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  • Espagne: Deux trafiquants de drogue marocains condamnés

    Espagne: Deux trafiquants de drogue marocains condamnés – Maroc, drogue, cannabis, haschich

    Le tribunal de Cadix en Espagne a condamné deux frères marocains, trafiquants de drogue, à huit ans de prison
    pour avoir entre autres enlevé et torturé pendant des mois leur partenaire d’affaire espagnol.
    Les deux frères marocains, âgés de 40 et 27 ans, sont arrivés dans la province de Cadix dans le sud-ouest de l’Espagne en 2019 et sont entrés en contact avec un Espagnol, un habitant de la région, à qui ils ont remis de l’argent pour acheter en son nom un bateau pour leur permettre “d’introduire de grandes quantités de haschisch en Espagne”, a rapporté le journal “La Voz de Cadix”.

    Cependant après leur première arrestation en octobre 2019 au large des côtes marocaines, à bord du bateau qui transportait une importante quantité de haschisch, les deux trafiquants ont accusé leur partenaire espagnol de les avoir trahis et l’ont menacé de mort ainsi que sa femme.
    Les deux frères lui ont tendu un piège et l’ont emmené de force dans un appartement à Manilva où ils l’ont menacé et violemment agressé, avant de l’obliger à leur signer un contrat de vente de sa maison.
    Les deux frères ont reconnu les faits et le tribunal de Cadix les a condamnés à une peine de huit ans et deux mois de prison pour les délits de trafic de drogue, d’extorsion continue et d’enlèvement.
    Un complice dans cette affaire a également écopé de cinq ans de prison, alors que l’Espagnol, victime des deux Marocain, accusé d’un crime de trafic de drogue, il a été condamné à un an et deux mois de prison.
    Le trafic de drogue en provenance du Maroc ne cesse de défrayer la chronique en Espagne et des saisies de quantités importantes de haschich sont souvent signalées.

    En mars dernier, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) avait indiqué que le Maroc, premier producteur mondial de haschich, restait le principal pays de provenance de la résine de cannabis qui entre dans l’Union européenne (UE).

    Et en juin 2021, l’ONU avait affirmé que la résine de cannabis faisant l’objet d’un trafic mondial provenait principalement du Maroc.

    APS

    #Espagne #Maroc #Trafic #Drogue #Cannabis #Haschich

  • Printemps Arabe: Panique à Dar El Makhzen – Maroc leaks-

    Printemps Arabe: Panique à Dar El Makhzen -Maroc leaks- – Mouvement 20 Février, Mohammed VI, RAMID, DGED, Mourad El Ghoul, Yassine, Mansouri, Global Gerson Advisors, Global Intelligence Partners, Mena Media Consulting, Karim Bouzida,

    A l’instar de la Tunisie, la Libye et l’Egypte, le vent de changement connu sous le nom de Printemps Arabe est arrivé au Maroc et il l’a fait dans des circonstances particulièrement difficiles pour les marocains. Au point que tout le Maroc, vit de l’industrie du tourisme sexuel. A Marrakech, les garçons marocains, sans être sollicités le moins du monde, en pleine rue, en plein jour, vous abordent, voire se jettent dans vos bras.

    Si Mohammed VI a bien joué la carte de la “fin des années de plomb” vécues sous la règne de son père, le sanguinaire Hassan II, en promettant d’instaurer la démocratie, balayer les inégalités, installer une vraie liberté, supprimer la corruption et la torture, il a surtout amélioré les méthodes de son père, en s’accaparant, au même temps, de la totalité des ressources du pays à travers l’holding royal ONE.

    En effet, après avoir promis monde et merveilles, liberté et démocratie sont restées comme auparavant  : inexistantes et la pauvreté n’a fait qu’augmenter sous un Maroc géré les copains d’école de Mohammed VI.

    Le seul fait qui le distingue de son père est que Mohammed VI ne raffole pas du travail ni de la gestion de son royaume. Lui, son truc est la belle vie, les voyages et la jouissance de tous les sens au point qu’on l’a nommé “Sa Majetski”.

    Son cousin, Moulay Hicham, connu pour ses positions de gauche, avait prédit une “Révolte du Cumin” au Maroc. Ces prédictions ont semé la panique au palais royal et surtout dans les couloirs de la DGED (Direction Général d’Etudes et documentations) dirigée par l’ami intime du roi, Yassine Mansouri. L’état de nervosité vécu à cette époque a été révélé par les documents confidentiels étalés sur la toile, en 2014, par le hacker qui agissant sous le pseudonyme de Chris Coleman.

    Le 20 février arriva l’inévitable. Les jeunes marocains sont sortis en masse pour revendiquer une monarchie constitutionnelle où le roi règne mais ne gouverne pas. Mourad El Ghoul et Ahmed Charaï son mobilisés. Ils engagent des bureaux de conseils en vue de suivre à la loupe toutes les publications sur le printemps marocain. Ils ne lésinent pas sur les moyens. Aux Etats-Unis, Global Gerson Advisors facture 1.304.127 dollars par an.

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    En France, la boîte Communication&Institutions touche plus de 133.000 euros par an en vue d’assurer le “monitoring” de la France, le Maroc et l’Algérie.

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    Au Maroc, l’ancienne boîte de conseil d’Abdelmalek Alaoui, Global Intelligence Partners, lance les alertes sur les publications de la presse.

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    Au niveau interne, Mohammed VI est conseillé de procéder à une initiative susceptible de contenter la population. Un mois après la première manifestation du Mouvement 20 Février, le roi du Maroc annonce le programme RAMID.

    Dans le but de récolter le maximum de profit de cette initiative, Karim Bouzida, de Mena Media Consulting, propriété de Fouad Ali El Himma, est invité à avancer des prpopositions à ce sujet. Deux notes rédigées par Bouzida ont été trouvées dans la boîte mail de Mourad El Ghoul dont voici le texte intégral:

    A.s Actions de Sa Majesté/ Ramed

    Note actualisée le 9 avril a 13h

    3 sites a Casablanca

    Idées force :

    Le Ramed, concrétisation nouvelle de l’attention particulière de Sa Majesté pour les populations les plus démunies.

    • Le Ramed entre aujourd’hui en action : suivi de Sa Majesté sur les différentes étapes de la chaine Ramed ( dispensaire, hôpital, Chu )
    • Rappel historique et mise en valeur de l’attention pérenne de Sa Majesté pour l’action sociale en faveur de la dignité de l’homme ( hier Indh, Amo, lutte contre l’habitat clandestin,…aujourd’hui Ramed سلسلة في حلقة)

    Cette dimension globale, pérenne et multiformes, devra être fortement développée par journalistes et experts ou universitaires a même d’en restituer la portée et l’envergure (depuis le début de règne de Sa Majesté, témoignages d’experts, documents d’archives, discours de Sa Majesté…)

    • L’envergure très importante du Ramed ( plus de 8, 5 millions de bénéficiaires..)
    • La dimension humaine (facteur émotionnel unique de la santé ) et la crédibilité de l’initiative engagée devront entre étayés de témoignages de bénéficiaires et de leur entourage. Notamment sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une médecine au rabais !
    • Le déploiement sur le terrain et ses contraintes , sont a isoler du souffle stratégique et de la hauteur de la vision Royale quant au Ramed

    Ainsi les intervenants dans la chaine de la mise en œuvre ( département de l’intérieur, département de la santé, agence nationale assurance maladie ) devront médiatiquement « supporter » et « endosser » la mise en œuvre dans une approche didactique ( progressivité de la mise en œuvre, non urgence quant a l’inscription pour éviter les goulots d’étranglement coexistence de 2 types de cartes, critères rationnels d’éligibilité, rigueur et transparence du mode d’attribution en commission, suivi informatique, passeport santé a valoriser, …)


    RAMED

    1-Présentation

    • Le Régime d’assistance médicale (RAMED) a été instauré par un dahir de 2002, portant code de la couverture médicale de base. Il bénéficie aux Personnes nécessiteuses qui ne sont pas éligibles au régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et ne disposant pas de ressources suffisantes pour faire face aux dépenses de santé.
    • Le Décret d’application consacré au RAMED (Livre III du code de 2002) a été adopté en septembre 2011
    • Sa Majesté Le Roi a présidé le 4 janvier 2005 la cérémonie de signature de la charte de mise en œuvre du code de couverture médicale de base.
    • Le RAMED est un Mécanisme public, géré par le pouvoir exécutif. Il est géré directement par l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM) présidé par le ministre de la santé.
    • Un Comité interministériel chargé de la généralisation de la RAMED a été crée pour veiller au processus de généralisation
    • A noter que dans son programme général, le gouvernement actuel a mi l’accent sur la généralisation progressive du RAMED comme un de ses objectifs prioritaires.

    A mettre en exergue 

    Dans une déclaration à la presse en date du 11 février 2011, avant la réunion de la commission chargée du suivi du RAMED, la ministre de la santé Mme Badou a indiqué que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné Ses Hautes Instructions pour assurer la généralisation de cette expérience à toutes les régions du Royaume fin 2011.

    

    2-Messages médiatiques pouvant accompagner l’activité Royale

    Sa Majesté a toujours fait de la Dignité de l’individuun point central de toute politique publique, Il s’agit la d’un mode de couverture médicale qui donne la Dignité a la personne démunie ( au lieu et place des certificats d’indigence …)

    • La RAMED est un mécanisme public en rapport direct avec les droits des citoyens. Dans la constitution, Sa Majesté Le Roi veille aux droits et libertés des citoyens. (Article 42)
    • Le RAMED est un outil de solidarité nationale dans l’élan du Règne de Sa Majesté. il permet de moderniser et rationnaliser les mécanismes de solidarité.
    • Il s’inscrit dans la continuité de l’Attention particulière accordée par Sa Majesté Le Roi aux questions sociales. ( Indh, Amo…)
    • La généralisation permettra d’améliorer les indicateurs sociaux au Maroc notamment en matière de développement humain.
    • Processus qui a pris le temps pour la maturation. En passant par une expérience pilote dont l’évaluation a permis de procéder à la généralisation
    • Processus participatif et consensuel bâtit sur un dialogue constant entre les pouvoirs publics et les autres acteurs (secteur privé, , associations opérant dans le domaine de la santé).
    • Mise en avant du lien avec le dispositif constitutionnel (droits sociaux, principes de solidarité d’égalité)

    A souligner particulièrement 

    La dimension stratégique à double niveau : – mise à niveau du secteur et des métiers de la santé. –facilitation d’accès aux soins au profit des plus démunis. Un système innovant propre au Maroc.

    La dimension politique : la mise en œuvre de la RAMED relève de la responsabilité du gouvernement, et le parlement a un droit de regard sur sa mise en œuvre.

    La dimension temporelle : la RAMEDa commencé depuis 2002 et Sa Majesté Le Roi y a accordé et accorde un intérêt constant.

    2-Relais

    Pour le coté social 

    • Responsables des organismes de couverture sociale et médicale : (ANAM, CNSS…)
    • Spécialistes des politiques et l’économie sociales (chercheurs du CERSS,
    • Responsables d’associations de santé (Fédération marocaine de diabète….)
    • Observateurs internationaux (représentants PNUD, UNICEF, OMS, association internationale de la sécurité sociale,
    • Responsables de l’Anam
    • Universitaires ( démographe, staticien…)
    • Cadres du Hcp, ministère de l’intérieur, de la santé et de l’agriculture

    Pour le coté opérationnel

    • Responsables des ordres professionnels des médecins, pharmaciens et cliniques
    • Départements gouvernementaux chargés du dossier
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    Des relais (ministère de la santé et de l’intérieur, société civile, professionnels de la santé et bénéficiaires) sont a mettre en exergue au niveau de la région pilote de Tadla Azilal

    3-Recommandation

    Insister sur la progressivité de l’action en cours ( délivrance des cartes, pyramide des soins…) compte tenu de la taille du territoire et de la population a couvrir.

    SOURCE : Marocleaks, 02/01/2022

    #Maroc #Marocleaks #Lobbying #PrintempsArabe #Mouvement20Février #MohammedVI #Makhzen #DGED #GIP #GGA #Communication_institutions #MenaMediaConsulting

  • Le Frankenstein du Maroc a perdu le contrôle de ses monstres

    Le Frankenstein du Maroc a perdu le contrôle de ses monstres – Azaitar, Abu Bakr, Ottman, Omar, Mohammed VI,

    La presse marocaine attaque les trois boxeurs élevés par le roi et compile leurs illégalités, ce qui est interprété comme un avertissement aux frères Azaitar
    A l’origine, les frères Azaitar étaient trois. Désormais, se sont ajoutés une dizaine de membres de sa famille, cousins, oncles, etc., installés dans des palais ou résidences royales au Maroc. A eux deux ils accaparent le roi Mohamed VI au point qu’il n’a pas passé l’été avec sa famille cette année et que ses plus proches collaborateurs ont du mal à gérer les affaires d’Etat du monarque. Quelque chose grince dans le fonctionnement du chef de l’Etat marocain. Ottman et Abubakr Azaitar sont deux sportifs dédiés à la boxe et aux arts martiaux. Son frère Omar était son représentant. Nés à Cologne (Allemagne), ils sont les enfants d’une famille d’immigrés marocains. Deux d’entre eux ont un casier judiciaire en Allemagne pour cambriolage.

    Mohamed VI les a reçus en audience, à Rabat, en avril 2018 et ce fut comme un coup de foudre pour l’amitié. Ils sont devenus des amis proches avec lesquels il a partagé des dîners du Ramadan, des vacances et des journées de navigation en Méditerranée occidentale. Avec eux, notamment avec Abubakr, il a fondé une sorte de famille alternative avec laquelle il vit. Après l’été, il s’est agrandi avec l’arrivée d’autres parents des Azaitars d’Allemagne ou du nord du Maroc, d’où ils sont originaires.

