Blog

  • Libya to retake land from Russia-backed foe before war ends

    Libyan forces will retake territory from Kremlin-backed eastern strongman Khalifa Haftar and prevent Russia from establishing a base before accepting negotiations, Interior Minister Fathi Bashagha told Bloomberg on Sunday, a day after Haftar declared a cease-fire. Upon retaking…

    Read more from the source : Bloomberg

     

     

     

     

    Tags : Libya, Russia, Haftar,

  • Italie : Ils démontaient les voitures volées pour les envoyer au Maroc en pièces détachées.

    La police de Turin, Italie, a procédé jeudi à l’arrestation de marocains, roumains et italiens qui composaient un groupe de 12 personnes dédiées au vol de voitures de haut gamme (Fiat, Audi, Mercedes, BMW et Jeep).

    Les voitures volées étaient démontées en morceaux par certains démolisseurs de voitures gravitant dans l’arrière-pays turinois qui, ensuite, les revendaient à des carrossiers maghrébins qui, via des camions spéciaux et des CONTENEURS, les envoyaient illégalement au Maroc.

    Les enquêtes ont commencé fin janvier 2019, lorsque la police italienne a trouvé un JEEP Grand Cherokee 3.0 V6 complètement démonté d’une valeur commerciale d’environ 70000 euros, neuf, encore à enregistrer, et qui avait été volé quelques jours plus tôt. Le moteur et les différentes parties de la carrosserie avaient déjà été chargés, ainsi que d’autres pièces d’une voiture AUDI A4, également volées quelques jours plus tôt à Turin, à l’intérieur d’un camion Iveco Daily appartenant au carrossier marocain HM, âgé de 36 ans. qui, cependant, s’était déclaré étranger aux faits affirmant avoir loué ce véhicule à un citoyen congolais résidant en Espagne, présentant de nombreux contrats et documents de conduite.

    La surveillance du véhicule et de son propriétaire, le maghrébin HM, a permis d’identifier ses collaborateurs, ainsi que les différents récepteurs auxquels les pièces détachées ont été vendues, rassemblant des preuves concrètes pour confirmer l’existence d’une véritable association de malfaiteurs destiné à trafiquer des véhicules.

    En particulier, au cours de l’enquête au port de Savone et au port de Gênes, un camion et un conteneur remplis de moteurs et de pièces de carrosserie concernant 32 véhicules de vol consommés dans la province de Turin ont été saisis.

    Un entrepôt situé à Cumiana (TO) et quelques caisses situées à Turin, toujours “gérées” par le chef de l’organisation H. H., ont été identifiés comme lieux de stockage des biens volés.

    L’ordonnance de mise en détention provisoire a été rendue par le juge d’instruction du tribunal de Turin, concernant 16 chefs d’accusation relatifs à la réception de 32 voitures, d’une valeur commerciale d’environ 400 000 euros.

