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  • Will Russia succeed in curbing French intervention in Western Sahara issue?

    An analytical paper prepared by the Studies Department at Sumoud site affirmed that the new Russian position on the Western Sahara issue represented a strong blow to France, which for decades has been controlling the course of the Western Sahara…

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    Tags : Western Sahara, Russia, Morocco, France,

  • Tunisia to reopen borders with eye on expats, tourists

    After more than three months of closure, Tunisia will open its sea, land and air borders June 27, authorities announced Monday. The government, which is bracing for at least a 7% drop in the annual GDP, hopes to rescue its tourism industry and prepare for the return home during the summer of thousands of Tunisian expatriates. As the coronavirus pandemic seems to be…

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    Tags : Tunisia, covid 19, coronavirus,

  • En France aussi, la police assassine les noirs

    En France aussi la police et ses soutiens de l’extrême droite utilisent les mêmes méthodes contre les Noirs et les Non-Blancs.

    Source : Urgence, notre police assassine
    Depuis des décennies au moins.
    Le 6 avril 1993 le jeune Makomé est exécuté dans un commissariat par un policier d’une balle dans la tête.
    Le 21 février 1995 le jeune Ibrahim Ali, 17 ans est assassiné d’une balle dans le dos par un colleur d’affiches du FN.
    C’est qu’en 1986 en arrivant aux affaires Charles Pasqua le ministre de l’intérieur de l’époque avait déclaré à ses hommes, au sujet des bavures policières : ” je vous couvrirais.”

    Source : Humanité
    Au lendemain de la mort de Malik Oussekine le 6 décembre 1986, lynché à mort dans une cage d’escalier par deux policiers de la section des voltigeurs,
    Robert Pandraud le ministre délégué à la sécurité, le second de Pasqua enfonce le clou en criminalisant la victime.
    Il insulte publiquement la mémoire de Malik Oussekine en déclarant : ” si j’avais un fils sous dialyse j’éviterais qu’il faille faire le con dans la nuit”.

    Source: France Inter
    Les policiers y ont vu un passe-droit et depuis, les violences policières contre les gens des quartiers sont devenues structurelles.
    Les morts de Zyed et Bouna le 27 octobre 2005 mettront le feu dans les cités de France pendant 3 semaines.
    Ce soulèvement avait surgi quelques mois après que Nicolas Sarkozy, le ministre de l’intérieur de l’époque, en déplacement à la Courneuve le 20 juin 2005 ait déclaré :
    ” il faut nettoyer au Karcher les 4000.”
    Le 20 octobre suivant il avait récidivé dans l’insulte public à Argenteuil en traitant les jeunes des quartiers de “racailles”.
    Depuis, les affaires de meurtres policiers se sont multipliées.
    Et la liste des victimes ne cesse de s’allonger.
    Les affaires sont sordides. Ce sont des exécutions humaines, excusées par la justice, soutenues par le pouvoir politique.
    Le 20 janvier 2020, Emmanuel Macron a refusé de reconnaître ces actes comme des violences policières.

    Source: BFMTV
    Le cycle de violences policières se poursuit donc en France.
    Mais la police a désormais face à elle des familles de victimes des associations et collectifs de militants qui
    se sont organisés pour lui réclamer des comptes.
    En France aussi, la vie des des Noirs des Arabes des Musulmans des Migrants, des Rohms, celle des Non-Blancs et des populations issues des immigrations post-coloniales compte.

    Ahmed Nougbo

    Source

    Tags : France, racisme, noirs, discrimination,

  • Le calvaire des africains au Maroc

    Les marocains n’hésitent pas à exprimer leur condamnation de la mort de George Floyd aux États-Unis, alors qu’au Maroc les africains sont victimes des pires des supplices. A titre d’exemple, Toussaint-Alex Mianzoukouta, mort le 30/7/2013 à Oujda après avoir été éjecté en pleine course d’une fourgonnette de police.

    Il avait une carte de séjour marocaine, et enseignait le français dans une école privée à Rabat. Marié et père d’un enfant, âgé de 39 ans, il s’était rendu à Tanger le 24 juillet. Il fût pris dans une rafle de police visant les subsahariens en situation irrégulière.

    Avec d’autres subsahariens, il fût embarqué dans une fourgonnette les menant vers la frontière maroco-algérienne où, selon une pratique récurrente, ils allaient lâchés en plein désert, à bonne distance de toute vie humaine, en espérant leur disparition physique.

    Les subsahariens dans la fourgonnette protestèrent contre le traitement inhumain qui les attendait. Un tumulte s’ensuivit, auquel Toussaint-Alex ne prit pas part. Un policier, assis en face de lui et furieux de la révolte des prisonniers, décida de se venger.

    Il prit Toussaint-Alex, ouvrit la porte de la fourgonnette et l’éjecta de force sur la toute alors que le véhicule roulait à pleine vitesse. Il fallut une révolte des autres prisonniers pour que les policiers acceptèrent de ramasser le corps de Toussaint-Alex.

    Il mourut dans un hôpital à Oujda après six jours d’agonie. Durant son arrestation, il avait tenter de montrer sa carte de séjour aux policiers pour prouver son statut légal sur le territoire marocain, sans le moindre succès. Mort pour rien, sinon sa peau noire.

    Ces faits n’ont pas eu à Minneapolis, ni en banlieue parisienne, mais bel et bien au Maroc, le pays qui prétend défendre les intérêts des africains alors qu’il s’est érigé en gendarme de l’Europe en áfrique profitant du silence complice des régimes de la Françafrique au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Burkina Faso…

    Tags : Maroc, Afrique, subsahariens, migrants, racisme, discrimination,

  • Maroc : Corruption et trafic de drogue gangrènent l’armée (diplomate américain)

    UN RAPPORT CONFIDENTIEL DU CONSULAT US À CASA EN FAIT ÉTAT : Corruption et trafic de drogue gangrènent l’armée marocaine

    Les estimations les plus « condescendantes » envers le royaume chérifien indiquent que la drogue produite par ce dernier et destinée au Vieux Continent génère en moyenne un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de pas moins de… 30 milliards d’euros.

