse à la soi-disant marche verte par laquelle le Maroc a commencé son offensive expansionniste contre le Sahara occidental, le 6 novembre 1975, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a adopté à l’unanimité la résolution 380 (1975) du CSNU, dans les paragraphes du dispositif, 1 – regrette la célébration de la marche, 2 -Lance un appel au Maroc pour qu’il retire immédiatement tous les participants à la marche du territoire du Sahara occidental », a encore rappelé le diplomate sahraoui. « Pourquoi le Conseil de sécurité a-t-il demandé au Maroc de retirer immédiatement sa marche du territoire du Sahara occidental ? et aurait-il agi de cette manière s’il avait reconnu les prétentions du Maroc sur le territoire? », s’est interrogé M. Sidi Omar. « La réponse est simple, affirme-t-il, le CSNU a appelé le Maroc à retirer tous les participants à la marche du Sahara occidental car les manifestants marocains ont violé la frontière du Sahara occidental et sont entrés illégalement sur un territoire étranger, comme l’a souligné le représentant espagnol lors de la session du CSNU ». Au paragraphe 6 du dispositif de la même résolution, le diplomate relève que l’AG de l’ONU « appelle le Maroc à rejoindre le processus de paix et à mettre fin à son occupation du territoire du Sahara occidental ». Le Maroc « ne peut être autre chose qu’une puissance occupante au Sahara occidental malgré les efforts du régime marocain et de ses apologistes pour convaincre la communauté internationale du contraire », a encore souligné M. Sidi Omar. Par conséquent, lorsque l’Afrique du Sud et de nombreux pays, organisations et individus dans le monde décrivent le Sahara occidental comme « la dernière colonie en Afrique », ils affirment simplement un fait établi. « La déclaration marocaine dénature clairement l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur le Sahara occidental du 16 octobre 1975 en recourant à une lecture sélective et à une interprétation réductrice de la peine », a soutenu M. Sid Omar, soulignant que « le régime marocain et ses apologistes citent souvent l’avis consultatif de la CIJ comme base juridique et soutiennent leur cas, ce qui rend important de souligner les principales conclusions de la décision ». En fait, rappelle le diplomate sahraoui, la CIJ a noté dans son avis que « par conséquent, même en tenant compte de la structure spécifique de l’État chérifien, les éléments examinés jusqu’à présent n’établissent aucun lien de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et cet État ». Pour conclure son raisonnement juridique sur la question à l’examen, M. Sidi Omar a indiqué que la CIJ établit clairement, au paragraphe 162, que « la conclusion de la Cour est que les documents et informations qui lui sont présentés n’établissent aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc ou l’entité mauritanienne. Par conséquent, la Cour n’a pas trouvé de liens juridiques de cette nature susceptibles d’affecter l’application de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale dans la décolonisation du Sahara occidental et, en particulier, le principe de l’autodétermination par l’expression libre et authentique de la volonté des peuples du territoire ».« La déclaration marocaine dénature clairement la décision de la Cour Internationale de Justice »
En résumé, insiste le diplomate sahraoui, la déclaration marocaine dénature clairement la décision de la CIJ qui était sans équivoque, en ce qui concerne (a) le déni de tout lien de souveraineté territoriale entre le Maroc et la Mauritanie et le Sahara occidental et (b) le soutien à la décolonisation du territoire sur la base du principe d’autodétermination exercé par l’expression libre et authentique de la volonté de son peuple. « Ce principe reste l’épine dorsale des efforts continus des Nations unies pour résoudre le conflit au Sahara occidental », a souligné M. Sidi Omar. Abordant le rôle de l’Union africaine dans la résolution du conflit au Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, le diplomate a expliqué que « l’ONU comprend 193 États membres et leurs déclarations sur la question du Sahara occidental, tant à l’AG qu’à sa Quatrième Commission, sont là pour tous. En aucun cas ces déclarations n’indiquent une opinion majoritaire en faveur de ce qu’affirme la déclaration marocaine ». « Nulle part dans la décision 693, l’UA ne parle de l’exclusivité du processus des Nations unies » par rapport à la question du Sahara occidental car, souligne-t-il, en tant qu’organisation régionale, « l’UA est responsable de la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent conformément à la loi constitutionnelle de l’UA et à la Charte des Nations unies (chapitre VIII) ». À cet égard, explique le diplomate, le droit constitutif de l’UA établit comme principe fondamental de l’Union « le règlement pacifique des conflits entre les États membres de l’Union par les moyens appropriés que l’Assemblée décide » (article 4 (e)). « L’UA continue également d’être un partenaire à part entière de l’ONU et garant de la mise en œuvre du plan de règlement ONU-OUA de 1991, qui a été accepté par les deux parties, le Front Polisario et le Maroc, et approuvé par le Conseil de sécurité et l’AG », insiste-t-il.