    Depuis le 1er mai, ceux qui se sentent coupés de l’environnement du roi ou qui doivent désormais passer par les Azaitars pour y accéder ont lancé une campagne contre la fratrie des boxeurs. Qui sont les perdants qui se vengent par la presse ? Probablement ceux qui avaient le plus d’influence au palais, mais dont l’ascendant est en déclin : Fouad Ali el Himma, le principal conseiller royal, et Abdelartif Hammouchi, le chef de la sécurité avec plus d’autorité que le ministre de l’intérieur.

    Ce sont d’abord les journaux numériques « Hespress », les plus lus au Maroc, et « Barlamane », lié au ministère de l’Intérieur, qui s’en sont pris aux Azaitars au printemps, racontant leurs dérives. Ses objets ont été montrés à un monarque qui les a ignorés, selon des sources familières avec la vie de palais. Son amitié avec les Azaitars est non seulement restée intacte mais s’est également étendue pour ouvrir les portes de leurs palais à d’autres membres de la famille germano-marocaine.

    Maintenant, ils sont revenus sur l’accusation contre les Azaitars, mais cette fois en recourant à un média français, « Médiapart », réputé pour ses enquêtes journalistiques. Les abonnés à « Médiapart » peuvent ouvrir un blog, mais ce qui y est publié n’est pas lié à la rédaction du journal. Sous le pseudonyme de Fabrice Sauvage, un proche des courtisans marocains en disgrâce a écrit ce mois-ci deux articles dévastateurs contre la phratrie dans lesquels il lance également un subtil barrage contre son bienfaiteur, le souverain.

    Les deux articles ont été supprimés par le journal français car ils contrevenaient à son code de déontologie, mais, encore une fois, les journaux “Hespress” et “Barlamane” les ont reproduits en arabe et en français. Pour leur donner plus de valeur aux yeux de leurs lecteurs, ils ont omis de préciser qu’ils avaient été publiés dans un blog pour abonnés et que le directeur de la publication, Edwy Plenel, a ordonné leur suppression.

    « Maroc : les frères Azaitar sont comme les créatures du Dr Frankenstein. Ils ont échappé à leur créateur », s’intitulait le dernier des articles supprimés et publié le 13 décembre. “(…) ce sont des monstres incontrôlables”, a-t-il ajouté. Son créateur, qu’il ne nomme pas, est Mohamed VI. Celui qui se cache sous le pseudo de Fabrice Sauvage soulignait déjà dans son premier article que les phratries sont des « tyrans qui ont pris le pouvoir par la force ». “Ils ont acquis une autorité illimitée et l’exercent de manière absolue”, a-t-il déploré.

    Le deuxième article est, au contraire, une compilation des affaires et des abus et illégalités allégués commis par les trois frères et illustré par une série de documents, dont certains ne sont disponibles qu’à la Direction générale de la tutelle territoriale (DGST), l’équivalent de le Commissariat général à l’information en Espagne, dirigé par Hammouchi. Il cumule ce poste avec celui de chef de la Sûreté nationale.

    Les Azaitars sont la cible d’une surveillance par la police et les services secrets inquiets de leurs outrages. El móvil de Omar Azaitar figuraba, por ejemplo, en la lista de los números infectados con el programa malicioso Pegasus, fabricado por la compañía israelí NSO, según develó en julio la investigación de “Forbidden Stories”, la asociación que reagrupa a 17 grandes medios de communication. Le téléphone du roi a également été contaminé par le même virus, selon la radio publique française et le journal allemand “Süd Deutsche Zeitung”.

    Le dernier article du blog « Médiapart » recense les entreprises que les boxeurs ont fondées depuis leur débarquement au Maroc il y a plus de trois ans. « Protokoll7 » gère des cafés et restaurants à Tanger, « Abu Azaitar International » se consacre à l’import/export et « Méditerranée Building Company » à la promotion immobilière. “S-tacos” vend de la nourriture mexicaine et propose de la livrer avec des drones, ce qui n’a été autorisé à aucune autre entreprise marocaine. A côté du port de plaisance de Salé, la ville voisine de Rabat, ils projettent un parc d’attractions pour les enfants et un club de jet-ski.

    Ce n’était pas non plus autorisé, rappelle le blogueur, les obsèques, le mois dernier, de la grand-mère de l’Azaitar au cimetière du Marshan à Tanger. Le conseil municipal a interdit les enterrements il y a des années. Encore moins la cheminée allongée qui dépasse du bâtiment qui abrite le siège de certaines de ses entreprises dans le port de plaisance de Salé avait les permis d’urbanisme requis.

    Le blogueur anonyme énumère toutes les autorités, de la mairie de Salé au wali (gouverneur), qui auraient pu intervenir pour que la cheminée ne dégrade pas le quartier ou ne gêne pas les voisins avec ses fumées, mais elles sont restées les bras croisés « dans le face aux transgressions des frères Azaitar, qui se moquent de la loi ». “(…) il y a un grand danger qu’un chef d’Etat, dont on sait qu’il se soucie du bien-être de ses sujets, soit perçu comme un leader moche parce qu’il fait passer les intérêts de ses amis avant le bien commun , conclut l’article.

    Les élites marocaines dévorent ces articles et se demandent, après lecture de chaque paragraphe, comment va se terminer le duel entre les Azaitars et ceux qui constituaient jusqu’à récemment l’environnement du roi. La compilation, illustrée de documents, des abus commis par la phratrie et l’accusation de passivité portée contre divers pouvoirs de l’État font soupçonner certains lecteurs que les courtisans mécontents ont ainsi formulé un dernier avertissement avant d’agir contre les protégés du monarque.

    Ignacio Cembrero

    Vanitatis, 18/12/2021

    #Maroc #MohammedVI #Azaitar

  • Silence radio diplomatique entre voisins

    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental – Silence radio diplomatique entre voisins

    La spirale des hostilités politiques entre le Maroc et l’Algérie s’accélère depuis des mois. Les relations entre les deux pays voisins sont désormais au plus bas depuis près de 50 ans et proches d’un affrontement militaire. Le déclencheur se trouve dans la région de conflit du Sahara occidental.

    La raison de cette escalade est la mort de trois civils algériens, dont Alger tient l’armée marocaine pour responsable. Les chauffeurs de camions se rendaient de Nouakchott, la capitale mauritanienne, à Ouargla, une ville située dans le désert de l’est de l’Algérie, avec leur convoi de marchandises. Ce faisant, ils ont traversé le territoire contrôlé par le Front de libération sahraoui Polisario sur ce que l’Algérie prétend être une route sûre et habituelle. La région est une zone de guerre depuis que le Polisario a rompu le cessez-le-feu avec le Maroc, qui occupe les deux tiers du Sahara occidental, il y a presque un an. “Plusieurs éléments montrent que l’occupant marocain a perpétré ces lâches assassinats avec des armes de haute technologie”, indique le communiqué du bureau présidentiel à Alger. Dans le même temps, des représailles ont été annoncées pour “cet acte de terrorisme d’État”. “Ces meurtres ne resteront pas impunis”, conclut la déclaration officielle. La mort des trois hommes a suscité l’horreur parmi les Algériens. Le fait que l’incident se soit produit le 1er novembre, date de la commémoration nationale du début de la guerre d’indépendance de l’Algérie contre la France, lui a conféré un caractère hautement symbolique. Les morts ont été enterrés comme des martyrs dans leurs villes d’origine. Même si le mot “guerre” n’apparaît pas dans l’annonce présidentielle, il était soudainement sur toutes les lèvres.

    Dans le même temps, des voix de modération se sont élevées. Le ministre algérien des affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a immédiatement demandé aux Nations unies de charger sa force de maintien de la paix, la Minurso, qui est stationnée au Sahara occidental, d’enquêter sur ces incidents. Jusqu’à présent, cependant, l’ONU est restée silencieuse. L’attente des résultats de l’enquête semble avoir fait retomber la pression pour l’instant. Néanmoins, une contre-attaque militaire ne peut être exclue. Les deux pays se sont massivement réarmés ces dernières années et ont également ajouté des drones à leur arsenal, que le Maroc utilise déjà pour la reconnaissance et le bombardement dans la zone de combat du Sahara occidental. De part et d’autre de la frontière entre l’Algérie et le Royaume, fermée depuis 1994, la présence des troupes a été renforcée depuis quelque temps.

    Ce ne serait pas le premier conflit armé entre les voisins nord-africains. En 1963, un an après l’émergence de l’Algérie en tant qu’État indépendant à l’issue d’une lutte de libération sacrificielle, les troupes marocaines avaient occupé une partie de son territoire. La “guerre des sables” a fait de nombreuses victimes et l’armée marocaine a été repoussée. Treize ans plus tard, les deux armées se sont à nouveau engagées dans de violents combats. Cette fois, la scène se déroule au Sahara occidental. Après l’invasion marocaine en 1975, le Polisario avait repris la lutte armée avec l’aide de l’Algérie. Le contexte de l’époque était également celui de la guerre froide entre le Maroc pro-occidental et l’Algérie soutenue par l’URSS. Les affrontements à Amgala ont fait des centaines de morts et se sont soldés par une victoire des forces sahraouies.

    Depuis lors, le conflit, toujours non résolu, empoisonne la région du Maghreb, dans laquelle les anciennes alliances semblent désormais jouer un rôle accru. Donald Trump avait reconnu l’appartenance du Sahara occidental au Maroc dans un tweet peu avant de quitter ses fonctions. En contrepartie, Rabat avait ouvert la porte aux relations avec Israël. Pour l’Algérie, qui ne quitte pas le camp des Palestiniens dans le conflit du Moyen-Orient, c’est absolument inacceptable. La méfiance liée au rapprochement militaire de son voisin occidental avec Israël s’est finalement confirmée. Dans l’affaire des écoutes du programme israélien Pegasus, le Maroc a également ciblé des personnes issues des plus hauts cercles politiques et militaires en Algérie. Le gouvernement de Rabat a jeté de l’huile sur le feu en soutenant ouvertement le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK). Bien que le mouvement ait souligné son caractère pacifique depuis sa fondation en 2010, il est persécuté en Algérie en tant qu’”organisation terroriste”.

    Le 24 août, Alger rompt définitivement ses relations diplomatiques avec Rabat. Un mois plus tard, elle a fermé son espace aérien aux avions marocains et, il y a une semaine, le robinet du gazoduc passant par le Maroc, qui fournit à l’Espagne et au Portugal une partie importante de leur gaz naturel. La Russie, quant à elle, a probablement reçu un accueil plus que favorable, car cela renforce son importance en tant que fournisseur de l’Europe. Presque au même moment, Moscou a pesé de tout son poids dans la balance diplomatique du conflit du Sahara occidental et a voté contre la dernière résolution du Conseil de sécurité. Moscou a critiqué le fait que la résolution n’énonce pas assez clairement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et ne donne pas assez de pouvoirs à la Minurso. Alger, pour sa part, a déclaré que “seuls des pourparlers directs entre les parties au conflit” pourraient conduire à une solution, laissant ouverte sa participation en tant qu’observateur. Néanmoins, il semble y avoir un certain mouvement sur la question, également dû à l’intervention algérienne.

    Depuis le 1er novembre, le nouveau représentant spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, l’Italien Staffan de Mistura, s’efforce de relancer le plan de paix de l’ONU, qui est en sommeil depuis 30 ans. C’était également le sujet de la visite du président italien Sergio Mattarella à Alger en début de semaine. Il y a deux jours, une déclaration conjointe des ministres italien et marocain des affaires étrangères, Luigi Di Maio et Nasser Bourita, qui, à la suite d’une conversation téléphonique entre les deux, a parlé pour la première fois du “Sahara occidental sahraoui”, a attiré l’attention. Quelques jours plus tôt, le roi Mohamed VI avait déclaré que le “Sahara occidental marocain” n’était “pas négociable”.

    Si la Minurso confirme la version algérienne dans le cas des trois Algériens tués et que l’Algérie s’abstient néanmoins d’une frappe militaire, cela pourrait renforcer sa position de poids lourd diplomatique et d’acteur de désescalade dans la région – également dans les crises en Libye et au Mali. Toutefois, cela n’améliorerait pas, pour l’instant, les relations avec le Maroc voisin. Selon Al-Jazeera, le ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, a déclaré mardi que son pays était déterminé à “mettre définitivement fin” au conflit du Sahara occidental – mais sans renoncer à ses “droits légitimes” sur le territoire contesté.

    ND-journalismus von links, 12/11/2021

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental

  • Débats à la 4ème Commission (3 nov 2021)

    Débats à la 4ème Commission (3 nov 2021) – Les orateurs appellent à la modernisation des approches de la Quatrième Commission concernant le Sahara occidental, les questions israélo-palestiniennes

    Débat général de clôture, les orateurs appellent à la modernisation des approches de la Quatrième Commission concernant le Sahara occidental, les questions israélo-palestiniennes

    Alors que la Quatrième Commission (politiques spéciales et décolonisation) terminait son débat général aujourd’hui, plusieurs délégués ont demandé à la Commission de réviser ses approches dépassées des questions de Palestine et du Sahara occidental, tandis que d’autres ont exprimé des appréciations diverses des travaux de l’Organisation des Nations Unies pour les secours et les travaux. Agence pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

    Le représentant d’Israël, se référant à la série de points de l’ordre du jour abordés chaque année sur les questions liées au peuple palestinien, a déclaré qu’il était temps pour le Comité de réviser ses pratiques et sa rhétorique sur le Moyen-Orient et de rejoindre l’élan positif croissant de la région. Les travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés — qui fait rapport à la Quatrième Commission chaque année — compromettent les perspectives de paix au Moyen-Orient et encouragent une propagande unilatérale, ignorant les efforts pour parvenir à la paix. Passant à l’UNRWA, il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique et a exhorté le Comité à tenir l’Agence responsable.

