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Maroc : Le Makhzen, véritable menace sur le Maghreb
Ils sont de plus en plus nombreux, ces anciens officiers de l’armée marocaine, entrés en dissidence avec le régime du Makhzen, à monter au créneau pour dénoncer les velléités de la maison militaire alaouite. Aujourd’hui, en effet, l’impact de la menace du pacte maroco-israélien, conclu récemment, sur la stabilité du Maghreb, est un secret de Polichinelle.Abderrahim El Mernissi, ancien officier des Forces armées royales marocaines (FAR) a mis en garde contre le « complot qui se trame contre l’Algérie » par l’entité israélienne et le régime marocain, soulignant que le Makhzen était devenu une « véritable menace pour la sécurité et la stabilité du Maghreb ».« Le plus grand ennemi qui menace la stabilité dans la région du Maghreb est la monarchie marocaine, surtout après avoir ouvert la voie à l’entité sioniste avec tous les risques sécuritaires et socioéconomiques que ce pas implique pour le Maroc mais aussi pour ses pays voisins », a indiqué Abderrahim El Mernissi dans une déclaration à l’APS depuis la capitale française, Paris.Pour M. Abderrahim El Mernissi, l’Algérie est « la cible principale de cette normalisation, car elle constitue le plus grand obstacle face à l’entité israélienne qui tente de diverses manières, depuis des années, d’entamer sa stabilité », relevant que « les positions historiques de l’État algérien face aux desseins sionistes et son soutien aux mouvements de libération l’ont placée au cœur des conspirations israéliennes ». Il a également relevé « le danger des groupes extrémistes soutenus par l’entité israélienne en Afrique du Nord qui menacent la sécurité de toute la région », a-t-il fait remarquer ajoutant qu’ »Israël, avec la complicité du Makhzen, jouera toutes les cartes afin de semer la destruction dans la région qui ne supportera pas davantage de tensions ». « C’est le régime marocain qui est à l’origine de la dégradation que connait le Maroc et non pas l’Algérie », a-t-il affirmé , soulignant que « l’Algérie n’a pas ramené l’entité sioniste au Maroc et ne s’adonne pas au trafic de drogue, mais elle est plutôt le seul pays du Maghreb qui soutient toujours les peuples opprimés ».Selon lui la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste accélèrera la chute de la monarchie marocaine car le » régime marocain est à la veille d’une chute historique « .« Menacées, les familles des soldats réduites au silence »Évoquant la situation militaire au Sahara occidental l’ancien officier des FAR , révèle que » Le Maroc tente de cacher la vérité sur le terrain ainsi que les pertes que subit son armée « .» Il y a un grande black out sur la guerre au point où les familles des soldats ont été menacées pour garder le silence quant aux décès de leurs enfants sous couvert de la sécurité nationale » , a-t-il encore révélé.Cependant, ajoute-t-il le black out n’est plus de mise à l’ère du numérique et des réseaux sociaux où l’on parle des pertes humaines et matérielles infligées par l’armée sahraouie dans les rangs des militaires marocains. Il a estimé que la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu, le 13 novembre dernier constituait pour le Maroc une «erreur stratégique fatale», a-t-il souligné, qualifiant l’action du Maroc à El-Guerguerat de «crime odieux» dont la responsabilité incombe aux dirigeants marocains. De son côté, Farid Boukas, chercheur, journaliste et ex-agent des services de renseignements marocains, a évoqué sur sa page Facebook une « baisse de confiance et de sérénité au sein du commandement de l’armée marocaine » après le déclenchement de la 2e guerre au Sahara occidental. Il a parlé sur sa chaîne youtube et sa page Facebook, du recrutement de 600 agents du Makhzen chargés de lancer des campagnes d’intox et de désinformation à travers les réseaux sociaux et de dénigrer la cause sahraouie, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc.L’ancien agent des renseignements marocains a, lui aussi, révélé, citant des sources fiables, que l’armée marocaine a transféré plusieurs de ses soldats gravement blessés lors des affrontements militaires avec l’armée sahraouie vers les hôpitaux de Dakhla et de Smara occupées » dans la discrétion la plus totale et camouflant la réalité de leur état. » Farid Boukas a également parlé de plusieurs cas de désertions et de désobéissance dans les casernes marocaines des territoires occupés mais aussi au Maroc » et la » mise sur écoute de plusieurs officiers » marocains. Il a aussi évoqué les difficultés pour le commandement militaire marocain de dépêcher suffisamment de troupes au Sahara occidental et de graves problèmes de logistique dont l’armement et les munitions .Comme beaucoup d’opposants marocains et de nombreux anciens officiers marocains réfugiés à l’étranger, il a évoqué les pressions exercées sur lui par les services de renseignements marocains et les campagnes de diffamation menées sur les réseaux sociaux à leur encontre .M. BendibLe Courrier d’Algérie, 4 jan 2021#SaharaOccidental #Maroc #Makhzen #Maghreb #Israël #Normalisation #Algérie -
Maroc-Israèl: Le makhzen va regretter ses relations avec le sioniste
Le président de l’Observatoire Marocain Ahmed Wihame, averti d’emblée le danger qui menace la stabilité du maroc et de l’algerie. Ahmed Wihame, appel les peuples du Maghreb à contrer les plans sionistes qui vise la destabilisation de toute la région de l’Afrique du Nord.
« Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille France, affirmant que l’Algérie est juive et française. Pour le militant marocain, il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain.Les prémices du chao des pays maghrébinsIl a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de l’Etat d’Israël au Royaume du Maroc. Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation. S’agissant les revendications des « juifs marocains » relatives à la récupération de « leurs biens au Maroc » en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée.Ferhath Fekrach/APSAlgérie62, 4 jan 2021Tags : Algérie, Maroc, Maghreb, Israël, Normalisation, Sahara Occidental, -
L'OTAN attise les tensions sur le Sahara Occidental occupé
L’OTAN a enflammé les tensions en Afrique du Nord après que son site Web ait montré une carte avec la frontière marocaine s’étendant profondément dans le territoire occupé du Sahara occidental, a-t-on rapporté aujourd’hui.
Le changement de frontière inattendu est apparu dans un article décrivant le programme de dotation pour l’amélioration de l’éducation en matière de défense de l’OTAN (Deep), paru pour la première fois le 14 décembre.Cela représente un changement par rapport aux cartes précédentes qui montrent le Maroc à l’intérieur des frontières reconnues par l’ONU, le Sahara occidental étant séparé de lui par une ligne.Il n’y a pas eu de déclaration officielle de l’OTAN annonçant un écart par rapport au consensus international écrasant sur le territoire, dont 80% est illégalement occupé par le Maroc.Mais la publication de la nouvelle carte est intervenue peu de temps après que les États-Unis aient reconnu les revendications du Maroc sur le Sahara occidental en échange de l’établissement de relations diplomatiques par Rabat avec Israël.Le Sahara occidental a été annexé par le Maroc et la Mauritanie en 1975 après la défaite des colonisateurs espagnols.Les deux nations ont signé les accords de Madrid avec le dictateur Francisco Franco en 1975 – une semaine avant sa mort.Le Front Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique avec un gouvernement en exil situé en Algérie.La Mauritanie a retiré ses forces en 1979, mais le Maroc a refusé de renoncer à sa revendication sur la terre, insistant sur le fait que le Sahara occidental faisait partie intégrante du pays.Mais une commission d’enquête des Nations Unies a constaté que «la majorité de la population du Sahara espagnol était manifestement en faveur de l’indépendance».Et la Cour internationale de justice a rendu un verdict accablant rejetant la revendication du Maroc de souveraineté historique précoloniale.En 1991, l’ONU a négocié un cessez-le-feu sur la base que le Maroc organiserait un référendum sur l’indépendance.Mais le Maroc a renié l’accord et les promesses ultérieures, offrant à la place une autonomie régionale à la dernière colonie africaine.L’OTAN a été contactée pour commentaires.Morning Star, 3 jan 2021#Maroc #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #OTAN #NATO -
Focus on hepatitis C virus genotype distribution in Tunisia prior to elimination: a 16-year retrospective study
With the introduction of direct-acting antiviral treatment (DAA), Tunisia has committed to achieving the international goal of eliminating viral hepatitis. Because the specific DAA prescribed depends on viral genotype, viral genotyping remains of great…
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Tags : Tunisia,
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Tunisia Pushes For UN Monitors For Libya's Frail Ceasefire
Tunisia, the current president of the UN Security Council, called Monday for a resolution sending international monitors to support Libya’s brittle ceasefire to be adopted as soon as possible. “We hope that it will be adopted as soon as possible”…
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Tags : Tunisia, Libya, UN,
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« Juifs et Musulmans en Tunisie : des origines à nos jours », d’Abdelkrim Allagui
Dans Juifs et Musulmans en Tunisie, Abdelkrim Allagui décrit les relations entre les deux communautés au cours des siècles.