    Tout porte à croire que certaines capitales occidentales en ont marre de devoir constamment fermer les yeux sur les agissements délictueux du royaume chérifien, en contrepartie de son soutien à l’entité sioniste et de son rôle de gendarme zélé, qu’aucun crime de rebute, dans la lutte méditerranéenne contre l’émigration clandestine. C’est, en tout cas, ce que relève en un rapport clair daté de 2008 du consulat américain basé dans la capitale économique du Maroc, Casablanca, et dont nous avons pu consulter une partie du contenu. Celui-ci, en effet, ne laisse pas d’incriminer directement l’ensemble des officiers supérieurs de l’armée royale marocaine. Il y est révélé, en effet, que ces derniers « ne sont occupés que par la corruption, le trafic d’influence et le trafic de drogue ».

    Le même rapport va encore plus loin en ajoutant que ce phénomène est encore plus prononcé dans les provinces du Sud, et plus précisément les territoires occupés sahraouis. Ces officiers supérieurs, menés par un général corrompu dont les activités ont fini par gangréner en profondeur tous les rangs de cette armée d’occupation, mettent à profit l’effort de guerre déployé par le roi Hassan II et plus tard par son fils Mohamed VI, pour détourner à leur profit de très gros contrats d’armements, d’équipements et de ravitaillement.

    Accablant, le rapport va encore plus loin pour relever que cette corruption et ce trafic de drogue n’épargnent même pas les responsables civils du Makhzen, et même les membres et proches de la famille royale. Un exemple parmi d’autres pour illustrer cet état de fait : le rapport parle d’un investissement immobilier fort d’une enveloppe de pas moins de 220 millions d’euros bloqués pendant des mois, avant que le promoteur en question n’accepte de se délester de 5 % de ce montant au profit de hauts responsables civils et militaires, qualifiés de proches du palais royal.

    À simple titre illustratif aussi, pour se faire une idée sur l’ampleur de ce trafic généralisé et mené à très grande échelle, contentons-nous de relever ici que des rapports européens indiquent que le trafic de la drogue marocaine à destination du Vieux continent produit annuellement un chiffre d’affaires de l’ordre de pas moins de 30 milliards d’euros.

    Kamel Zaidi

    Le Courrier d’Algérie, 1 juin 2020

    Tags : Maroc, drogue, cannabis, haschich, marijuana, trafic, stupéfiants, Wikileaks,

  • Sahara Occidental: dés truqués et cartes marquées

    Par Julio Morejon*

    La Havane, (Prensa latina) La question du Sahara Occidental a confirmé son actualité lorsque le Conseil de Sécurité a décidé, fin avril, de prolonger jusqu´en octobre le travail de la Mission de l´ONU pour le référendum dans ce territoire africain, la Minurso.


    Quarante-quatre ans se sont écoulés depuis la décolonisation frustrée de ce territoire, suivie d´une occupation illégale perpétrée par le Royaume du Maroc, soutenu par ses alliés: la France, les États-Unis et l´Espagne, l´ancienne métropole.

    Il est évident que perpétuer l´occupation de territoires de l´actuelle République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) constitue un projet néocolonial qui prétend méconnaitre la réalité historique d´un peuple, dont l´idéal d´autodétermination est soutenu par la grande majorité des États africains.

    Une partie substantielle de cette solidarité a été exprimée par la Communauté de Développement de l´Afrique Australe (SADC) lors de sa réunion de haut niveau qui s´est récemment tenue à Johannesburg, Afrique du Sud, et préalablement par les sommets de l´Union Africaine (UA) et d´autres organisations.

    Cela rend évident le fait que le thème du Sahara Occidental continue d´être dans le radar mondial, d´autant plus lorsqu´on prétend consommer une violation du droit international qui est l´exploitation des richesses d´un pays occupé, sujet que la RASD a transmis aux autorités judiciaires internationales pertinentes.

    DÉS TRUQUÉS

    Jusqu´à l´heure, les propositions de réaliser des actes de justice responsables concernant l´indépendance du Sahara Occidental ont été bombardés, tout comme les plans destinés à définir par la voie du référendum l´intérêt de la population sahraouie quant au destin de son sol illégalement occupé.

    Dans le but d´entraver le processus de libération, Madrid a, en 1975, ruiné la possibilité d´une émancipation du dénommé Sahara Espagnol lorsqu´a été pacté avec le Maroc et la Mauritanie -dans le dos de la guérilla sahraouie- le contrôle du territoire semi-désertique riche en phosphate et dont la côte est une immense source de richesses de la pêche.

    À cette époque on doutait encore de l´existence de pétrole dans ces zones et de l´énorme potentiel que signifie la présence de réserves d´eaux fossiles; ce qui renforçait la pensée géostratégique au temps d´Hassan II était le phosphate, dont le royaume a directement bénéficié de son exploitation.

    L´intérêt annexionniste est devenu plus qu´évident lors de la dénommée Marche Verte de 1976, durant laquelle des vagues de marocains accompagnées par l´Armée se sont lancées pour exécuter un acte de surréalisme politique, “coloniser” un territoire habité, auquel correspondra l´acceptation de l´Occident, tel un acte consommé et irréversible.

    Ceci est rejeté et combattu par le Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro, mouvement politico-militaire créé en 1973 qui concentre la résistance à l´usurpation alaouite. L´ONU considère cette organisation comme le représentant légitime du peuple sahraoui et le Maroc comme une puissance occupante.

    Telle est la complexe équation qui pèse depuis longtemps sur la population du Sahara Occidental, raison pour laquelle son indépendance représente un impératif rejeté par le Royaume du Maroc, qui persiste dans ses manœuvres avec l´Occident pour affaiblir la reconnaissance des droits de la RASD.