    Le représentant des États-Unis a également exprimé l’opposition de sa délégation à la présentation annuelle de plusieurs résolutions du Comité défavorables à Israël, soulignant qu’une telle approche unilatérale sape la confiance entre les parties et ne parvient pas à créer l’environnement positif indispensable à l’instauration de la paix au Moyen-Orient. Est. Soulignant la contribution de 318 millions de dollars des États-Unis à l’UNWRA en 2021, il s’est engagé à continuer de travailler avec l’Agence pour renforcer sa responsabilité, sa transparence et son adhésion aux principes de neutralité et d’impartialité.

    Sur un ton différent, l’observateur de la Ligue des États arabes a déclaré que les différents rapports soumis au Comité confirment la poursuite de mesures unilatérales par Israël visant à imposer une nouvelle réalité sur le terrain, en violation des résolutions du Conseil de sécurité.

    Dans le même ordre d’idées, le représentant de la Turquie a souligné l’impact désastreux des actions israéliennes sur la situation économique et humanitaire dans le territoire palestinien occupé, en particulier la bande de Gaza. Elle a rejeté les allégations portées contre le programme éducatif de l’UNWRA, le décrivant comme un « antidote à la haine et à l’intolérance dans la région » et appelant la communauté mondiale à assurer un financement prévisible et durable pour l’Agence.

    S’exprimant dans l’exercice de son droit de réponse, l’observateur de l’État de Palestine a qualifié de « honteuses » les tentatives d’Israël de diffamer l’UNWRA et a noté qu’Israël est devenu « accro à croire qu’il est au-dessus des lois ». Passant aux commentaires du représentant israélien concernant le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes, il a déclaré que les rapports de ce dernier ne sont ni biaisés ni anti-israéliens, alors que ses conclusions sont corroborées par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme.

    Parmi les autres sujets abordés lors de la réunion figurait la question de longue date du Sahara occidental. S’adressant au Comité, le représentant du Maroc a qualifié l’approche de l’organe du conflit d’« anachronique » et en contradiction avec la résolution 2602 (2021) récemment adoptée et tournée vers l’avenir. Notant que la responsabilité de l’Algérie dans le conflit est établie à tous les niveaux, il a accusé ce pays d’avoir investi 375 millions de dollars dans le Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro (Front POLISARIO).

    En réponse, le représentant de l’Algérie a déclaré que les tentatives du Maroc de présenter l’Algérie comme un protagoniste de la situation font partie d’un « récit tiré par les cheveux et creux », visant à détourner l’attention de ses propres activités de colonisation. Une simple lecture des résolutions pertinentes des Nations Unies montre que le Front POLISARIO est un représentant démocratiquement élu du peuple sahraoui, a-t-elle ajouté.

    Sont également intervenus aujourd’hui les représentants du Mozambique, de la Grenade, du Gabon, du Panama, de l’Érythrée, de la Chine, de la Dominique, des Comores, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la République démocratique populaire lao, de l’Azerbaïdjan, du Guyana et de Madagascar.

    Un observateur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) y a également participé.

    Des représentants du Royaume-Uni, de l’Iran, du Japon, de l’Arménie, de l’Argentine, du Liban, d’Israël, des Émirats arabes unis, de l’Azerbaïdjan et du Maroc ont également exercé leur droit de réponse.

    La Quatrième Commission se réunira à nouveau le mardi 9 novembre à 15 heures pour se prononcer sur les projets de résolution.

    Déclarations

    INÁCIO VIRGÍLIO CHICO DOMINGOS ( Mozambique ) a regretté que le Sahara occidental reste le seul territoire d’Afrique qui continue de lutter pour son indépendance et son autodétermination, nonobstant l’esprit de la résolution 1541 (2004). Dans ce contexte, il a appelé à l’application inconditionnelle de toutes les résolutions et décisions pertinentes des Nations Unies et de l’Union africaine sur le territoire. Exhortant la communauté internationale à mettre un terme à la détérioration des droits de l’homme du peuple palestinien, il a appelé Israël et la Palestine à appliquer les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale afin d’instaurer la paix et la stabilité dans l’ensemble de la région conformément à un solution à deux États.

    M. HORSANDI ( Israël) a déclaré qu’il était temps pour le Comité de réviser ses pratiques et sa rhétorique sur le Moyen-Orient et de rejoindre l’élan positif croissant de la région. Saluant la présence de missions de maintien de la paix au Moyen-Orient, il a souligné que le Hezbollah a intensifié ses activités dans les zones d’opération de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et continue d’utiliser des civils comme boucliers humains. En renforçant sa présence militaire au Liban, il empêche la FINUL de remplir son mandat, a-t-il averti, ajoutant que le groupe bénéficie d’un soutien financier et militaire de l’Iran. Il a poursuivi en soulignant que le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés nuit aux perspectives de paix au Moyen-Orient en minant la confiance de toutes les parties. En effet, cet organe a été détourné pour promouvoir une propagande unilatérale et abuse d’importantes ressources des Nations Unies, omettant de mentionner dans ses rapports les attaques du Hamas lancées à partir de zones peuplées. Son récit ignore également les efforts israéliens pour parvenir à la paix, a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël votera contre le paquet de résolutions palestinien. Se tournant vers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique. En ne tenant pas l’UNRWA pour responsable, la Quatrième Commission ne parvient pas à promouvoir les principes fondamentaux des Nations Unies. Son récit ignore également les efforts israéliens pour parvenir à la paix, a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël votera contre le paquet de résolutions palestinien. Se tournant vers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique. En ne tenant pas l’UNRWA pour responsable, la Quatrième Commission ne parvient pas à promouvoir les principes fondamentaux des Nations Unies. Son récit ignore également les efforts israéliens pour parvenir à la paix, a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël votera contre le paquet de résolutions palestinien. Se tournant vers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique. En ne tenant pas l’UNRWA pour responsable, la Quatrième Commission ne parvient pas à promouvoir les principes fondamentaux des Nations Unies.

    KEISHA ANIYA MCGUIRE ( Grenade), s’associant à la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a observé que la plupart des territoires non autonomes restants sont de petites îles dans les régions des Caraïbes et du Pacifique. L’une des nombreuses caractéristiques que les petits territoires insulaires non autonomes partagent avec d’autres petits États insulaires en développement est leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, et en particulier aux effets des ouragans et des cyclones de plus en plus violents dus au changement climatique. En outre, de nombreux territoires dépendent fortement du tourisme, qui constitue le principal contributeur à leur produit intérieur brut (PIB). COVID-19 menace également leur survie économique et entrave tout effort visant à atteindre les objectifs de développement durable. S’agissant du Sahara occidental, elle a salué les efforts du Secrétaire général et de son ancien Envoyé personnel, Horst Kohler,

    MICHEL XAVIER BIANG ( Gabon), s’associant aux pays en développement du « Groupe des 77 », à la Chine et au Mouvement des pays non alignés, a déclaré que les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales et les missions de consolidation de la paix sont essentielles. Malgré les défis posés par la pandémie de COVID-19, les opérations de maintien de la paix ont continué à respecter leurs engagements sur le terrain. Il est crucial d’inclure ces missions dans une stratégie globale plus large fondée sur la prévention et qui s’attaque aux causes profondes des conflits. Le Gabon est attaché au processus de décolonisation, a-t-il déclaré, notant que la troisième Décennie internationale pour l’éradication du colonialisme a pris fin en 2020 et dans le contexte des efforts en cours sur ce front. Sur la question du Sahara occidental, son gouvernement soutient le processus politique en cours, qui permettra de trouver une solution réaliste.

    JEFFREY DELAURENTIS ( États-Unis), notant que son gouvernement a accordé la priorité à son engagement à lutter contre le COVID-19, a détaillé son financement important à ses territoires d’outre-mer – les îles Vierges américaines, Guam et les Samoa américaines. Ce soutien comprenait des équipements médicaux de sauvetage, des équipements de protection, la sécurité alimentaire et la protection des chèques de paie, entre autres. En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, il a déclaré que son pays continuait de s’opposer à la soumission annuelle de plusieurs résolutions du Comité biaisées contre Israël. Cette approche unilatérale sape la confiance entre les parties et ne parvient pas à créer l’environnement positif indispensable à l’instauration de la paix. Soulignant la contribution de 318 millions de dollars des États-Unis à l’UNWRA en 2021, il a noté que l’Agence fait toujours face à un énorme déficit budgétaire et a besoin d’une assistance financière et matérielle supplémentaire. Réitérant le point de vue de son pays selon lequel l’UNWRA a besoin de réformes, il s’est engagé à continuer de travailler avec l’Agence pour renforcer sa responsabilité, sa transparence et son adhésion aux principes de neutralité et d’impartialité. Sur la question de l’espace extra-atmosphérique, il s’est félicité des travaux du Comité de l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique, notant que son pays a coparrainé l’adoption récente du Programme Espace 2030.

    ZORAYA DEL CARMEN CANO FRANCO ( Panama ), s’associant à la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) et au Sistema de la Integración Centroamericana, a déclaré que la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux doit être strictement respectée car elle est le résultat d’une volonté politique commune. Exprimant son soutien à la revendication légitime de l’Argentine concernant sa souveraineté sur les îles Malvinas * , les îles de Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes, elle a appelé à la reprise du dialogue entre le Royaume-Uni et l’Argentine et a exhorté toutes les parties à s’abstenir de des décisions qui conduisent à des changements unilatéraux alors que les îles subissent le processus recommandé dans les résolutions des Nations Unies.

    Mme HAILE ( Érythrée ), s’associant au Mouvement des pays non alignés, déclare que si les missions de maintien de la paix peuvent être des outils précieux lorsqu’elles sont correctement mandatées et financées, elles ne remplacent pas les solutions politiques. Malheureusement, les mandats de maintien de la paix du Conseil de sécurité ne s’accompagnent souvent pas d’un engagement véritable et sérieux pour trouver une solution politique à un conflit. En effet, de nombreuses opérations de maintien de la paix sont déployées depuis des décennies, privant de maigres ressources d’autres besoins cruciaux de développement international et érodant la confiance dans l’efficacité du maintien de la paix. Chaque conflit a des causes sous-jacentes différentes et des conditions locales qui l’alimentent, a-t-elle observé, ajoutant que les mandats du Conseil de sécurité doivent donc être formulés conformément aux exigences locales.

    GENG SHUANG ( Chine), s’exprimant sur la question de la décolonisation, a déclaré que l’héritage du colonialisme entrave le développement dans les derniers territoires non autonomes du monde. Dans ce contexte, il a appelé les puissances administrantes à prendre des mesures efficaces pour promouvoir le développement, protéger l’environnement et sauvegarder les droits de l’homme, ainsi que pour compenser les conséquences négatives du colonialisme. Sur la question de Palestine, il a exprimé son soutien à une solution à deux États, appelant Israël à faciliter l’entrée des fournitures humanitaires et du matériel de reconstruction et à mettre fin à l’expansion des colonies. Exprimant son soutien à la quête des Palestiniens d’un État indépendant, il a salué le travail de l’UNWRA garantissant des services de base tels que l’éducation et les soins médicaux à plus de 5 millions de réfugiés palestiniens et a appelé la communauté internationale à intensifier son soutien politique et financier à l’agence. Concernant le maintien de la paix, il a noté que la Chine a déployé du personnel dans 26 opérations de maintien de la paix des Nations Unies et a plaidé pour la formulation de mandats clairs, réalisables et ciblés. En ce qui concerne les rayonnements atomiques, il a exprimé son soutien aux travaux du Comité sur les effets des rayonnements atomiques et a appelé à une évaluation complète de l’évacuation de l’eau contaminée par le nucléaire à Fukushima, au Japon. mandats réalisables et ciblés. En ce qui concerne les rayonnements atomiques, il a exprimé son soutien aux travaux du Comité sur les effets des rayonnements atomiques et a appelé à une évaluation complète de l’évacuation de l’eau contaminée par le nucléaire à Fukushima, au Japon. mandats réalisables et ciblés. En ce qui concerne les rayonnements atomiques, il a exprimé son soutien aux travaux du Comité sur les effets des rayonnements atomiques et a appelé à une évaluation complète de l’évacuation de l’eau contaminée par le nucléaire à Fukushima, au Japon.

    KELVER DWIGHT DARROUX ( Dominique) a déclaré que son gouvernement suivait de près une commission d’enquête sur les îles Vierges britanniques annoncée en janvier et ordonnée par le gouverneur en exercice, ajoutant que sa délégation était préoccupée par la manière dont la commission avait été établie. Sur la question du Sahara occidental, la Dominique appuie pleinement le processus politique exclusif des Nations Unies et les efforts du Secrétaire général et de son Envoyé personnel visant à parvenir à une solution politique réaliste, réalisable et durable, fondée sur le compromis. Il s’est félicité de la dynamique actuelle du processus politique grâce à la tenue de deux tables rondes à Genève, en décembre 2018 et mars 2019, notant que l’engagement des quatre participants à rester engagés tout au long de sa durée, dans un esprit de réalisme et de compromis, est indispensable à un résultat réussi.