Mokhtar BendibCAUSE SAHRAOUIE
La RASD salue la Namibie pour son soutien
Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Ibrahim Ghali, a salué, hier, le soutien de la Namibie à la cause sahraouie et s’est félicité des relations historiques liant les deux pays à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de la SWAPO (parti politique namibien), a rapporté l’agence de presse sahraouie SPS. Le président sahraoui a félicité son homologue namibien, Hage Gottfried Geingob et le parti SWAPO (organisation du peuple du Sud-Ouest africain) pour le 60e anniversaire de sa fondation, rappelant que « cette formation politique, fondée le 19 avril 1960, était un mouvement qui a mené une longue lutte jusqu’en 1990, conclue avec la libération de cette Nation africaine ». Le président de la république sahraouie, secrétaire général du Front Polisario, a, par la même occasion, salué « les excellentes relations qui ont historiquement uni à la fois le Front Polisario et la SWAPO et les deux pays ». Il a également remercié la Namibie pour « la solidarité et le soutien sur la scène internationale de la cause sahraouie ». La SWAPO est le principal parti politique de Namibie depuis l’indépendance du pays en 1990.
M. B.POLITIQUE COLONIALE MAROCAINE AU SAHARA OCCIDENTAL
Les artifices de la propagande de Rabat dénoncésLa journaliste espagnole, Sonia Moreno, correspondante de la radio espagnole Cadena SER à Rabat, qui exerce également au journal web El Dario.es, a démasqué les manœuvres dilatoires du Maroc à propos de son occupation du territoire du Sahara occidental. Sonia Moreno réagissait à un article de l’agence marocaine de presse (MAP), tweeté par l’ambassadeur du Maroc à Bogota, intitulé : « Sahara marocain : un think-tank colombien met en avant l’isolement de l’Afrique du Sud au Conseil de sécurité des Nations unies ». L’article de l’agence MAP cite, comme « source crédible » d’informations, un blog, CPLATAM, présenté fallacieusement comme un « think tank » colombien mais qui n’est dans la réalité qu’un blog quasiment inconnu dans le paysage médiatique colombien. L’article, qui prétend l’isolement de l’Afrique du Sud au Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara occidental, est signé par une certaine Clara Riveros, fondatrice et animatrice de ce blog, connue pour ses accointances avec le Maroc. Dans sa réaction, la journaliste Sonia Moreno met à nu le modus operandi du Maroc concernant sa légitimation de l’occupation des territoires du Sahara occidental. Il s’agit d’une réponse somme toute claire qui décrédibilise complètement les articles (rapporté à ce propos par les médias marocains), le blog CPLATAM et d’autres blogs d’ »informations » similaires utilisés par le Maroc dans ses basses manœuvres de « vouloir faire accroire la marocanité du Sahara occidental, territoire pourtant inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies.
M. B.Le Courrier d’AlgérieTags : Sahara Occidental, Maroc, ONU, décolonisation, -
Las prospecciones de petróleo en Canarias según notas diplomáticas marroquíes
Abril de 2012El asunto de las prospecciones de petróleo en las Islas Canarias, en espera desde 2001, año en que España había planeado comenzar la búsqueda de petróleo en las Islas Canarias y cuya autorización otorgada a Repsol no pudo realizarse ya que el proyecto fue rechazado por la Corte Suprema por razones ambientales, resurge con el nuevo gobierno del Partido Popular.