    Les années ont passé et le jeu continue d´être frauduleux, les dés continuent d´être truqués pour retarder encore plus une solution au drame sahraoui, une communauté africaine victime de la doctrine de Rabat, avec d´autres composants de la politique internationale derrière le Maroc.

    Malgré le fait que le Tribunal de Justice de l´Union Européenne ait une nouvelle fois décrété en 2018 que le Maroc est un territoire séparé du Sahara Occidental, la Commission Européenne et le Parlement Européen ont ratifié avec Rabat deux accords, en janvier et février dernier, qui incluent l´exploitation des ressources sahraouies.

    “Entre janvier et février de cette année, ont été ratifiés deux accords commerciaux entre l´Union Européenne et le Royaume du Maroc -l´un sur les produits agricoles et de pêche et le deuxième uniquement sur la pêche-, lesquels, pour leur caractère extraterritorial concernant la souveraineté du Sahara Occidental violent non seulement le droit communautaire européen mais également les lois internationales”, a précisé l´analyste Axel Plasa sur Voltairenet.org.

    CARTES MARQUÉES

    La République Arabe Sahraouie Démocratique fait face à un processus d´incidence mondiale. Elle souffre d´une menace annexionniste bi-frontale: d´une part l´intérêt alaouite, et d´autre part le refus de puissances capitalistes de respecter et mettre en œuvres les décisions décolonisatrices de l´ONU.

    Les propositions comprises dans les plans Baker (1 et 2), les négociations postérieures au cessez-le-feu signé en 1991, qui a laissé place à la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (Minurso), n´ont pas définitivement ouvert la voie à l´indépendance désirée.

    C´est ainsi que les événements de 2010 du camp de réfugiés de Gdeim Izik, puis de Smara et d´autres localités ont mis en évidence l´actualité du conflit, dont les intérêts extracontinentaux souhaitent minimiser l´importance et dont la solution serait l´indépendance de la dernière colonie africaine.

    Le conflit pour la souveraineté du Sahara Occidental est également une partie de poker -en cette époque de globalisation néolibérale et néoconservatrice- où les opposants à son émancipation jouent à table avec les cartes marquées.

    *Journaliste de la Rédaction Afrique et Moyen-Orient de Prensa Latina.

    Prensa Latina

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, décolonisation, Conseil de Sécurité,

  • L’Algérie, une menace stratégique pour le rêve d’expansion impériale du Makhzen

    Par Noureddine Khelassi*

    «Les relations avec le Maroc sont anormales (…), même si les relations entre les deux peuples sont exemplaires.» On doit cette définition en forme d’aphorisme à M. Ramtane Lamamra, alors ministre des Affaires étrangères de l’Algérie du 4e mandat de l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika. Trois épisodes récents, côté marocain, sont venus donner un peu plus de relief à cet axiome. D’abord un dérapage contrôlé du consul du Maroc à Oran qui a déclaré à des sujets de Sa Majesté chérifienne que l’Algérie indépendante est un «pays ennemi».

    Ensuite, une étude intitulée «Pour une nouvelle stratégie de défense intégrée du Maroc», œuvre d’un think tank marocain qui considère notre pays comme une menace permanente.

    Cette boîte à idées, caisse de résonance des Forces armées royales (FAR), voit elle aussi en l’Algérie un rival historique et un ennemi permanent. Et, en troisième lieu, la construction en cours d’une base militaire d’écoute juste à la frontière avec l’Algérie.

    Le think tank en question, un forum d’études considéré comme une référence établie en matière de questions militaires marocaines, préconise en effet «une nouvelle stratégie de défense intégrée» contre les menaces militaires, jugées réelles, que représentent pour le royaume alaouite l’Espagne au Nord et l’Algérie à l’Est.

    Une préconisation en forme d’aveu d’existence d’une paranoïa aiguë qui fait penser aux auteurs de l’étude que le Maroc est pris en tenailles entre deux menaces militaires puissantes et durables. Une recommandation, dont la sémantique guerrière trahit la démesure d’ambitions impériales, voire impérialistes. Qu’on en juge notamment à travers ce petit inventaire de formules éloquentes : «stratégie d’expansion des empires marocains», «prise de contrôle et d’influence dans la zone s’étendant jusqu’à la Guinée au Sud, et en se limitant au Mali à l’Est», soit une aire géographique s’étendant bien au-delà de l’ancienne Afrique soudanaise d’avant et du temps des colonisations. Ou encore le vocable «leadership» (politique, économique et militaire) utilisé trois fois dans une même page et une fois dans la courte conclusion de l’étude.

    De même que le mot «puissance», deux fois usité en introduction et en conclusion. Le terme «empire», une seule fois mais au pluriel, et, dans la même logique d’appétit stratégique, les termes «influence», «contrôle», «expansion» et «profondeur stratégique» appuient en un seul usage la démonstration de l’ambition historique, mais toujours actuelle, de l’hégémonisme de la monarchie alaouite. L’obsession durable «d’identifier ses ennemis et rivaux historiques» est donc bien appuyée dans cette étude adossée à l’examen de la balance militaire et, en filigrane, le souci d’atteindre au moins la parité stratégique avec l’Algérie. Elle est fondée également sur la notion même de dissuasion. Ses auteurs ne manquent donc pas de suggérer que les FAR doivent au moins mettre à jour leur outil de défense pour rattraper les retards technologiques et être en mesure de répondre le cas échéant aux manifestations de la supposée menace stratégique venue de l’Est. On sait que la dissuasion consiste à prévenir un acte éventuel en persuadant celui qui l’envisagerait que les coûts consécutifs en excéderaient les bénéfices escomptés.