    AHMED ABDALLAH ( Comores) a observé que les incursions répétées sur la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem ont exacerbé les tensions dans le territoire palestinien occupé. Abordant la question du Sahara occidental, il s’est félicité de la nomination du nouvel envoyé personnel du Secrétaire général et a qualifié l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc de plan sérieux et crédible pour le territoire. Dans ce contexte, il a souligné le développement économique en cours au Sahara occidental, affirmant que le modèle autonomise la population, renforce le développement humain et a permis d’entreprendre la lutte contre la pandémie de COVID-19 sur l’ensemble du territoire. Il a poursuivi en soulignant que les récentes élections au Sahara occidental ont connu un taux de participation élevé,

    AYŞE ŞEBNEM MANAV ( Turquie), détaillant les violations des droits humains par Israël dans le territoire palestinien occupé, a souligné l’impact désastreux de telles actions sur la situation économique et humanitaire, en particulier à Gaza. Réitérant le soutien de son pays aux efforts visant à tenir les auteurs responsables des crimes commis en Palestine, elle a ajouté que le statut final de Jérusalem sera l’un des éléments clés d’une solution globale au conflit et a appelé les États à respecter la sécurité Résolutions du Conseil et de l’Assemblée générale sur le statut de la ville. Soulignant que les services de l’UNRWA sont essentiels pour répondre aux besoins des réfugiés palestiniens, elle a rejeté les allégations contre le programme éducatif de l’Office, le décrivant comme un « antidote à la haine et à l’intolérance dans la région ». Dans ce contexte, elle a appelé la communauté mondiale à assurer un financement prévisible et durable à l’UNRWA afin de permettre la mise en œuvre ininterrompue de son mandat. Abordant la question des opérations de maintien de la paix, elle a souligné l’importance des principes clés du maintien de la paix — le consentement des parties et l’impartialité — tout en notant qu’ils devraient être inclus dans les mandats des missions.

    FRED SARUFA (Papua New Guinea) said his country fully supports the political process in Western Sahara under the aegis of the United Nations Secretary‑General and his former Personal Envoy for Western Sahara, Horst Köhler, aimed at reaching a mutually acceptable, negotiated and durable political solution to the dispute on Western Sahara. He commended Morocco for supporting sustainable development through substantive infrastructure and socioeconomic investments in the Sahara, improving political participation, fostering human rights and addressing COVID‑19. Also noteworthy is the Laâyoune Declaration, adopted in February 2020 in Morocco at the Third Morocco‑Pacific Island States Forum, which reaffirmed the principles of sovereign equality, political independence and territorial integrity of States, and in that spirit recognized the Western Sahara region as an integral part of Morocco.

    SO INXAY SOULIYONG (Lao People’s Democratic Republic) said international cooperation and assistance are critical for creating a world free from the threat of explosive remnants of war. Noting that four decades after the Indochina War unexploded ordnances continue to pose dangers to human life and hamper socioeconomic development in his country, he said his Government has launched a national Sustainable Development Goal 18 titled “Lives Safe from UXO”. Its first target is to reduce the number of casualties to the lowest extent possible, not only making people’s lives safer and improving their well-being, but also contributing to the long-term implementation of the 2030 Agenda. However, he added that progress in the area of mine action will not be possible without continued support from development partners and international development organizations.

    KAMAL ALIZADA (Azerbaijan) said that throughout nearly 30 years of conflict, large portions of the occupied territories of Azerbaijan, including cemeteries and other civilian areas, have been systematically mined by Armenia. As a result of the 44-day war in fall 2020, more than 300 cities, towns and villages of Azerbaijan were liberated from the occupation. However, Armenia has failed to provide comprehensive maps of hundreds of thousands of landmines planted in the formerly occupied territories, targeting civilians and aiming to delay the return of internally displaced persons, as well as impede post-conflict rehabilitation and humanitarian efforts. Since the cessation of hostilities, at least 160 Azerbaijanis have been killed or injured by landmines. He added that over the course of the occupation Armenia conducted extensive mining, plundered natural resources and destroyed infrastructure. His Government is now carrying out restoration and reconstruction projects in the liberated territories and is taking consistent steps to ensure the safe and dignified return of nearly 1 million displaced Azerbaijanis, as well as the reintegration of lands.

    CAROLYN RODRIGUES-BIRKETT (Guyana), associating herself CARICOM, the Non-Aligned Movement and CELAC, said the right to self-determination is a fundamental tenet of international law and a core principle of the United Nations that must be respected and upheld for all. As a former colony, Guyana understands the desire to be master of one’s own destiny. She called upon the United Nations to urgently complete its work in ensuring that all remaining Non-Self-Governing Territories are able to fully exercise their fundamental rights and freedoms. She also urged the administering Powers to fully cooperate with the Organization in finalizing a constructive programme of work for the implementation of relevant resolutions on decolonization, including those related to specific Territories. On the question of Palestine, she noted UNRWA’s critical work in providing humanitarian and other forms of assistance to millions of Palestine refugees. Regarding the question of Western Sahara, she expressed concern over the deteriorating situation in the territory and urged all parties to respect and uphold the provisions of relevant Security Council resolutions.

    VERO HENINTSOA ANDRIAMIARISOA (Madagascar), associating herself with the Non-Aligned Movement and the Group of Francophone Ambassadors, spoke on decolonization issues, reporting that her country pursues its own territorial integrity on the basis on dialogue and mutual respect. She went on to express support for a two-State solution in the Occupied Palestinian Territory and welcomed the appointment of the Secretary-General’s new Personal Envoy for the Western Sahara. Turning to peace operations and the impacts of COVID-19, she called for the enhancement of capacities, up-streamed training and adequate equipment for personnel. It is the shared responsibility of the Secretariat and Member States to improve the effectiveness and consistency of peacekeeping operations, she said. As for information matters, she stressed “without multilingualism there can be no multilateralism”. As such, parity between the six official languages in all United Nations communications is essential to ensure the participation of all delegations.

    OMAR HILALE ( Maroc), citant l’adoption récente par le Conseil de sécurité de la résolution 2602 (2021) sur la question du Sahara occidental, a noté qu’une voie pour résoudre le différend avait été tracée. Cependant, la position de l’Algérie et de certaines autres délégations reste détachée de la réalité historique et juridique. Alors que la résolution du Conseil est axée sur l’avenir, la Quatrième Commission continue d’adopter une approche anachronique du conflit. Décrivant un certain contexte historique, il a noté que la responsabilité de l’Algérie a été établie à tous les niveaux – politique, diplomatique, militaire, juridique et humanitaire. Le Conseil de sécurité a reconnu l’Algérie comme partie au conflit et l’a encouragée à participer aux discussions de la table ronde à Genève. Attirant l’attention sur les violations des droits de l’homme perpétrées dans les camps de Tindouf, il a accusé l’Algérie d’avoir investi 375 millions de dollars dans le Front populaire de libération de Saguia el-Hamra et de Rio de Oro (Front POLISARIO) et d’avoir entraîné des enfants à devenir des terroristes. En conclusion, il a réitéré le soutien de son pays à la revendication des Émirats arabes unis sur Abu Musa et les îles de la Grande et de la Petite Tumb.

    MARIA METCALF, du Comité international de la Croix-Rouge, notant que les conflits d’aujourd’hui sont souvent menés en coalition avec des partenaires et des mandataires, a déclaré que ces activités – qui comprennent souvent des transferts d’armes, des conseils, la génération de forces, la formation et l’équipement, entre autres – peuvent aggraver les risques et compliquer les tâches des missions de maintien de la paix. Dans ce contexte, les partenariats offrent des opportunités d’exercer une influence pour un meilleur respect du droit international humanitaire. Notant que les missions sont dans une position privilégiée pour influencer les parties au conflit, elle a recommandé plusieurs mesures aux États, notamment la supervision des entités soutenues par les missions de maintien de la paix et la structuration de leurs relations de manière à mieux protéger les civils. De telles mesures aideront à clarifier les rôles et les responsabilités, ainsi qu’à améliorer la responsabilité et le respect du droit international humanitaire, a-t-elle déclaré.

    MAGED ABDELFATTAH ABDELAZIZ, observateur de la Ligue des États arabes, s’associant au Groupe arabe, et a déclaré que la question de Palestine est la question la plus importante et la plus ancienne devant le Comité. Ses rapports confirment la poursuite de mesures unilatérales par Israël pour imposer une nouvelle réalité sur le terrain, en violation des résolutions du Conseil de sécurité. Dans ce contexte, il a appelé le Secrétaire général à tenir une réunion de haut niveau pour relancer le processus de paix dans le territoire palestinien occupé. En outre, compte tenu de l’importance vitale du soutien apporté par l’UNRWA, il est essentiel que les donateurs honorent leurs engagements financiers envers l’Agence et refusent de céder aux accusations fallacieuses qui constituent une vaine tentative de liquider la cause palestinienne. Passant à la question de l’information, il a souligné l’importance des médias capables de lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles.

    Droit de réponse

    L’observateur de l’ État de Palestine, exerçant son droit de réponse, a déclaré que le débat d’aujourd’hui a démontré que l’écrasante majorité des États estiment que l’UNWRA joue un rôle vital dans la fourniture d’une assistance essentielle au bien-être, au développement humain et à la protection des réfugiés palestiniens et contribue à la stabilité régionale . Il a en outre qualifié de « honteuses » les tentatives d’Israël de diffamer l’Agence et a appelé les États à lui apporter un soutien politique et financier. Passant aux commentaires du représentant israélien concernant le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes, il a déclaré que les rapports du Comité ne sont ni biaisés ni anti-israéliens, alors que ses conclusions sont corroborées par de nombreuses organisations de défense des droits humains. Israël est devenu “accro à croire qu’il est au-dessus de la loi”, a-t-il déclaré,

    Le représentant du Royaume-Uni , répondant aux déclarations des délégués du Panama et de la Chine, a rappelé un référendum de 2013 organisé aux îles Falkland (Malvinas), au cours duquel 99,8 % des électeurs ont choisi de rester un territoire du Royaume-Uni. Décrivant le vote comme un signe clair que les Malouins ne veulent pas d’un dialogue sur la souveraineté, elle a souligné qu’il n’y avait pas de population autochtone ou sédentaire sur le territoire avant 1833.

    Le représentant de l’ Iran, répondant à la déclaration faite par la délégation israélienne, a accusé Israël de jouer la carte de la victime tout en commettant des politiques d’apartheid et des crimes de guerre documentés par les Nations Unies. Passant aux 11 jours d’hostilités qui ont coûté la vie à de nombreuses personnes, il a déclaré qu’Israël avait commis des crimes non seulement contre les Palestiniens, mais contre tous les pays épris de liberté du monde. En réponse au représentant du Maroc, il a réitéré la revendication de l’Iran sur les îles d’Abou Moussa, de la Grande Tumb et de la Petite Tub, qualifiant les déclarations faites par le représentant marocain à ce sujet d’ingérence flagrante dans les affaires intérieures de son pays. L’Iran poursuit une politique d’amitié et de bon voisinage, a-t-il déclaré, exprimant la volonté du pays d’engager des pourparlers bilatéraux avec les Emirats arabes unis.

    Le représentant du Japon a répondu à la déclaration faite par le délégué de la Chine, indiquant que Tokyo avait partagé des informations pertinentes sur sa gestion des conséquences de l’incident de Fukushima Daiichi — notamment par le biais de séances d’information avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui reconnaît que les actions du Japon sont conformes aux bonnes pratiques. Son gouvernement reste disposé à discuter des détails de la question, sur la base de preuves scientifiques, dans les enceintes appropriées.

    Le représentant de l’ Arménie a déclaré que les manipulations et les distorsions de l’Azerbaïdjan n’avaient rien à voir avec l’ordre du jour de la Quatrième Commission. Pendant trois décennies, le Haut-Karabakh a été touché par une contamination massive par les mines en raison de l’agression azerbaïdjanaise, entravant considérablement le développement social et économique de la région. Pourtant, l’Arménie continue d’entraver les activités de déminage.

    Le représentant de l’ Algérie a déclaré que la décolonisation du Sahara occidental doit être réalisée par l’exercice de l’autodétermination du peuple là-bas. Le récit tiré par les cheveux et creux du Maroc pour présenter l’Algérie comme le protagoniste de la situation vise à détourner l’attention de ses propres activités de colonisation, a-t-il souligné. Une simple lecture des résolutions pertinentes des Nations Unies montre que le Front POLISARIO est un représentant démocratiquement élu du peuple sahraoui. Un élément clé du mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) est la tenue d’un référendum libre et équitable, a-t-elle souligné, ajoutant que les allégations de répression des réfugiés dans les camps de Tindouf relèvent du simple cynisme.

    Le représentant de l’ Argentine , répondant au représentant du Royaume-Uni, a déclaré que les îles Malvinas, les îles de Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes font partie intégrante du territoire argentin et sont illégalement occupées par le Royaume-Uni. Il y a une obligation de reprendre les négociations, a-t-il dit, soulignant que ces pourparlers ne dépendent pas de l’opinion des citoyens en question mais plutôt de ce qui est énoncé dans la Charte des Nations Unies ainsi que dans les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale.

    Le représentant du Liban , s’exprimant en réponse aux propos tenus par le représentant d’Israël, a déclaré que ce dernier essaie de détourner l’attention en se présentant comme la victime alors que c’est ce pays qui a envahi le Liban à trois reprises. C’est la poursuite de l’occupation israélienne de certaines parties du territoire libanais qui provoque des tensions à la frontière et alimente le conflit entre Palestiniens et Israéliens, a-t-il ajouté.

