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  • Sahara Occidental : La fausse charité de la France

    PUSL / Jornal Tornado .- Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a reçu une contribution initiale de 400 000 € (452 000 $) du gouvernement français (UE) pour soutenir les enfants sahraouis réfugiés dans les camps en Algérie.

    La contribution française soutiendra le programme d’alimentation scolaire du PAM pour environ 40 000 enfants dans les écoles et les crèches. Cela permettra à chaque enfant de recevoir une collation en milieu de matinée (biscuits nutritifs et lait) dès la réouverture des écoles.

    Selon les déclarations d’Imad Khanfar, représentant du PAM et directeur en Algérie, cette aide «Elle sera fondamentale pour l’avenir de ces enfants…. Le PAM est très reconnaissant au peuple et au gouvernement français pour leur soutien à notre programme d’alimentation scolaire. .. ”.

    La France sera donc chargée de donner à 40 000 enfants un paquet de lait et de biscuits cinq fois par semaine. Faut-il être ravi? Non.

    La France est largement responsable du fait que ces enfants, leurs parents et grands-parents vivent dans des camps de réfugiés et dépendent de l’aide alimentaire.

    Les 400 000 euros divisés par 40 000 enfants donnent 10 euros par enfant, ce qui représente pour une année d’éducation de base, d’une durée minimale de 200 jours, 0.05 euro par jour. Cinq centimes par jour ne suffisent pas pour acheter du lait et des biscuits, n’importe où dans le monde. Selon le PAM, le coût par collation pour enfant est de 0,25 euro. Sur la base de ces données, la contribution caritative française s’élève à 40 collations par enfant.

    40 collations à une échelle où de l’autre côté, 45 ans d’occupation et de survie dans les camps de réfugiés, 29 ans d’obstruction de la France au Conseil de sécurité et 16 ans de guerre où la France a soutenu logistiquement l’occupant marocain.

    Si l’on met dans cet équilibre les 400 000 euros de collations et le prix d’un seul des multiples avions français qui ont été utilisés pendant la guerre pour bombarder les Sahraouis, et dont le coût était d’environ 8 millions d’euros[1], on constate l’extrême hypocrisie de la «charité».

    Pendant la guerre, la France a participé activement à plusieurs reprises depuis Nouakchott jusqu’au retrait de la Mauritanie du territoire sahraoui, mais a soutenu le Maroc avec la logistique et le financement pendant les 16 années de conflit armé entre le Front Polisario et le Maroc jusqu’au cessez-le-feu en 1991.

    Dès les premiers moments, le Maroc a reçu un fort soutien des États-Unis et de la France dans l’occupation du Sahara occidental et dans le génocide du peuple sahraoui.

    Aujourd’hui encore, le soutien militaire à l’occupation marocaine se poursuit, comme le montrent «DISCLOSE» et ses partenaires de recherche (LighthouseReports, en collaboration avec Disclose et avec le soutien d’Arte, Mediapart, Radio France et Bellingcat) qui ont analysé des vidéos, des images de satellite et rapportages lors d’une enquête et ont découvert que des avions et des navires de guerre vendus par des entreprises françaises au Maroc étaient récemment impliqués dans l’occupation marocaine du Sahara occidental (vidéo: https://youtu.be/omrwv419fE8)

    Mais aussi au niveau diplomatique, la France est le fervent défenseur du Maroc. Au Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la France est membre permanent, son action a consisté à entraver activement tout processus qui pourrait conduire à la tenue du référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental qui a été la prémisse de la signature du cessez-le-feu en 1991, entre les parties.

    La France menace chaque année par l’utilisation du veto au Conseil de sécurité (CS), afin d’empêcher l’inclusion d’une composante de protection des droits de l’homme dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le Sahara occidental. Ainsi, la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) non seulement ne remplit pas son mandat principal, mais elle est pratiquement la seule mission de paix des Nations Unies sans composante des droits de l’homme.

    Le veto n’a été utilisé par aucun des 5 pays (membres permanents du Conseil de sécurité ayant droit de veto) pour voter sur la question du Sahara occidental.

    Ce que la France a exercé, est un “veto technique” lors des discussions privées sur les projets de résolution du SC. De cette façon, la France n’a jamais été contrainte de voter comme dans les autres votes et entend donc conserver son image de pays démocratique et de valeurs humanitaires. Par ailleurs, aucun autre des 5 pays n’est allé jusqu’à utiliser un vote négatif pour combattre la France sur cette question.

    Un exemple clair de l’ingérence française est la proposition (PlanBaker II) présentée en 2003 par l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations, James Baker, qui serait acceptée comme une solution acceptable au conflit, mais la France menaçait de nouveau avec le veto et Le Maroc a clairement rejeté le plan.

    L’hypocrisie de la France va un tel point jusqu’à ce qu’on peut lire sur le portail de sa Mission permanente auprès des Nations Unies à New York:

    «Le gouvernement français n’utilise plus son veto dans des situations d’atrocités de masse.

    Lors de la 70e Assemblée générale des Nations Unies, le président François Hollande a annoncé que la France s’était engagée à ne jamais utiliser son veto en cas d’atrocités massives: [pouvoir] en cas d’atrocités de masse. Comment accepter que l’ONU, même aujourd’hui, puisse rester paralysée alors que le pire se produit? Dans ce cas également, prenons un exemple. Je m’engage ici à ce que la France n’utilise jamais son droit de veto en cas d’atrocités massives “.

    La France veut réglementer l’utilisation du veto au Conseil de sécurité

    Comme suggéré par le Président en 2013, la réglementation du recours au veto serait composée des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) s’engageant volontairement et collectivement à ne pas recourir au veto en cas de situation observe des atrocités de masse, comme dans le cas des crimes génocidaires, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre à grande échelle. »

    Une déclaration très française, avec toute la terminologie correcte et apparemment très concernée par les droits de l’homme. Nous ne pourrions pas oublier que la France est une partie active et soutient les régimes qui commettent des génocides et des crimes de guerre et que dans le cas du Sahara occidental occupé, où les crimes ci-dessus ont été commis et sont commis quotidiennement, la France est le parrain du Maroc.