    Il est vrai que l’adoption par le Makhzen de la théorie de la dissuasion stratégique est dans l’ordre logique des choses, l’idée que la possession de moyens militaires appropriés est de nature à dissuader un «pays ennemi» d’attaquer remontant à l’Antiquité. Mais le Maroc, qui est par essence géographique un pays essentiellement maritime — deux mers dessinent ses contours physiques et décident de son approche de la menace stratégique au Nord — et ne possède de frontières terrestres qu’avec l’Algérie voisine et, par le fait accompli de l’annexion coloniale du Sahara occidental, avec la Mauritanie, veut par conséquent renouveler la place de la dissuasion dans sa stratégie défensive-offensive.

    Les crânes d’œufs qui ont proposé dernièrement «une nouvelle stratégie de défense intégrée du Maroc» basée sur un «nouveau dispositif militaire dissuasif» remplacent l’idée de «comment éviter la guerre ?» par «comment gagner la guerre ? A l’instar de la dissuasion nucléaire qui repose sur la peur du recours par l’autre à l’arme atomique, le souci de ces stratèges est de conserver des moyens suffisants de frappe contre l’agresseur présumé après avoir subi une première attaque : c’est la fameuse «capacité de seconde frappe», élément moteur de la course aux armements à laquelle se livre éperdument un Maroc qui n’a pourtant pas les moyens financiers de ses grandes ambitions qui dépassent en fait le cercle de l’équilibre de la menace.

    Pour que cette nouvelle stratégie militaire offensive puisse avoir du sens, il faudrait que l’état-major des FAR et le cabinet du palais royal soient en mesure d’évaluer avec précision les coûts, les gains et les pertes de leurs actions. Car les décisions irrationnelles du Makhzen pourraient conduire à des décisions rationnelles de l’autre côté de la frontière Est, et donc surprendre le Maroc et déclencher un engrenage des plus dangereux. Dans un contexte de crise endémique caractérisant les relations bilatérales, le discours de ce think tank, aux accents martiaux, est de nature à altérer le jugement de ceux auxquels il est destiné en premier ressort. La possibilité d’une mauvaise interprétation des intentions de l’autre peut conduire notre voisin de l’Ouest à des décisions irrationnelles au regard du principe même sur lequel repose la dissuasion, à savoir la neutralisation réciproque. Dans l’histoire de la guerre froide, la crise de Cuba a pourtant force de bon exemple. Elle a amené à prendre des mesures autres que militaires visant à diminuer les risques propres à la dissuasion nucléaire grâce à des moyens de communiquer en temps de crise entre les deux camps ; grâce aussi à la possibilité de toujours mieux connaître les intentions réelles de l’adversaire par des moyens précis d’observation et d’espionnage.

    Enfin, grâce surtout à la maîtrise des décisions d’emploi et de préparation des armes par la centralisation et le renforcement de la sécurité de la chaîne de commandement qui est en Algérie une préoccupation permanente de l’état-major de l’ANP et de ses outils de veille et de vigilance.
    À cette époque trouble des blocs Est-Ouest, Américains et Soviétiques œuvraient en permanence à évaluer l’aspect essentiellement défensif ou agressif de la politique militaire de l’autre camp par rapport à leurs intérêts vitaux respectifs, les Américains ayant plutôt tendance à prêter à l’autre des intentions plus agressives que la réalité telle qu’elle a pu être connue plus tard grâce aux archives disponibles.

    Ce parallèle avec l’ex-Union soviétique et l’Amérique impérialiste suggère que le Maroc est dans une posture paranoïaque permanente. Délires découlant probablement du rêve grandiose du «Grand Maroc» et des «stratégies d’expansion des empires marocains», avec leurs corollaires la «puissance», le «leadership», le «contrôle», «l’influence» et la «puissance», mots-clés de la terminologie belliqueuse de l’étude objet de notre intérêt. En termes de doctrine et de moyens, le leadership de la «puissance régionale» au service d’une ambition géostratégique repose sur les outils traditionnels de la diplomatie, de l’influence économique, du lobbying, du rayonnement culturel, de la compénétration religieuse par l’emprise de l’islam maraboutique, du savoir-faire et du faire-savoir touristique.

    En d’autres mots, de l’exercice du soft-power, domaine où, il faut le reconnaître, le Makhzen a acquis une certaine maîtrise. Aux gains cumulés de la capacité d’influence et de persuasion, de l’image de marque, de l’attractivité, du lobbying et de la performance du commerce extérieur, entre autres paramètres du renforcement du positionnement sur le théâtre régional et la scène internationale, s’ajoute, bien sûr, le facteur déterminant de la force militaire en perpétuel consolidation.

    Sur ce plan, l’étude du think tank Forum FAR Maroc, qui a fait sienne la devise latine «si vis pacem para bellum» (pour avoir la paix il faut préparer la guerre), reconnaît de prime abord que la naissance de l’Algérie indépendante a constitué «la menace majeure sur l’existence du Maroc actuel».

    Elle admet ensuite que la doctrine et l’outil de guerre des FAR ont été déterminés par cette «menace majeure» présumée. Les auteurs de l’étude le reconnaissent d’ailleurs sans ambages en soulignant que «l’équipement, la formation et la disposition des unités des Forces armées royales (FAR) ont, depuis ce jour (la fin de la colonisation de l’Algérie, ndlr), été orientés dans cette perspective d’une confrontation éventuelle avec l’Algérie».

    Deux faits de guerre marquants, l’agression contre l’Algérie en 1963 et le conflit militaire au Sahara occidental annexé en 1975 sont considérés donc comme un déclic et un «tournant décisif dans la construction de la doctrine des FAR». Laquelle est notamment fondée sur «le souci de stopper l’assaut d’un ennemi en supériorité numérique et d’arrêt de colonnes blindées venant de l’Est».

