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  • Sahara Occidental : Clarifications sur le mur, le cessez-le-feu et l'accord nº1

     


    Un retour à la guerre au Sahara occidental

    Par Nick Brooks

    Vous avez peut-être entendu ou pas dire que le cessez-le-feu qui a eu lieu pendant près de 30 ans au Sahara occidental s’est effondré hier et que le territoire est à nouveau en guerre. Il n’y a rien sur le site Web d’informations de la BBC à ce sujet, bien qu’il ait été brièvement mentionné sur le World Service.

    Les deux parties au conflit – le Maroc et le Polisario – ont leur version de ce qui s’est passé, et le Maroc aura probablement la voix la plus forte. Alors, voici mon avis.

    Le Maroc a envahi le Sahara occidental en 1975, lorsque l’Espagne s’est retirée. Le Polisario, formé quelques années plus tôt pour lutter pour l’indépendance de l’Espagne, s’est opposé à l’occupation marocaine. Une guerre a été menée jusqu’en 1991, lorsque l’ONU a négocié un cessez-le-feu et mis en place un maintien de la paix pour – la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental, connue sous son acronyme français, MINURSO. Comme son nom l’indique, cette force a été mandatée pour organiser un référendum sur l’autodétermination. Cela ne s’est jamais produit et la MINURSO reste la seule force de maintien de la paix sans mandat de surveillance des droits de l’homme. Le Sahara occidental reste un territoire non autonome tel que défini par le Comité des Nations Unies sur la décolonisation. En d’autres termes, le processus de décolonisation n’a pas été concurrencé. Le Sahara occidental est souvent appelé la dernière colonie d’Afrique.

    Tout au long du conflit de 1975-1991, le Maroc a sécurisé le territoire qu’il avait pris derrière des terrassements défensifs ou des bermes. En 1991, ceux-ci avaient fusionné en une seule structure – le Berm – qui s’étend sur 2700 km (environ 1700 miles) à travers le territoire, le divisant effectivement en une zone contrôlée par le Maroc à l’ouest et au nord, et une zone contrôlée par le Polisario à l’est et au sud. (Figure 1). Une analyse détaillée du Berm et de son évolution est fournie par Garfi (2014).

    Aux termes du cessez-le-feu, le Sahara occidental est divisé en trois zones (Figure 1):

    I) une bande tampon s’étendant sur 5 km à l’est et au sud du Berm du côté du Polisario, qui est en fait une zone d’exclusion ou un no man’s land, dans laquelle aucun personnel ni équipement militaire n’est autorisé;

    II) deux zones réglementées, s’étendant sur 30 km de chaque côté du Berm, dans lesquelles les activités militaires sont interdites; et

    III) deux zones à restrictions limitées, qui comprennent tout le territoire restant du Sahara occidental, dans lesquelles des activités militaires normales peuvent être menées à l’exception de celles qui représentent une escalade de la situation militaire.

    Les informations ci-dessus, y compris les cartes montrant les différentes zones et le texte du cessez-le-feu (Accord militaire n ° 1) figuraient auparavant sur le site Web de la MINURSO, mais ont été supprimées il y a quelques années. Lorsqu’on leur a demandé, la MINURSO et le Département de Maintien de la paix des Nations Unies n’ont pas expliqué pourquoi, ce qui a amené beaucoup à conclure que c’était le résultat du lobbying marocain. Le récit du Maroc est qu’il contrôle tout le Sahara occidental à l’exception d’une bande tampon établie par l’ONU pour sa protection, et que le Polisario n’est pas présent au Sahara occidental. Les cartes et l’accord militaire en apportent un démenti clair.

    Depuis 1991, le Maroc renforce son occupation du Sahara occidental et développe ses ressources naturelles, contre les conventions internationales qui interdisent aux puissances occupantes d’exploiter les ressources des territoires occupés à leur propre profit. Ces ressources comprennent les phosphates, les pêcheries et les ressources en eau – le Maroc a développé l’agriculture au Sahara Occidental occupé, y compris la production de cultures à forte consommation d’eau comme les tomates (y compris la marque Azera).