En efecto, desde enero de 2012, el Ministro de Industria, Energía y Turismo español, Sr. José Manuel Soria, ha reiterado repetidas veces, sin tregua, su aprobación para relanzar estas prospecciones, dada su importancia en la promoción de la economía de España, según él, especialmente en este momento de crisis económica atravesadaa por el país.
Para Soria, los pozos de petróleo que Repsol podría perforar en las costas de Lanzarote y Fuerteventura cubrirán al menos el 10% del consumo de petróleo crudo de España, lo que, dice, reduciría la dependencia de España de la importación de este producto (casi 99%).
La determinación del Ministro de Industria español de llevar a cabo este proyecto se vio coronada por la adopción por el Consejo de Ministros, el 16 de marzo de 2012, del Real Decreto que autoriza a la empresa Repsol a iniciar la prospección de petróleo a 61 km de las Costas de Lanzarote y Fuerteventura.
El Decreto define que esta nueva autorización se extenderá por un período de 6 años, la primera fase se dedicará a los estudios geoquímicos, cuyo objetivo sería evaluar el potencial del fondo marino, seguido de otra fase de exámenes geológico y geofísico. Estas fases, a su vez, irían seguidas de una fase de prospección propiamente dicha, es decir, a partir del tercer año, cada prospección que Repsol desearía llevar a cabo y que requeriría una autorización, debería ir acompañada de estudios adicionales relacionados con el impacto ambiental de estas encuestas en las islas, un plan de gestión ambiental, con medidas preventivas y correctivas, así como un plan de contingencias ambientales.
Sin embargo, la adopción de este nuevo Decreto causó controversia en los círculos canarios, en particular en los Cabildos de Fuerteventura y Lanzarote, quienes han demostrado repetidamente su rechazo a llevar a cabo esta actividad, estimando que las disposiciones de este nuevo Decreto no cumplen con las Directivas 9011/92 sobre la evaluación del impacto de ciertos proyectos públicos y privados en el Medio Ambiente, y 92/43 sobre la conservación de hábitats naturales y fauna y flora silvestres, establecidos en las Normas de la Unión Europea sobre este tema.
Estas protestas no tuvieron efecto en la decisión de prospección ya que el Consejo de Ministros dió a Repsol, el 1 de abril de 2012, la autorización final para comenzar sus actividades de exploración petrolera a 61 km de las costas de Lanzarote y Fuerteventura.
Repsol está, a partir de esta fecha, comprometida a realizar estudios ambientales, antes de comenzar su prospección. Durante este proceso, cualquier organización, asociación o partido político podría presentar alegaciones que considere necesarias para detener estas operaciones. En este sentido, Repsol ha planeado aplicar los estándares medioambientales más estrictos.
A esta fase de revisión ambiental le seguirá una perforación de exploración en los nueve bloques previstos en el nuevo Real Decreto. Concretamente, se realizará una primera encuesta para definir la estructura del embalse. Esta operación duraría entre dos y tres meses. Esta fase es decisiva ya que determinará la presencia o ausencia de hidrocarburos, así como su rentabilidad, dependiendo de qué proyecto podría progresar o interrumpirse. La probabilidad de éxito se estima entre 10% y 25%.
Si esta investigación resulta positiva, un proceso que tomará 8 o 10 años (2022-2024), Repsol extraerá los primeros barriles de petróleo. La compañía estima que se podrían producir alrededor de 38 millones de barriles en aguas canarias, el equivalente a casi el 10% del consumo mundial actual de crudo en España.
Como se mencionó anteriormente, durante el período de estudios ambientales que Repsol debe hacer antes de comenzar sus investigaciones, cualquier institución o partido político que se oponga a ella puede inhibir o cancelar la prospección, y esto mediante el recurso a la Justicia. De hecho, la ley española establece, para este propósito, dos vías para proceder a esta apelación:
1- Contestar el Real Decreto directamente ante la sala de lo contencioso administrativo de la Corte Suprema, de conformidad con el artículo 25 de la Ley 29/1998, de 13 de julio, que regula la jurisdicción contencioso-administrativa, en el caso de un Acuerdo del Consejo de Ministros
El límite de tiempo para esta apelación es de 2 meses a partir de la fecha de publicación del Decreto en el Boletín Oficial del Estado (BOE).