    Cette doctrine, structurée par la croyance permanente en une menace stratégique émanant d’un voisin foncièrement agressif et par définition offensif et expansif, est cependant spécieuse. Fallacieuse, oui, elle l’est assurément car elle suppose, comme le prétend l’étude du think tank, que les FAR ne s’équipent qu’en «réponse aux acquisitions récentes de l’ANP algérienne» et, de ce fait, «entreprennent un programme ambitieux de modernisation des dotations toutes armes confondues».

    Et si l’Espagne et surtout l’Algérie n’existaient pas, le Maroc se serait-il abstenu de bâtir ses FAR pour être finalement le Costa-Rica du Maghreb et de l’Afrique ? On ne peut pas suggérer l’existence d’une doctrine militaire purement défensive et déterminée par l’existence supposée d’une menace offensive permanente et évoquer en même temps, comme le fait clairement ce Forum des FAR, une «stratégie d’expansion des empires marocains», et une «prise de contrôle et d’influence dans la zone s’étendant jusqu’à la Guinée au Sud, et en se limitant au Mali à l’Est».

    Ou encore parler de «leadership», de «puissance» d’«influence», de «contrôle», d’«expansion» et de «profondeur stratégique». Il y a là une contradiction et une absurdité flagrantes ! Un paradoxe et une aberration d’autant plus grands que l’Algérie, désignée comme ennemi stratégique et héréditaire, est ciblée en profondeur, à 200 km d’Alger, à travers une liste d’objectifs stratégiques devant être l’objet de frappes en profondeur, telle la base aérienne de Chlef, les installations militaires de Sidi Bel- Abbès et les installations gazières et pétrolières d’Arzew !

    Toutefois, face à l’Algérie, reconnue par le think tank comme la première force sous-marine dans le monde arabe, et à défaut de gaps technologiques à réaliser, le Maroc a d’incontestables retards à rattraper notamment dans les domaines aérien (chasseurs et bombardiers de 4e génération, hélicoptères de combat), naval (frégates évoluées, BPC, bâtiments de soutien et d’assistance), sous-marinier (sous-marins classe Kilo) et dans celui de la défense aérienne, talon d’Achille des FAR (sites stratégiques à découvert, pas d’équivalent des systèmes S300 ou même de S400 (?). Sans compter, en termes de menace aéroterrestre, l’absence reconnue de système moderne de communication sécurisée relatif au commandement et à l’échange de données entre les unités opérationnelles. Sur la balance stratégique, cette liste de handicaps militaires marocains n’est pas exhaustive.

    Le sujet n’est donc pas l’examen détaillé et expert des avantages et des désavantages, mais l’idée même que malgré les retards technologiques, quantitatifs et qualitatifs des FAR par rapport à l’évolution de l’outil de défense algérien, le système de guerre marocain est à la fois défensif et offensif. Sachant qu’il s’inscrit dans la double logique du rapport de force et du rapport de puissance, c’est-à-dire la capacité opérationnelle et le pouvoir de tirer le plus grand bénéfice de la puissance de feu possédée et de la force de dissuasion accumulée.

    Dans l’exercice du rapport de force à distance, le Makhzen a par ailleurs recours à la partie religieuse de son soft power. A savoir l’organisation de l’influence spirituelle par la mobilisation des réseaux confrériques rattachés à la grande zaouïa tidjania pourtant née en Algérie, son berceau, et sa base d’extension vers le Maroc, via deux haltes transcendantales à l’ouest et au sud-ouest du pays, Ras El Ma et surtout Boussemghoune, terre des racines familiales et spirituelles de notre président de la République Abdelmadjid Tebboune.

    Le centre intellectuel, culturel et historique de la Tidjania est certes Aïn Madhi où le ksar abrite également la zaouïa-mère de la confrérie qui conserve les tombeaux des principaux chefs de la famille Tidjania. Mais Boussemghoune, où Ahmed Tidjani vit le Prophète Sidna Mohammed en état de veille et où il résida pendant 13 ans, est le centre le plus important de la confrérie.

    Malgré l’accaparement des racines de la Tidjania par la monarchie chérifienne, la confrérie trouve son origine algérienne vers 1781-1782, sous la régence turque, lorsque le cheikh Ahmed Tidjani, enfant de Aïn Madhi, dans la région de Laghouat, lors d’une retraite métaphysique dans une oasis proche de Boussemghoune, eut, à 46 ans, une singulière expérience mystique en rencontrant le Prophète Mohammed dans une vision éveillée.
    Le Sceau des Prophètes lui promit alors d’être son intercesseur privilégié, et celui de ses fidèles, auprès de Dieu. Son ordre confrérique connaît ensuite une expansion importante sur l’Oranie, ce qui provoque l’inquiétude de la Régence d’Alger et il est contraint donc de se réfugier à Fès où il s’installe jusqu’à sa mort en 1815 sous la protection du sultan alaouite Slimane Ben Mohammed. Mais c’est à Fès que Sidi Ahmed Tidjani reçoit le statut de «Pôle caché» (al-qotb el khafi), ce qui, dans la hiérarchie mystique, en fait un intermédiaire privilégié entre le Prophète et le commun des mortels, et le place immédiatement juste en dessous des prophètes et de leurs compagnons promis au Paradis.

    Le Prophète (QSSSL) l’aurait élevé au rang spirituel du sceau de la sainteté (khātam al-awliyā), lui conférant la connaissance exclusive du nom suprême de Dieu (ism Allāh al-A’dham) et le pouvoir d’un vice-roi (khalifa) qui seul peut assurer la médiation entre Dieu Tout-Puissant et ses fragiles créatures. En outre, et c’est là le second avantage essentiel lié à sa présence sur le sol marocain où il est enterré, son enseignement a été compilé par un de ses compagnons marocains du nom de Ali Harâzem Barrâda, dans Jawâhir al Ma’ânî (Perles des Significations).

    La ville séculaire de Fès, où Ahmed Tidjani a vécu une partie de sa vie et où se trouve son mausolée, est le lieu de pèlerinage de la Tidjania le plus visité dans le monde surtout par les ressortissants des pays subsahariens et d’Afrique de l’Ouest.