    Au niveau de l’Union européenne, la France soutient une fois encore sans vergogne le Maroc, le dernier scandale étant celui de l’eurodéputée libérale française Patricia Lalonde, chargée de négocier l’accord du Parlement européen pour inclure le Sahara occidental dans l’accord sur le commerce des produits agricoles et de la pêche entre UE et Maroc, l’eurodéputée libérale française, Patricia Lalonde, qui a dû démissionner de son poste de rapporteur en raison d’un conflit d’intérêts à cause de ses liens avec Rabat, après la dénonciation de sa mauvaise conduite.

    L’ancienne députée française Patricia Lalonde du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe et l’Union des Démocrates et Indépendants (France) était membre de la commission du commerce international et de la délégation à l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, elle aussi membre suppléant de la commission des affaires étrangères, M. Gilles Pargneaux du groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen et au Parti socialiste français, il est aussi membre de la délégation à l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée et membre suppléant de la commission des affaires étrangères et de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et Union du Maghreb arabe.

    Tous les deux avaient des positions clés pour défendre les intérêts du Maroc en ce qui concerne les accords et partenariats avec ce pays et le mépris des jugements rendus par la Cour de justice de l’Union européenne sur la non-inclusion du Sahara occidental et de ses produits et ressources.

    L’affaire a été dénoncée par Philippe Lambert, coprésident du groupe des Verts / ALE au Parlement européen, qui a écrit le 27 novembre 2018 une lettre à Antonio Tajani, président du Parlement européen, dénonçant trois eurodéputés et un eurodéputé actifs dans la défense de des intérêts marocains, sans avoir informé le Parlement de leurs conflits d’intérêts et a demandé que l’affaire soit renvoyée au Comité consultatif du Code de conduite.

    Lalonde était membre du conseil d’administration de la Fondation Euro MedA, une fondation directement liée à la direction marocaine, dont M. Gilles Pargneaux était le président et Co-fondateur. Les deux défendaient activement et illégalement les intérêts marocains contre le peuple sahraoui au sein de l’UE.

    L’Union européenne vient également d’annoncer un don de 5,3 millions d’euros au PAM

    (https://fr.wfp.org/communiques-de-presse/lunion-europeenne-soutient-laide-alimentaire-du-pam-dans-les-camps-de) pour l’aide aux camps de réfugiés sahraouis. Rappelons que l’UE n’a attribué au Maroc que pour lutter contre la pandémie de COVID 19, 450 millions d’euros, soit 50 fois plus que la valeur annuelle attribuée au cours des deux dernières années à la survie de centaines de milliers de Sahraouis dans les camps de réfugiés.

    À ce montant s’ajoutent les bénéfices de plusieurs millions de dollars que les membres de l’UE tirent de l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental. Le soutien financier au Maroc dans le cadre de l’accord / partenariat de proximité au cours des deux dernières décennies a été scandaleux et sans aucun contrôle d’application, comme l’ont dénoncé plusieurs députés.

    La France est impliquée dans l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental, avec la présence de plusieurs sociétés. Parmi lesquelles, dans le domaine de l’agriculteur, l’entreprise «AZURA»,dans le secteur pétrolier «TOTAL», plusieurs sociétés dans le domaine des énergies renouvelables, dans le secteur des services on trouve les grands groupes bancaires BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, la compagnie d’assurance Axa Assurance, la compagnie aérienne Transavia et l’agence de voyages UCPA.

    Les trois banques ont des filiales – BMCI, Crédit du Maroc et Société Générale Maroc – ainsi qu’AXA Assurance avec sa filiale marocaine à 100% AXA Assurance Maroc, toutes présentes dans les territoires occupés.

    Lors d’une vidéoconférence du 25 avril dernier organisée par l’ONG suédoise Solidarity Rising, le Prof. Yahia H. Zoubir[2] a rappelé qu’en 2007, la proposition d’un plan d’autonomie par le Maroc au lieu de tenir un référendum, était une idée de l’ancien président français Giscard d’Estaing. «En fait, le Maroc n’a jamais eu l’intention d’honorer la tenue du référendum convenu entre le Front Polisario et le Maroc sous les auspices de l’ONU et de l’Union africaine car ils savent que le résultat ne leur serait pas favorable. Le Maroc n’a pas non plus expliqué en quoi consisterait le plan d’autonomie, bien qu’il ait été interrogé à plusieurs reprises lors des négociations entre les parties. Quand je parle d ‘«israélisation» du conflit, je veux dire que le Maroc, comme Israël, veut imposer une situation de facto, en utilisant l’introduction de colons, et plus de colons, la construction de bâtiments et d’infrastructures, la marginalisation de la population sahraouie, la marginalisation de la population sahraouie et les conditions qui rendent difficile une solution, afin d’amener la communauté internationale à accepter l’occupation sinon formellement, informellement. Rien de tout cela ne serait possible sans le soutien de la France.

    Si nous regardons l’Union africaine, la récente entrée du Maroc dans cette organisation et le rôle de la France sur le continent, nous continuons de voir des leçons étroites et complémentaires entre les deux pays. Le Maroc est entré dans l’Union africaine avec le soutien de la plupart des pays africains francophones, anciennes colonies françaises qui sont restées sous le joug du Franco CFA et donc dans une dépendance économico-politique quasi totale de la France. En décembre 2019, Macron a annoncé la fin du CFA et une nouvelle monnaie appelée ECO en raison de la lutte intense au sein des pays contre le contrôle français et des critiques sévères dont elle était la cible au niveau international et surtout en Italie en relation avec la crise des réfugiés.

    Le Maroc bénéficie ainsi du soutien des pays africains francophones et d’autres pays à économie détruite en échange de promesses de soutien économique, mais il est également devenu le facilitateur de la France au sein de l’UA.