    Avec Torino News 24

    Tags : Italie, Maroc, vol de voitures, pièces détachées, trafic de voitures,

  • Maroc : Lalla Soukaina utilise son charme pour soutirer des cadeaux de luxe

    Décidément, l’excellence des relations entre le Maroc et le Sénégal n’apporte à ce dernier que des scandales et de la mauvaise réputation.
    En 2014, un mystérieux hacker a dévoilé le passage, chaque année, du ministre sénégalais des affaires étrangères à l’époque, Mankeur Ndiaye, à l’ambassade du Maroc à Dakar pour recevoir la coquette somme de 8 millions de Francs CFA « pour couvrir les frais de pèlerinage à La Mecque pour trois personnes ».
    Selon un autre courrier confidentiel de l’ambassade marocaine au Sénégal, son prédécesseur, Cheikh Tidiane Gadio, ayant été invité à se rendre au Maroc, il suggère dans un courrier confidentiel, « si le Département opte pour une rencontre confidentielle, de se rendre au Maroc uniquement avec son assistant de sécurité ». Gadio joue les espions à la solde des autorités marocaines.
    Mais ce n’est pas tout. Moustapha Niasse, le président actuel de l’Assemblée Nationale échangeait en 2012 avec Abdelmalek Alaoui, un haut responsable de la DGED, (la Direction Générale des Études et de la Documentation est un service de renseignements et de contre-espionnage au Maroc) sur le déroulement de l’élection présidentielle de 2012 au Sénégal.
    Aujourd’hui, Papa Massata Diack se trouve dans le collimateur de la justice pour corruption au sein de l’IAAF et doit rendre compte sur ses énormes dépenses dont une montre Cartier qui a atterri dans les bras de Lalla Soukaina, nièce du souverain marocain. Protégé par le président Macky Sall qui refuse de livrer le fils de l’ancien président de l’IAAF Lamine Diack, Papa Diack coule des beaux jours au Sénégal sans être inquiété grâce, selon la presse locale, aux fortes sommes d’argent qu’il a dépensés au moment-même où se jouait la campagne pour l’élection présidentielle de 2012 au Sénégal.
    Mohammed VI et Macky Sall, deux grands amis liés par les services rendus à la France, se trouvent, ainsi, arrosés par un scandale de corruption dont le procès s’ouvre ce lundi à Paris.
    Lalla Soukaina semble aimer les cadeaux des étrangers. A Bruxelles, elle a reçu une bague de mariage de la part de Philippe Latteur, un politicien belge. Celui-ci affirme avoir écrit au roi du Maroc pour demander sa main. Latteur, 39 ans, était convaincu qu’il allait se marier avec la princesse Lalla Soukaina. Il l’avait même demandé dans une lettre au roi Mohammed VI. Il lui a offert une bague de fiançailles et une chaîne en or via l’ambassade du Maroc à Bruxelles. Les faits ont eu 2015.
    Si la nouvelle arrivait au défunt roi Hassan II, il se retournerait dans sa tombe pour maudire celle qui était la préférée de ses petites-filles. Il avait construit une mosquée pour lui donner son nom.
    Tags : Maroc, Sénégal, Papa Diack, IAAF, montre Cartier, Lalla Soukaina, 
  • Maroc : a propos de la sanglante répression du mouvement social sur le pouvoir d’achat de janvier 1984

    Je hais cette période, j’ai passé 8 h au commissariat pour interrogatoire, vu que les policiers de l’unif ont déclaré que j’étais une mouchariba, ils m’ont relâché quand ils ont appris que j’étais la fille du plus grand résistant de Tanger , on était traité comme des criminels.

    Les élèves officiers avaient mon âge, +|_ 20 ans, ils étaient affamés, 3 jours sans avoir à manger , ils se cachaient pour ne pas tirer sur les étudiants.

    La grande place de Tétouan était pleine de chars et de soldats cachés derrière des sac de sables, de notre jardin on voyait les balles passer au dessus de nos têtes pour atteindre les manifestants cachés dans la montagne, il y avait même les élèves officiers de l’école de Meknes.

    C’est très loin de la vérité, je l’ai vécu de l’intérieur à Tétouan, ils ont ramassé les cadavres comme des sacs poubelles dans des camions, ils ont tué mon camarade d’une balle dans le dos sous mes yeux, il venait juste chercher mes cours et il ne voulait pas s’arrêter.

    Latifa Allam

    Source

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, révolte du pain,

  • Egypt announces new plan to end war in Libya as Haftar offensive loses ground

    Egypt’s president Saturday announced a unilateral initiative to end the civil war in neighbouring Libya, a plan accepted by the commander of the eastern forces that have suffered heavy losses in recent weeks. President Abdel Fattah el-Sisi told a news conference in Cairo that his initiative…

    Read more from the source : France24

     

     

     

     

    Tags : Libya, Egypt,

  • Le consul du Maroc à Oran quitte l’Algérie

    Selon le site Aljazaïr1, le consul général du Maroc à Oran, Aherdane Boutaher a quitté l’Algérie définitivement suite à ses déclarations qualifiant le voisin de l’Est de « pays ennemi ».

    Acculé par les protestations des marocains voulant rentrer dans leur pays à cause de la pandémie, le diplomate marocain a commis l’irréparable en qualifiant l’Algérie de « pays ennemi ». « Comme vous le savez, nous sommes dans un pays ennemi. Je vous le dis en toute franchise », a-t-il dit en vue d’apaiser ses concitoyens. D’après la presse locale, 300 marocains ont été rapatriés jeudi dernier.

    Face à la gravité des faits attribués au consul marocain, l’Algérie a exigé son départ immédiat.