    Le représentant d’ Israël a déclaré que la Palestine ignorait le potentiel d’un nouveau Moyen-Orient. Il est dommage que sa délégation choisisse de ne pas condamner les véritables auteurs de violence et ignore les violations des droits de l’homme par le Hamas et d’autres organisations terroristes. L’objectif de l’Iran de déstabiliser la région ne pourrait être plus clair, a-t-il souligné, notant que son régime cherche à faire dérailler le Moyen-Orient et toute perspective d’un véritable dialogue dans la salle de l’Assemblée.

    La représentante des Émirats arabes unis a souligné qu’Abou Moussa et les îles Grande et Petite Tub font partie intégrante du territoire de son pays et qu’il n’y a aucun fondement à leur occupation par l’Iran. Les Émirats arabes unis sont prêts à s’engager positivement avec l’Iran pour régler le différend par le biais de négociations directes ou de la Cour internationale de justice, a-t-elle déclaré.

    Le représentant de l’ Azerbaïdjan a déclaré que les commentaires de la délégation de l’Arménie visent à tromper la communauté internationale. En fait, les activités menées par ce pays ont créé plus de 5 millions de réfugiés. Finalement, l’Azerbaïdjan a exercé son droit de se défendre, agissant sur son sol souverain, a-t-il déclaré. Le « soi-disant » Haut-Karabakh a cessé d’exister, a-t-il dit, appelant l’Arménie à fournir des cartes précises des mines des territoires libérés.

    Le représentant du Maroc a déclaré que l’Algérie devrait comprendre qu’elle est isolée de la communauté internationale et que ses mensonges ont été démasqués. En effet, ce pays ne parle que de la question du Sahara occidental, démontrant son obsession pour le territoire. L’Algérie se veut un simple observateur alors qu’elle abrite le groupe armé POLISARIO sur son territoire, a-t-il dit, ajoutant que l’idée d’un référendum est morte depuis 2001 et qu’aucune résolution ne s’y réfère depuis plus de 20 ans. Il a poursuivi en disant que l’Algérie est opposée à un recensement des camps de Tindouf parce que le monde verrait alors qu’il continue à gonfler le nombre de la population qui s’y trouve.

    Le représentant de l’ Iran , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré qu’Israël a provoqué la colère dans toute la région et est le principal saboteur de la paix et de la sécurité internationales. Sa propagande contre l’Iran a toujours été un écran de fumée pour détourner l’opinion publique de ses propres plans d’accaparement des terres et d’autres crimes. L’Assemblée générale a la responsabilité de condamner l’agression et le nettoyage ethnique d’Israël et de le tenir responsable de ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En réponse aux commentaires du représentant des Émirats arabes unis, il a déclaré que les trois îles en question faisaient partie intégrante de l’Iran depuis des milliers d’années. En soulevant une affirmation non pertinente, cette délégation ne cherche qu’à faire avancer les objectifs politiques de son pays dans la région du golfe Persique.

    L’observateur de l’ Etat de Palestine , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré que le représentant israélien énonce des illusions devant le Comité. Israël rejette les appels à des négociations, et il incombe à la communauté internationale de lui demander des comptes pour ses crimes et de mettre fin à la plus longue occupation coloniale de l’histoire moderne.

    Le représentant de l’ Arménie , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré qu’il ne commenterait pas toutes les pièces de propagande que l’Azerbaïdjan soulève aux Nations Unies, notant qu’il avait entendu le même texte préparé dans d’autres grandes commissions de l’Assemblée générale.

    Le représentant de l’ Algérie , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré que le Sahara occidental figure sur la liste des territoires non autonomes dont le droit à l’autodétermination n’a pas encore été exercé. La Cour européenne de justice a établi que les soi-disant « représentants locaux » ne représentent pas les intérêts du peuple du Sahara occidental. Le Maroc n’a pas le droit de prêcher aux autres étant donné son manque de respect pour la légalité internationale, a-t-il souligné.

    Le représentant de l’ Azerbaïdjan , reprenant la parole, a appelé l’Arménie à se conformer à ses obligations internationales.

    Le représentant du Maroc , prenant également la parole pour la deuxième fois, a déclaré que l’Algérie mène un programme expansionniste au Sahara occidental depuis plus de 50 ans, en finançant le Front POLISARIO – un groupe qui contribue au terrorisme. Quant aux références algériennes à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, il a rappelé la condamnation par le Parlement de l’Union européenne des arrestations et détentions illégales de journalistes et de membres de la société civile par l’Algérie. En outre, il a évoqué l’Office antifraude de l’Union européenne, qui a confirmé le détournement systématique de l’aide humanitaire par le Front POLISARIO.

    __________
    * Il existe un différend entre les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord concernant la souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas).

    UN Press, 03/11/2021

  • Débats à la 4ème Commission (3 nov 2021)

    Débats à la 4ème Commission (3 nov 2021) – Les orateurs appellent à la modernisation des approches de la Quatrième Commission concernant le Sahara occidental, les questions israélo-palestiniennes

    Débat général de clôture, les orateurs appellent à la modernisation des approches de la Quatrième Commission concernant le Sahara occidental, les questions israélo-palestiniennes

    Alors que la Quatrième Commission (politiques spéciales et décolonisation) terminait son débat général aujourd’hui, plusieurs délégués ont demandé à la Commission de réviser ses approches dépassées des questions de Palestine et du Sahara occidental, tandis que d’autres ont exprimé des appréciations diverses des travaux de l’Organisation des Nations Unies pour les secours et les travaux. Agence pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

    Le représentant d’Israël, se référant à la série de points de l’ordre du jour abordés chaque année sur les questions liées au peuple palestinien, a déclaré qu’il était temps pour le Comité de réviser ses pratiques et sa rhétorique sur le Moyen-Orient et de rejoindre l’élan positif croissant de la région. Les travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés — qui fait rapport à la Quatrième Commission chaque année — compromettent les perspectives de paix au Moyen-Orient et encouragent une propagande unilatérale, ignorant les efforts pour parvenir à la paix. Passant à l’UNRWA, il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique et a exhorté le Comité à tenir l’Agence responsable.

    Le représentant des États-Unis a également exprimé l’opposition de sa délégation à la présentation annuelle de plusieurs résolutions du Comité défavorables à Israël, soulignant qu’une telle approche unilatérale sape la confiance entre les parties et ne parvient pas à créer l’environnement positif indispensable à l’instauration de la paix au Moyen-Orient. Est. Soulignant la contribution de 318 millions de dollars des États-Unis à l’UNWRA en 2021, il s’est engagé à continuer de travailler avec l’Agence pour renforcer sa responsabilité, sa transparence et son adhésion aux principes de neutralité et d’impartialité.

    Sur un ton différent, l’observateur de la Ligue des États arabes a déclaré que les différents rapports soumis au Comité confirment la poursuite de mesures unilatérales par Israël visant à imposer une nouvelle réalité sur le terrain, en violation des résolutions du Conseil de sécurité.

    Dans le même ordre d’idées, le représentant de la Turquie a souligné l’impact désastreux des actions israéliennes sur la situation économique et humanitaire dans le territoire palestinien occupé, en particulier la bande de Gaza. Elle a rejeté les allégations portées contre le programme éducatif de l’UNWRA, le décrivant comme un « antidote à la haine et à l’intolérance dans la région » et appelant la communauté mondiale à assurer un financement prévisible et durable pour l’Agence.

    S’exprimant dans l’exercice de son droit de réponse, l’observateur de l’État de Palestine a qualifié de « honteuses » les tentatives d’Israël de diffamer l’UNWRA et a noté qu’Israël est devenu « accro à croire qu’il est au-dessus des lois ». Passant aux commentaires du représentant israélien concernant le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes, il a déclaré que les rapports de ce dernier ne sont ni biaisés ni anti-israéliens, alors que ses conclusions sont corroborées par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme.

    Parmi les autres sujets abordés lors de la réunion figurait la question de longue date du Sahara occidental. S’adressant au Comité, le représentant du Maroc a qualifié l’approche de l’organe du conflit d’« anachronique » et en contradiction avec la résolution 2602 (2021) récemment adoptée et tournée vers l’avenir. Notant que la responsabilité de l’Algérie dans le conflit est établie à tous les niveaux, il a accusé ce pays d’avoir investi 375 millions de dollars dans le Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro (Front POLISARIO).

    En réponse, le représentant de l’Algérie a déclaré que les tentatives du Maroc de présenter l’Algérie comme un protagoniste de la situation font partie d’un « récit tiré par les cheveux et creux », visant à détourner l’attention de ses propres activités de colonisation. Une simple lecture des résolutions pertinentes des Nations Unies montre que le Front POLISARIO est un représentant démocratiquement élu du peuple sahraoui, a-t-elle ajouté.

    Sont également intervenus aujourd’hui les représentants du Mozambique, de la Grenade, du Gabon, du Panama, de l’Érythrée, de la Chine, de la Dominique, des Comores, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la République démocratique populaire lao, de l’Azerbaïdjan, du Guyana et de Madagascar.

    Un observateur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) y a également participé.

    Des représentants du Royaume-Uni, de l’Iran, du Japon, de l’Arménie, de l’Argentine, du Liban, d’Israël, des Émirats arabes unis, de l’Azerbaïdjan et du Maroc ont également exercé leur droit de réponse.

    La Quatrième Commission se réunira à nouveau le mardi 9 novembre à 15 heures pour se prononcer sur les projets de résolution.

    Déclarations

    INÁCIO VIRGÍLIO CHICO DOMINGOS ( Mozambique ) a regretté que le Sahara occidental reste le seul territoire d’Afrique qui continue de lutter pour son indépendance et son autodétermination, nonobstant l’esprit de la résolution 1541 (2004). Dans ce contexte, il a appelé à l’application inconditionnelle de toutes les résolutions et décisions pertinentes des Nations Unies et de l’Union africaine sur le territoire. Exhortant la communauté internationale à mettre un terme à la détérioration des droits de l’homme du peuple palestinien, il a appelé Israël et la Palestine à appliquer les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale afin d’instaurer la paix et la stabilité dans l’ensemble de la région conformément à un solution à deux États.

    M. HORSANDI ( Israël) a déclaré qu’il était temps pour le Comité de réviser ses pratiques et sa rhétorique sur le Moyen-Orient et de rejoindre l’élan positif croissant de la région. Saluant la présence de missions de maintien de la paix au Moyen-Orient, il a souligné que le Hezbollah a intensifié ses activités dans les zones d’opération de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et continue d’utiliser des civils comme boucliers humains. En renforçant sa présence militaire au Liban, il empêche la FINUL de remplir son mandat, a-t-il averti, ajoutant que le groupe bénéficie d’un soutien financier et militaire de l’Iran. Il a poursuivi en soulignant que le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés nuit aux perspectives de paix au Moyen-Orient en minant la confiance de toutes les parties. En effet, cet organe a été détourné pour promouvoir une propagande unilatérale et abuse d’importantes ressources des Nations Unies, omettant de mentionner dans ses rapports les attaques du Hamas lancées à partir de zones peuplées. Son récit ignore également les efforts israéliens pour parvenir à la paix, a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël votera contre le paquet de résolutions palestinien. Se tournant vers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique. En ne tenant pas l’UNRWA pour responsable, la Quatrième Commission ne parvient pas à promouvoir les principes fondamentaux des Nations Unies. Son récit ignore également les efforts israéliens pour parvenir à la paix, a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël votera contre le paquet de résolutions palestinien. Se tournant vers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique. En ne tenant pas l’UNRWA pour responsable, la Quatrième Commission ne parvient pas à promouvoir les principes fondamentaux des Nations Unies. Son récit ignore également les efforts israéliens pour parvenir à la paix, a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël votera contre le paquet de résolutions palestinien. Se tournant vers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), il a averti qu’aucune agence des Nations Unies ne devrait poursuivre un programme à motivation politique. En ne tenant pas l’UNRWA pour responsable, la Quatrième Commission ne parvient pas à promouvoir les principes fondamentaux des Nations Unies.

    KEISHA ANIYA MCGUIRE ( Grenade), s’associant à la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a observé que la plupart des territoires non autonomes restants sont de petites îles dans les régions des Caraïbes et du Pacifique. L’une des nombreuses caractéristiques que les petits territoires insulaires non autonomes partagent avec d’autres petits États insulaires en développement est leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, et en particulier aux effets des ouragans et des cyclones de plus en plus violents dus au changement climatique. En outre, de nombreux territoires dépendent fortement du tourisme, qui constitue le principal contributeur à leur produit intérieur brut (PIB). COVID-19 menace également leur survie économique et entrave tout effort visant à atteindre les objectifs de développement durable. S’agissant du Sahara occidental, elle a salué les efforts du Secrétaire général et de son ancien Envoyé personnel, Horst Kohler,

    MICHEL XAVIER BIANG ( Gabon), s’associant aux pays en développement du « Groupe des 77 », à la Chine et au Mouvement des pays non alignés, a déclaré que les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales et les missions de consolidation de la paix sont essentielles. Malgré les défis posés par la pandémie de COVID-19, les opérations de maintien de la paix ont continué à respecter leurs engagements sur le terrain. Il est crucial d’inclure ces missions dans une stratégie globale plus large fondée sur la prévention et qui s’attaque aux causes profondes des conflits. Le Gabon est attaché au processus de décolonisation, a-t-il déclaré, notant que la troisième Décennie internationale pour l’éradication du colonialisme a pris fin en 2020 et dans le contexte des efforts en cours sur ce front. Sur la question du Sahara occidental, son gouvernement soutient le processus politique en cours, qui permettra de trouver une solution réaliste.