    Ces manœuvres se sont manifestées au cours des deux dernières années et, récemment, avec l’ouverture de consulats illégaux, en provenance de pays africains sans citoyen, dans les territoires occupés du Sahara occidental, sont devenus encore plus évidents.Au niveau militaire, l’interaction et le soutien Maroc / France sur le continent africain sont bien connus. En fait, les politiques militaires de Macron dans cette région du globe vont de pair avec le Maroc, qui est également partenaire de l’OTAN.

    Mais pourquoi la France est-elle si attachée à la monarchie marocaine, un pays d’Afrique du Nord sans ressources naturelles pertinentes, à l’exception de celles qu’elle vole au Sahara occidental, avec des problèmes sociaux et des révoltes croissants?

    En plus de la relation historique et de la nostalgie française, et environ 45 000 français vivant au Maroc, un nombre très faible et même insignifiant par rapport aux données de 2016, (https://www.statista.com/statistics/953695/number-expats-by-geographical-area-france/#statisticContainer) , où la majorité des expatriés français vivaient dans l’Union européenne. La deuxième zone géographique la plus populaire pour les Français vivant à l’étranger était l’Amérique du Nord, avec plus de 259 000 citoyens français basés là-bas. Rien qu’au Portugal, 17 245 ressortissants français vivent actuellement selon les données du SEF. Cependant, en France, la communauté marocaine est déjà de 18,4% du nombre total d’émigrants avec 755 400 immigrants légaux, on estime que ce nombre est beaucoup plus élevé.

    Ce sont donc les facteurs économiques, mais surtout les facteurs géopolitiques qui font du Maroc le filleul de la France. Une entrée en Afrique, un continent de plus en plus lié économiquement à la Chine et où la France est dans une phase de déclin, et aussi un pont pour certains pays arabes.

    Sur le plan économique, nous pouvons mentionner le fait que la France est le plus grand investisseur direct avec 70% des investissements au Maroc et le deuxième partenaire économique du Maroc, l’Espagne étant le premier.

    On peut en conclure que l’un des principaux facteurs pour que le Maroc poursuive l’occupation du territoire sahraoui en toute impunité est le soutien de la France, qui préfère ignorer le droit international et ainsi passer outre le jeu du pouvoir politique sur la légalité. Cette contradiction entre la loi et le pouvoir politique et le soutien extérieur est un obstacle à la résolution du conflit au Sahara occidental. L’occupant est soutenu sans vergogne par les principaux acteurs politiques du monde, à savoir la France et les États-Unis, mais aussi par l’Espagne, qui a joué un rôle honteux dans ce processus. Avec la France et les États-Unis, membres permanents du CS ONU, et l’Espagne dans le groupe des «amis du Sahara occidental des Nations Unies», toute solution respectueuse du droit international semble avoir été exclue à l’avance.

    Comme le dit Zoubir, «ils présentent les victimes comme des délinquants», cependant, le peuple sahraoui n’abandonne pas sa lutte pour l’indépendance, qui se déroule actuellement au niveau diplomatique, mais le point de rupture de cette piste se rapproche chaque minute.

    L’équilibre de la «charité» est une preuve de l’hypocrisie internationale.

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    [1]1976. Au cours des mois de janvier et février, l’invasion militaire marocaine et mauritanienne a provoqué la fuite massive de la population civile sahraouie, établie dans les camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie. L’aviation marocaine a bombardé les champs sahraouis à Um-Draiga, Tifariti, Amgala, El Maltani, Guelta-Zemur avec du Napalm et du Phosphore blanc et en 1977 les avions Jaguar de l’armée française ont fait une incursion au Sahara occidental via la Mauritanie en attaquant les Sahraouis dans l’opération “Lamantin”.

    [2] Yahia H. Zoubir est professeur principal d’études internationales et directeur de la recherche en géopolitique à la KEDGE Business School, France, et actuellement chercheur invité au Brookings Doha Centre. Avant de rejoindre KEDGE en 2005, il a enseigné dans plusieurs universités aux États-Unis et a été professeur invité dans plusieurs universités en Chine, en Europe, aux États-Unis, en Inde, en Indonésie, en Corée du Sud et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    Source : Por un Sahara libre, 1 mai 2020

    Tags : Sahara Occidental, France, aide humanitaire,

  • L’Algérie envoie une aide alimentaire et médicale aux camps des réfugiés sahraouis

    Une caravane de solidarité du Croissant rouge algérien (CRA) transportant 154 tonnes de denrées alimentaires et matériels médicaux a pris le départ, jeudi du Palais des Expositions d’Alger, en direction des camps des réfugiés sahraouis à Tindouf.
    Le coup d’envoi de la caravane de solidarité qui se dirige vers l’aéroport de Boufarik à Blida en direction de Tindouf a été donné par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaouthar Kirikou, en compagnie de Mme. Saïda Benhabiles, présidente du CRA.
    Qualifiant la position « ferme et constante » du peuple algérien envers ses frères sahraouis « d’instinct solidaire et durable », la ministre a rappelé les multiples actions de solidarité menées envers le peuple sahraoui.
    Allant dans le détail, Mme. Benhabiles a précisé qu’il était question de faire parvenir dans les camps des réfugiés une caravane de « 154 tonnes de denrées alimentaires, de matériels médicaux et de produits de nettoyage, soit tout ce dont aura besoin la famille sahraouie durant cette période ».
    Cette initiative s’inscrit dans le cadre des « nombreuses actions à travers lesquelles le peuple algérien n’a eu de cesse d’exprimer sa solidarité avec le peuple sahraoui », et c’est également « un message fort traduisant notre soutien en faveur de la cause sahraouie juste et du droit à l’autodétermination », a indiqué pour sa part la ministre de la Solidarité.
    Algérie 360
  • L’Union européenne soutient l’aide alimentaire du PAM dans les camps de réfugiés en Algérie