    De nombreuses exportations, y compris du poisson provenant des eaux du Sahara occidental, sont destinées à l’UE, et certaines d’entre elles transitent par la Mauritanie vers le sud. Cet itinéraire implique le trafic passant par le Berm au sud de la position de Guergerat (Figure 3), puis traversant la bande tampon sur 5 km jusqu’à la frontière avec la Mauritanie (Figure 4).

    Fin octobre 2020, des manifestants sahraouis ont commencé à bloquer la route entre le passage de la berme de Guergerat et la frontière mauritanienne (figure 4), dans la bande tampon. Ils protestaient contre l’exportation des ressources naturelles, notamment du poisson destiné au port mauritanien de Nouadhibou, du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Ils ont également accusé le Maroc de faciliter le trafic de drogue et de personnes via Guergerat.

    Les 12 et 13 novembre, le Maroc a envoyé des troupes pour disperser les manifestants et prendre le contrôle du tronçon de route traversant la bande tampon. En entrant simplement dans la bande tampon, le Maroc a violé le cessez-le-feu. Le 13 novembre, le Polisario a déclaré que cette rupture marquait la fin du cessez-le-feu et la reprise des hostilités, et qu’ils étaient désormais en guerre avec le Maroc. Plus tard le 13, le Maroc a signalé des affrontements le long du Berm dans le nord du Sahara occidental, et le 14, il est apparu que des combats avaient lieu à proximité de Mahbes et Hauza au nord du Sahara occidental, et d’Aouserd et Guergerat au sud. 

    Tout cela sur fond de 45 ans de conflit et d’exil pour les Sahraouis. Quelque 100.000 Sahraouis vivent sous l’occupation marocaine, tandis que peut-être 200.000 vivent dans cinq camps de réfugiés dans le désert algérien autour de la ville de Tindouf. Ces camps sont gouvernés par le Polisario et sont en fait une société et un État en exil. Le Polisario contrôle également les zones à l’est et au sud du Berm, connues des Sahraouis sous le nom de territoire libéré.

    Pendant des décennies, le mécontentement dans les camps a augmenté, en particulier parmi les jeunes Sahraouis, en réponse à l’impasse, à l’échec de l’ONU à organiser le référendum promis depuis longtemps, et à une perception compréhensible qu’ils ont été oubliés et abandonnés par le reste des pays du monde. Beaucoup considèrent le retour à la guerre comme le seul moyen d’avoir un espoir de résoudre le conflit, que ce soit par des moyens militaires ou grâce à une diplomatie facilitée par ce qu’ils espèrent être un regard renouvelé sur le territoire si les hostilités reprennent. Pendant de nombreuses années, le Polisario a réussi à contenir ce mécontentement et a évité l’affrontement. Il semble que la dernière provocation du Maroc ait été trop flagrante pour que cette approche reste viable.

    Nick Brooks a beaucoup voyagé au Sahara Occidental, en tant que codirecteur du Western Sahara Project, un projet de recherche axé sur l’archéologie et les changements environnementaux passés sur le territoire. Entre 2002 et 2009, il a mené six saisons de travail sur le terrain dans la zone contrôlée par le Polisario au Sahara occidental, et s’est rendu sur le territoire à sept reprises, passant également du temps dans les camps de réfugiés sahraouis autour de Tindouf. Le travail de terrain impliquait de fréquents détours en Mauritanie pour éviter le Berm marocain.

    Source : Sand & Dust, 14 nov 2020

  • Réaction de la Russie au sujet des affrontements de Guerguerate

    Suite à la montée de la tension dans la zone de Guerguerate, la Russie a réagi avec la publication d’un communiqué sur le site du ministère russe des affaires étrangères dont voici le contenu:

    Commentaire du Service Information et Presse sur les développements au Sahara Occidental
    Nous avons pris note de la tension croissante dans la bande tampon de Guerguerat, une ville près de la frontière mauritanienne dans la zone de responsabilité de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO). Des manifestants locaux bloquent la circulation au point de passage depuis quelques jours.
    Nous exhortons les parties concernées du Sahara Occidental – le Maroc et le Front POLISARIO – à faire preuve de la plus grande retenue, à s’abstenir de prendre des mesures qui peuvent exacerber la situation et à respecter strictement l’accord de cessez-le-feu.
    L’approche cohérente de la Russie à l’égard du conflit au Sahara occidental est qu’une paix juste et durable peut être obtenue exclusivement par des moyens politiques fondés sur le droit international, en premier lieu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’Assemblée générale, et dans le cadre de procédures qui correspondent aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies. Nous appelons à la reprise des pourparlers directs entre le Maroc et le POLISARIO dans les meilleurs délais, afin de redoubler d’efforts pour promouvoir un règlement, notamment la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies à cet effet, et d’assurer la sécurité et l’efficacité de la MINURSO.
    Nous continuerons d’utiliser nos contacts avec toutes les parties concernées pour promouvoir une solution mutuellement acceptable à ce problème récurrent.
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, El Guerguerate, Polisario, Russie,
  • L’Armée Sahraouie répond à l’intervention militaire marocaine à El Guerguerat

    Les forces armées marocaines ont mené vendredi une agression militaire dans la région d’El Guerguerat, au sud ouest du Sahara Occidental, où des Sahraouis civils manifestaient pacifiquement depuis le 21 octobre, a indiqué l’Ambassadeur de la République arabe sahraoui démocratique en Algérie, M. Abdelkader Taleb Omar, dans une déclaration à la Chaine de télévision algérienne A3.

    L’agence sahraouie SPS a rapporté de son côté, que les forces marocaines ont ouvert trois brèches dans la région d’El Guerguerat, où ils ont mené l’agression contre les civils sahraouis.
    Depuis plus de trois semaines, des Sahraouis civils (hommes et femmes) représentant notamment des associations de jeunesse, des femmes, des travailleurs, d’organisations de défense des droits de l’homme et plusieurs ONG opérant dans le domaine socioculturel, observent des sit-in à différents endroits le long du mur de sable érigé par l’occupant marocain.
    Ils manifestent pour exiger notamment la fermeture définitive de la brèche illégale d’El-Guerguerat dans l’extrême sud-ouest du Sahara occidental.
    Les manifestations, se veulent, selon les organisateurs, un moyen de faire face aux manœuvres et provocations marocaines et réclamer l’organisation du référendum d’autodétermination, l’objectif pour lequel a été créée la Mission des Nations unies au Sahara occidental (Minurso).
    Aussi, les manifestants appellent à mettre un terme à la souffrance inacceptable du peuple sahraoui face au silence de l’ONU notamment dans les territoires occupées.
    Ils exigent également le retrait immédiat des troupes marocaines des territoires sahraouis occupés et de dévoiler le sort des disparus ainsi que la libération de tous les prisonniers civils sahraouis détenus dans les geôles marocaines.
    Echourouk Online, 13 nov 2020
  • Sahara Occidental : Le commissaire politique de l'armée annonce officiellement la fin du cessez-le-feu (vidéo)

    Depuis Rabouni, le centre administratif du Front Polisario, Youssef Ahmed, le directeur du Département d’Orientation Politique de l’armée sahraouie a annoncé la fin du cessez-le-feu en cours depuis plus de 19 ans.

    Se prononçant devant une multitude de jeunes sahraouis, le responsable militaire sahraoui a a annoncé la reprise de la guerre et a appelé les militaires sahraouis à regagner leurs postes et aux jeunes volontaires à s’engager immédiatement dans les rangs de l’Armée Populaire de Libérations Sahraouie (APLS).
    M. Youssef a insiste sur le fait que c’est le Maroc qui a violé le cessez-le-feu, ce qui a poussé le Front Polisario à s’en désengager.
    Dans les camps des réfugiés sahraouis au sud-ouest de l’Algérie les manifestants de joie se sont multiplié depuis l’annonce ce matin des accrochages avec l’armée marocaine dans la région d’El Guerguerate.
    Entre-temps, la MINURSO brille par son absence et son silence. Certaines sources l’accusent d’être au courant de l’attaque marocaine du fait qu’elle a quitté El Guerguerate à 4 heures du matin pour dégager la voie devant les marocains.
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guerguerate,