    JEFFREY DELAURENTIS ( États-Unis), notant que son gouvernement a accordé la priorité à son engagement à lutter contre le COVID-19, a détaillé son financement important à ses territoires d’outre-mer – les îles Vierges américaines, Guam et les Samoa américaines. Ce soutien comprenait des équipements médicaux de sauvetage, des équipements de protection, la sécurité alimentaire et la protection des chèques de paie, entre autres. En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, il a déclaré que son pays continuait de s’opposer à la soumission annuelle de plusieurs résolutions du Comité biaisées contre Israël. Cette approche unilatérale sape la confiance entre les parties et ne parvient pas à créer l’environnement positif indispensable à l’instauration de la paix. Soulignant la contribution de 318 millions de dollars des États-Unis à l’UNWRA en 2021, il a noté que l’Agence fait toujours face à un énorme déficit budgétaire et a besoin d’une assistance financière et matérielle supplémentaire. Réitérant le point de vue de son pays selon lequel l’UNWRA a besoin de réformes, il s’est engagé à continuer de travailler avec l’Agence pour renforcer sa responsabilité, sa transparence et son adhésion aux principes de neutralité et d’impartialité. Sur la question de l’espace extra-atmosphérique, il s’est félicité des travaux du Comité de l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique, notant que son pays a coparrainé l’adoption récente du Programme Espace 2030.

    ZORAYA DEL CARMEN CANO FRANCO ( Panama ), s’associant à la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) et au Sistema de la Integración Centroamericana, a déclaré que la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux doit être strictement respectée car elle est le résultat d’une volonté politique commune. Exprimant son soutien à la revendication légitime de l’Argentine concernant sa souveraineté sur les îles Malvinas * , les îles de Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes, elle a appelé à la reprise du dialogue entre le Royaume-Uni et l’Argentine et a exhorté toutes les parties à s’abstenir de des décisions qui conduisent à des changements unilatéraux alors que les îles subissent le processus recommandé dans les résolutions des Nations Unies.

    Mme HAILE ( Érythrée ), s’associant au Mouvement des pays non alignés, déclare que si les missions de maintien de la paix peuvent être des outils précieux lorsqu’elles sont correctement mandatées et financées, elles ne remplacent pas les solutions politiques. Malheureusement, les mandats de maintien de la paix du Conseil de sécurité ne s’accompagnent souvent pas d’un engagement véritable et sérieux pour trouver une solution politique à un conflit. En effet, de nombreuses opérations de maintien de la paix sont déployées depuis des décennies, privant de maigres ressources d’autres besoins cruciaux de développement international et érodant la confiance dans l’efficacité du maintien de la paix. Chaque conflit a des causes sous-jacentes différentes et des conditions locales qui l’alimentent, a-t-elle observé, ajoutant que les mandats du Conseil de sécurité doivent donc être formulés conformément aux exigences locales.

    GENG SHUANG ( Chine), s’exprimant sur la question de la décolonisation, a déclaré que l’héritage du colonialisme entrave le développement dans les derniers territoires non autonomes du monde. Dans ce contexte, il a appelé les puissances administrantes à prendre des mesures efficaces pour promouvoir le développement, protéger l’environnement et sauvegarder les droits de l’homme, ainsi que pour compenser les conséquences négatives du colonialisme. Sur la question de Palestine, il a exprimé son soutien à une solution à deux États, appelant Israël à faciliter l’entrée des fournitures humanitaires et du matériel de reconstruction et à mettre fin à l’expansion des colonies. Exprimant son soutien à la quête des Palestiniens d’un État indépendant, il a salué le travail de l’UNWRA garantissant des services de base tels que l’éducation et les soins médicaux à plus de 5 millions de réfugiés palestiniens et a appelé la communauté internationale à intensifier son soutien politique et financier à l’agence. Concernant le maintien de la paix, il a noté que la Chine a déployé du personnel dans 26 opérations de maintien de la paix des Nations Unies et a plaidé pour la formulation de mandats clairs, réalisables et ciblés. En ce qui concerne les rayonnements atomiques, il a exprimé son soutien aux travaux du Comité sur les effets des rayonnements atomiques et a appelé à une évaluation complète de l’évacuation de l’eau contaminée par le nucléaire à Fukushima, au Japon. mandats réalisables et ciblés. En ce qui concerne les rayonnements atomiques, il a exprimé son soutien aux travaux du Comité sur les effets des rayonnements atomiques et a appelé à une évaluation complète de l’évacuation de l’eau contaminée par le nucléaire à Fukushima, au Japon. mandats réalisables et ciblés. En ce qui concerne les rayonnements atomiques, il a exprimé son soutien aux travaux du Comité sur les effets des rayonnements atomiques et a appelé à une évaluation complète de l’évacuation de l’eau contaminée par le nucléaire à Fukushima, au Japon.

    KELVER DWIGHT DARROUX ( Dominique) a déclaré que son gouvernement suivait de près une commission d’enquête sur les îles Vierges britanniques annoncée en janvier et ordonnée par le gouverneur en exercice, ajoutant que sa délégation était préoccupée par la manière dont la commission avait été établie. Sur la question du Sahara occidental, la Dominique appuie pleinement le processus politique exclusif des Nations Unies et les efforts du Secrétaire général et de son Envoyé personnel visant à parvenir à une solution politique réaliste, réalisable et durable, fondée sur le compromis. Il s’est félicité de la dynamique actuelle du processus politique grâce à la tenue de deux tables rondes à Genève, en décembre 2018 et mars 2019, notant que l’engagement des quatre participants à rester engagés tout au long de sa durée, dans un esprit de réalisme et de compromis, est indispensable à un résultat réussi.

    AHMED ABDALLAH ( Comores) a observé que les incursions répétées sur la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem ont exacerbé les tensions dans le territoire palestinien occupé. Abordant la question du Sahara occidental, il s’est félicité de la nomination du nouvel envoyé personnel du Secrétaire général et a qualifié l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc de plan sérieux et crédible pour le territoire. Dans ce contexte, il a souligné le développement économique en cours au Sahara occidental, affirmant que le modèle autonomise la population, renforce le développement humain et a permis d’entreprendre la lutte contre la pandémie de COVID-19 sur l’ensemble du territoire. Il a poursuivi en soulignant que les récentes élections au Sahara occidental ont connu un taux de participation élevé,

    AYŞE ŞEBNEM MANAV ( Turquie), détaillant les violations des droits humains par Israël dans le territoire palestinien occupé, a souligné l’impact désastreux de telles actions sur la situation économique et humanitaire, en particulier à Gaza. Réitérant le soutien de son pays aux efforts visant à tenir les auteurs responsables des crimes commis en Palestine, elle a ajouté que le statut final de Jérusalem sera l’un des éléments clés d’une solution globale au conflit et a appelé les États à respecter la sécurité Résolutions du Conseil et de l’Assemblée générale sur le statut de la ville. Soulignant que les services de l’UNRWA sont essentiels pour répondre aux besoins des réfugiés palestiniens, elle a rejeté les allégations contre le programme éducatif de l’Office, le décrivant comme un « antidote à la haine et à l’intolérance dans la région ». Dans ce contexte, elle a appelé la communauté mondiale à assurer un financement prévisible et durable à l’UNRWA afin de permettre la mise en œuvre ininterrompue de son mandat. Abordant la question des opérations de maintien de la paix, elle a souligné l’importance des principes clés du maintien de la paix — le consentement des parties et l’impartialité — tout en notant qu’ils devraient être inclus dans les mandats des missions.

    FRED SARUFA (Papua New Guinea) said his country fully supports the political process in Western Sahara under the aegis of the United Nations Secretary‑General and his former Personal Envoy for Western Sahara, Horst Köhler, aimed at reaching a mutually acceptable, negotiated and durable political solution to the dispute on Western Sahara. He commended Morocco for supporting sustainable development through substantive infrastructure and socioeconomic investments in the Sahara, improving political participation, fostering human rights and addressing COVID‑19. Also noteworthy is the Laâyoune Declaration, adopted in February 2020 in Morocco at the Third Morocco‑Pacific Island States Forum, which reaffirmed the principles of sovereign equality, political independence and territorial integrity of States, and in that spirit recognized the Western Sahara region as an integral part of Morocco.

    SO INXAY SOULIYONG (Lao People’s Democratic Republic) said international cooperation and assistance are critical for creating a world free from the threat of explosive remnants of war. Noting that four decades after the Indochina War unexploded ordnances continue to pose dangers to human life and hamper socioeconomic development in his country, he said his Government has launched a national Sustainable Development Goal 18 titled “Lives Safe from UXO”. Its first target is to reduce the number of casualties to the lowest extent possible, not only making people’s lives safer and improving their well-being, but also contributing to the long-term implementation of the 2030 Agenda. However, he added that progress in the area of mine action will not be possible without continued support from development partners and international development organizations.

    KAMAL ALIZADA (Azerbaijan) said that throughout nearly 30 years of conflict, large portions of the occupied territories of Azerbaijan, including cemeteries and other civilian areas, have been systematically mined by Armenia. As a result of the 44-day war in fall 2020, more than 300 cities, towns and villages of Azerbaijan were liberated from the occupation. However, Armenia has failed to provide comprehensive maps of hundreds of thousands of landmines planted in the formerly occupied territories, targeting civilians and aiming to delay the return of internally displaced persons, as well as impede post-conflict rehabilitation and humanitarian efforts. Since the cessation of hostilities, at least 160 Azerbaijanis have been killed or injured by landmines. He added that over the course of the occupation Armenia conducted extensive mining, plundered natural resources and destroyed infrastructure. His Government is now carrying out restoration and reconstruction projects in the liberated territories and is taking consistent steps to ensure the safe and dignified return of nearly 1 million displaced Azerbaijanis, as well as the reintegration of lands.

    CAROLYN RODRIGUES-BIRKETT (Guyana), associating herself CARICOM, the Non-Aligned Movement and CELAC, said the right to self-determination is a fundamental tenet of international law and a core principle of the United Nations that must be respected and upheld for all. As a former colony, Guyana understands the desire to be master of one’s own destiny. She called upon the United Nations to urgently complete its work in ensuring that all remaining Non-Self-Governing Territories are able to fully exercise their fundamental rights and freedoms. She also urged the administering Powers to fully cooperate with the Organization in finalizing a constructive programme of work for the implementation of relevant resolutions on decolonization, including those related to specific Territories. On the question of Palestine, she noted UNRWA’s critical work in providing humanitarian and other forms of assistance to millions of Palestine refugees. Regarding the question of Western Sahara, she expressed concern over the deteriorating situation in the territory and urged all parties to respect and uphold the provisions of relevant Security Council resolutions.

    VERO HENINTSOA ANDRIAMIARISOA (Madagascar), associating herself with the Non-Aligned Movement and the Group of Francophone Ambassadors, spoke on decolonization issues, reporting that her country pursues its own territorial integrity on the basis on dialogue and mutual respect. She went on to express support for a two-State solution in the Occupied Palestinian Territory and welcomed the appointment of the Secretary-General’s new Personal Envoy for the Western Sahara. Turning to peace operations and the impacts of COVID-19, she called for the enhancement of capacities, up-streamed training and adequate equipment for personnel. It is the shared responsibility of the Secretariat and Member States to improve the effectiveness and consistency of peacekeeping operations, she said. As for information matters, she stressed “without multilingualism there can be no multilateralism”. As such, parity between the six official languages in all United Nations communications is essential to ensure the participation of all delegations.

    OMAR HILALE ( Maroc), citant l’adoption récente par le Conseil de sécurité de la résolution 2602 (2021) sur la question du Sahara occidental, a noté qu’une voie pour résoudre le différend avait été tracée. Cependant, la position de l’Algérie et de certaines autres délégations reste détachée de la réalité historique et juridique. Alors que la résolution du Conseil est axée sur l’avenir, la Quatrième Commission continue d’adopter une approche anachronique du conflit. Décrivant un certain contexte historique, il a noté que la responsabilité de l’Algérie a été établie à tous les niveaux – politique, diplomatique, militaire, juridique et humanitaire. Le Conseil de sécurité a reconnu l’Algérie comme partie au conflit et l’a encouragée à participer aux discussions de la table ronde à Genève. Attirant l’attention sur les violations des droits de l’homme perpétrées dans les camps de Tindouf, il a accusé l’Algérie d’avoir investi 375 millions de dollars dans le Front populaire de libération de Saguia el-Hamra et de Rio de Oro (Front POLISARIO) et d’avoir entraîné des enfants à devenir des terroristes. En conclusion, il a réitéré le soutien de son pays à la revendication des Émirats arabes unis sur Abu Musa et les îles de la Grande et de la Petite Tumb.

    MARIA METCALF, du Comité international de la Croix-Rouge, notant que les conflits d’aujourd’hui sont souvent menés en coalition avec des partenaires et des mandataires, a déclaré que ces activités – qui comprennent souvent des transferts d’armes, des conseils, la génération de forces, la formation et l’équipement, entre autres – peuvent aggraver les risques et compliquer les tâches des missions de maintien de la paix. Dans ce contexte, les partenariats offrent des opportunités d’exercer une influence pour un meilleur respect du droit international humanitaire. Notant que les missions sont dans une position privilégiée pour influencer les parties au conflit, elle a recommandé plusieurs mesures aux États, notamment la supervision des entités soutenues par les missions de maintien de la paix et la structuration de leurs relations de manière à mieux protéger les civils. De telles mesures aideront à clarifier les rôles et les responsabilités, ainsi qu’à améliorer la responsabilité et le respect du droit international humanitaire, a-t-elle déclaré.