2- Desafiar el Real Decreto ante el Tribunal Constitucional. En este caso, la apelación se presenta dentro de los tres meses a partir de la fecha de publicación en el BOE.
Los argumentos que los solicitantes podrían presentar, entre otros, se estructurarían de la siguiente manera:
-Nulidad del Real Decreto refutado, en la medida en que revalida los permisos vencidos ya que los plazos máximos establecidos para llevar a cabo las actividades autorizadas, desde 2001, ya se han excedido. Para ello, dicho Decreto parece ignorar la Ley de Hidrocarburos y las normas relativas a la validez y vencimiento de los permisos de exploración.
– Invalidez del Real Decreto, ya que no es de carácter urgente o excepcional.
– Invalidez del Real Decreto en la medida en que aborda cuestiones que no se han abordado mediante la negociación colectiva.
Con respecto a la negociación de estas exploraciones petroleras con Marruecos, España hasta ahora no ha expresado su intención de reabrir este expediente con nuestro país. Aunque a nivel del gobierno canario, se han hecho insinuaciones en esta dirección, en este caso por el Presidente del « Cabildo de Lanzarote », Sr. Pedro San Ginés, quien había afirmado, en enero de 2012, que si el estado español decide llevar a cabo estas prospecciones, sería necesario llegar a un acuerdo con Marruecos para que estas operaciones se realicen lejos de las costas de Lanzarote y Fuerteventura, el gobierno central estima que estas actividades no tienen nada que ver con Marruecos. El ministro de Industria, José Manuel Soria, ha declarado claramente, más de una vez, que España no puede permitirse el lujo de no autorizar estas prospecciones a 61 km de la costa canaria, en las que, además, es la misma roca fuente donde Marruecos, al lado de su mediana marítima virtual, está autorizando exploraciones. Como resultado, y dado que España nunca ha reaccionado ni se ha opuesto a estas exploraciones, Marruecos debería, en su opinión, hacer lo mismo en el caso de que sea España quien las realice.
Las declaraciones de Soria están aún más consolidadas por la reciente declaración de la Vicepresidenta del Gobierno español, Soraya Sáenz de Santamaría, que corrobora la posición del gobierno central de no negociar esta cuestión con Marruecos ni prever el más mínimo consenso. al respecto. Soraya Sáenz aclaró, en est
e sentido, que el Gobierno español « está haciendo uso de estas facultades y competencias » al aprobar estas autorizaciones.Estos elementos se refieren al tema de la delimitación de espacios marítimos entre Marruecos y España, en la medida en que estos estudios se realizarán en aguas donde no exista una línea divisoria entre las zonas de explotación económica exclusiva, reconocidas oficialmente por los dos paises.
En estas condiciones, el escenario acaecido en 2001, un período en el que el gobierno marroquí protestó enérgicamente por la decisión del gobierno de José María Aznar de autorizar los permisos 1 a 9 en Repsol para llevar a cabo la prospección de petróleo en un área que separa las islas Canarias orientales de la costa marroquí a una distancia de 9.8 km de Fuerteventura y 19.6 km de Lanzarote, riesgo de recurrencia. De hecho, la concesión de estos nuevos permisos supone implícitamente una delimitación unilateral por parte de España de su área marítima a lo largo de las costas canarias.
Sin embargo, la posición oficial marroquí es proceder a la delimitación de áreas marítimas con España, por acuerdo, y esto de acuerdo con el derecho internacional consuetudinario, que establece que la delimitación de la plataforma continental se lleva a cabo por acuerdo, para llegar a una solución justa. Si los Estados interesados no llegan a un acuerdo definitivo, adoptarán disposiciones provisionales de carácter práctico, sin perjuicio de la delimitación final. Por lo tanto, procesalmente, el acuerdo de los dos países es esencial para delimitar, definitiva o provisionalmente, la plataforma continental.