    L’histoire du consul marocain a mis en évidence les sentiments des autorités marocaines envers l’Algérie à cause de sa position immuable en défense de la légalité internationale au Sahara Occidental.

    Tags : Maroc, Algérie, consul marocain à Oran, Aherdane Boutaher,

  • Maroc : Une “Cellule Sahara” au Ministère des affaires étrangères

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Cellule Sahara, diplomatie,

    En Avril 2012, dans son rapport annuel. le Secrétaire Général de l’ONU a suggéré au Conseil de Sécurité d’élargir le mandat de la MINURSO. Cette initiative a secoué le système du Makhzen marocain au point de qualifier l’initiative de l’Oncle Sam de “timorisation programmée de la question du Sahara”.

    A Rabat, dans les bureaux du ministère marocain des affaires étrangères une “Cellule Sahara” a été créée le 5 mars 2013. Elle est composée de cadres du Ministère et dirigée par Driss Isbayene, Conseiller diplomatique au Cabinet. Elle a pour taches, entre autres:

    – La collecte, le décryptage et l’analyse des informations relatives à la question du Sahara Occidental.

    – L’élaboration de stratégies et de plans d’action à moyen et long terme sur la question ainsi que le veille régulière pour le suivi de leur mise en oeuvre

    – La préparation de supports de communication et d’études voués à l’explication et la défense de la position du Maroc sur la question sahraouie.

    Le 17 juin 2013, la cellule Sahara a présenté les projets suivants :

    1) Projet sur le processus onusien de la question du Sahara : 

    1. Le Maroc a accepté le Plan de règlement de 1991 proposé par l’ONU et a participé à sa mise en œuvre pour résoudre le différend sur le Sahara. Toutefois, sans revenir sur les péripéties de ce dossier au sein de l’OUA, laquelle a frisé pendant un certain temps l’éclatement, il faut rappeler que malgré l’acceptation de ce plan par les parties, sa faisabilité butait sur l’applicabilité des critères pour décider du nombre de sahraouis appelés à voter. En effet, il y avait les populations ayant prêté serment d’allégeance au roi du Maroc et les populations se reconnaissant dans le Polisario, avec cette différence que les premières étaient nettement majoritaires puisque le Maroc devait y inclure toute personne d’origine sahraouie qui avait fui la répression espagnole pour s’installer au nord. 

    2. C’est ce caractère complexe et délicat du processus d’identification des votants au référendum ; ainsi que les divergences fondamentales qui ont caractérisé les positions des parties sur des aspects importants du Plan, qui ont amené le Secrétaire Général des Nations Unies à conclure à l’inapplicabilité du Plan de règlement (Rapport S/2000/131 du 23/02/ 2000). 

    3. Ce constat a été confirmé par le Conseil de Sécurité dans sa Résolution 1292 du 29 février 2000, en recommandant au Secrétaire général de « prendre l’avis des parties et, compte tenu des obstacles existants, d’étudier les moyens de parvenir à un règlement rapide, durable et concerté de leur différend qui définirait leurs droits et obligations respectifs au Sahara occidental » ; 

    4.C’est en application de cette recommandation que M. James Baker, Envoyé personnel du Secrétaire général, a tenu en 2000 une série de consultations avec les parties durant lesquelles il les a invité à considérer une solution de compromis, dite « 3ème voie », en les appelant à «commencer à négocier une solution politique…» (Rapport SGNU, S/2000/683 du 13 juillet 2000). 

    4. Afin d’aider les parties dans cette exercice, Baker a présenté son projet d’Accord-cadre, (Plan Baker I) en juin 2001 qui a été éludé dans le Rapport de la Présidente de la CUA. Pourtant le Secrétaire général et son Envoyé personnel ont considéré que le dit projet « offre ce qui pourrait être la dernière chance pendant les prochaines années » et ont exhorté toutes les parties intéressées à « saisir cette chance, car elle sert les intérêts de la population du Sahara occidental, ainsi que les pays de la région ». (Rapport du SGNU S/2001/613 du 20 juin 2001 para 60). 