    MAGED ABDELFATTAH ABDELAZIZ, observateur de la Ligue des États arabes, s’associant au Groupe arabe, et a déclaré que la question de Palestine est la question la plus importante et la plus ancienne devant le Comité. Ses rapports confirment la poursuite de mesures unilatérales par Israël pour imposer une nouvelle réalité sur le terrain, en violation des résolutions du Conseil de sécurité. Dans ce contexte, il a appelé le Secrétaire général à tenir une réunion de haut niveau pour relancer le processus de paix dans le territoire palestinien occupé. En outre, compte tenu de l’importance vitale du soutien apporté par l’UNRWA, il est essentiel que les donateurs honorent leurs engagements financiers envers l’Agence et refusent de céder aux accusations fallacieuses qui constituent une vaine tentative de liquider la cause palestinienne. Passant à la question de l’information, il a souligné l’importance des médias capables de lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles.

    Droit de réponse

    L’observateur de l’ État de Palestine, exerçant son droit de réponse, a déclaré que le débat d’aujourd’hui a démontré que l’écrasante majorité des États estiment que l’UNWRA joue un rôle vital dans la fourniture d’une assistance essentielle au bien-être, au développement humain et à la protection des réfugiés palestiniens et contribue à la stabilité régionale . Il a en outre qualifié de « honteuses » les tentatives d’Israël de diffamer l’Agence et a appelé les États à lui apporter un soutien politique et financier. Passant aux commentaires du représentant israélien concernant le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes, il a déclaré que les rapports du Comité ne sont ni biaisés ni anti-israéliens, alors que ses conclusions sont corroborées par de nombreuses organisations de défense des droits humains. Israël est devenu “accro à croire qu’il est au-dessus de la loi”, a-t-il déclaré,

    Le représentant du Royaume-Uni , répondant aux déclarations des délégués du Panama et de la Chine, a rappelé un référendum de 2013 organisé aux îles Falkland (Malvinas), au cours duquel 99,8 % des électeurs ont choisi de rester un territoire du Royaume-Uni. Décrivant le vote comme un signe clair que les Malouins ne veulent pas d’un dialogue sur la souveraineté, elle a souligné qu’il n’y avait pas de population autochtone ou sédentaire sur le territoire avant 1833.

    Le représentant de l’ Iran, répondant à la déclaration faite par la délégation israélienne, a accusé Israël de jouer la carte de la victime tout en commettant des politiques d’apartheid et des crimes de guerre documentés par les Nations Unies. Passant aux 11 jours d’hostilités qui ont coûté la vie à de nombreuses personnes, il a déclaré qu’Israël avait commis des crimes non seulement contre les Palestiniens, mais contre tous les pays épris de liberté du monde. En réponse au représentant du Maroc, il a réitéré la revendication de l’Iran sur les îles d’Abou Moussa, de la Grande Tumb et de la Petite Tub, qualifiant les déclarations faites par le représentant marocain à ce sujet d’ingérence flagrante dans les affaires intérieures de son pays. L’Iran poursuit une politique d’amitié et de bon voisinage, a-t-il déclaré, exprimant la volonté du pays d’engager des pourparlers bilatéraux avec les Emirats arabes unis.

    Le représentant du Japon a répondu à la déclaration faite par le délégué de la Chine, indiquant que Tokyo avait partagé des informations pertinentes sur sa gestion des conséquences de l’incident de Fukushima Daiichi — notamment par le biais de séances d’information avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui reconnaît que les actions du Japon sont conformes aux bonnes pratiques. Son gouvernement reste disposé à discuter des détails de la question, sur la base de preuves scientifiques, dans les enceintes appropriées.

    Le représentant de l’ Arménie a déclaré que les manipulations et les distorsions de l’Azerbaïdjan n’avaient rien à voir avec l’ordre du jour de la Quatrième Commission. Pendant trois décennies, le Haut-Karabakh a été touché par une contamination massive par les mines en raison de l’agression azerbaïdjanaise, entravant considérablement le développement social et économique de la région. Pourtant, l’Arménie continue d’entraver les activités de déminage.

    Le représentant de l’ Algérie a déclaré que la décolonisation du Sahara occidental doit être réalisée par l’exercice de l’autodétermination du peuple là-bas. Le récit tiré par les cheveux et creux du Maroc pour présenter l’Algérie comme le protagoniste de la situation vise à détourner l’attention de ses propres activités de colonisation, a-t-il souligné. Une simple lecture des résolutions pertinentes des Nations Unies montre que le Front POLISARIO est un représentant démocratiquement élu du peuple sahraoui. Un élément clé du mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) est la tenue d’un référendum libre et équitable, a-t-elle souligné, ajoutant que les allégations de répression des réfugiés dans les camps de Tindouf relèvent du simple cynisme.

    Le représentant de l’ Argentine , répondant au représentant du Royaume-Uni, a déclaré que les îles Malvinas, les îles de Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes font partie intégrante du territoire argentin et sont illégalement occupées par le Royaume-Uni. Il y a une obligation de reprendre les négociations, a-t-il dit, soulignant que ces pourparlers ne dépendent pas de l’opinion des citoyens en question mais plutôt de ce qui est énoncé dans la Charte des Nations Unies ainsi que dans les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale.

    Le représentant du Liban , s’exprimant en réponse aux propos tenus par le représentant d’Israël, a déclaré que ce dernier essaie de détourner l’attention en se présentant comme la victime alors que c’est ce pays qui a envahi le Liban à trois reprises. C’est la poursuite de l’occupation israélienne de certaines parties du territoire libanais qui provoque des tensions à la frontière et alimente le conflit entre Palestiniens et Israéliens, a-t-il ajouté.

    Le représentant d’ Israël a déclaré que la Palestine ignorait le potentiel d’un nouveau Moyen-Orient. Il est dommage que sa délégation choisisse de ne pas condamner les véritables auteurs de violence et ignore les violations des droits de l’homme par le Hamas et d’autres organisations terroristes. L’objectif de l’Iran de déstabiliser la région ne pourrait être plus clair, a-t-il souligné, notant que son régime cherche à faire dérailler le Moyen-Orient et toute perspective d’un véritable dialogue dans la salle de l’Assemblée.

    La représentante des Émirats arabes unis a souligné qu’Abou Moussa et les îles Grande et Petite Tub font partie intégrante du territoire de son pays et qu’il n’y a aucun fondement à leur occupation par l’Iran. Les Émirats arabes unis sont prêts à s’engager positivement avec l’Iran pour régler le différend par le biais de négociations directes ou de la Cour internationale de justice, a-t-elle déclaré.

    Le représentant de l’ Azerbaïdjan a déclaré que les commentaires de la délégation de l’Arménie visent à tromper la communauté internationale. En fait, les activités menées par ce pays ont créé plus de 5 millions de réfugiés. Finalement, l’Azerbaïdjan a exercé son droit de se défendre, agissant sur son sol souverain, a-t-il déclaré. Le « soi-disant » Haut-Karabakh a cessé d’exister, a-t-il dit, appelant l’Arménie à fournir des cartes précises des mines des territoires libérés.

    Le représentant du Maroc a déclaré que l’Algérie devrait comprendre qu’elle est isolée de la communauté internationale et que ses mensonges ont été démasqués. En effet, ce pays ne parle que de la question du Sahara occidental, démontrant son obsession pour le territoire. L’Algérie se veut un simple observateur alors qu’elle abrite le groupe armé POLISARIO sur son territoire, a-t-il dit, ajoutant que l’idée d’un référendum est morte depuis 2001 et qu’aucune résolution ne s’y réfère depuis plus de 20 ans. Il a poursuivi en disant que l’Algérie est opposée à un recensement des camps de Tindouf parce que le monde verrait alors qu’il continue à gonfler le nombre de la population qui s’y trouve.

    Le représentant de l’ Iran , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré qu’Israël a provoqué la colère dans toute la région et est le principal saboteur de la paix et de la sécurité internationales. Sa propagande contre l’Iran a toujours été un écran de fumée pour détourner l’opinion publique de ses propres plans d’accaparement des terres et d’autres crimes. L’Assemblée générale a la responsabilité de condamner l’agression et le nettoyage ethnique d’Israël et de le tenir responsable de ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En réponse aux commentaires du représentant des Émirats arabes unis, il a déclaré que les trois îles en question faisaient partie intégrante de l’Iran depuis des milliers d’années. En soulevant une affirmation non pertinente, cette délégation ne cherche qu’à faire avancer les objectifs politiques de son pays dans la région du golfe Persique.

    L’observateur de l’ Etat de Palestine , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré que le représentant israélien énonce des illusions devant le Comité. Israël rejette les appels à des négociations, et il incombe à la communauté internationale de lui demander des comptes pour ses crimes et de mettre fin à la plus longue occupation coloniale de l’histoire moderne.

    Le représentant de l’ Arménie , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré qu’il ne commenterait pas toutes les pièces de propagande que l’Azerbaïdjan soulève aux Nations Unies, notant qu’il avait entendu le même texte préparé dans d’autres grandes commissions de l’Assemblée générale.

    Le représentant de l’ Algérie , prenant la parole une deuxième fois, a déclaré que le Sahara occidental figure sur la liste des territoires non autonomes dont le droit à l’autodétermination n’a pas encore été exercé. La Cour européenne de justice a établi que les soi-disant « représentants locaux » ne représentent pas les intérêts du peuple du Sahara occidental. Le Maroc n’a pas le droit de prêcher aux autres étant donné son manque de respect pour la légalité internationale, a-t-il souligné.

    Le représentant de l’ Azerbaïdjan , reprenant la parole, a appelé l’Arménie à se conformer à ses obligations internationales.

    Le représentant du Maroc , prenant également la parole pour la deuxième fois, a déclaré que l’Algérie mène un programme expansionniste au Sahara occidental depuis plus de 50 ans, en finançant le Front POLISARIO – un groupe qui contribue au terrorisme. Quant aux références algériennes à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, il a rappelé la condamnation par le Parlement de l’Union européenne des arrestations et détentions illégales de journalistes et de membres de la société civile par l’Algérie. En outre, il a évoqué l’Office antifraude de l’Union européenne, qui a confirmé le détournement systématique de l’aide humanitaire par le Front POLISARIO.

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    * Il existe un différend entre les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord concernant la souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas).

    UN Press, 03/11/2021

  • Flambée des prix de l’énergie en Europe: 10 % de plus en quelques heures

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    Les prix de l’électricité et du gaz naturel en Europe ont largement explosé mardi. En quelques heures, une augmentation de 10 % a été enregistrée. Le moindre mouvement du marché provoque la panique, selon les traders.

    Les prix de l’électricité et surtout du gaz naturel atteignent des niveaux sans précédent. Lundi, le TTF-Future néerlandais, un prix de référence pour le gaz naturel, a augmenté de 10 %. Certains operateurs météorologiques annoncent un hiver plus froid que prévu, ce qui pourrait accroître le resserrage du marché.

    Hausse supplémentaire

    Mais mardi, l’envolée du marché du gaz s’est poursuivie, avec une augmentation supplémentaire de 10 %, à 84 euros/MWh pour la livraison d’octobre. Les traders soulignent les problèmes d’un gazoduc russe transportant du gaz vers l’Europe. “Le moindre incident provoque la panique”, a déclaré Matthias Detremmerie, trader pour le fournisseur d’énergie Elindus.

    Le prix de l’électricité à livrer en octobre a également augmenté de 10 % mardi, pour atteindre 173 euros/MWh en Belgique. Bien que le vent souffle à nouveau raisonnablement bien et que les éoliennes fournissent donc de l’électricité supplémentaire, les prix pour une livraison le lendemain restent également très élevés.

    Sous pression

    Les prix de l’énergie sont sous pression en raison d’un resserrement général, maintenant que l’économie reprend après la crise corona et que l’hiver approche, combiné à de faibles stocks et à des droits d’émission coûteux. Les consommateurs – en particulier ceux qui ont des contrats variables – paient également des prix records en espèces sur leurs factures.

    HLN, 28/09/2021

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 6 mai 2021

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Vaccins contre la COVID-19

    Dans une déclaration publiée aujourd’hui, le Secrétaire général se félicite de l’appui sans précédent exprimé hier par les Etats-Unis à l’idée de renoncer aux protections accordées au titre de la propriété intellectuelle, s’agissant de la COVID-19.

    Cérémonie commémorative

    Ce matin, le Secrétaire général a rendu hommage aux membres du personnel des Nations Unies qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, l’année dernière.

    Il a déclaré que l’année 2020 a été une année inédite dans l’histoire des Nations Unies. Le monde a été confronté à une pandémie sans merci qui continue de charrier des souffrances énormes. Il a ajouté qu’à la lumière de la magnitude de la pandémie et de son impact extraordinaire, cette cérémonie commémorative honore aussi tous les collègues qui ont succombé à la maladie, l’année dernière.

    Par conséquent, a ajouté le Secrétaire général, la cérémonie de cette année rend hommage au nombre le plus élevé de collègues qui ont perdu la vie, en une seule année, à savoir 336.

    Les membres du personnel dont on a salué la mémoire incarnent l’essence même du multilatéralisme, à savoir des gens dans le monde qui joignent leurs forces pour créer un monde meilleur.

    Climat

    Ce matin, le Secrétaire général a également prononcé un discours au Dialogue Petersberg sur le climat. M. António Guterres a averti qu’avec les engagements actuels, nous nous acheminons toujours vers une hausse de la température terrestre de 2,4 degrés d’ici à la fin du siècle. Mais il a ajouté que si nous travaillons ensemble, nous pouvons faire barrage aux pires impacts de la perturbation climatique et exploiter le redressement post-COVID-19 pour avancer sur une voie plus propre et plus verte.