    Diffusée dans un premier temps autour de Boussemghoune, une oasis du Sud-Ouest algérien, la confrérie s’est répandue au Maghreb et, de façon limitée, en Arabie saoudite. Elle a surtout traversé le Sahara pour se diffuser au Sahel, en Afrique de l’Ouest où elle est aujourd’hui la confrérie la plus répandue, tout particulièrement au Sénégal où elle jouit d’une influence inégalée. Elle s’est implantée plus tard au Tchad, au Soudan, au Nigeria, en Indonésie et au Pakistan. Elle est également présente en Libye, en Égypte, en Syrie, en France et aux États-Unis où elle influencera notamment le mouvement Nation of Islam, l’organisation politico-religieuse américaine à l’origine de la plupart des organisations musulmanes de la communauté afro-américaine. La présence du mausolée de Sidi Ahmed Tidjani à Fès, le fait que son enseignement et sa doxa soient rassemblés par un disciple et compagnon marocain et que ce soit au Maroc même qu’il ait reçu le titre suprême de «pôle caché» spirituel qui lui confère le statut quasi divin d’intercesseur privilégié entre le Prophète et les adeptes de la confrérie sont les trois éléments sur lesquels le Makhzen a installé la légitimité de la paternité de la Tidjania en tant que legs spirituel.

    L’héritage historique religieux ainsi préempté est devenu une arme efficace au service de la diplomatie, du renseignement et du commerce du Maroc en Afrique subsaharienne et de l’Ouest. Un moyen d’autant plus efficace et précieux que «l’ennemi» algérien, lui, a toujours eu toutes les peines du monde à valoriser à son propre profit un patrimoine spirituel dont les bases originelles se trouvent pourtant sur le sol algérien.

    Avec cet ennemi algérien utile et indispensable qui détermine l’équation marocaine de recherche des équilibres stratégiques dans la région et des fondements de son ambition de puissance régionale avec une grande profondeur stratégique, on est en fait dans cette «anormalité» telle que définie par l’ancien ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra.

    Au cœur de cette «anormalité», deux pommes de discorde, le Sahara occidental et la frontière terrestre hermétiquement fermée. Sur le Sahara occidental, n’en déplaise toujours au voisin marocain, la position de l’Algérie est en parfaite harmonie avec la légitimité internationale.
    En témoigne, entre autres résolutions, la décision de la Cour de justice de l’Union européenne qui rappelle que le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc, confirmant ainsi la position de l’ONU, celle de l’Union africaine et la position de principe de l’Algérie.

    À ce sujet, les autorités algériennes successives ont souvent invité le Maroc à dissocier les problèmes bilatéraux de la question du Sahara occidental qui est de la responsabilité de l’ONU.

    Le défi lancé aux autorités marocaines consiste donc à découpler la question du Sahara occidental du dossier du contentieux bilatéral comme ont pu le faire un certain temps le président Chadli Benjedid et le roi Hassan II qui ont su nouer le dialogue entre les deux pays entre 1988 et 1991.

    Restent alors les 1 559 km de frontière qui constituent la plus longue frontière terrestre fermée au monde. Il ne s’agit certes pas d’une situation de forte intensité conflictuelle, comme entre les deux Corées par exemple. Mais cette frontière a fini par être érigée en véritable barrière, tout en revêtant une dimension de plus en plus militarisée.

    Avec des enjeux politiques, économiques, territoriaux ou migratoires. Et un gigantesque paradoxe : le fait que les ressortissants des deux États peuvent circuler par d’autres moyens entre les deux pays tandis que localement, la séparation terrestre se renforce progressivement depuis la fermeture de la frontière en 1994, à l’initiative première du Maroc. Quoique bien fermée, cette ligne de démarcation n’est pas si étanche que ça ! Elle reste néanmoins ouverte aux échanges transfrontaliers irréguliers.

    La limitation de circulation et les événements politiques entre les deux pays n’ont pas abouti en effet à l’assèchement économique total des échanges de part et d’autre, favorisés, il est vrai, par une certaine forme de mobilité pendulaire. L’axe est également emprunté par des migrants issus de l’Afrique subsaharienne. Pour sa part, le Maroc pratique ce que les spécialistes appellent une «teichopolitique», c’est-à-dire une politique de cloisonnement de l’espace et d’édification de barrières diverses.
    Raisons officielles invoquées : la lutte contre l’immigration clandestine, la contrebande et la protection face au terrorisme. Arguments injustifiés, estiment les Algériens qui répondent par le creusement de tranchées à la construction de barrières murales par le Maroc.

    Les conséquences géopolitiques et économiques de la fermeture de la frontière sont assez évidentes pour être rappelées ici même. Mais alors quel avenir pour cette frontière close ? De manière générale, son ouverture est pour l’instant plus un souhait ardent marocain qu’algérien. Le gouvernement chérifien déclare vouloir ouvrir la frontière, tout en construisant des murs le long de la frontière et prétend fallacieusement se heurter au refus des autorités algériennes.

    Ces dernières sont pourtant catégoriques : elles n’ouvriront pas la frontière tant que les points en litige ne seront pas éclaircis à la faveur d’un dialogue serein et déconnecté du problème du Sahara occidental. Une évidence rappelée par Ramtane Lamamra comme on l’a déjà vu par la pertinente formule de ce dernier : «Les relations avec le Maroc sont anormales (…), même si les relations entre les deux peuples sont exemplaires.»

    N. K.

    *journaliste et conseiller du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement

    Le Soir d’Algérie, 31 mai 2020

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental,

  • Le Makhzen recrute des mercenaires français et américains pour attaquer l’Algérie

    Le lobbying marocain anti-algérien n’est pas nouveau et il semble avoir de beaux jours devant lui. Les pratiques suivies par le Makhzen en vue de s’en prendre à l’Algérie ont été largement exposées par les documents confidentiels de la diplomatie marocaine révélés par le mystérieux hacker Chris Coleman dans cette affaire connue sous le nom de « Marocleaks ».