    5. Par sa résolution 1359 du 29 juin 2001, le Conseil de sécurité a fait sienne cette recommandation et a « encouragé les parties à examiner le projet d’Accord-cadre et à négocier toutes modifications qu’elles souhaiteraient expressément voir figurer dans cette proposition, ainsi qu’à examiner toute autre proposition de règlement politique qui pourrait être avancée par les parties, pour parvenir à un accord mutuellement acceptable ». 

    6. En réponse à cette résolution, seul le Maroc a accepté ce projet d’Accord-cadre, comme base de négociation, alors que les autres parties l’ont rejeté et ont refusé la négociation qui leur était proposée par le Secrétaire général. 

    7. Dois-je rappeler ici qu’une partie au conflit (l’Algérie) a même soumis, le 2 novembre 2001, à M. Baker, à Houston, une proposition de partition du territoire et de la population du Sahara, faisant ainsi fi du principe de l’autodétermination dont elle se prévaut ici ? 

    8. Devant le refus par les autres parties du projet de l’Accord-cadre, M. Baker a soumis son projet de « plan de paix » (Plan Baker II). Le Conseil de Sécurité a subordonné son appui à ce plan à l’accord des parties (Résolution 1495, juillet 2003). En raison de divergences fondamentales entre celles-ci au sujet de ce 2ème plan Baker, le projet a été abandonné. 

    9. Depuis, le Conseil de sécurité a définitivement clarifié la méthode préconisée par la communauté internationale pour le règlement de la question du Sahara qui ne peut être qu’une « solution politique négociée » (Résolution 1541 du 29 avril 2004). 

    10. MM. Alvaro De Soto et Peter Van Walsum, se sont succédés successivement, en 2004 puis 2005 en tant qu’Envoyés Personnels du Secrétaire général des Nations Unies, avec le mandat d’« évaluer la situation et rechercher avec les parties et les Etats voisins et d’autres protagonistes, le meilleur moyen de sortir de l’impasse politique actuelle ». (Lettre du Secrétaire Général S/2005/497). Toutefois, les deux ont été récusés successivement par l’Algérie et le Polisario, surtout quand Van Walsum a déclaré devant les membres du Conseil de sécurité que « l’indépendance du Sahara n’est pas un objectif réalisable ». 

    11. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le Maroc a présenté le 11 avril 2007, au Secrétaire Général de l’ONU, l’«Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara». Une initiative qui garantit aux populations de la région de gérer leurs affaires de manière démocratique et autonome à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire. Basé sur le compromis, ce projet d’autonomie a été mis sur la table des négociations pour qu’il fasse ensuite l’objet d’une consultation référendaire par les populations concernées. 

    12. Depuis la soumission de ce projet, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté huit résolutions successives par lesquelles il a qualifié les efforts du Maroc de sérieux et crédibles et a affirmé la prééminence de cette initiative marocaine. 

    13. C’est grâce à la dynamique créée par le projet marocain que la machine onusienne a repris la marche et que plusieurs rounds formels et informels de négociation ont eu lieu sous les auspices de M. Van Walsum à partir de juin 2007, puis de Christopher Ross, à partir de août 2009. 

    14. Le Conseil de sécurité, dans ses résolutions 1754 et 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 2044 (2012) et 2099 (2013) ainsi que l’Assemblée Générale des Nations Unies, dans ses dernières résolutions ont consolidé la négociation comme l’unique voie pour aboutir à une solution politique et mutuellement acceptable à la question du Sahara. 

    2) Projet sur le principe d’autodétermination et le projet marocain d’autonomie : 

    1. L’autodétermination ou droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, signifient dans la littérature politico-institutionnelle de l’ONU, et dans la doctrine, quatre choses : indépendance, association à un Etat indépendant et souverain, intégration à un Etat indépendant et, enfin, « acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple ». 

    2. Au lendemain de l’adoption de la résolution 1514, la résolution 1541 (15 décembre 1960), libellée : « Principes qui doivent guider les Etats Membres pour déterminer si l’obligation de communiquer des renseignements, prévue à l’alinéa e de l’Article 73 de la Charte, leur est applicable ou non », a essayé de préciser les modalités d’exercice de ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle en a donc retenu trois : 

    1) indépendance et souveraineté ; 

    2) libre association avec un Etat indépendant ; et 

    3) intégration à un Etat indépendant. 

    3. En 1970, la Résolution 2625 (24 Octobre), intitulée « Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies», tout en confirmant les trois options précitées, en a rajouté une quatrième à savoir «l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple » (paragraphe 4, Principe 5). 