    « Le fait est que » a-t-il ajouté, d’ici à 2030, nous devons réduire de 45% par rapport à 2010, les niveaux d’émission pour parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050.

    Le Secrétaire général a dit que le succès de la vingt-sixième Conférence des Parties, COP26, dépend d’une percée dans l’adaptation et le financement. Il a souligné que le prochain Sommet du G7 sera un moment déterminant et a appelé les leaders concernés à jouer un rôle de chef de file, avec d’autres pays développés, pour annoncer des promesses de contributions substantielles dans les cinq prochaines années.

    Nous n’avons tous qu’une petite fenêtre d’opportunité qui se rétrécit pour faire ce qu’il faut, a prévenu le Secrétaire général.

    Yémen

    La situation humanitaire plonge, avec plus de 20 millions de Yéménites qui ont besoin d’assistance, y compris plus de 16 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, qui connaissent la faim cette année. Des dizaines de milliers de gens vivent déjà dans des conditions de famine, risquant d’être rejoints bientôt par cinq millions d’autres.

    Le nombre des cas de COVID-19 a explosé, les hôpitaux et les centres de santé refusant, selon les informations, les patients, compte tenu du manque de ressources pour les traiter.

    Les combats se sont intensifiés, en particulier à Mareb, où une offensive des forces houthistes a provoqué la fuite de près de 20 000 personnes et menace la sécurité de millions de gens.

    La saison des pluies est là avec les inondations de ces derniers jours qui ont touché plus de 22 000 personnes dont la plupart est déjà déplacée ou vit dans des abris inadéquats.

    Les agences humanitaires ont besoin cette année de 3,85 milliards de dollars pour éviter une famine massive, répondre à la flambée de la COVID-19 et satisfaire les besoins vitaux. À ce jour, la réponse n’est financée qu’à hauteur de 34%.

    L’opération humanitaire au Yémen visait à aider près de 14 millions de personnes mais ce chiffre est descendu à 10 millions, principalement en raison des coupes budgétaires.

    Éthiopie

    Une somme de 65 millions de dollars a été versée aujourd’hui pour la réponse humanitaire en Éthiopie. Elle comprend 45 millions du Fonds des Nations Unies pour l’Éthiopie et 20 millions du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF).

    La somme a été versée alors que la situation sécuritaire dans le Tigré demeure volatile; les agents humanitaires étant incapables d’aider ceux qui sont dans le besoin et des cas de COVID-19 ayant été signalés parmi les déplacés à Mekelle.

    Un total de 40 millions de dollars sera consacré à l’opération humanitaire dans le Tigré, pour financer les abris de secours, l’eau potable et les centres de soins. Il s’agira aussi de financer la prévention et la réponse à la violence sexuelle et fondée sur le genre ainsi que les télécommunications pour les opérations humanitaires.

    Les 25 millions restants iront aux opérations humanitaires dans le reste du pays, y compris contre la sécheresse dans les régions de Somali et d’Oromia.

    Selon les équipes de l’ONU sur place, plus de 16 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire en Éthiopie, dont 4,5 millions dans le Tigré.

    Myanmar

    L’équipe de pays des Nations Unies se dit profondément préoccupée par le recours à la force contre les enfants, y compris à l’aide de balles réelles.

    L’équipe appelle les forces de sécurité à s’abstenir de la violence et à épargner les enfants et les jeunes gens.

    Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), au moins 53 enfants ont perdu la vie, à ce jour depuis le début des violences, le 1er février, beaucoup d’autres sont blessés.

    Inde/COVID-19

    L’équipe de pays des Nations Unies aide les autorités, tant nationales que locales, à s’attaquer à la pandémie.

    L’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont fourni près de 10 000 concentrateurs d‘oxygène, près de 10 millions de masques médicaux et plus d’un 1,5 million de masques faciaux. L’équipe a aussi acheté des respirateurs et des centrales d’oxygène.

    L’UNICEF fournit des équipements pour la chaîne du froid des vaccins et l’équipe de pays a fourni des appareils et des kits de dépistage ainsi que des scanners thermiques pour les aéroports.

    L’OMS fournit également des tentes et des lits aux centres de soins provisoires et a déployé des milliers de spécialistes de la santé publique.

    L’UNICEF et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aident à la surveillance de plus 175 000 centres de vaccination en Inde.

    Jérusalem

    M. Tor Wennesland, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, s’est dit profondément préoccupé par la montée des tensions et de la violence en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, depuis le début du mois sacré du Ramadan.

    M. Wennesland a répété que les Forces de sécurité israéliennes doivent faire preuve de la plus grande retenue et n’utiliser une force léthale que lorsqu’elle est strictement inévitable pour protéger la vie. Les auteurs de violence des deux côtés doivent répondre de leurs actes et être traduits rapidement en justice.

    Le Coordonnateur spécial a indiqué que les derniers développements liés à l’expulsion de familles de réfugiés palestiniennes à Cheik Jarrah et dans les autres quartiers de Jérusalem-Est occupé, sont extrêmement inquiétants. Il a exhorté Israël à cesser les démolitions et les expulsions, conformément à ses obligations, en vertu du droit international humanitaire.

    Gaz méthane

    Un rapport publié aujourd’hui par la Climate and Clean Air Coalition et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) montre que les émissions de gaz méthane dues à l’activité humaine peuvent être réduites de 45% au cours de cette décennie. Un telle réduction éviterait près de 0,3°C de réchauffement de la planète d’ici à 2045 et mettrait à portée de main à l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat visant à limiter l’augmentation de la température terrestre à 1,5 degré Celsius.

    Le gaz méthane compte pour près d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. La plupart des émissions causées par l’activité humaine vient des combustibles fossiles, des déchets et de l’agriculture. Parce que le gaz méthane est un des principaux facteurs de la formation de l’ozone au sol, une réduction de 45% pourrait éviter, par an, 260 000 morts prématurées, 775 000 consultations médicales pour maladie liée à l’asthme, 73 milliards d’heures de travail perdues à cause d’une chaleur extrême et 25 millions de tonnes de récoltes perdues.

    Prix des produits alimentaires

    À Rome, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué aujourd’hui que les prix internationaux des produits alimentaires ont augmenté pour le onzième mois consécutif en avril, le sucre menant la danse et les céréales reprenant leur courbe ascendante.

    L’indice FAO des prix des produits alimentaires est supérieur de 1,7% au mois de mars et de 3,8% à la même période l’année dernière. L’Indice est à son plus haut niveau depuis mai 2014.

    Conférence de presse virtuelle

    Après leur réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, les membres européens, l’Estonie, la France et l’Irlande, ont répondu aux questions de la presse, aux côtés de leurs anciens collègues européens du Conseil, l’Allemagne et la Belgique.

    Etiquettes : ENFANTS, QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE, ALIMENTATION, AFFAIRES HUMANITAIRES, QUESTIONS D’ORGANISATION, MOYEN-ORIENT, INDE, ISRAËL, ÉTHIOPIE, MYANMAR, ÉTAT DE PALESTINE, ÉTATS-UNIS, YÉMEN,

  • لماذا تقاعس السنغال عن المغرب وتراجع عن التأمر ضد الصحراويين ؟

    السنغال والمغرب

    لقد اظهرت تسريبات الدبلوماسية المغربية التي كشف عنها الهاكر كريس كولمان أن دولة السنغال كانت على رأس الدول التي تتأمر ضدنا على مستوى الإتحاد الإفريقي. ولكن منذ 2016 تقاعست عن تأييد المغرب إلى درجة رفضها فتح قنصلية في ارضنا المحتلة. السبب في ذلك يعود إلى نشرنا لبعض الوثائق السرية التي فضحت وزير الخارجية السنغالي انذاك المدعو مانكير اندياي حيث كان يمر كل سنة على مقر السفارة المغربية لتسلم مبلغ 12.500 يورو . الخبر والوثائق تناقلته الصحافة السنغالية بكثرة وجعلت منه فضيحة إلى أن إضطر الرئيس السنغالي إلى اقالته والحساب ألف حساب لعلاقات بلاده مع المغرب.

    أربع سنوات بعد ذلك تم العثور على مراسلات بين مصطفى انياس، رئيس البرلمان السنغالي واحد كبار المخابرات المغربية، المدعو عبدالمالك علوي يخبره بسير الإنتخابات الرئاسية في السنغال. الأمر وصفته الصحافة السنغالية بالتجسس.

    هذا هو سر التغيير الذي طرأ على سلوك المسؤولين السنغاليين تجاه القضية الصحراوية رغم عداوتهم التاريخية لنا.

    هذا إنتصار سياسي حققه التدوين باللغة الفرنسية، لغة العدو المغربي وحلفائه في فرنسا وإفريقيا الناطقة بالفرنسية . لذلك العدو لا يهمه ما نكتبه بالعربية ولا الإسبانية ولا الإنجليزية. ما يثير قلقه واعصابه هو المنشورات الفرنسية ويؤسفني عدم وعي المسؤولين الصحراويين بهذه الحقيقة.

    لذلك اود أن ألفت نظر وزير الإعلام الصحراوي إلى ضرورة إنشاء فريق ومواقع باللغة الفرنسية، الشيء الذي سيغير موازين القوة على المستوى الإعلامي.

    ملاحظة : في الصورة الوثيقة التي فضحت وزير الخارجية السنغالي – للإطلاع على قصة الهاكر كريس كولمان مع السنغال ابحثوا في غوغل عن : Mankeur Ndiaye Chris Coleman

     

  • هاتان الصورتان مركّبتان ولا تظهران توقيع ترامب على اعتراف بلاده بسيادة المغرب على الصحراء الغربية

    بعد إعلان الرئيس الأميركي المنتهية ولايته دونالد ترامب اعتراف بلاده بسيادة المغرب على الصحراء الغربية، انتشرت على مواقع التواصل الاجتماعي صورتان على أنّهما تظهران توقيعه على الخريطة الجديدة. لكنّ الصورتين مركّبتان، فالأولى تعود للتوقيع على قانون ضريبيّ والثانية لاعتراف واشنطن بالقدس عاصمة لإسرائيل.
    يظهر في الصورة الأولى ترامب يرفع ملفاً يحمل توقيعه إلى جانب خريطة المغرب. وجاء في النصّ المرافق له “الرئيس ترامب يوقّع بخط يده على أن الصحراء مغربية… يقدّم قرار الولايات المتحدة الواضح والبَيِّن أمام العالم والذي يحمل توقيعه أن الصحراء مغربية..”.

    صورة ملتقطة من الشاشة بتاريخ 17 كانون الأول / ديسمبر 2020 عن موقع فيسبوك

    حظي المنشور بمئات المشاركات على موقع فيسبوك، غداة اعتراف الولايات المتحدة بالسيادة المغربيّة على الصحراء الغربيّة.

    كما انتشرت صورة ثانية لترامب في السياق المضلّل نفسه تبدو فيها خريطة المغرب على ملفٍ آخر.

    صورة ملتقطة من الشاشة بتاريخ 17 كانون الأول / ديسمبر 2020 عن موقع فيسبوك
    النزاع حول الصحراء الغربيّة

    يعتبر المغرب الصحراء الغربية جزءا لا يتجزأ من ترابه الوطني ويسيطر على 80 بالمئة من أراضيها.

    وفي منتصف تشرين الثاني/نوفمبر، نفّذ الجيش المغربي عملية عسكرية في منطقة الكركرات العازلة بهدف إعادة حركة المرور الى معبر حدودي مع موريتانيا قطعه، وفق السلطات المغربية، عناصر من جبهة البوليساريو.

    وردت البوليساريو التي تطالب باستفتاء لتقرير المصير في الصحراء الغربية، بأن العملية المغربية أسقطت وقف إطلاق النار المعمول به منذ 1991 بينها وبين المغرب الذي يرفض استقلال الصحراء ويعرض حكماً ذاتياً تحت سيادته.

    وبعد نحو أربعة أسابيع هذه العملية، أعلن الرئيس الأميركي دونالد ترامب في العاشر من الشهر الجاري بشكل مفاجئ اعتراف الولايات المتحدة بالسيادة المغربية على الصحراء في مقابل تطبيع العلاقات مع إسرائيل. وقد وقّع سفير الولايات المتّحدة لدى المغرب على الخريطة الجديدة، ونشرت وكالة فرانس برس صوراً له.

    السفير الأميركي في الرباط ديفيد فيشر يقف إلى جانب الخارطة الجديدة للمغرب المعترف بها في الولايات المتحدة بعد التوقيع عليها في 12 كانون الأول/ ديسمبر 2020 (AFP )
    صورتان مركّبتان

    لكنّ صورتي ترامب المتداولتين لا علاقة لهما بالصحراء الغربيّة، والنسختان الأصليتان منهما لا تحتويان على خريطة المغرب، بل هي ركّبت عليهما للإيحاء بأنّ ترامب وقّع على الخريطة الجديدة.

    فالصورة الأولى وزّعتها وكالة رويترز في 22 كانون الأول/ديسمبر عام 2017 لتوقيع ترامب على قانون ضريبيّ.

    صورة ملتقطة من الشاشة بتاريخ 17 كانون الأول / ديسمبر 2020 عن موقع رويترز
    أمّا الصورة الثاني فتعود لتوقيعه على اعتراف الولايات المتحدة بالقدس عاصمة لإسرائيل، وقد وزّعتها وكالة رويترز في السادس من ديسمبر عام 2017.