    ALGER – Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a salué une contribution de 5,3 millions d’euros (6 millions de dollars) de l’Union européenne (UE) pour soutenir les familles de réfugiés sahraouis dans les camps en Algérie, lutter contre la faim et assurer leur sécurité alimentaire.
    « Alors que nous entrons dans une pandémie mondiale sans précédent, le PAM souhaite remercier l’UE pour son soutien continu aux familles de réfugiés sahraouis », a déclaré le représentant du PAM et directeur de pays en Algérie, Imed Khanfir. « La plupart des réfugiés sahraouis dépendent de l’aide de la communauté internationale, et les familles ont plus que jamais besoin de notre soutien. Ce don en temps opportun permet au PAM de se procurer et de prépositionner les quantités requises de nourriture variée pour répondre à la crise du COVID-19. »

    Cette dernière contribution de l’Union européenne permettra de couvrir les besoins alimentaires de base de milliers d’hommes, de femmes, de filles et de garçons dans les camps de réfugiés de Tindouf au cours des prochains mois. Le PAM fournit à chaque réfugié une ration alimentaire mensuelle comprenant des céréales (riz, orge et farine de blé), des légumes secs, de l’huile végétale, du sucre et des aliments composés enrichis.

    « L’Union européenne est aux côtés des réfugiés sahraouis qui sont en exil depuis 44 ans et ne doivent pas être oubliés. Notre soutien au PAM est vital car il fournit à de milliers de réfugiés les plus vulnérables leur apport calorique quotidien requis », a déclaré Patrick Barbier, chef des opérations européennes de protection civile et d’aide humanitaire (ECHO) à Alger. « La prévention de la dénutrition, en particulier chez les jeunes enfants et les mères, exige des efforts et un soutien continu. »

    La Commission européenne, par l’intermédiaire d’ECHO, est le plus grand bailleur de fonds du PAM en faveur des réfugiés sahraouis en Algérie. En 2020, l’aide humanitaire de l’UE a couvert plus de 30% des besoins de financement du PAM pour cette opération.

    Depuis 1975, les réfugiés sahraouis vivent dans des conditions difficiles dans le désert du Sahara, dans le sud-ouest de l’Algérie. Hébergées dans cinq camps de réfugiés près de la ville algérienne de Tindouf, les familles de réfugiés dépendent principalement de l’assistance du PAM pour leurs besoins alimentaires. Les possibilités d’emploi et de subsistance sont limitées.

    Le PAM soutient des réfugiés du Sahara occidental en Algérie depuis 1986. Les opérations du PAM en Algérie sont menées et surveillées en collaboration avec des organisations nationales et internationales pour garantir que l’aide alimentaire parvienne aux personnes auxquelles elle est destinée.

    Source : PAM, 29 avr 2020

    Tags : Sahara Occidental, PAM, réfugiés sahraouis, Tindouf, aide humanitaire, Union Européenne, UE,

  • Le Front Polisario réitère son refus de tout autre processus

    Le Front Polisario a réitéré son refus d’intégrer tout processus politique qui ne garantisse pas le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Lors de sa réunion sous la présidence du président de la République sahraoui et Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, le bureau permanent du secrétariat national du Front Polisario a renouvelé son refus de s’engager dans tout processus politique qui ne soit pas basé sur la garantie du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, a indiqué l’agence de presse sahraouie SPS.
    Le bureau permanent a, lors de sa réunion, examiné un certain nombre de points, en se concentrant sur les dossiers prioritaires, tels que l’éducation dans la période actuelle et ses difficultés résultant de l’épidémie mondiale du coronavirus, ainsi que les développements de la question sahraouie au niveau international. Le ministre des Affaires étrangères sahraoui a, lors de la réunion, fait un exposé sur l’évolution de la question sahraouie au niveau international. Dans ce contexte, après avoir évoqué la récente session du Conseil de sécurité sur le conflit au Sahara occidental, le bureau permanent a réaffirmé la position de la partie sahraouie, à travers l’examen par le Polisario de sa participation au processus de paix dirigé par les Nations- unies, et son rejet absolu de toute solution non fondée sur la garantie du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’indépendance.
    Le bureau permanent a, d’autre part, appelé à l’intervention urgente des Nations-unies afin d’accélérer la libération des prisonniers civils sahraouis dans les prisons marocaines, qui courent de nouveaux risques, du fait de la propagation de la pandémie de coronavirus dans les prisons marocaines, tenant l’État marocain pleinement responsable des conséquences graves pouvant résulter de son insistance à les maintenir en danger, a conclu l’agence sahraouie.
    APS
  • Josep Borrell interpellé par les députés européens

    L’eurodéputée, Sandra Briar, a interpellé le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires politiques et étrangères, Josep Borrell, suite à l’expulsion d’une militante portugaise de la ville sahraouie El Ayoun, par les autorités marocaines d’occupation, soutenant que le Maroc violait les accords internationaux relatifs aux droits de l’Homme et les clauses obligatoires dans ses accords avec l’UE. En réponse à une question de l’eurodéputée Sandra Briar sur l’expulsion, par le Maroc, d’observateurs internationaux du Sahara occidental occupé, le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires politiques et étrangères, Josep Borrell, a déclaré que l’UE est pleinement consciente du cas de l’expulsion d’une militante portugaise de la ville occupée d’El Ayoune, en décembre de l’année dernière, et que depuis Rabat, lui et sa délégation suivent de près cette affaire. Commentant deux points principaux de la question posée par Sandra Briar sur « la situation juridique et l’étendue de l’interaction du Maroc avec les clauses relatives aux droits de l’Homme de l’accord d’association avec l’Union européenne », M. Borrell souligne que la position de Bruxelles est « de soutenir le processus de paix des Nations-unies pour une solution pacifique pour le Sahara occidental ».
    Le Sahara occidental a été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’ONU et, par conséquent, à l’ordre du jour de la Quatrième commission et du Comité spécial de l’AG de l’ONU sur la décolonisation (C-24), depuis 1963 en tant que territoire non autonome auquel s’applique la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance des pays et des peuples coloniaux (résolution 1514 (XV) de l’Assemblée, du 14 décembre 1960), comme expressément établi dans toutes les résolutions de l’Assemblée générale. Concernant le deuxième point, Borrell a affirmé que la question des droits de l’Homme est un élément essentiel de la politique étrangère de l’Union européenne dans son dialogue avec les pays partenaires, pour mettre en œuvre une politique commerciale conforme aux principes et aux statuts extérieur à l’Union européenne. L’eurodéputée avait précédemment soulevé le problème montrant que le Maroc violait les accords internationaux relatifs aux droits de l’Homme et les clauses obligatoires dans ses accords avec l’UE, après l’arrestation d’une militante portugaise à l’aéroport de la ville occupée d’El Ayoun, où elle avait l’intention de rencontrer des militants sahraouis des droits humains.
    Le Maroc impose un blocus médiatique systématique aux territoires occupés du Sahara occidental, faisant fi des injonctions faites par le Secrétaire général des Nations unies au Maroc, dans les rapports remis au Conseil de sécurité, à autoriser les visites d’observateurs des droits de l’Homme dans les territoires occupés. À ce titre, au cours de 2019, les autorités de l’occupation marocaine ont expulsé quarante-trois (43) personnes de différentes nationalités du Sahara occidental, dont des journalistes, des avocats et des élus. Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme dans le monde, le département d’État américain a noté que l’occupant marocain a poursuivi sa répression des manifestations réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, rejetant toute prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
    APS
  • Le PAM félicite l’UE pour son aide aux réfugiés sahraouis