Marruecos puede contestar la adopción del nuevo Decreto, ya que infringe los derechos inherentes a la soberanía marroquí. De hecho, de acuerdo con el derecho internacional consuetudinario, Marruecos ejerce derechos soberanos sobre su plataforma continental, que se extiende mucho más allá de la línea media, como una extensión de su territorio bajo el mar, con fines de exploración y la explotación de sus recursos naturales. Estos derechos son exclusivos, en el sentido de que si Marruecos no explora su plataforma continental o explota sus recursos naturales, nadie puede realizar tales actividades sin su consentimiento expreso.
El Acuerdo entre las partes es el primer y principal elemento de esta regla, que requiere una negociación de buena fe como un deber general de conducta. Esta tesis es la adoptada por Marruecos sobre este tema.
El segundo escenario sería, en este sentido, que las partes decidan negociar de buena fe. Esta obligación de negociar de buena fe impide que los Estados realicen ciertos actos que pueden obstaculizar el logro de un acuerdo de delimitación; actos relacionados tanto con la negociación como con el uso del área.
Tanto para España como para Marruecos, esta obligación está impuesta por un tratado, ya que el párrafo 3 de los artículos 74 y 83 de la Convención de 1982 establece que, siempre que no haya un acuerdo de delimitación , « los Estados interesados, en un espíritu de comprensión y cooperación, harán todo lo posible para llegar a acuerdos provisionales de carácter práctico y no harán, durante este período de transición, nada que pueda obstaculizar la conclusión de un acuerdo final ».
De hecho, y por iniciativa de Marruecos, se creó un grupo de trabajo mixto en noviembre de 2002, para delimitar los espacios marítimos que separan las Islas Canarias de las costas marroquíes. El trabajo de este grupo no ha dado resultados ya que que la parte española no ha respondido hasta ahora a la propuesta marroquí de negociar áreas comunes de cooperación en las aguas en disputa. Además, y en caso de que este grupo se reactive, Marruecos reformularía la misma propuesta, como una solución temporal y no definitiva para la delimitación de las aguas territoriales de cada uno de los dos países.
Lejos de ser adoptado por Marruecos, que invariablemente aboga por negociaciones bilaterales, ni por España. Recordemos, en este mismo contexto, la declaración del representante del Ministerio de Asuntos Exteriores y de Cooperación de España, en 2001, en respuesta a una pregunta ante el Senado, sobre la conveniencia de presentar un recurso de arbitraje ante la ONU en relación con la delimitación de aguas territoriales con Marruecos, afirmando que: « … el escenario no ha cambiado, desde un punto de vista político y legal. Para esto, el Gobierno no está considerando la posibilidad de presentar la cuestión del arbitraje para la delimitación de las aguas territoriales ante las Naciones Unidas « .
El recurso al arbitraje en esta cuestión no podría dar lugar a ningún resultado concreto, en este caso para el lado español, ya que la regla para la delimitación de la zona económica exclusiva establecida en el artículo 74 del Convenio de 1982 y la regla gemela para la delimitación de la plataforma continental establecida en el artículo 83 de la Convención declara que la delimitación entre Estados con costas adyacentes o de frente, « (…) se efectuará por acuerdo entre ellos sobre la base de derecho internacional al que se refiere el artículo 38 del Estatuto de la Corte Internacional de Justicia, para llegar a una solución equitativa ”.
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Al Ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación.
Madrid, 24 de julio de 2014
Asunto: Prospección de petróleo en Canarias / primeras encuestas de Repsol
Ref: M / I. No. 1912 del 25 de junio de 2014
En seguimiento a mi carta citada en referencia, tengo el honor de informarle que la compañía petrolera Repsol tiene la intención de comenzar su primera perforación de pozos petroleros a 60 km al este de las Islas de Fuerteventura y Lanzarote, durante el primer trimestre del año en curso, a la espera de recibir la autorización final del Ministerio de Industria para llevar a cabo estas prospecciones.
