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  • Binter reprend ses vols entre la Mauritanie et les îles Canaries à partir du 11 novembre

    La compagnie aérienne reprend ses opérations avec les îles Canaries à partir du 11 novembre

    Tous les passagers doivent soumettre un formulaire de santé publique à leur arrivée en Espagne
    La compagnie aérienne recommande de consulter au préalable les exigences fixées par les gouvernements pour entrer dans chaque territoire
    Le Mercredi, 4 novembre 2020
    Binter annonce qu’à partir du 11 novembre, elle reprendra la liaison avec les îles Canaries, avec la reprise des vols entre la Mauritanie et Gran Canaria. La compagnie active cet itinéraire après avoir amélioré le contexte sanitaire et dans le but de contribuer activement au maintien de la connectivité et à la relance touristique et économique des deux territoires.
    Comme nouveauté, les vols seront effectués avec le nouvel Embraer E195-E2 de la compagnie aérienne, avion qui offre au passager un haut niveau de confort. C’est le réacteur à allée unique le plus silencieux, le plus propre et le plus efficace. Sa configuration a deux sièges de chaque côté et avec plus d’espace entre les rangées permet au passager de profiter d’un espace plus personnel. De plus, parmi leurs nombreuses spécifications, ils sont équipés de filtres HEPA modernes qui filtrent 99,9% des agents pathogènes et garantissent à tout moment la qualité de l’air dans l’habitacle.
    Sur les vols vers les îles Canaries, les passagers doivent dûment remplir un formulaire de santé publique avant d’arriver a l’archipel, via l’adresse www.spth.gob.es ou via l’application gratuite SpTH (Spain Travel Health). Sur les vols à destination de la Mauritanie, les passagers de nationalité non mauritanienne doivent présenter un test PCR négatif effectué dans les 72 heures avant le départ du vol.
    En ce sens, il est recommandé à tous les passagers de vérifier les exigences fixées par les gouvernements de chaque pays pour les voyageurs avant l’âchat et le vol. 
    Ces mesures, ainsi que les protocoles et procédures mis en place par la compagnie aérienne depuis le début de la crise sanitaire générée par le COVID-19, sont ceux qui ont permis de faire en sorte que le transport aérien soit sûr, avec une incidence d’un cas sur les 27 millions de passagers transportés.
    Une fréquence hebdomadaire tous les quinze jours
    Binter a prévu, pour le moment, une connexion aérienne avec l’aéroport de Gran Canaria tous les quinze jours.
    Les vols seront opérés le mercredi une semaine sur deux. Un avion décollera de l’aéroport de Gran Canaria à 12h30 pour atterrir à Nouakchott à 14h20. À 15 h 05, il décollera de l’aéroport mauritanien pour atterrir à Gran Canaria à 16 h 55.
    Les billets peuvent être achetés via les canaux de vente habituels de la compagnie: www.bintercanarias.com, l’application Binter, le numéro de téléphone 00222 45251536 / 0022245295341 et les agences de voyages.
    Bureau de presse
    Source : Taqadoum
  • Mauritanie : L'ambassadeur d'Espagne reçu par le ministre des Pêches

    Le ministre mauritanien des Pêches et de l’Economie maritime, M. Abdel Aziz Ould Dahi a reçu mardi l’ambassadeur d’Espagne en Mauritanie, Jesus Santos Aguado, a rapporté l’agence officielle de presse mauritanienne AMI.

    Le ministre mauritanien était accompagné du secrétaire générale du ministère des Pêches et de l’économie maritime, Mme El Alya Mint Menkouss, du directeur général de l’exploitation de la ressource maritime, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar, du directeur de la programmation et de la coopération, M. Mohamed Ould Ali Ould Birham et du commandant des garde-côtes mauritaniens, le colonel Mohamedou Ould Abderrahmane.

    Selon AMI, les sujets abordés par les deux étaient  parties ont discuté la coopération bilatérale dans les domaines du développement de la pêche en Mauritanie, de l’appui à la société mauritanienne de distribution du poisson et aux garde-côtes mauritaniens, en plus de la lutte contre la migration illégale.

    L’entretien a eu lieu à un moment où les conséquences de la fermeture de El Guergarate sont plausibles. A Nouadhibou, le secteur d’embllage du poisson surgelé est paralysé par le manque du carton importé du Maroc. Le poisson mauritanien exporté vers l’Espagne a aussi été secoué par cette fermeture. 

    Au lieu de débarquer à Nouadhibou, les bateaux de pêche européens opérant en Mauritanie ont été obligés de changer de cap vers Dakhla comme plan de sortie pour contourner le barrage organisé par les sahraouis.