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies se félicite d’une contribution de 5,3 millions d’euros (6 millions de dollars) de l’Union européenne (UE) pour « soutenir les réfugiés sahraouis dans les camps en Algérie à lutter contre la faim et assurer leur sécurité alimentaire».
    Dans un communiqué, le PAM souligne qu’ «alors que nous entrons dans une pandémie mondiale sans précédent, le PAM souhaite remercier l’UE pour son soutien continu aux familles de réfugiés sahraouis», a déclaré le représentant du PAM et directeur de pays en Algérie, Imed Khanfir. « La plupart des réfugiés sahraouis dépendent de l’aide de la communauté internationale, et les familles ont plus que jamais besoin de notre soutien. Ce don en temps opportun permet au PAM de se procurer et de prépositionner les quantités requises de nourritures variées pour répondre à la crise du Covid-19».
    Cette dernière contribution de l’Union européenne permettra de couvrir les besoins alimentaires de base de milliers d’hommes, de femmes, de filles et de garçons dans les camps de réfugiés de Tindouf au cours des prochains mois. Le PAM fournit à chaque réfugié une ration alimentaire mensuelle comprenant des céréales (riz, orge et farine de blé), des légumes secs, de l’huile végétale, du sucre et des aliments composés enrichis.
    Le communiqué souligne que « l’Union européenne est aux côtés des réfugiés sahraouis qui sont en exil depuis 44 ans et ne doivent pas être oubliés. Notre soutien au PAM est vital car il fournit à de milliers de réfugiés les plus vulnérables leur apport calorifique quotidien requis», a déclaré Patrick Barbier, chef des opérations européennes de protection civile et d’aide humanitaire (ECHO) à Alger. « La prévention de la dénutrition, en particulier chez les jeunes enfants et les mères, exige des efforts et un soutien continu». La Commission européenne, par l’intermédiaire d’ECHO, est le plus grand bailleur de fonds du PAM en faveur des réfugiés sahraouis en Algérie. En 2020, l’aide humanitaire de l’UE a couvert plus de 30% des besoins de financement du PAM pour cette opération. Le Programme alimentaire mondial des Nations unies est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il sauve des vies dans les situations d’urgence, construit la prospérité et favorise un avenir durable pour les personnes qui se relèvent de conflits, de catastrophes et de l’impact du changement climatique.
    Mokhtar B.
    MESSAGE DU PRESIDENT GHALI A SON HOMOLOGUE SUD-AFRICAIN
    Notre peuple déterminé contre l’occupant marocain
    Le président sahraoui , Brahim Ghali, a réitéré, dans un message de félicitations adressé au Président Sud-africain, Cyril Ramaphosa, à l’occasion de la fête nationale marquant la fin de l’apartheid, « la détermination du peuple sahraoui à poursuivre la lutte contre l’occupation marocaine ». Le Président Ghali a félicité, dans son message, « le Président et le peuple sud-africains pour l’anniversaire de la journée historique, du 27 avril 1994. Le jour où , enfin, le peuple sud-africain a joui de la paix, de l’unité et du rétablissement de la dignité humaine grâce aux efforts incessants de ceux qui ont lutté pour la libération, de nombreux hommes et femmes qui ont pris les armes, et ont été emprisonnés et torturés pour la cause des peuples opprimés ». « Le 27 avril 1994 rappelle à toutes les forces coloniales en Afrique, que leurs jours sont comptés, que le rêve des peuples coloniaux se réalisera sans aucun doute », a-t-il ajouté. Le Président sahraoui a souligné, à cette occasion, que « le peuple sahraoui, sous la direction du Front Polisario, avec le soutien des nations éprises de liberté comme l’Afrique du Sud, poursuivra le même chemin de lutte contre l’occupation coloniale marocaine jusqu’à ce que la liberté totale pour tout le continent africain soit réalisée ». Le Jour de la Liberté, jour de fête nationale en Afrique du Sud, marque la fin officielle de l’apartheid et les premières élections multiraciales organisées dans le pays en 1994.
    Par ailleurs, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a appelé les autorités françaises à intervenir auprès du royaume marocain pour qu’il libère sans délai les prisonniers sahraouis détenus dans les prisons marocaines et mette fin à sa politique de répression contre les mouvements populaires au Maroc et au Sahara occidental occupé. « Les détenus politiques dans les prisons marocaines subissent des conditions de vie plus dangereuses encore du fait de la propagation du Covid-19″, a écrit le MRAP dans une lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères.
    Ce sont des lieux à haut risque où les détenus, souvent victimes de mauvais traitements et de tortures, sont exposés à la contamination », a alerté le Mouvement dans son texte, soulignant que « pour éviter la contagion, plus de 5600 prisonniers de droit commun ont été libérés en bénéficiant d’une grâce du chef de l’État » marocain. Le MRAP a regretté que « tous les détenus politiques et d’opinion en ont été exclus », indiquant que « les responsables du mouvement populaire du Rif (Hirak), condamnés à de lourdes peines de prison à la suite de procès inéquitables, restent détenus ». « Les prisonniers politiques sahraouis sont en grave danger en raison notamment de leur état de santé fortement dégradé suite aux tortures, mais aussi en raison des discriminations dans l’accès aux soins », a-t-il encore relevé.