    4. Dans la pratique de l’ONU concernant le principe d’autodétermination, celle-ci s’est heurtée à un autre principe beaucoup plus ancien que le premier, revêtant la même « sacralité », sinon la dépassant, à savoir le principe de l’intégrité territoriale et l’interdiction de démembrer l’Etat constitué. Toute au long de l’histoire onusienne visant à l’application de ces deux principes, on a vu l’organisation internationale être tantôt du côté des populations aspirant à l’autodétermination, et tantôt agir contre les vœux des populations en se présentant comme la défenderesse de la préservation de l’indépendance. Qu’en est-il du cas du Maroc et comment – peut être appréhendé ici ce principe d’autodétermination ? 

    5. Le Maroc a été soumis -abstraction faite du régime international de la ville de Tanger- à la colonisation française (centre du pays) et espagnole (nord et sud dont le Sahara). Son indépendance, recouvrée en 1956, n’était pas totale en ce qui concerne ses rapports avec le colonisateur espagnol. Ce n’est qu’en 1958 que la ville de Tarfaya a été rétrocédée au Maroc et il a fallu attendre 1969 pour la ville d’Ifni. La revendication de celle-ci était liée à celle du « Sahara espagnol », de 1963 jusqu’en 1966, où l’on a procédé, au niveau de l’ONU, à leur dissociation. Les retrouvailles avec les populations d’Ifni confortaient le Maroc dans une politique des étapes et le laissaient donc dans l’expectative pour retrouver les populations du Sahara dans une phase ultérieure. 

    6. Mais lorsqu’il a constaté une machination de la part de l’Espagne, entendue dans le sens d’une volonté d’envisager l’organisation d’un référendum dans ce territoire, sans consultation aucune des responsables marocains qui ne se sont jamais lassés de revendiquer la libération de cette portion de ce qu’il considéraient comme leur territoire national, le Maroc a saisi -de concert avec la Mauritanie- l’Assemblée générale pour demander un Avis consultatif à la CIJ afin de savoir si le Sahara était un territoire sans maître au moment de sa colonisation par l’Espagne, et dans la négative, quels étaient les liens de ce territoire entre, d’une part, le Maroc et, d’autre part, la Mauritanie. 

    7. Dans sa décision, la Cour a confirmé les liens d’allégeance entre « certaines tribus » et les sultans du Maroc, mais, a-t-elle estimé, cela ne pouvait être considéré comme l’exercice d’une souveraineté, et que, partant, cela ne pouvait modifier l’application de l’autodétermination. 

    8. Cette décision a été critiquée parce qu’elle a, entre autres, fait fi de la notion d’allégeance. Or, celle-ci comporte et implique, en droit musulman, une soumission consentie de la population et de l’espace qui lui sert d’assise territoriale. Elle constitue donc un pendant de la souveraineté telle qu’elle existe dans le droit international, droit qui a vu le jour et s’est développé dans une aire géographique autre que celle du monde musulman, à savoir l’Europe. 

    9. Le bien-fondé de cette décision est discutable à maints égards. Cependant, s’inclinant devant l’autorité de l’Avis de la Cour, le Maroc a accepté la mise en œuvre du principe d’autodétermination ; et ce, depuis 1981 (Sommet de l’OUA de Nairobi). 

    10. Mais, malgré plusieurs tentatives de la part de l’ONU pour essayer de dépasser cette situation de statu quo, (comme expliqué par les délégations qui m’ont précédé) la solution est restée stationnaire. 

    11. En Avril 2007, les autorités politiques du Maroc ont présenté aux instances onusiennes « l’Initiative Marocaine pour la Négociation d’un Statut d’Autonomie de la Région du Sahara » afin de mettre un terme à ce conflit qui dure depuis plus de trente ans. 

    12. Pour dépasser cette situation, tout en étant en phase avec l’application du principe d’autodétermination et avec la « légalité internationale, la charte de l’ONU et les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité » (Point 27 du Projet Marocain d’Autonomie), le Maroc a soumis à l’ONU une réelle opportunité afin de parvenir à « une solution définitive à ce différend, dans le cadre de la légalité internationale et sur la base d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte de l’ONU » (Point 33 du Projet Marocain d’Autonomie) et qu’enfin « le statut d’autonomie, résultat des négociations, sera soumis à une consultation référendaire des populations concernées, conformément au principe de l’autodétermination et des dispositions de la Charte des Nations Unies » (Point 8 du Projet Marocain d’Autonomie).