    Selon Western Sahara Ressources Watch, “il existe des exportations terrestres à grande échelle de produits de la pêche des entreprises marocaines et internationales basées au Sahara Occidental occupé via le port de Nouadhibou en Mauritanie” tout comme “un trafic allant dans l’autre sens, de l’industrie mauritanienne, sur le transport terrestre par camion vers le marché européen via le Sahara Occidental occupé”. 

    “Les Sahraouis ont bloqué la semaine dernière la route entre les territoires occupés et la Mauritanie, en signe de protestation contre les violations persistantes du droit international par le Maroc, à travers le pillage des ressources du territoire”, indique l’ONG qui rappelle qu’un cas “similaire s’est produit en avril 2019, lorsqu’un barrage routier sahraoui a interrompu le commerce à travers le territoire illégalement occupé. L’industrie de la pêche espagnole en Mauritanie a ensuite fait pression sur la Commission européenne pour qu’elle modifie l’accord de pêche UE-Mauritanie afin d’inclure une possibilité de débarquer des captures mauritaniennes “au Maroc”. “Selon un rapport de presse, le commissaire aux pêches a promis de prendre de telles mesures une fois que le ministre espagnol de la pêche lui aurait fait part des conséquences de l’arrêt du trafic sur le territoire”, ajoute-t-elle.

    Pour WSRW, l’utilisation du territoire occupé du Sahara Occidental pour le transbordement de poisson, quelle que soit sa provenance, est illégal.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Mauritanie, ressources naturelles, poisson, exportation, importation, El Guergarate, 

  • Strategic Interests Spark Shift in Morocco’s Gulf Ties

    Important regional developments in recent weeks have highlighted Morocco’s strong – and sometimes conflicting – economic and political ties with Gulf Arab states. On October 28, the United Arab Emirates became the first Arab country to announce that it would be opening a consulate…

    Read more from the source : Arab Gulf States Institute in Washington

  • Increasing tensions around Western Sahara

    On October 30, a United Nations Security Council meeting adopted a Resolution renewing the mandate of its peacekeeping mission MINURSO in Western Sahara, for one year. The resolution…

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    Tags : Western Sahara, Morocco, MINURSO, UNO,

  • Richesses naturelles et industrialisation au Maghreb

    Le destin commun du monde méditerranéen est une donnée de l’histoire. Mais entre le nord et le sud de la Méditerranée, bien des incompréhensions issues de la méconnaissance se maintiennent. Par la fréquence et la qualité de ses publications, le Centre de recherche et d’études sur les sociétés méditerranéennes (C.R.E.S.M.) met à la disposition du public francophone une abondante série d’études historiques, actuelles ou prospectives sur la vie économique, sociale et politique du Maghreb indépendant. Deux ouvrages récents devraient aider à combler le fossé des malentendus.