    Grâce à ces révélations, nous avons compris enfin pourquoi la presse de l’Hexagone et des Etats-Unis se livraient constamment à des campagnes acharnées contre l’Algérie : des journalistes français sont recrutés et gracieusement payés pour mener ces campagnes.

    Ainsi, les lecteurs algériens ont découvert les activités et le financement du lobby pro-marocain aux Etats-Unis et en France, et les rapports secrets entre les services de renseignement marocains et le Mossad.

    Parmi les journalistes américains et français cités se trouvent Richard Miniter et Joseph Braude, deux blogueurs que Rabat fait passer pour des « analystes ». Leur tâche principale est de véhiculer des fausses informations sur le Front Polisario et des prétendues connexions avec le «terrorisme djihadiste soutenu par l’Algérie» en vue de duper l’opinion publique et les élites américaines.

    Dans la manipulation de ces journalistes, le rôle principal est confié à Ahmed Charaï, directeur du site L’Observateur du Maroc et d’Afrique. Pour les journalistes américains, c’était une aubaine. Pour un seul article, Richard Miniter a touche la somme de 60.000 dollars. Selon un de ses courriers adressés à Charaï, c’était un « cadeau ». A cela s’ajoute, les séjours de luxe au Maroc où, grâce aux services de la DGED ils pouvaient se livrer à toute sorte de perversion profitant de la misère du peuple marocain.

    Mais les efforts des agents marocains visaient principalement les entités juives et sionistes en quête de personnalités influentes susceptibles d’incliner la balance en faveur des thèses marocaines contre le Front Polisario et l’Algérie. Parmi elle le Comité Juif Américain (American Jewish Commitee) dont les membres ont été, à plusieurs reprises, invités à visiter le Maroc et dont le président a été honoré par le roi Mohammed VI avec une médaille du trône. Il est cité aussi John Hamre, président du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), une entité de lobbyistes pro-marocains dans laquelle est membre Henry Kissinger, architecte en chef de la livraison du Sahara Occidental au Maroc et concepteur du scénario de la Marche Verte pour sauver le trône de Hassan II.

    Des journalistes français aussi ont roulé pour le Makhzen en échange de fortes sommes d’argent et de vacances de rêve au Maroc. Parmi ceux qui ont été dévoilés par le hacker Chris Coleman se trouvent Vincent Hervouet (LCI), José Garçon (Libération), Mireille Duteil (Le Point) et Dominique Lagarde (L’Express). Dans un des emails interceptés, Ahmed Charaï se félicite d’avoir réussi à constituer un réseau de journalistes « amis ». Dans un autre, il réclame à l’un de ses correspondants plusieurs milliers d’euros pour rétribuer leurs services.

    Leur mission ? S’en prendre à l’Algérie et au Front Polisario et édulcorer l’image de la monarchie marocaine et soutenir la position du Maroc dans la question du Sahara Occidental. Leur contact au Maroc était aussi Ahmed Charaï dont les correspondances révélaient comment la DGED prenait en charge les frais de leurs déplacement au Maroc ainsi que ceux de leurs familles.



    Aveuglé par les faveurs du Makhzen, Vincent Hervouet n’a pas hésité à inviter sur les plateaux de LCI le dénommé Ferhat Mehenni, président du prétendu Gouvernement provisoire kabyle. En vantant son initiative, Hervouet a profité pour demander à Ahmed Charaï de l’argent. « Ahmed, ton “ami” Mehenni est Edifiant. Hier, j’ai passé une heure, après le journal, avec le Big Bos pour parler du sérieux de ce MAK…. Mais bon!! Est-ce tu es vraiment sûr que ça ne t’embête pas de m’avancer sur mon salaire les 38.000 euros? Dis- mois, sinon j’ai une autre solution “le Crédit LOG”, il faut absolument que je déménage la fin de la semaine prochaine », a-t-il dit.

    Tags : Algérie, Maroc, France, Chris Coleman, lobbying, presse française,

  • Les soeurs du roi du Maroc ont été éclipsées par Lalla Salma (média italien)



    Lalla Salma, histoire d’une princesse disparue

    Belle et diplômée, l’épouse du roi Mohammed VI du Maroc disparaît de la scène en 2017. On dit que c’est la faute du conflit avec les belles-sœurs, qui n’ont jamais accepté une fille parmi les membres de la cour.

    La femme d’un roi peut-elle disparaître dans les airs? Au Maroc, oui. La querelle royale de cette semaine a été préparée dans un tajine plein de jalousie, légèrement épicé de curcuma et de safran, et servi à Lalla Salma, l’ex-épouse – en fait, de Mohammed VI, le souverain qui règne sur Rabat et Marrakech, un des hommes les plus riches d’Afrique

    Cheveux roux bien ondulés, peau d’ébène, sourire détendu, haute classe: ce n’est qu’une description. Mais Salma – Lalla en marocain correspond au titre de femme noble – le 21 mars 2002, jour de son mariage avec le souverain, elle était perçue par le peuple comme une vision, un rêve devenu réalité. Parce que pour la première fois dans l’histoire de la dynastie alaouite – qui règne sur le pays depuis 1631 – la compagne d’un monarque a été présentée publiquement. La révolution a été décidée par Mohammed, qui est monté sur le trône en juillet 1999, également parce qu’une violation de la règle avait déjà affecté sa mère Latifa, épouse d’Hassan II, qui avait été photographiée par un journal français. Moralité: l’incident diplomatique entre Paris et Rabat a été touché et l’image n’a jamais été montrée à la maison. Cependant, le précédent avait invalidé une règle, sanctionnant sa fin.