    3) Projet sur le mécanisme du référendum dans la mise en œuvre du principe de l’autodétermination 

    Par dix huit fois, le rapport intérimaire de la Présidente de la Commission de l’Union africaine de mai 2013, a mentionné le terme de « référendum », pour signifier ce mécanisme préconisé par les Nations Unies, dans le plan de règlement du différend sur le Sahara. Je voudrais alors rappeler certains faits importants de ce mécanisme dans la pratique de la mise en œuvre du principe d’autodétermination par les Nations Unies. 

    D’abord, le mécanisme du référendum n’est mentionné dans aucun texte de référence des Nations Unies relatif à l’autodétermination 

    1. La Charte des Nations Unies ne fait aucune référence au mécanisme du référendum et n’assimile en aucune manière le principe d’autodétermination à celui d’indépendance. 

    2. La question de l’autodétermination est traitée au sein de deux chapitres de la Charte des Nations Unies (les Chapitres XI et XII). L’article 73 du Chapitre XI fait état de la nécessité d’aider les populations au « développement progressif de leurs libres institutions politiques, dans la mesure appropriée aux conditions particulières de chaque territoire et de ses populations et à leurs degrés variables de développement ». 

    3. De la même manière, les résolutions de référence de l’Assemblée générale (1514 et 1541 de 1960 et 2625 de 1970) ne mentionnent pas le référendum. 

    4. Par ailleurs, l’Assemblée Générale identifie 4 solutions égales et distinctes de l’autodétermination : indépendance, association, intégration (résolution 1541) et « tout autre statut politique librement décidé » (résolution 2625), sans mention aucune du mécanisme devant mener à l’une ou l’autre des solutions préconisées. 

    II- Ensuite, le « référendum » est le mécanisme le moins utilisé pour exercer le droit à l’autodétermination

    1. Depuis la création de l’ONU en 1945, sur les 64 cas relatifs à des territoires non autonomes ou sous tutelle, elle n’a supervisé que 5 référendums dont seuls deux (02) ont débouché sur l’indépendance (Namibie en 1990 et Timor Leste en 2002) ; alors qu’un (01) a conduit à l’intégration (Irian occidentale à l’Indonésie en 1963) et deux (02) ont mené à un rejet du statut de libre association proposé entre Tokelau et la Nouvelle-Zélande (2006 et 2007). 

    2. Pour le cas du Sahara occidental, l’ONU n’a jamais organisé de référendum basé sur un processus d’identification, qui demeure un processus complexe et bien différent du simple recensement. 

    3. En ajoutant à cela, le caractère tribal et nomade des populations sahraouies qui rendent presque impossible d’associer une population nomade à un territoire limité dans l’espace, l’opération d’identification a peiné pendant dix ans jusqu’au constat onusien de l’inapplicabilité d’un quelconque référendum. 

    4. L’inapplicabilité du référendum au Sahara a été reconnue par de nombreux responsables des Nations Unies, notamment le Secrétaire Général des Nations Unies lui même dans son Rapport au Conseil de sécurité S/2000/131 du 23 février 2000, ainsi que son Envoyé personnel, M. Van Walsum. 

    5. Enfin, depuis 2004, le Conseil de Sécurité ne fait plus référence au mécanisme du référendum mais promeut, plutôt, la recherche d’une solution politique, négociée et mutuellement acceptable pour mettre fin à ce différend.

    4) Projet sur l’exploitation des ressources naturelles au Sahara 

    1- La région du Sahara bénéficie, dans une optique de solidarité nationale préconisée par le Gouvernement marocain et dans le cadre d’une approche globale d’un programme ambitieux de développement durable qui prend en considération l’intérêt et les revendications socio-économiques exprimées par les populations locales soit directement, soit à travers les instances élues et les représentants de la société civile. 