    Le premier porte sur la question des matières premières énergétiques et minérales au Maghreb : principalement sur le fer, les hydrocarbures et les phosphates (1). Thème d’actualité que les auteurs abordent conscients du poids stratégique considérable des richesses du sous-sol dans le procès de développement national des Etats maghrébins : ceux-ci ne se résignent à l’exportation massive de produits brutes qu’avec le souci d’acquérir les capitaux et la technologie nécessaires à la fabrication sur place de produits finis. L’aperçu historique sur les pratiques coloniales en matière de ressources minières et le rappel des données géographiques essentielles qui ouvrent le recueil permettent de mieux comprendre l’analyse des stratégies propres à chacun des pays.
    L’indépendance ne saurait se limiter à la seule maîtrise de la production plus importante est celle de la transformation des matières premières et surtout de leur commercialisation. Une étude de synthèse montre la diversité des formules associatives entre Etats producteurs et compagnies privées et leur récente évolution. Le marché des matières premières s’est constitué à l’échelle mondiale ; les regroupements internationaux, tel l’OPEP, y interviennent de façon croissante : élargissant ses perspectives, l’ouvrage se clôt donc sur l’analyse de l’influence que peuvent exercer les stratégies maghrébines sur le réaménagement en cours de l’ordre économique mondial et met une fois de plus en relief le rôle de « fer de lance du tiers-monde » qu’y joue l’Algérie.
    L’utilisation des ressources naturelles aux fins d’industrialisation, pour laquelle ont opté les pays du Maghreb, pose un problème de transfert de technologie sur quel mode et avec quel partenaire ? Dans un ouvrage qui a la clarté de présentation d’un manuel (2), Dimitri Germidis analyse minutieusement la position de la France vis-à-vis du Maghreb dans ce domaine. Soulignant la différence de choix entre l’Algérie et ses deux voisins — la première aspirant à l’autonomie technologique quand les deux autres ne souhaitent que s’intégrer au processus international de production — il indique que, malgré une vive concurrence et de nombreuses vicissitudes, les entreprises françaises conservent une place de choix dans l’industrialisation de ce pays. Au terme d’une étude menée par pays et par branche industrielle, il ne manque pas d’évoquer le danger latent d’une dépendance technologique du Maghreb, dans la perspective d’une nouvelle division internationale du travail où la France abandonnerait les activités industrielles peu sophistiquées, se réservant celles qui font appel à une main-d’œuvre très qualifiée et apportent une forte valeur ajoutée.
    C’est précisément de dépendance que traite le deuxième volume du C.R.E.S.M. (3). Ses chercheurs poursuivent l’objectif original et ambitieux de repérer, au sein du Maghreb arabe, les phénomènes de dépendance idéologique et de transfert de modèle en provenance du centre franco-européen. Dans quelle mesure et par quels engrenages des pays indépendants sont-ils conduits à reproduire les schémas culturels, institutionnels ou économiques de métropoles dont ils ont secoué, non sans de lourds sacrifices, la tutelle coloniale ? Partant de la constatation que la pénétration coloniale a durablement déstabilisé et déstructure les systèmes sociaux autochtones, les auteurs en viennent à privilégier le rôle des classes moyennes maghrébines pour le maintien et la reproduction du système capitaliste, tout en reconnaissant les difficultés d’un choix différent en l’état actuel du rapport des forces internationales. Ces trois points constituent le fil rouge que l’on peut suivre tout au long du recueil malgré la diversité des thèmes abordés : mimétisme juridique et institutionnel, développement de l’émigration, discours politique des quotidiens maghrébins. Ce dernier article, qui fait appel aux techniques les plus modernes de l’analyse de contenu et de la cybernétique, conclut à l’unité idéologique fondamentale de la presse maghrébine. Les différences ne sont pas tant marquées entre, les journaux de tendances ou de régimes opposés qu’entre une presse de langue arabe et une autre de langue française, soulignant l’importance, par-delà les frontières, de ce clivage de culture et de classe.