  • Sahara Occidental : Réaction du SG de l'ONU sur les affrontements à El Guerguerate

    Dans un point de presse ce matin, le porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies, Stephane Dujarric a fait la déclaration suivante au sujet des événements à El Guerguerate:

    “Ces derniers jours, les Nations Unies, y compris le Secrétaire général, a participé à de multiples initiatives visant à éviter une escalade de la situation dans la bande tampon de la région de Guerguerguerat et à mettre en garde contre les violations du cessez-le-feu et les conséquences graves de tout changement du statu quo.
    Le Secrétaire général regrette que ces efforts se soient révélés infructueux et se déclare vivement préoccupé par les conséquences possibles des derniers développements.
    Le Secrétaire général reste déterminé à tout mettre en œuvre pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu en place depuis le 6 septembre 1991 et il est déterminé à tout mettre en œuvre pour lever tous les obstacles à la reprise du processus politique.
    La MINURSO s’engage à poursuivre la mise en œuvre de son mandat et le Secrétaire général appelle les parties à assurer la pleine liberté de circulation de la Mission conformément à son mandat. Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, New York, 13 novembre 2020. »
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guerguerate, ONU,, MINURSO,
  • معركة الكركرات في الصحافة الموريتانية


    موقع لحظة الحقيقة

    علم موقع لحظة الحقيقة ان مناوشات مدفعية وقعت فجر اليوم بين جيشي المغرب والصحراء.

    وحسب المعلومات الأولية التي حصلنا عليها أن التراشق بدأ حوالي الثامنة صباحا على بعد عشر كيلومترات من الكركرات بإتجاه المنطقة العسكرية الأولى بالصحراء.

    ولنا عودة للتفاصيل.

    موريتانيا 13 :
    موريتانيا تطالب بضبط النفس في قضية “الكركرات”

    جاء في بيان صادر عن وزارة الخارجية الموريتانية: “تتابع الجمهورية الإسلامية الموريتانية، منذ أسابيع، بقلق بالغ، مظاهر التوتر المتزايد، على الحدود الشمالية في منطقة الكركرات.

    وقد أجرت – في هذا السياق – العديد من الاتصالات في مسعى حثيث لنزع فتيل الأزمة.

    وإن الجمهورية الإسلامية الموريتانية، إذ تدعو اليوم جميع الأطراف إلى التحلي بضبط النفس وتغليب منطق الحكمة، لتهيب بكل الفاعلين للسعي إلى الحفاظ على وقف اطلاق النار والى حل توافقي عاجل للأزمة وفقا لآليات الأمم المتحدة، يحفظ مصالح الأطراف ويجنب المنطقة مزيدا من التوتر”.

    موريتانيا 13 :
    استنفار أمني للجيش الوطني بعد بدء الحراك العسكري المغربي في “الكركرات”

    بدأ الجيش الوطني الاستنفار في الشمال الموريتاني، بعد الحراك العسكري المغربي في “الكركرات”، لمنع سيطرة عناصر تابعة لجبهة “البوليساريو” على المعبر.

    فقد انتشرت وحدات الجيش الموريتاني على الحدود، من أجل تأمينها بعد التوتر في المنطقة.


  • Sahara Occidental : Des dizaines de personnes demandent des armes à Rabouni pour une possible guerre (EFE)

     


    Des dizaines de personnes demandent des armes dans les camps pour une possible guerre

    Rabuni (camps de réfugiés sahraouis en Algérie), 13 novembre (EFE) .- Des dizaines de personnes sont descendues aujourd’hui dans les rues des différents camps de réfugiés sahraouis de la région algérienne de Tindouf pour montrer leur soutien au Front Polisario et demander à ce qu’elles soient armes pour une éventuelle guerre avec le Maroc après l’incident armé de vendredi au poste-frontière de Guerguerat.