    2- L’exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara est conforme à la légalité et au droit international et correspond aux besoins et intérêts de la population. Dans son avis juridique en date du 12 février 2002, Hans Corell, le Conseiller juridique de l’ONU a conclu que tant que les ressources naturelles sont exploitées au bénéfice de la population et en consultation avec leurs représentants, le Maroc ne contrevient pas aux règles pertinentes du Droit International. Il souligne dans le même sens que les contrats de prospection signés par le Maroc aux larges des provinces du Sud sont parfaitement légaux (paragraphe 25 de l’Avis). 

    3- il faut souligner qu’aucune instance internationale reconnue n’a qualifié l’exploitation par le Maroc des ressources naturelles vivantes ou non vivantes, d’actes illégaux de pillage au détriment des habitants de la région. 

    4- Le Sahara, qui figure parmi les déserts les plus arides de la planète, possède des ressources naturelles limitées (eau, terres arables…) et une densité de population faible concentrée sur quelques villes. 

    5- Depuis la création, en 2002, de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud, le Maroc ne cesse d’accorder à cette région un intérêt majeur afin de faire des provinces du sud un pôle d’investissement et un modèle de développement régional intégré. Basée sur une approche de proximité, d’écoute et de concertation avec les différents partenaires concernés aux échelons local, régional et national, cette institution vise le renforcement des infrastructures de base, le développement des villages de pèche, l’appui aux projets sociaux et de proximité, l’éradication de l’habitat insalubre, etc. 

    6- Concrètement, l’Etat marocain a consacré un budget important qui dépasse les 7,7 milliards de dirhams pour la période de 2006 à 2009 pour les provinces du sud. Il y a lieu de signaler, dans ce sens, que cet effort de développement et de promotion des provinces du sud dépasse, de très loin, les recettes générées par l’exploitation des ressources naturelles. Grâce à ces efforts, le territoire dispose d’indicateurs sociaux parmi les meilleurs du Royaume, en témoigne l’indice régional de développement humain estimé à 0,729 contre 0,672 au niveau national, le taux d’alphabétisation de 63% contre 57% au niveau national et le taux de pauvreté de 6,5% contre 10% au niveau national. De même, les taux d’accès des populations à l’électricité (84% contre 70% au niveau national), l’eau potable (69% contre 55% au niveau national) ou l’assainissement sont parmi les plus élevés du Maroc. 

    6- En outre, la contre partie financière de l’accord de pêche Maroc/UE est à la fois dérisoire et incomparable avec les moyens financiers débloqués par le Maroc pour assurer le développement de ce secteur (ports, villages de pêche, infrastructures portuaires…) : 

    7- Concernant les phosphates, le gisement de Phos-Boucraa, ne représente qu’une partie minime et insignifiante aussi bien des ventes que des réserves de l’OCP (8% de l’exploitation nationale). Le maintien de son exploitation, s’explique avant tout par des raisons sociales dictées par la nécessité de préserver les emplois des personnes déjà engagées qui font vivre plus de 700 familles.

  • How coronavirus has worsened the plight of refugees in Tunisia

    In the coronavirus crisis, the media spotlight is currently on the industrial countries of the West. But on the fringes of the European Union (EU), North African states are fighting the pandemic and its serious consequences to the economy. Tunisia reacted surprisingly quickly and decisively to the spread of the virus: many restaurants and cafes were required to…

    Read more from the source : Heinrich-Böll-Stiftung

     

     

     

     

    Tags : Tunisia, refugees, covid 19, pandemic,

  • Why Is Turkey Involved in Libyan Conflict

    WASHINGTON – Turkey and Libya further strengthened their bilateral ties on Thursday in a meeting between Turkish President Recep Tayyip Erdogan and the Tripoli-based Prime Minister Fayez al-Sarraj. During a press conference with al-Sarraj in Ankara, Erdogan said Turkey…

    Read more from the source : EgyptNews.net

     

     

     

     

    Tags : Libya, Turkey, Erdogan, Al-Sarraj, 

  • With Haftar in retreat, France hedges its bets in Libya

    PARIS — The collapse of Libyan strongman Khalifa Haftar’s offensive against the capital Tripoli thanks to Turkish military intervention has exposed Europe’s inability to shape the conflict at its borders and left France trying to hedge its bets. On Friday, Haftar suffered his most…

    Read more from the source : Politico

     

     

     

     

    Tags : Libya, France, Khalifa Haftar,