    Ces livres, en révélant l’incessante confrontation entre des mécanismes de dépendance et l’affirmation nationale, entre un héritage historique assumé et une domination imposée, éclairent l’ampleur des difficultés auxquelles doivent aujourd’hui faire face les Etats du Maghreb, dans leur effort de développement comme dans leur intervention sur la scène internationale.

    Christophe Batsch

    (1) Les Stratégies. des matières premières au Maghreb, ouvrage collectif, Centre national de la recherche scientifique, Paris 1976, 205 pages, 42 F.

    (2) Le Maghreb, la France et l’enjeu technologique, Dimitri Germidis, éditions Cujas, Paris, 1976, 219 pages. 34 F.

    (3) Rapports de dépendance au Maghreb, ouvrage collectif, Centre national de la recherche scientifique, Paris, 1976, 320 pages, 70 F.

    Le Monde diplomatique
  • Que faire contre l’abstention ?

    par Abdelkrim Zerzouri

    Les résultats du référendum sur la révision de la Constitution ont été différemment appréciés par les observateurs locaux et étrangers. Rendant dans ce sens des avis à l’opposé les uns des autres. Qui a tort, qui a raison ? Selon la Présidence et l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), qui ont fait part de leur entière satisfaction à l’issue du vote, les résultats du référendum sont l’«expression réelle et intégrale de la volonté du peuple», d’une « nouvelle Constitution plébiscitée par le peuple» et d’«une Constitution halal», qui sera la pierre angulaire dans l’édification de l’Algérie nouvelle. 
    L’abstention ? La loi ne prévoit aucun seuil de participation pour valider ou invalider une élection, avait rétorqué le président de l’ANIE, Mohamed Charfi. Ce dernier insistera sur la vérité des chiffres, qui reflètent la sincérité et l’honnêteté de l’ANIE à veiller sur le respect du principe démocratique et la protection des voix des électeurs, quelle que soit leur tendance, et qui montrent, ainsi, que la fraude ou le bourrage des urnes font partie du passé. Le taux de participation, très faible, avec seulement 23,72% (moins de 5% à l’étranger), et le résultat du vote, avec des taux de 66,80% de votants pour le «Oui» et 33,20% pour le «Non», reflètent bien un vote «propre et honnête» auquel le pays n’était pas habitué. Des points positifs sur lesquels focalisent la présidence de la République, soulignant à travers un communiqué que les résultats du scrutin «ont démontré que la transparence et la probité de ce scrutin ont été totales», et que le président de la République «a tenu ses engagements pour qu’enfin soit entamé le processus qui permette l’expression libre et démocratique du peuple algérien sur tout ce qui concerne son destin». 
    Alors que d’autres, focalisant leurs appréciations sur le faible taux de participation, voient à travers les résultats de ce référendum «un désaveu cinglant» pour le pouvoir, un «échec des projets du pouvoir et son incapacité à parvenir à un consensus national sur la Constitution, rien ne semble perturber la marche du pays vers la concrétisation des engagements du président de la République. Mais, entre les appréciations des uns et des autres, il y aurait bien un milieu bien équilibré pour porter un jugement éclairé sur le référendum du 1er novembre. 
    Le fort taux d’abstention ne pourrait pas donner satisfaction à l’opposition, car sa signification peut s’expliquer par l’indifférence des électeurs, préoccupés par d’autres soucis de la vie quotidienne, autant en direction du pouvoir que de l’opposition qui s’en réclame, voire exprimant une défiance face à la chose politique. Et cela ne peut pas pour autant faire preuve d’ignorance par le pouvoir. Si on cherche réellement à ancrer la pratique démocratique, le très faible taux de participation devrait donner à penser au gouvernement. Le phénomène de l’abstention a bien trouvé remède sous d’autres cieux, pourquoi pas chez nous ? 
    Dans certains pays, tout électeur qui s’abstient de voter est sanctionné par une amende, assez lourde en cas de récidive, et aller jusqu’à supprimer son nom de la liste des électeurs s’il continue à bouder l’urne. D’une correction admirable, car tout un coûteux chantier est mis en place pour que cet électeur puisse exercer son droit, et il doit rembourser ce qui a été dépensé par faute de ne pas avoir exercé son devoir. Citoyenneté et démocratie vont de pair, et on ne peut pas se prévaloir de l’un et ignorer le second.
    Le Quotidien d’Oran, 4 nov 2020
  • Révolution du jasmin ou révolution du sang? A propos d’une révolution confisquée.