    À l’aube, des unités marocaines ont franchi le mur de séparation construit dans le désert en trois points différents avec l’objectif déclaré de dissoudre le camp installé le 21 octobre par des dizaines d’activistes sahraouis et de briser le blocus qu’ils maintenaient sur la route commerciale qui relie la Mauritanie. et les zones occupées par le Maroc au Sahara occidental.

    L’incursion s’est heurtée à la réponse des forces sahraouies qui, selon des sources militaires dans les camps ont expliqué à Efe, “elles se sont livrées à divers combats et ont résisté dans la région de Tifarit”.

    «Dès le petit matin, l’armée sahraouie était en alerte face aux mouvements qui se déroulaient dans la zone. Au moment du départ des Marocains, l’armée sahraouie a dû intervenir rapidement. Il a tiré un coup de feu tactique pour avoir le temps et repousser les Marocains pendant que les civils étaient évacués », a expliqué une source sahraouie à Efe.

    Quelques heures plus tard, des dizaines de jeunes se sont rassemblés devant le siège du ministère sahraoui de la Défense, situé dans le camp de Rabuni, capitale administrative de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), pour s’enrôler comme volontaires et demander des armes.

    Criant «liberté, indépendance», «nous donnerons notre âme et notre sang pour la terre sahraouie», la congrégation a opté pour la guerre comme seul moyen de mettre fin à «la tromperie marocaine» et de récupérer «la terre et les droits volés».

    «Ce matin, nous avons entendu par haut-parleurs un groupe de jeunes demander des volontaires pour rejoindre les rangs de l’armée. Nous, les jeunes, avons hâte d’aller en première ligne », a expliqué à Efe l’un d’eux, d’un camp voisin.

    Des sources gouvernementales sahraouies ont précisé, pour leur part, que bien qu’il s’agisse d’une initiative privée, elle a été transmise à la population pour «se préparer à la prochaine phase de la lutte».

    DÉPLOIEMENT DE LA POLICE DANS LES ZONES OCCUPÉES

    Dans cette atmosphère de tension guerrière, les organisations de la société civile sahraouie ont dénoncé que les forces marocaines renforçaient les mesures de sécurité et de répression dans les villes et les zones occupées pour tenter d’éviter les manifestations et d’éventuels troubles.

    Comme l’ont dit des sources du groupe ‘Equip Media’ à Efe, à partir de début de vendredi ‘la police d’occupation et les forces auxiliaires ont imposé une surveillance stricte autour des maisons des militants du Front Polisario et des défenseurs des droits humains cela semble une tentative de les attaquer ou de les intimider, comme cela s’est produit dans la brèche de Guerguerat.

    «À Aioun, nous avons été témoins d’une forte présence de l’armée et de la police bloquant les rues et les quartiers principaux. Également des responsables et des unités chargées de collecter des informations (de renseignement) sur la population », ont-ils ajouté.

    QUATRE SEMAINES DE TENSION

    La tension dans la région de Guerguerat, qui permet aux sahraouis de regarder sur la Méditerranée, est montée en flèche depuis il y a quatre semaines un grand groupe de militants a installé son camp sur cette importante route commerciale et a annoncé qu’ils empêcheraient tous les types de trafic, à l’exception des civils et uniquement pour des raisons humanitaires.

    La congrégation a annoncé qu’elle y resterait jusqu’à ce que les troupes marocaines se retirent et que l’ONU remplisse son engagement de convoquer un référendum d’autodétermination pour résoudre l’un des rares conflits territoriaux ouverts de l’époque coloniale.

    Il y a quelques jours, les manifestants ont dénoncé que l’armée marocaine et des agents en civil s’étaient positionnés à seulement trois kilomètres de leur camp et le Polisario a mis ses troupes “en état d’alerte maximale” avant d’avertir qu’il considère la trêve de 1991 “comme un armistice. temporaire »sous réserve de la conclusion de la consultation puis acceptée.

    PLAINTE DEVANT L’ONU

    Dans cette atmosphère de conflit, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et le secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, ont dénoncé l’attaque à l’ONU et prévenu qu’il la considérait comme “une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu”.