Se trata de llevar a cabo, en primer lugar, explotaciones a nivel de dos de los nueve bloques « Canarias 1 a 9 », ubicadas en la roca madre en la parte de su línea media equidistante a las costas de Tarfaya y Tan-Tan, y más precisamente en el lugar llamado « Sandía ».
Por lo tanto, y si estas prospecciones resultan positivas, Repsol pretende extraer entre 100.000 y 120.000 barriles de petróleo por día, en un período de 20 a 25 años. Sin embargo, estas especulaciones dependen de la calidad del petróleo hallado. En efectho, según los estudios de esta compañía petrolera, existen, a nivel del mismo depósito de rocas donde España y Marruecos llevan a cabo en paralelo sus respectivas perforaciones de pozos petroleros, cada una al lado de su línea mediana virtual, zonas » calientes » y zonas » frías « .
En otras palabras, las zonas « calientes » son aquellas que contendrían importantes cantidades de petróleo apto para la comercialización, mientras que las zonas « frías » contendrían petróleo pesado e inutilizable. En este sentido, Repsol ha previsto llevar a cabo sus estudios lejos de las áreas supuestamente « frías », y más precisamente a 20 km del área llamada Juby Maritime I, donde Marruecos tiene precisamente petróleo pesado e inutilizable durante los estudios realizados en el primer trimestre de 2014, según la multinacional. En consecuencia, Repsol tiene la intención de volver a examinar el área en busca de los puntos donde se encuentran los pozos de petróleo comercializables y ha descartado llevar a cabo una tercera perforación, en caso de resultados negativos para los dos primeros, basándose en los resultados ya ha comenzado en aguas cercanas al área de exploración de Repsol, y que representan, según esta última, las
mismas características bióticas.En caso de un resultado positivo, después de una nueva planificación del mapa geobiótico de las áreas de prospección mencionadas anteriormente, Repsol planea producir 5.000 barriles de petróleo por día, lo que, según su presidente Antonio Brufau, promovería la riqueza, independencia del mercado petrolero internacional, creación de empleo y promoción del turismo en la zona.
El Embajador Mohamed-Fadel Ben Yaich
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Consulado General
del Reino de Marruecos
Almería27 ago. 2014
Confidencial
Ministro de Asuntos Exteriores y Cooperación
– Cabina 1
– El viceministro. Cabina 2
– M- El Secretario General
– Embajador de Su Majestad el Rey en Madrid.Asunto: prospección petrolera en Canarias
Tengo el honor de señalarles que los criterios de evaluación de nuestro país en términos de delimitación del espacio marítimo nacional ubicado entre el Archipiélago de las Islas Canarias y las costas marroquíes en la costa atlántica, difieren de los defendido por España. Si bien Marruecos promueve el principio de equidistancia, nuestro vecino español favorece el de la línea media.
Las tímidas iniciativas para conciliar estas dos tesis, que ocurrieron en particular durante los tumultuosos períodos que marcaron, en el pasado, las relaciones bilaterales hispano-marroquíes, no tuvieron éxito. El tema es muy complejo tanto legal como políticamente en la medida en que afecta la cuestión de la soberanía. El carácter archipelágico del estado español es atípico porque la península ibérica se encuentra lejos de las Islas Canarias y la plataforma continental y la exclusiva zona económica marítima de Marruecos se extendería a estas islas.
Un status quo tácito prevalece actualmente en esta área extremadamente sensible debido al conflicto artificial montado contra nuestra integridad territorial. Las relaciones hispano-marroquíes se ven bien, incluso excelentes, sin embargo, me temo que la diferencia bilateral en este tema se recuperará tras la reciente autorización otorgada por el gobierno español a la empresa Repsol para llevar a cabo prospecciones petroleras en el perímetro archipelágico de Canarias. .
España ha contado desde los albores de la década actual con los posibles recursos energéticos que contendría el subsuelo marítimo de esta zona. Además, Marruecos debe estar atento y atento ante el desarrollo de estas encuestas y sus posibles repercusiones en los intereses del país.