    La curiosité des sujets a également été alimentée par un autre record atteint par Salma: elle a été la première épouse d’un souverain marocain à devenir – sinon reine – au moins de taille royale. Et donc son rang est vite devenu synonyme de révolution des femmes, presque un mirage dans un royaume conservateur comme celui du Maroc.

    Cette révolution a commencé par le coup de foudre, deux ans plus tôt. En 2000, le roi Mohammed avait reçu une délégation de stagiaires d’Ona, le plus important groupe d’entreprises du pays dans lequel la famille royale détenait – la société a été dissoute en 2010 – d’importantes participations. La réunion a également réuni Mlle Salma Bennani, 22 ans, fraîchement diplômée en informatique à la faculté d’ingénierie la plus prestigieuse du pays. La fille n’est pas issue d’une famille de haut rang. Restée orpheline à seulement trois ans de sa mère dévorée par un cancer, elle a déménagé à Fès avec son père, un professeur d’université et sa sœur dans un quartier populaire de la capitale.

    Salma ne savait pas que dans quelques années cette rencontre fortuite la conduirait dans l’une des dynasties royales les plus riches du monde, maintenue par le peuple avec le chiffre exorbitant de plus de 250 millions d’euros par an, dont 1,5 dépensé uniquement pour nourrir les animaux de compagnie et les chevaux. Le souverain possède douze palais à travers le monde, dont un château en France, et une collection de voitures dont les exemplaires lui sont livrés le jour même dans la ville où il se trouve, qui est souvent Londres. Le mariage n’a pas nié la taille de la famille: il a été célébré en deux tranches, entre Rabat et Marrakech, avec un échange traditionnel de dattes et de cerises entre les époux. Le mariage s’est très bien déroulé pendant plusieurs années, également béni par l’arrivée de deux héritiers. Le garçon, fondamental pour la survie de la dynastie, Moulay Hassan, est né en 2003 – donnant également à Salma le titre d’Oum sidi, “mère du prince” – tandis que la fille, Khadija, qui a les mêmes cheveux soyeux que sa mère, est arrivé quatre ans plus tard. La résidence choisie n’était pas le palais royal de Rabat, mais un complexe à l’extérieur de la capitale, où les enfants pouvaient grandir en toute discrétion, protégés par des gardes armés, oui, mais qui n’étaient habillés qu’en civil. La famille du roi s’est distinguée par ses habitudes occidentales: vacances en Grèce, où la princesse pratique le surf, et visites en Europe, notamment en Angleterre et en France, et à New York. Mais en parallèle, Salma a également fait entendre sa voix dans les forums internationaux, tels que l’ONU, à la fois pour renforcer le rôle des femmes («nous sommes l’avenir de l’Afrique», a-t-elle déclaré en 2011) et pour sensibiliser le public à l’aide et soins des patients cancéreux.

    Cependant, tout le monde n’a pas apprécié le nouvel arrivant, instruit et beau. Les trois sœurs du roi, Lalla Meryem, Lalla Asma et Lalla Hasna, en effet, ne l’ont jamais endurée. Les commérages rampants sur les relations houleuses entre belles-soeurs ont fait l’objet de nombreuses chroniques dans les journaux européens qui ont souvent provoqué la dure réaction de Rabat. En un mot, les trois nobles filles et sœurs des souverains se sont retrouvées inopinément placées à l’arrière-plan par rapport à une fille du peuple, scandaleusement montée au rang réel. Ce ne serait donc que de la jalousie féminine. Non sans lourdes conséquences. Les conflits qui ont été résumés au fil des ans par des dignitaires effrayés par les médias nord-africains ont été assez difficiles à culminer, a écrit Maghreb Online dans une fusillade au palais: exaspérée par les accusations d’une des belles-sœurs, Hasna, la femme du roi aurait même extrait un pistolet, nous sommes à la fin de 2017, d’où par erreur un coup aurait explosé qui aurait coincé dans le pied du roi Mohammed. Ce qui, précise le site, a en fait été hospitalisé à la clinique Ambroise Paré, en France, début janvier 2018. Officiellement pour des problèmes cardiaques mais peut-être aussi pour se consacrer à la rééducation, à l’abri des regards indiscrets. Le fait est que cette année-là, en ce fatidique 2017, Salma disparaît du radar. Depuis lors, aucune apparition publique aux côtés de son mari ou en milieu institutionnel. Par exemple, on s’attendait à la voir accueillir Harry et Meghan, qui ont visité son pays en février 2019, mais rien.

    Le premier à parler de divorce des dignitaires marocains est Hola, qui décrit également une villa sur l’île grecque de Kea achetée pour 3,8 millions d’euros par la princesse comme retraite après les adieux à la famille royale. Rabat n’a jamais répondu, mais la presse marocaine a rassuré l’opinion publique que, même si la princesse n’apparaît plus sur la scène, “il restera toujours très présent dans la vie de ses enfants”. Au cours de la dernière année, elle a été aperçue dans un restaurant de Marrakech avec la femelle, mais sans escorte. Un peu plus tard, marchant dans New York bien-aimée, avec les deux garçons. Le 8 mai 2020, son fils Moulay a eu 17 ans. Et lors des célébrations officielles, la mère était absente, peut-être aussi parce que, raconte Le Figaro, une véritable guerre a éclaté avec l’ex-mari pour la garde des enfants. Qui sait quel avenir attend Salma, maintenant ex Lalla, lorsque les affrontements familiaux seront terminés. Si elle se concentrera sur la question des femmes en Afrique. Ou préférera s’éclipser sous le soleil égéen.

    Source : Rolling Stone, 31 mai 2020

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma,

  • Alert to the authorities of Niger : People in distress in the desert on the Libya-Niger axis!

    Migrants currently on the Libya-Niger route have alerted the authorities of Niger that they are stranded in the desert and dying of thirst. They are calling for help from the authorities. Alarme Phone Sahara urgently asks the authorities of the Republic of Niger to take all available measures…

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    Tags : Libya, Niger, Sahara, migration,