    Par Mounadil Al Djazaïri

    Les effluves de la révolution du jasmin ont non seulement masqué l’odeur du sang versé mais il semble qu’elles aient tourné la tête à un certain nombre de commentateurs. Côté arabe, c’est encore un enthousiasme en panne de superlatifs quoique commencent à se manifester les premiers indices de la désillusion.
    On les pardonnera bien volontiers. Mais que dire de l’article d’Olivier Roy qui écrit dans le New York Times:
    La caractéristique nouvelle de cette révolution populaire pacifique pour renverser une dictature dans le monde arabe est qu’elle n’a rien d’islamique.
    Les choses ne se sont pourtant pas passées de manière absolument pacifique et, surtout, la révolution populaire a été interrompue, peut-être provisoirement, par un pronunciamiento à l’instigation des Etats Unis.
    Et il faut simplement observer que si le mouvement de protestation est et était éminemment politique dans sa signification, il n’en était qu’au début de sa phase de politisation au moment où le président Ben Ali a été renversé. Dans des circonstances qui rappellent d’ailleurs celles qui avaient amené le même Ben Ali à déposer feu l’ex « Combattant suprême » Habib Bourguiba qui lui même avait évincé le monarque Lamine Bey.
    Ce petit détour historique est utile pour comprendre que même si les pays arabes ont d’énormes points communs, et ceux du Maghreb encore plus puisqu’il s’agit du même peuple, il n’empêche qu’ils n’ont pas une histoire identique et qu’il est improbable que l’exemple tunisien diffuse par simple « contagion » ou mimétisme (à la différence de certains comportements comme l’immolation par le feu qui ont diffusé même hors du monde arabe)..
    Le mouvement populaire tunisien est par ailleurs parti de régions qu’on peut qualifier de périphériques, à l’écart de l’énorme métropole qu’est Tunis à l’échelle du pays, de la pointe est de la Numidie, ce territoire qui cultive de temps immémoriaux le goût de la justice et de l’égalité.
    Mouvement politique donc, mais pas politisé. Et l’absence qu’évoque Roy de slogans en faveur d’un état islamique ou anti américains [alors que jusqu’à présent, c’est la France qui joue un rôle majeur en Tunisie !] nous rappelle simplement ce fait brut que la révolte est celle des pauvres et des jeunes qui cherchent précisément à avoir la possibilité de vivre plus dignement.
    Il n’y a pas eu non plus appel de la part des manifestants à nationaliser ou au contraire à privatiser des entreprises. Nous avons d’abord été devant un mouvement qui disait que c’en était assez de la république des copains et des cousins incarnée par le Rassemblement Constitutionnel Destourien (R.CD) et qu’on voulait la république de tous.
    Comment? C’est une autre affaire et c’est là normalement qu’interviennent les partis politiques qui peuvent proposer telle ou telle mise en forme idéologique de la contestation ainsi qu’une pratique en vue d’atteindre les objectifs assignés par l’idéologie.
    Or, en dehors de deux partis de figuration, les partis étaient interdits d’activité en Tunisie, interdiction que le gouvernement de M. Ben Ali a fait scrupuleusement respecter. Nous sommes donc devant une scène politique congelée depuis des années à l’intérieur du pays et qui a survécu en exil avec la présence à l’étranger de partis de gauche et du parti islamiste. Ces organisations n’ont bien entendu guère pu encadrer une jeunesse des classes populaires qui s’est trouvée à la pointe de la lutte. On relèvera en passant qu’aucun de ces partis n’a eu un impact significatif sur la communauté tunisienne en France, une communauté qui était par ailleurs fermement encadrée par le Rassemblement R.CD le parti au pouvoir aujourd’hui dissous. Il est vrai que beaucoup de muets ont soudainement retrouvé la parole…
    Si on en revient au contenu des slogans protestataires/insurrectionnels ; rappelons qu’en Iran par exemple, la société avait de longue date été travaillée idéologiquement par les Mollahs mais aussi par d’autres mouvances même si ce sont les Mollahs qui ont fini par l’emporter. En Algérie, le Front Islamique du Salut ou ses précurseurs avaient bien labouré le terrain idéologique avant d’obtenir les succès électoraux que l’on sait.
    La scène politique tunisienne a donc été congelée pendant des années et on va bien voir quels plats tenteront encore les citoyens Tunisiens une fois décongelés et lesquels seront encore comestibles. C’est là une inconnue majeure même s’il semble bien que Washington incline pour un rôle significatif des islamistes. La presse anglo-saxonne tend en effet à multiplier les articles sur le mouvement islamiste al-Nahda et, comme le signale le World Socialist Web Site, le New York Times vient même de lui consacrer un papier très favorable 
    Si la révolution a été confisquée en Tunisie, elle n’est cependant pas terminée. Les choses se noueront vraiment quand chacun des camps aura pu se mettre vraiment en ordre de marche et que les rapports de force sur le terrain pourront être évalués. En dehors du peuple révolté et de ses exigences mises en action plus qu’en mots, nous avons pour l’instant surtout l’expression des représentants des élites tunisoises, c’est-à-dire pour l’essentiel des membres de professions libérales ou des professeurs. C’est un syndicat enseignant qui appelle à la grève demain et pas un syndicat des ouvriers du bâtiment, du textile ou de l’hôtellerie.
    Comme souvent dans les révolutions, il y plus d’une révolution en même temps qui renvoient à des acteurs (à des classes sociales dirait un marxiste) différents.
    Le meilleur (ou le pire) est sans doute encore à venir pour ce pays. Si le meilleur vient, espérons le, à l’emporter, ce sera à coup sûr un exemple salutaire pour tous les peuples de la région.
  • Quels lendemains de guerre au nord du Mali?