Alta consideración
El cónsul general
Sellam Berrada
Fuente : Correo diplomático saharauiTags : Canarias, Repsol, prospecciones, aguas territoriales, fronteras marítimas, -
COVID-19 : les agences humanitaires de l’ONU lancent un appel de 15 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés sahraouis en Algérie
ALGER – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et cinq ONG partenaires ont un besoin urgent de 15 millions de dollars pour répondre aux besoins de santé publique et aux conséquences humanitaires immédiates de la pandémie du COVID-19 dans les camps de réfugiés à Tindouf en Algérie.Avec la pandémie du Coronavirus qui met à l’épreuve les systèmes de santé du monde entier, le HCR, l’UNICEF, le PAM et leurs partenaires attirent l’attention sur les défis auxquels font face les réfugiés sahraouis en Algérie. L’urgence sanitaire globale actuelle risque d’exacerber une situation qui était déjà difficile pour une population qui est depuis 45 ans exposée à un climat rude et à des conditions de vie difficiles dépendant exclusivement de l’aide humanitaire internationale.
« Comme partout dans le monde, les gouvernements prennent des mesures extraordinaires pour limiter la propagation et atténuer l’impact du COVID-19, nous ne devons pas oublier les populations vulnérables à l’instar des réfugiés sahraouis. Nous voudrions exprimer notre gratitude au gouvernement algérien pour son soutien continu à cette population de réfugiés en les intégrant de facto dans ses stratégies nationales de réponse au COVID-19 » a déclaré Agostino Mulas, le représentant du HCR en Algérie. « Au nom de tous les acteurs humanitaires, je demande humblement aux donateurs, qu’ils soient gouvernements, fondations ou individus, de soutenir ces efforts et aider la communauté humanitaire travaillant dans les camps à Tindouf pour faire face à cette crise sans précédent. » a ajouté M. Mulas.
La réponse commune au COVID-19 contient des mesures pour (1) prévenir la transmission du COVID-19 parmi les réfugiés Sahraouis ; (2) fournir les soins nécessaires pour les patients affectés par le COVID-19 et soutenir leurs familles et personnes proches ; et (3) adapter des programmes de santé, éducation, sécurité alimentaire, protection, eau/assainissement/hygiène pour atténuer les pires effets de la pandémie.
Pour lire l’appel complet avec le plan de réponse, cliquez ici ou visitez www.wfp.org/publications/comprehensive-needs-covid-19-prevention-and-response-refugees-western-sahara-tindouf
Même si les camps sont sous confinement en ce moment, les agences humanitaires des Nations Unies continuent de travailler à travers les ONG et les partenaires communautaires pour fournir l’aide vitale et les services essentiels de santé, nutrition, eau/assainissement/hygiène et alimentation sans discontinuité ou rupture. Les fonds demandés vont permettre aux agences onusiennes et leurs partenaires de maintenir ce soutien durant cette période critique.
Source : PAMTags : Sahara Occidental, PAM, réfugiés sahraouis, Tindouf,
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Ces chefs d’Etat africains qui président avant tout à leur propre intérêt
Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville, Gabon : ces chefs d’Etat africains qui président avant tout à leur propre intérêtCorruption
Gilles Gaetner a mené une enquête de plusieurs années sur de nombreux dirigeants africains au Congo Brazzaville, en Guinée Equatoriale ou bien encore au Gabon. Il dévoile l’étendue des scandales dans l’entourage des présidents et révèle l’injustice organisée dans les plus hautes sphères du pouvoir. “Pilleurs d’Afrique” est publié aux éditions du Cerf. Entretien.
Atlantico : Dans votre livre “Pilleurs d’Afrique” publié aux éditions du Cerf, vous vous êtes attardé sur les pratiques des chefs d’Etat de trois pays africains (la Guinée équatoriale, le Congo-Brazzaville et le Gabon) en soulignant leur train de vie démesuré rendu possible grâce aux caisses de ces Etats et aussi, vous le soulignez, avec la complaisance d’institutions bancaires et étatiques françaises. Peut-on parler d’un retour de la françafrique ?