    La Haute-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations unies, Michelle Bachelet, a recommandé, le 3 avril, la libération des « détenus administratifs et de ceux détenus arbitrairement pour leur travail politique et dans les droits humains ». Les associations des droits humains au Maroc et des avocats ont demandé « la libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion au Maroc ». De son côté, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a attiré l’attention du secrétaire général des Nations unies sur la gravité de la situation des prisonniers politiques sahraouis et l’a appelé à intervenir pour assurer leur santé et leur sécurité et obtenir leur libération.
    M. Bendib
    PRISONNIERS SAHRAOUIS
    L’avocate des détenus appelle le Maroc à leur libération
    L’avocate de la défense des prisonniers sahraouis du groupe « Gdeïm Izik », Olfa Ouled, a tiré la sonnette d’alarme sur l’état de santé des prisonniers sahraouis, détenus dans les prisons marocaines, notamment en cette période de pandémie de coronavirus, a rapporté l’Agence sahraouie de presse (SPS). Olfa Ouled, avocate française, représente 18 des prisonniers politiques sahraouis du Groupe Gdeïm Izik. « La pandémie actuelle fait craindre une aggravation de la situation de tous les prisonniers politiques sahraouis et, en particulier, des prisonniers que je représente. Ils ont tous des problèmes de santé en raison des tortures qu’ils ont subies et n’ont pas accès à des médecins, ce qui les expose à un risque accru par rapport au Covid-19″, a souligné Olfa Ouled, dans un entretien accordé aux médias sahraouis. Le cas du Groupe Gdeïm Izik, selon plusieurs organisations internationales, « est un exemple des multiples violations de la loi par les autorités marocaines dans les territoires occupés du Sahara occidental, où la détention arbitraire est la norme et non l’exception, lorsqu’elle est déjà appliquée à la population sahraouie et les militants des droits de l’Homme ». Un « manque flagrant d’infrastructures et de personnel médical peut en fait entraîner la propagation généralisée du Covid-19 dans les prisons marocaines. Les conditions dans les prisons marocaines où sont détenus mes clients manquent des mesures d’hygiène les plus élémentaires », a-t-elle alerté. En outre, l’avcoate a indiqué qu’elle été empêchée à plusieurs reprises de rendre visite à ses clients et, dans la situation actuelle, les familles ne peuvent pas non plus leur rendre visite. « Même avant la pandémie, les visites étaient irrégulières, brèves et parfois gênées par les administrations pénitentiaires », a-t-elle dénoncé. « Le gouvernement marocain a même cessé de recevoir des plaintes de l’étranger. Par conséquent, il est impossible de savoir clairement l’état de santé des prisonniers et, en ce qui concerne l’épidémie de Covid-19, nous sommes obligés de faire confiance aux informations officielles. L’affaire n’est pas close et j’ai continué à représenter mes clients, même si les autorités marocaines m’empêchent de les voir », a-t-elle fait savoir.Le dernier rapport de torture et de mauvais traitements a été envoyé au procureur d’Inzegane et reçu le 25 février, mais jusqu’à présent je n’ai reçu aucune réponse », a-t-elle souligné, expliquant que « le Comité contre la torture (Nations unies) surveille également les représailles contre les détenus après les communications de mes clients à ce Comité ». Pour sa part, le Département d’État américain a noté, dans son rapport annuel (2019) sur la situation des droits de l’Homme dans le monde, que selon le rapport du Secrétaire général de l’ONU d’avril 2019, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) a continué à recevoir des communications d’avocats, de membres de famille des Sahraouis arrêtés lors du démantèlement du camp de Gdeïm Izik en 2010, ajoutant que plusieurs ont été soumis à la torture, à une mise à l’isolement prolongée et à d’autres mauvais traitements. « Le rapport d’octobre du Secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental a noté que le HCDH avait reçu des informations faisant état de violations des droits de l’Homme perpétrées contre des Sahraouis, y compris des détentions arbitraires », a souligné le Département américain. En outre, le rapport du Département d’État américain a appelé à l’ouverture d’une enquête pour condamner les personnes impliquées dans des violations des droits de l’Homme dans les zones occupées du Sahara occidental, soulignant que l’absence d’enquêtes et de poursuites contre les personnes impliquées dans ces violations a contribué à l’expansion de l’impunité. Par ailleurs, dans son rapport annuel de 2019 sur les droits de l’Homme présenté au mois de janvier dernier, l’ONG américaine de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, a enregistré « la détention continue de 23 Sahraouis par le Maroc après avoir été condamnés à la suite de procès inéquitables en 2013 et 2017 sur la base d’aveux forcés, sans enquête sur leur torture physique dans les postes de police et de la gendarmerie, après les affrontements qui avaient éclaté suite au démantèlement violent et sanglant par les autorités marocaines du camp de la dignité, Gdeïm Izik, près d’El-Ayoun occupée, en 2010″.
    M. B.
    Le Courrier d’Algérie
  • Le makhzéniste Jean-Luc Mélenchon !