juifs-et-musulmans-en-tunisieElles sont la plupart du temps plutôt bonnes, si ce n’est à l’époque très difficile de la domination des Almohades. Bien qu’ayant un statut propre et des obligations y afférent, les Juifs de Tunisie jouissent en effet le plus souvent d’une certaine liberté. Ils ont aussi des opportunités sociales non négligeables, que ce soit dans le monde des affaires ou au service des Grands du pays.
Leur présence n’y est d’ailleurs pas anecdotique, puisque des Juifs étaient déjà là à l’époque romaine, rejoints plus tard par ceux d’Espagne, du Portugal ou de l’Italie.
Puis avec la modernité, de grands courants vont traverser le pays et différentes idées s’opposer chez les Musulmans comme chez les Juifs.
Avec l’arrivée des français, qui transforment le pays en protectorat, se crée une tension supplémentaire. Ils sont en effet une source d’antisémitisme, d’une part en raison de leurs convictions, mais également du fait que seuls les Musulmans sont concernés par les décisions liées à la victoire française sur ce pays.
Malgré cela, une partie des Juifs se sent proche de la France. Par la suite, lors de l’occupation de la Tunisie par les nazis, si les Juifs y furent tragiquement victimes des allemands, les tunisiens furent quant à eux exemplaires dans leur protection et leur soutien, ce qui mérite d’être souligné.
Mais d’autres périodes conflictuelles se préparent.
Au final, un sentiment d’insécurité accompagne le départ de la presque totalité des Juifs de Tunisie. Celui-ci se fait à partir de 1947 en plusieurs vagues, qui dureront trente ans, lié à la fois aux mouvements d’indépendance de la Tunisie, mais aussi à la création de l’Etat d’Israël.
L’auteur, tout en soulignant la nostalgie engendrée de part et d’autres par les vagues successives de départs des Juifs, rappelle tout au long de l’ouvrage la longue période d’entente initiale.
Sophie MASSON pour Cultures-J.com.
Juifs et Musulmans en Tunisie : des origines à nos jours, d’Abdelkrim Allagui, aux éditions Tallandier. 192 pages. 15,00€.Source : Cultures-J.com
Tags : Tunisie, juifs, culture,
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La Tunisie organise une cérémonie d’adieu en l’honneur de la 24e mission médicale chinoise
Une cérémoni d’adieu en l’honneur des membres de la 24e mission médicale chinoise en Tunisie qui vont bientôt quitter le pays a eu lieu ce mercredi à Tunis, a constaté sur place un correspondant de Xinhua. La cérémonie a été co-présidée par le ministre tunisien de la Santé, Faouzi Mehdi et l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Zhang Jianguo.
La mission médicale chinoise a “parfaitement accompli sa mission”, a affirmé M. Mehdi, exprimant ses reconnaissances à cette mission composée d’une trentaine de médecins et de cadres paramédicaux chinois pour leurs efforts déployés et leurs services fournis au profit des populations dans différentes régions tunisiennes.
A cette occasion, le ministre tunisien de la Santé a remis des attestations de remerciement à la mission médicale chinoise.
En marge de la cérémonie, M. Zhang a pour sa part salué les membres de la mission médicale chinoise qui avaient travaillé main dans la main avec leurs homologues tunisiens pendant un an pour achever un travail acharné non seulement dans la capitale tunisienne mais aussi dans d’autres provinces du pays.
”La coopération sino-tunisienne dans le domaine de la santé publique s’avère exemplaire”, a estimé l’ambassadeur chinois, espérant que cette coopération se renforcerait davantage, en particulier pendant la période post-épidémie
Lors de la cérémonie, le ministre tunisien de la Santé a également annoncé l’arrivée d’une nouvelle mission médicale chinoise en Tunisie, dont les membres se trouvaient actuellement en auto-quarantaine.