    Vous pouvez lire ici ou là que le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA), par la voix de son porte parole, non seulement approuve l’intervention militaire française au Mali mais est disposé à prêter main forte au corps expéditionnaire français pour les combats au sol.

    Ce n’est pourtant pas exactement ce que dit Moussa Ag Assarid, le porte parole de ce mouvement ainsi qu’on peut le constater en lisant une retranscription intégrale d’un entretien qu’il a accordé tout récemment à un journal espagnol.
    Moussa Ag Assarid pose en effet un préalable non négligeable avant cette coopération : que le gouvernement malien engage des discussions sérieuses avec son mouvement sous l’égide de ce qu’il appelle la «communauté internationale.»
    J’espère quand même qu’il sait que dans le cas du Mali, la communauté internationale se résume à la France qui n’en fait qu’à sa tête.
    Et en parlant de négociations avec le MNLA en relation avec la situation actuelle au nord du pays, c’est une éventualité qu’a explicitement écartée M. Tieman Hubert Coulibaly, le ministre Malien des affaires étrangères qui rejette ces «conditions posées à l’armée malienne.» Une formulation qui montre que la Mali n’a de gouvernement en ce moment que militaire.
    On comprend donc que ce qui tient lieu de gouvernement en ce moment au Mali compte bien reprendre le contrôle des régions du nord du pays grâce à l’armée française, sans doute pour répéter une politique qui a entretenu une instabilité qui a débouché sur la situation actuelle à la faveur de l’intervention occidentale contre le régime de Mouammar Kadhafi.
    Le pompier pyromane français qui ne semble pas satisfait du désastre qu’il a provoqué à la frontière orientale de l’Algérie s’attelle maintenant avec passion à continuer son sale boulot à la frontière sud du polygone étoilé.
    Par Xavier Aldekoa, La Vanguardia (Espagne) 16 janvier 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri
    Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), héritier de plusieurs mouvements de rébellion targuie dans le nord du Mali veut avoir un rôle clef dans la guerre. Son porte parole, Moussa Ag Assarid dit que la révolution indépendantiste a été détournée par des terroristes et il tend la main à la France. Mais avec des conditions.
    Le MNLA est-il prêt à combattre au côté de la France contre les fondamentalistes ?
    Notre position est claire. Nous voulons des droits pour le peuple de l’Azawad. Et nous luttons déjà contre les terroristes. Avant même que la France ait commencé à le faire nous les affrontions déjà. Nous connaissons ce territoire et ses gens. Nous avons des combattants expérimentés qui savent se battre. Qu’on nous laisse faire le travail. Ce n’est pas au mali de régler ça, ni à la Communauté Economique d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il faut négocier pour déterminer les conditions, et tout ce qui se passe sur le terrain, nous nous chargerons de le résoudre.
    Mais pour Bamako, le MNLA est aussi l’ennemi.
    Il ne faut pas faire l’amalgame entre de MNL A et d’autres groupes armés. Nous ne sommes pas des terroristes ; nous voulons des droits sur nos territoires et nous demandons l’indépendance. Aujourd’hui, nous devons négocier avec Bamako pour déterminer notre rôle et les statut [du territoire) de l’Azawad.
    Le MNLA a-t-il le sentiment que sa révolution targuie a été détournée ?
    Tout à fait. Notre peuple vit dans la soumission depuis 50 ans. Depuis 1960, nous avons été massacrés, nous avons subi un génocide, et comme il n’y avait aucune volonté de trouver une solution politique, nous avons fait la guerre à Bamako pour la dignité de notre sang versé, de nos enfants et des milliers de réfugiés. La communauté internationale ne doit pas l’oublier. Il est inutile que le gouvernement malien ttente de récupérer le territoire de l’Azawad s’il ne s’assoit pas à la table de négociations. Les choses ne peuvent plus être comme avant, avec l’armée stationnée au nord tandis que les villes s développent au sud. Il y a un problème politique, il faut le résoudre et ensuite, nous nous impliquerons dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.
    Et si le gouvernement malien ne cède pas à vos revendications ?
    Sans solution politique, le Mali ne retrouvera pas la paix.
    Quelle est cette solution : l’indépendance, une certaine autonomie ?
    Il doit d’abord y avoir une négociation franche entre la communauté internationale, le MNLA et Bamako. Une fois la solution politique trouvée, nous verrons ce qui se passera. Cet accord sera déterminant pour la lutte contre le terrorisme.
    Le MNLA peut-il vaincre les extrémistes ?
    Nous disposons de plusieurs milliers d’hommes et de matériel qui nous permettent de nous adapter au terrain et de combattre dans un territoire que nous connaissons comme notre poche. En outre, la population est de notre côté et elle nous renseigne chaque jour sur leurs positions. Nous savons où sont les terroristes.
  • Retour sur l’assassinat de Patrice Lumumba (ou de l’actualité de l’impérialisme)

    Avec le temps, il arrive que certaines vérités se fassent jour et que des énigmes soient progressivement résolues. Hasan Suroor de The Hindu évoque pour nous une récente révélation sur l’assassinat de Patrice Lumumba, ce personnage charismatique dont le nom évoque aujourd’hui encore des espoirs d’indépendance et de démocratie en Afrique et au -delà.