    Au moment où le Maroc connait des arrestations massives sous le pretexte de faire respecter l’état d’urgence, et où l’ONU a déclaré que les allégations sont plus inquiétantes dans ce pays, Jean-Luc Mélenchon fait l’éloge du Maroc et appelle à s’en inspirer.

    Le Líder máximo de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a loué le Maroc pour sa gestion de la pandémie de Covid-19 et des masques, mardi 28 avril à l’Assemblée nationale, en demandant au gouvernement français de s’en inspirer.

    Face à quelques protestations de députés de la majorité, Mélenchon répond: « Oui le Maroc, c’est très bien. C’est mon pays natal et il mérite votre admiration ».

    Ce n’est pas la première fois en effet que Jean-Luc Mélenchon cite le Maroc comme exemple sur le thème de la production et de la vente des masques. Le président de 2ème parti d’opposition en France a fait l’éloge du Maroc le 19 avril sur Twitter.

    Jean-Luc Mélenchon est-il au courant des conditions de travail au Maroc ? Est-il courant que dans ce pays la censure va bon train ? Est-il au courant que seulement un tout va très bien madame la marquise est toléré dans son pays natal ?

    Un exemple: le média marocain pro-régime Maroc Hebdo a estimé dans un article que les masques fabriqués au Maroc ne répondent pas aux normes internationales. Les normes internationales rendent obligatoire la présence d’un filtre entre les deux couches du masque en tissu. Mais les masques fabriqués au Maroc, et dont le prix a été fixé à 0,8 dirham pièce, soit 7 centimes d’euros, sont fabriqués sans filtres, selon l’article en question. Pire, c’est que les conditions d’hygiène qui accompagnent la production de ces masques dans certaines usines et leur distribution (notamment dans les épiceries et les supermarchés) sont déplorables et peuvent être un facteur de contamination à large échelle”, a alerté Maroc Hebdo.

    La conséquence: visiblement le média a été éreinté et appelé à l’ordre, l’article en question a été censuré et supprimé de son site, et a été amené à faire un mea-culpa pour éviter les foudres du makhzen et un sacré retour de bâton.

    Voici l’exemple dont Mélenchon appelle à imiter, son pays natal, une dictature qui gouverne avec la censure, le droit divin, la force brute et les procès politiques. Dommage, les Marocains ne sont pas des Venezueliens. A rappeler que Mélenchon qui bavarde sur le monde entier, il fait preuve de réserve dans ses propos une fois est intérrogé sur le Maroc. 

    Il a été Interpellé l’année dernière  par le militant rifain Mohamed Awariach sur son mutisme concernant la situation dans le Rif lors d’une conférence à la librairie Kleber à Strasbourg pour présenter son livre « Et Ainsi de suite – Un procès politique en France », Mélenchon a déclaré qu’il connaît la situation. Mais sans surprise, il s’est mordu la langue, et n’a pas condamné le régime marocain. Toutes les turpitudes patentes et largement documentées par la presse internationale et les ONG de défense des droits humains. Mélenchon préfère les ignorer purement et simplement. Rester “neutre”face aux abus est rarement un acte neutre.

    S’il est le cas, qu’il le dise. S’il fait partie de cette poignée de l’élite politico-médiatique française qui a des intérêts personnels, économiques et politiques au Maroc, ce réseau de complicités et de compagnonnages basé souvent sur la corruption et le chantage.

    Ainsi on peut ajouter le nom de Mélenchon à la liste de Valéry Giscard d’Estaing, Hubert Védrine, Jacques Chirac, Jack Lang, Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, les époux Balkany, Bernard-Henri Lévy, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, Jamel Debbouze, Najat Vallaud-Belkacem, Xavier Beulin, Aymeric Chauprade et d’autres personnalités devenues de véritables sentinelles au service du makhzen.

    A rappeler que la principale mission de cette élite française peu scrupuleuse est de soigner et embellir l’image du régime marocain et couvrir ses brimades, et ainsi affaiblir le courant démocratique au Maroc.

    F.B

    Source : Courrier du Rif, 28 avr 2020

    Tags : Maroc, Jean-Luc Mélenchon, pandémie, covid-19,

  • Maroc : Synthèses des courriers du 22 août 2014

    Tags : Maroc, ONU, DPKO, Hervé Ladsous, MINURSO, Sahara Occidental,

    Benomar Mouna

    Pièce jointe22 août 2014 19:33

    À : Mbarka Bouaida , “salahmezouar2013@gmail.com” , “mbarkabouaida@gmail.com”

    Cc : Mohammed sitri , Lotfi Bouchaara , Mohamed Methqal

    Monsieur le Ministre, Madame la Ministre Déléguée

    Je vous prie de trouver, ci-après, la synthèse du courrier de ce jour.

    Haute considération,

    Mouna Benomar

    Note DACS : compte rendu de la réunion tenue le 20 Août courant sur la situation en Libye (document joint à ce mail)

    NY : transmission de documents relatifs à la question du Sahara : a) une note adressée par le DPKO à M. WWW, relative à ses discussions avec le Coordonnateur marocain au sujet  des questions en suspens liée à la MINURSO. La note indique que « les autorités marocaines n’ont pas été averties de l’entrée initiale de deux membres du personnel de Tindouf dans le Sahara occidental, avant leur arrivée à Casablanca » et rappelle « la pratique normale » indiquée dans le paragraphe 38 du Status of Mission Agreement stipulant que « la MINURSO informe les autorités marocaines de l’entrée initiale et le départ définitif du personnel des missions de/vers le Sahara occidental à l’avance ». b) une note adressée par le DPKO à WWW, relative à sa dernière réunion avec les représentants du polisario à Rabouni. Dans cette note, le DPKO « souligne la nécessité de faire des progrès rapides sur des corrections spécifiques sous la rubrique « statut juridique et égalité de traitement » en tandem avec la poursuite du dialogue sur le sujet. »

    NY : informe de la teneur des discussions entre notre Représentant Permanent adjoint et le DPR de la Russie, M. Illichev Petr. Les points clé de la rencontre : la Russie estime que le report de la Visite de SM le Roi à Moscou serait la résultante des sanctions imposées à ce pays par l’occident, notre Représentant adjoint a rectifié en indiquant que la visite de SM le Roi en Russie s’inscrit dans le cadre du dialogue stratégique avec ce pays et que son report est  tributaire à la finalisation de certains accords bilatéraux devant être signés à cette occasion. S’agissant de la question Nationale, le DPR russe a estimé que le bilan de la politique étrangère du Président Obama est quasi nul, et que son administration souhaite marquer son mandat par la résolution de conflits mineurs à l’instar de celui du Sahara ou de Chypre, d’où les pressions sur le Maroc et la Turquie afin de tenter de réaliser des avancées sur l’un ou l’autre conflit et décrocher une note positive à mettre à l’actif du Président Obama.  La position de la Russie est immuable sur cette question traitée sous le Chapitre IV.