”Cette nouvelle mission médicale chinoise operera, une fois sortie de la quarantaine, dans quatre hôpitaux”, a confié à Xinhua M. Mehdi.
”La coopération tuniso-chinoise remonte à des dizaines d’années et est très fructueuse dans divers domaines”, a souligné M. Mehdi, rappelant que la dernière manifestation en date n’était autre que le nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) de Sfax, financé par la Chine, qui allait servir pleinement toute la région.
Selon lui, cette cérémonie est également dédiée à l’examen des instruments et mécanismes susceptibles de renforcer et de booster la coopération tuniso-chinoise en matière de santé publique et de médecine.Source : FOCAC, 4 jan 2021
Tags : Tunisie, Chine,
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Bourse de Tunis : 2020 aura été une année de résistance… aux moindres dégâts
“Au terme de l’année 2020, l’activité boursière a clôturé sur une note légèrement défavorable avec un Tunindex en baisse de 3,33% comparable à sa performance durant l’année 2019 avec une baisse de 2,06%, mais contre des progressions de 15,76% et 14,45% respectivement en 2018 et 2017. C’est ce qui ressort du bilan de l’activité boursière dressé au 30 décembre dernier. En 2020, le montant global des émissions réalisées par les sociétés cotées et autorisées par le Conseil du Marché Financier (Fin novembre 2020) a atteint 911MD pour 26 opérations. Ce nombre est réparti entre 14 emprunts obligataires qui ont porté au total sur 780MD, un Emprunt obligataire émis selon les principes de la finance islamique pour un montant de 15MD, et 11 augmentations de capital pour 116MD.”
AnalyseDurant l’année 2020, l’activité Boursière a plutôt bien résisté face au marasme économique engendré par la covid-19 sur notre pays. Une crise exogène qu’inattendu, elle a, en un temps record, fait son irruption dans la vie de la population mondiale. Les facteurs d’incertitude suscités par la pandémie sont à la fois d’ordre sanitaire, économique et financier dans un monde déjà fragilisé par l’excès d’endettement et les bouleversements écologiques. L’incertitude est telle que les prévisions de croissance du PIB des pays font un grand-écart jamais constaté.
Par conséquent, l’activité économique mondiale a été sévèrement affectée, surtout durant le premier semestre de l’année 2020, par la paralysie générale engendrée par la propagation rapide de la pandémie de la Covid-19 et le confinement général qui en a découlé. Sur l’ensemble de l’année 2020, le Fonds Monétaire International a révisé à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale, la ramenant à -4,4% contre -4,9% prévue lors de la révision de juin 2020, après +2,8% en 2019 et +3,6% en 2018. Cette contraction quasi généralisée a concerné les principales économies avancées et émergentes, dont notamment, la Zone Euro à -8,3%, les Etats-Unis à -4,3%, pays émergents et pays en développement à -3,3%. Par contre en Chine, un retour à la croissance plus vigoureux que prévu, lui attribue une prévision positive de l’ordre de 1,9%. Mais à contrario, il y a des raisons d’espérer.
Les tests de dépistage s’intensifient, les traitements s’améliorent et les essais de vaccins se déroulent à un rythme sans précédent ; certains en sont même à leur phase de commercialisation. La solidarité internationale se renforce dans certains domaines et se traduit notamment par une levée des restrictions commerciales sur le matériel médical et une augmentation de l’aide financière en faveur des pays vulnérables. La baisse de la croissance mondiale n’a pas pu être évitée malgré des mesures de soutien sans précédent des autorités monétaires et fiscales. Concernant les banques centrales, elles ont augmenté l’apport de liquidités à l’économie et limité la hausse des coûts des emprunts. D’autres mesures de grande ampleur sur le plan des finances publiques et du secteur financier ont empêché que les pertes à court terme ne soient plus importantes. Les dispositifs d’activité partielle et d’aide financière aux travailleurs mis au chômage technique ont permis à beaucoup d’entre eux de conserver leur emploi.