    Dans une lettre adressée au secrétaire général, Antonio Gutierres, Ghali a tenu Rabat pour responsable et a fait valoir qu’avec son opération “ l’État occupant marocain a sérieusement sapé non seulement le cessez-le-feu et les accords militaires, mais aussi toute possibilité de parvenir à une solution pacifique et durable ».

    “Nous tenons l’Etat occupant marocain pleinement responsable des conséquences de son opération militaire, et nous demandons aux Nations Unies d’intervenir d’urgence pour mettre fin à cette agression contre notre peuple et notre territoire”, a-t-il conclu. EFE

    Source : Diario libre, 13 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, El Guergarate,

  • Morocco launches military operation in Western Sahara

    Morocco announced Friday that it has launched a military operation in the Guerguerat buffer zone on Western Sahara’s border with Mauritania to secure the flow of goods and people through the road. In a statement, Morocco also…

    Read more from the source : Yemen Press Agency

     

     

     

     

     

    Tags : Western Sahara, Morocco, Guerguerat,

  • Morocco : The challenges of democratic reform (Part I)

    Hosted by CSIS

    Participant:

    H.E. Mustapha Khalfi, Minister of Communication, Morocco

    Jon Alterman, Director of the Middle East Center

    2. Overview

    While revolutionary change has brought Islamists to rule in several Middle Eastern countries, it was evolutionary change that brought Islamists into government in Morocco after more than a decade in opposition. The country’s own future trajectory and its inspirational power for other religious opposition movements in the Middle East remain the subjects of considerable debate. Minister Khalfi discussed why Morocco’s third way – between revolution and retaining the status quo, resulted from unique conditions in the kingdom.

    3. Summary

    Minister Khalfi noted that Morocco’s response to the Arab Spring was a result of reforms that had been instituted over the past six years, and others going back even further, to Youssefi’s time as prime minister. There were two views anchoring perceptions of the King’s reform agenda in response to the February 20th movement: from skeptical to positive. The period between Feb 20th and the election of Nov 25th was a competition between these views. The election results showed that Moroccans want a serious and credible democracy. Although the new constitution is not ideal and won’t radically reshape the political system, it provides many opportunities in its implementation that reflect the King’s speech of Mar 9th in which he talked about equality, justice, accountability, and other values to be incorporated into the new constitution.

    The Minister elaborated by defining three factors which explain Morocco as an exception: the monarchy’s leadership role that enhances credibility and stability; the existence of political parties, including the opposition, which gave them experience in building coalitions; and the role of civil society, which, in fact, often promotes issues before the political parties accept them as part of their agendas.

    He listed four challenges facing the new government. First of all, implementing the constitution including power-sharing, expansion of freedoms and liberty, regionalization – the key to solving the Western Sahara problem, and good governance, including reforming the judiciary, accountability, and transparency—the key to building citizen trust. Passing new legislation for the local elections to be held in the fall is the next challenge. It is necessary to succeed in reconciling people with politics, i.e. make them believe that the process works for them. Goal is to facilitate the emergence of new local elites who will work with the youth. The third challenge is the need to resolve social and economic problems, especially poverty, which in some areas is twice the national average. Related to this is dealing with the impact of the European financial crisis which affects tourism and exports. All of this impacts the overwhelming need to create hundreds of thousands of jobs to both absorb existing unemployed and the 150,000 annual new entrants to the job market. The GOM has established a public-private partnership to address this challenge and to build an educational system that prepares people for the job market. Finally,Minister Khalfi mentioned the growing positive environment for closer regional cooperation, which would also lead to resolving the Western Sahara crisis.  

  • Libya: At least 74 migrants drown after boat capsizes off coast of al-Khums, says UN

    Tripoli: At least 74 migrants died in a “devastating” shipwreck on Thursday off the Libyan coast, the United Nations said, the latest in a spate of migrant vessel sinkings in the central Mediterranean. This year has seen a resurgence of boats in the central Mediterranean, a well-trodden but often…

    Read more from the source : Macronews.info

     

     

     

     

    Tags : Libya, migration, UN,