    NY : suite à un entretien avec le Représentant Permanent d’Espagne, ce dernier a proposé d’organiser la réunion sur l’initiative maroco-espagnole relative à la médiation en Méditerranée , au courant de la semaine du 07 octobre 2014, au siège des Nations Unis. Il a également suggéré que cette rencontre soit tenue au niveau des Vices Ministres des Affaires Etrangères. Les instructions de Madame la Ministre sont sollicitées à ce sujet.

    Genève : informe de la décision collective des groupes Arabes, OCI et NAM, de soutenir  la demande de l’Irak pour la convocation d’une session spéciale du CDH sur « les violations massives des droits de l’Homme par l’organisation terroriste de l’Etat islamique en Irak et au Levant ». Les pays arabes membres du CDH ont tous exprimé leur soutien à la demande de l’Irak, à l’exception de l’Algérie, qui était absente à cette rencontre (le Représentant permanent algérien et son second étant hors de Genève). Sondé discrètement sur l’attitude algérienne, le second de la Mission d’Irak a indiqué que son Ambassadeur n’a pas compris le comportement de l’Algérie.

    Genève : informe que le Comité contre la torture est saisi d’une requête émanant de Mme Sahar Muhamad Hussein Ahmad concernant son époux M. Sayed Omar Salem Omar, de nationalité égyptienne, membre fondateur du Parti de la Justice et de la Liberté, aile politique du mouvement des « frères musulmans ». Il est actuellement détenu à la prison de Salé suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités égyptiennes.

    Le Comité contre la torture demande à notre pays de ne pas procéder à l’extradition de M. Omar et de fournir des renseignements et observations se rapportant à la recevabilité de ce cas. Dans le cas où notre pays souhaite contester la recevabilité de la requête, il est prié de le faire, au plus tard, avant le 20 octobre 2014.

    Nouakchott : nomination inattendue de M. Yahia Ould Hamdine au poste de Premier Ministre. Il occupait auparavant la fonction de Ministre de l’équipement et de transport.

    Bamako : informe de la prochaine visite au Maroc de M. Baba Akhib Haïdara,  Médiateur de la République du Mali entre les 06 et 13 septembre  2014. Il sera accompagné par deux de ses collaborateurs. Après sa visite à Rabat, ils se rendront à Marrakech pour tenir des rencontres avec les autorités municipales concernées par les manuscrits de Ahmed Baba de Tombouctou.

    #Maroc #ONU #MINURSO #DPKO

  • Morocco's response to COVID-19

    Almost two months after the first reported case of Covid-19 on March 4, Morocco has largely succeeded in averting a serious health crisis. Of the 14,500 tests carried out as at April 21, 11,300 negative cases and 3,209 positive cases were reported, with 163 deaths and 393 patients now…

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    Tags : Morocco, covid 19, 

  • Maroc : Le Makhzen tente de serrer l’étau autour des réseaux sociaux

    Approuvé par le Conseil du gouvernement du 19 mars, un projet de loi qui n’a pas encore été rendu public et visant à réglementer l’utilisation des réseaux sociaux a suscité une énorme vague d’indignation au Maroc
    Qualifié par certains partis politiques d’opposition d’atteinte à la liberté d’expression, le texte du projet de loi 22.20 a été divulgué par Mustapha Swinga, un influenceur connu et a suscité une une grande controverse.
    Les articles divulgués prévoient des sanctions sévères allant jusqu’à 3 ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 50.000 DH (4 500 euros) contre ceux qui appellent au boycott de produits, entreprises ou services spécifiques, une allusion claire au boycott récent de trois entreprises appartenant à des cercles proches du roi.
    Ceux qui appellent les citoyens à retirer leur argent d’une certaine banque ou établissement de crédit, ainsi que ceux qui remettent en question la qualité d’un produit, n’échappent non plus aux foudres du Makhzen.
    Le projet a été largement dénoncé et a donné lieu à des “Coronavirus passera, mais la loi 22.20 ne passera pas”.
    La question que se pose l’opinion publique marocaine est : qu’est-ce qui pousse le gouvernement à s’acharner pour l’élaboration d’une loi de contrôle pareille ? Les circonstances actuelles ont-ils une main dans cette décision ? Que craint-t-il le gouvernement ?
    Dans une déclaration accordée au site Lakome, Khadija Al-Riyadi, secrétaire générale de Freedom Now, a affirmé que ce qui préoccupe l’État, c’est la capacité de l’espace numérique à se mobiliser, car la précédente campagne de boycott pour certains des produits a semé la panique parmi leurs victimes et les autorités à leur service ».
    Mme Riyadi a estimé “l’Etat qui a préparé le projet est leur Etat, mais la réponse rapide qui exprimait une colère extrême et un rejet total de ce projet catastrophique, a été impressionnante et reflète l’importance de cet espace dans la lutte pour les libertés ».
    L’ancienne présidente de l’Association marocaine des droits de l’homme, a averti que “l’État a fermé tous les espaces de débat public, et l’espace numérique a offert une marge de liberté d’expression, alors les autorités ont lancé, il y a quelques mois, une campagne flagrante contre les utilisateurs de Facebook et YouTube, et maintenant veulent couvrir donner une couverture légale à ces violations ».
    Tags : Maroc, loi 22.20, réseaux sociaux, boycott, Makhzen, liberté d’expression,