A l’instar de la répercussion sur l’ensemble des pays du monde entier, la crise du COVID-19 a porté un coup dur à l’économie tunisienne qui souffre déjà bien avant cette pandémie surtout avec une fréquence élevée des tensions sociales et la fragmentation du paysage politique. En Tunisie, le produit intérieur brut ; aux prix de l’année précédente ; a diminué de 6,0% au cours du troisième trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année 2019. Selon l’INS, notre économie a enregistré au cours des neuf premiers mois de cette année une baisse de 10,0% par rapport à la même période l’an dernier. Pour l’ensemble de l’année 2020, l’économie tunisienne devrait accuser une contraction de 7,3%, selon les dernières prévisions du budget économique contre une croissance de 2,7% initialement prévue, avant de se redresser progressivement en 2021 à +4%.
Ce repli sans précèdent est constaté sur la majorité des secteurs, bien que les pouvoirs publics aient également pris des mesures d’accompagnement pour les ménages et les entreprises et d’ordre monétaires visant à atténuer le choc économique provenant de la pandémie. La mauvaise prestation de notre tissu économique est constatée aussi sur les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur.
Au cours des onze premiers mois de l’année 2020, ils ont enregistré en volume (prix constant) par rapport à la même période de l’année 2019, une baisse à l’export de (-12,7%) et à l’import de (16,4%). Il ressort des différents indicateurs de l’activité économique durant le deuxième trimestre, la poursuite de la baisse de l’activité du secteur des industries manufacturières surtout avec le fléchissement aigüe de la demande extérieure notamment celle émanant de la Zone Euro ; principal partenaire de la Tunisie et la contraction du secteur minier et du bâtiment et génie civil. Sans oublier les secteurs directement exposés à la pandémie, notamment les services de l’hôtellerie, transport aérien, cafés et restaurants… A cet effet, les recettes touristiques en devises ont enregistré une contraction de 59,8%, au cours des neuf premiers mois de l’année 2020, contre une hausse de 41% une année auparavant.
Quant à l’inflation, et sur un an, les prix à la consommation augmentent de 4,9% en novembre 2020, après 5,4% le mois précédent. Soit le plus faible taux enregistré depuis le mois de juin 2017. Cette baisse de l’inflation résulte d’un ralentissement du rythme d’augmentation des prix de l’alimentation.Côté Finances Publiques, et sous l’effet conjugué de la hausse des dépenses et la baisse marquante des ressources propres de l’Etat, le déficit budgétaire actualisé devrait atteindre 12,4% du PIB, soit l’équivalent de 13 729MD contre un taux de 3,0% prévu initialement dans la loi de finances pour l’année 2020.
Ce dérapage a accru les besoins de l’Etat, ce qui par conséquent augmenté le taux d’endettement à un niveau de 90% à fin 2020 contre 72,5% en 2019. Sur le volet monétaire, l’Institut d’émission a pris des mesures depuis le mois de mars 2020 afin de favoriser davantage l’accès aux financements de la part des ménages et des entreprises.
Quant au Dinar Tunisien, en termes de moyenne, son cours a enregistré, au 30 décembre 2020, et en comparaison avec sa valeur de l’année précédente, une dépréciation de 5,28% vis-à-vis de l’euro et une appréciation de 3,38% par rapport au dollar américain (selon les informations publiées par la BCT). La crise sanitaire n’a pas manqué de se répercuter sur les indicateurs de l’activité boursière durant l’année 2020. Une conjoncture interne et externe très difficile pour l’investisseur afin de bien marquer une stratégie d’investissement.
Malgré cette situation, les indicateurs d’activité des sociétés cotées, sur les 9 premiers mois de l’année 2020, font ressortir un revenu global en baisse modérée de 5% par rapport à la même période de l’année 2019, pour atteindre 12,2 milliards de dinars contre 12,9 milliards de dinars. Cette tendance baissière est moins acérée, si on compare seulement le troisième trimestre 2020 par rapport au trimestre similaire de l’année écoulée, soit une baisse de 0,22%. Ce qui plaide pour une reprise de l’activité de quelques secteurs de la cote après une période de confinement très ardue sur l’activité.Source : Leaders, 3 jan 2021
Tags : Tunisie, année 2020, coronavirus, covid 19, bilan,
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Nouveau Dialogue national en Tunisie : La classe politique dépassée par les enjeux
Le président de la République, Kaïs Saïed, a annoncé mercredi dernier son accord à chapeauter le dialogue national, qui lui a été proposé par la centrale syndicale, UGTT, le 30 novembre dernier. Saïed a toutefois suggéré d’intégrer les jeunes dans ce dialogue, afin de lui donner une autre tournure, à même de servir à réaliser les objectifs de la révolution, qui ont tardé à se réaliser.