Gilles Gaetner : Je reste prudent, cela n’a rien à voir avec la françafrique de Foccard. Pour moi l’on peut parler de restes de la françafrique dans la mesure où il y a un certain nombre d’intervenants français proches de ces chefs d’Etat africain (en particulier de Sassou-Nguesso) et qui font une interaction entre ces Etats et certains industriels français qui bénéficient de contrats. C’est un français qui gère la fortune de Nguesso par exemple via des sociétés offshore (il aurait géré à un moment près de 60 millions d’euros).
Pour autant on ne peut pas parler d’un retour de la françafrique, il n’y a pas exemple plus de cellule Afrique à l’Elysée par exemple. On peut aussi noter que les relations ont été très froides avec le président François Hollande. Nguesso pendant la présidentielle était un partisan de François Fillon et, lorsque Macron a été élu, s’est contenté d’un message très diplomatique pour féliciter le nouveau chef de l’Etat.
Les choses ont changé et à mon avis il y a un phénomène assez important qui prouve que la françafrique est beaucoup moins importante qu’avant c’est l’initiative qu’a prise le président quand il est allé au Burkina Faso quand et qu’il a dit qu’il déclassifierait des documents secret-défense pour connaître la vérité sur la mort de Thomas Sankara.
A force de vous voir énumérer les cas de corruption on en vient à se poser la question de l’inefficacité des mécanismes de contrôle internationaux ? Comment l’explique-t-on ?
D’abord il faut souligner la complexité des montages financiers qui sont réalisés à travers des paradis fiscaux (comme Hong-Kong par exemple) et des sociétés écran. Dans la mesure où tout cet argent provient du trésor public de chaque pays il est compliqué pour les instances internationales d’intervenir.
Maintenant la France est compétente pour instruire les trois cas des chefs d’État africain. La Cour de cassation a estimé que le produit de l’infraction avait eu lieu en France à travers les achats de voiture, de biens immobiliers…
Les trois États mis en cause considèrent qu’instruire ces cas relève de l’atteinte à la souveraineté des pays acquéreurs de ces biens et cela entraîne non seulement un débat juridique mais aussi des tensions diplomatiques. Il n’empêche que dans le cas de l’affaire Obiang, le fils du président déclare 8000 euros par mois de revenus. Avec ces indemnités il semble difficile de pouvoir acheter un hôtel particulier de 100 millions d’euros ou une maison à Malibu de 28 millions d’euros. L’attitude de la société générale dans le cas d’Obiang est d’une bienveillance absolue. Ce qui interroge.
Comment explique-t-on cette bienveillance générale ?
Ce sont les vestiges de la françafrique. On fait très attention à ces chefs d’Etat africains. Nous sommes prudents. Il y a des relations commerciales et économiques fortes avec les Etats en question et d’importants intérêts français dans ces pays. Maintenant il est intéressant aussi de souligner que les intérêts français dans cette région du monde s’estompent et que les Chinois prennent une place de plus en plus importante.
Enfin, il est évident que lorsque l’on voit cette nomenklatura composée de même pas une cinquantaine de personnes qui accaparent les richesses et vivent sur un train de vie phénoménal alors que la population de ces pays vit souvent dans une situation d’extrême pauvreté cela laisse pantois.
Il est bien difficile de prédire la suite mais cette situation ne peut pas bien se terminer.
Gilles Gaetner est journaliste d’investigation chez Atlantico. Il a été journaliste aux Echos, à la Vie française, au Point et de 1986 à 2009, rédacteur en chef adjoint à L’Express, chargé de l’investigation.
Il est l’auteur de La République des copains (Flammarion, 2005), Règlements de comptes pour l’Elysée – La Manipulation Clearstream dévoilée (Oh! Editions, 2006, avec Jean-Marie Pontaut), La République des imposteurs (L’Archipel Editions, 2014) et Les journalistes ne devraient pas dire ça (L’Artileur, 2017).
Tags : Afrique, françafrique, corruption,