    On comprend que le destin de Lumumba a une signification particulière pour l’Inde puisque c’est auprès d’un diplomate de ce pays en poste à Léopoldville (désormais Kinshasa) qu’il avait dans un premier temps trouvé refuge.
    L’histoire de Lumumba nous rappelle que, comme la Syrie aujourd’hui, le Congo ex belge avait aussi des amis.
    Tiens, ce sont à peu près les mêmes que ceux de la Syrie aujourd’hui !
    Par Hasan Suroor, The Hindu (Inde) 
    Un des secrets les mieux gardés des services de renseignements britanniques vient peut-être d’être éventé : leur rôle dans l’enlèvement et l’assassinat de Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement démocratiquement élu du Congo dont le panafricanisme et l’inclination vers Moscou avaient alarmé l’Occident.
    Pendant plus de cinquante ans, des rumeurs ont circulé par rapport à des allégations sur le rôle de la Grande Bretagne dans le meurtre brutal de Lumumba en 1961, mais rien n’avait été prouvé – laissant la CIA et son homologue belge porter seules le chapeau pour ce qu’un écrivain Belge avait qualifié de «plus important assassinat du 20ème siècle.» Aujourd’hui, dans des révélations spectaculaires, un vétéran de la politique britannique affirme avoir entendu de la bouche même des concernés que c’est le MI6 qui l’avait «fait.»
    Dans une lettre à la rédaction passée Presque inaperçue dans le dernier numéro de la London Review of Books (LRB), David Edward Lea réagissait à «Empire of Secrets, British intelligence, the Cold War and the Twilight of Empire,» un nouveau livre sur les services secrets britanniques dans lequel Calder Walton affirme qu’on ne sait toujours presque rien sur le rôle de la Grande Bretagne dans la mort de Lumumba. «La question reste de savoir si les projets britanniques d’assassinat de Lumumba… avaient une quelconque réalité. Pour l’heure, nous n’en savons rien,» écrit Walton.
    Lord Lea a répliqué: «En fait, dans ce cas particulier, je peux dire que nous avons joué un rôle. Il se trouve que je prenais une tasse de thé avec Daphne Park… Elle avait été consul et première secrétaire [d’ambassade] à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, de 1959 à 1961, ce qui en pratique (et qui a été par la suite reconnu) signifiait chef du MI6 sur place. J’avais évoqué avec elle l’indignation suscitée par l’enlèvement et l’assassinat de Lumumba, et je lui avais rappelé la théorie selon laquelle le MI6 avait quelque chose à voir avec ça. ‘Nous l’avons fait’, avait-elle répondu, ‘je l’ai organisé.’»
    Selon Lord Lea, elle avait soutenu que si l’Occident n’était pas intervenu, Lumumba aurait livré aux Russes les richesses minières du Congo – appelé aujourd’hui République Démocratique du Congo. Contacté par The Hindu, Lord Lea a confirmé la teneur de sa lettre à la LRB et que la conversation autour d’un thé avait eu lieu quelques mois avant le décès de Mlle Park en 2010. «C’est la discussion que j’ai eue avec elle et c’est ce qu’elle m’a dit. Je n’ai rien de plus à ajouter,» a-t-il dit quand nous lui avons demandé s’il disposait éventuellement d’une autre confirmation indépendante de la déclaration de Mlle Park.
    Mlle Park qui a fait sa carrière dans les services de renseignements a servi à Kinshasa (ex Léopoldville) entre 1959 et 1961. A sa retraite, elle a été faite pairesse à vie avec le titre de baronne Park of Monmouth. Ses collègues de la Chambre des Lords parlaient d’elles comme de la porte parole des services secrets. Elle a aussi brièvement doyenne du Somerville College à l’université d’Oxford.
    Le MI6 n’a fait aucun commentaire sur les révélations de Lord Lea. «Nous ne nous exprimons pas sur les questions relatives aux renseignements,» a déclaré un officiel.
    Lumumba, salué comme étant “le héros de l’indépendance du Congo” de la Belgique en 1960, avait été tué par balles le 17 janvier 1961 après avoir été renversé par un coup d’Etat soutenu par la Belgique et les USA à peine quelques mois après avoir pris ses fonctions. 
    Lumumba avait trouvé refuge auprès de Rajeshwar Dayal – le diplomate Indien qui représentait le Secrétaire Général de l’ONU au Congo – pendant plusieurs jours mais avait été capturé et tué peu de temps après qu’il avait fait le choix de quitter les locaux de l’ONU. «Ce crime odieux avait été le point culminant de deux complots d’assassinat liés entre eux par les gouvernements belge et américain qui avaient utilisé des complices Congolais et une peloton d’exécution belge pour faire le coup,» écrit Georges Nzongola-Ntalaja, un spécialiste d’études africaines et afro-américaines qui a écrit The Congo from Leopold to Kabila: A People’s History [le Congo de Léopold à Kabila : histoire d’un peuple].
    Des documents américains de l’époque déclassifiés ont établi le rôle de Washington dans des tentatives secrètes d’assassinat – la plus connue étant le plan de la CIA pour empoisonner la brosse à dents de Lumumba en introduisant de la pâte dentifrice empoisonné dans sa salle de bains. 
    «La pâte dentifrice n’est jamais arrive dans la sale de bains de Lumumba. Je l’ai jetée dans le fleuve Congo, » dira plus tard Larry Devlin, chef de la station de la CIA à Léopoldville. 
    Le public sait peu de choses sur le rôle de la Grande Bretagne. Mais en 2000, la BBC avait rapporté qu’à l’automne 1960 – trois mois avant l’assassinat de Lumumba – un agent du MI5 à l’ambassade britannique à Léopoldville avait proposé «l’élimination de Lumumba de la scène en le tuant.»
  • L’Afrique à la veille de l’émergence économique?

    Tandis que les puissances néocoloniales et les Etats Unis s’affairent à semer le désordre et la mort en Afrique, une puissance pose un autre regard et a une autre démarche.

    Cette puissance est la Chine qui, patiemment étend son influence au gré de partenariats bilatéraux qui se traduisent par des investissements substantiels, là où l’Europe se contente de prodiguer des conseils lénifiants de bonne gouvernance et d’apporter son expérience dans l’art de la guerre.
    Le partenariat est aussi multilatéral ainsi qu’on peut le constater avec le projet de Route Maritime de la Soie qui reliera des ports africains, existants ou nouveaux, à l’Asie orientale, la Thaïlande et la Chine principalement.
    Le projet de Route Maritime de la Soie, complété par des infrastructures terrestres, routières et ferroviaires, aura nécessairement un impact considérable sur l’évolution économique de l’Afrique , et contribuera à favoriser l’émergence d’un certain nombre de pays et à en sortir d’autres de la grande pauvreté.
    A condition que l’effort chinois ne soit pas contrecarré par ces mêmes puissances occidentales qui voient d’un mauvais œil la place de plus en plus grande prise sur un continent qui est encore leur terrain de jeu favori.
    La guerre contre le régime libyen s’inscrivait déjà dans cette lutte d’influence.
    par Atul Aneja, The Hindu (Inde) 19 janvier 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri
    La Chine a accéléré sir effort d’inclusion de l’Afrique dans la Route Maritime de la Soie – l’ambitieuse initiative transcontinentale de Pékin – suite à la visité dans le continent de son chef de la diplomatie Wang Yi.
    Parmi les thèses qui ont été abordés pendant la visite de M. Wang dans cinq pays, la volonté d’aller de l’avant rapidement pour la construction d’une liaison ferroviaire à écartement standard entre Nairobi et Mombasa a été un des sujets phares.
    Le projet de liaison entre la capitale du Kenya et le grand port du pays a de plus vastes implications. Une fois achevé , le corridor ferroviaire contribuera à connecter le vaste hinterland de l’Afrique orientale avec l’Océan Indien, ce qui en fait un projet d’un grand intérêt stratégique qui sera une pièce de plus dans la réalisation du projet du président Xi Jinping d’établissement de la Route Maritime de la Soie du 21ème siècle.
    Si les projets se concrétisent, Mombasa serait finalement reliée à Malaba dans la région ouest du Kenya puis à Kampala, Kigali et Juba, les capitales de l’Ouganda, du Rwanda et du Sud-Soudan.
    Les Chinois se sont lancés dans ce projet en ayant une conscience claire des opportunités plus larges qu’il présente à l’échelle régionale. Sur le plan du symbole, c’était évident à voir les dirigeants de l’Ouganda, du Rwanda et du Sud -Soudan assis aux côtés dy premier ministre chinois Li Keqian lors de sa visite à Nairobi, de même que des représentants venus du Burundi, de Tanzanie et de la Banque Africaine de Développement pour signer un accord sur le projet.
    Avec des démarches concrètes effectuées sur le terrain, il semble bien que l’Afrique soit en train de devenir un des piliers du projet de Route Maritime de la Soie. En plus de construire des routes, des aéroports et des voies ferrées, les Chinois développent douze ports en eau profonde, dont sept se trouvent sur les côtes africaines.
    Ce sont Djibouti, Dar es-Salam, Maputo, Libreville, Tema (Ghana), Dakar et Bizerte.
    En échange, ces ports se connectent à la Route Maritime de la Soie étant donné qu’ils sont prévus pour traiter des cargos de fort tonnage en provenance d’Asie, chargés de nourriture et de produits manufacturés et qui repartiront en emportant des matières premières d’Afrique.
    L’Afrique se connecte bien avec les grands pointes avancées de la Route Maritime de la Soie – la province chinoise de Yunnan qui partage des frontières avec le Myanmar, le Vietnam et le Laos ainsi que la Thaïlande plus au sud.
    Espérant éviter le vulnérable détroit de Malacca, les Chinois construisent des corridors ferroviaires depuis Kunming, la capitale du Yunnan, vers le Myanmar et la Thaïlande via le Laos enclavé. La Chine a signé un accord pour construire un corridor ferroviaire qui reliera le Yunnan avec la cité portuaire thaïlandaise de Kyaukphyu sur le Golfe du Bengale, contournant ainsi le détroit de Malacca. Kyaukphyu est aussi le point de départ de l’oléoduc et du gazoduc Chine – Myanmar qui entrent en Chine par la ville de Ruili.
    Au Laos, le projet de voie ferrée Chine – Vientiane doit être achevé en 2018. La Chine a récemment approuvé un projet de 23 milliards de dollars qui comprend une liaison à grande vitesse entre Chaing Khong, juste au sud de la capitale laotienne, Vientiane, et Ban Phachi en Thaïlande.
    Certains observateurs considèrent que la Chine et la Thaïlande sont à l’initiative dans la construction la connexion de la Route Maritime de la Soie avec l’Afrique. Le site web East by Southeast a rapporté qu’en 2014, des officiels thaïs et chinois ont défini les instruments d’investissement pour la construction de sept ports stratégiques sur le littoral africain.
    Les exportateurs thaïlandais de riz seront probablement les principaux bénéficiaires de la liaison Asie-Afrique du projet de Route Maritime de la Soie. Déjà 60 % des exportations thaïlandaises de riz en 2013 allaient vers l’Afrique et la tendance de la consommation était encore plus élevée en 2014.