L’UGTT s’est dite prête à toutes les modifications, pourvu qu’elles ne touchent pas l’essence de la proposition et aux profils de ses acteurs, en rejetant essentiellement les corrompus, comme n’a cessé de dire le président Saïed.
Échecs
Dix années sont passées depuis la chute de Ben Ali. Les airs de liberté sont toujours là. Mais, le salut socioéconomique espéré tarde à se réaliser. Pis encore, l’économie ne cesse de s’enliser, d’année en année, dans un gouffre aggravé par l’année Covid. Le pire, c’est que 15 mois après les dernières élections du 6 octobre 2019, l’équilibre gouvernemental tarde à s’installer. La loi des finances a été votée in extremis par une majorité de 110 voix, soit une de plus que les 109 requises. La récente arrestation de Nabil Karoui, patron de Qalb Tounes, second parti politique avec 30 députés, complique davantage l’équation. Le gouvernement Mechichi, à l’instar de ses prédécesseurs, travaille à la tâche, sans aucune stratégie. Et c’est tout l’Etat qui, à la longue, perd progressivement l’autorité de ses symboles, à un point tel que la Tunisie, 4e producteur mondial de phosphate en importe.
La Compagnie des phosphates de Gafsa risque la faillite, puisqu’elle n’arrive qu’à produire la moitié des huit millions de tonnes qu’elle produisait en 2010, avec un effectif qui est passé de 8000 à 20 000 employés. «Les Tunisiens sont surtout appelés à reprendre le travail», n’ont cessé de répéter tous les économistes, aussi bien dans le gouvernement que des experts. Donc, dix ans après la chute de Ben Ali, l’économie tunisienne n’arrive pas encore à relever la tête. Et le pire, c’est qu’avec le temps, même la stabilité politique, elle, s’est progressivement perdue, comme c’est le cas en ce moment.
En effet, contrairement aux élections de 2011 et 2014, il n’y a pas eu, en 2019, de majorité claire pour l’un ou l’autre des partis politiques. Les islamistes d’Ennahdha sont arrivés premiers à la sortie des urnes, avec 52 sièges sur les 217 de l’Assemblée, soit moins de 25%. Le deuxième parti, Qalb Tounes, qui a obtenu 38 sièges au soir du 6 octobre 2019, ne dispose plus que de 30 députés et risque même d’en perdre encore après l’incarcération de son patron, Nabil Karoui, pour blanchiment d’argent. Cinq autres partis (Ettayar, Chaab, Qarama, Parti destourien libre et Qalb Tounes) et deux groupes parlementaires (El Islah, El Watania) disposent du reste de l’ARP, avec de petits blocs de députés ne dépassant guère les 24 membres. Ainsi, le spectre parlementaire est très difficile à maîtriser et en extraire une majorité confortable pour tout gouvernement qui veut se prévaloir de réalisations. D’où le défi de cette initiative de l’UGTT.
Alternatives
Les difficultés ont déjà commencé à apparaître en janvier dernier, lorsque le candidat des islamistes à la présidence du gouvernement, Habib Jamli, a échoué à réunir les 109 votes favorables, nécessaires à son intronisation. Les députés de Qalb Tounes, vexés de n’avoir pas été associés aux négociations, ne l’ont pas soutenu. Ennahdha n’avait d’allié que le bloc Qarama et, ensemble, ils n’avaient obtenu que 72 voix. Depuis, la main est passée du parti vainqueur des élections au président de la République. Et c’est le président Saïed qui a désigné El Yes Fakhfakh à la présidence du gouvernement, qui a réuni une majorité hétérogène avec Ennahdha (54), le bloc démocratique (42), Tahya Tounes (14) et le bloc El Islah (15). Fakhfakh a démissionné au bout de cinq mois, suite à une histoire de conflit d’intérêts, qui ne s’est pas avérée réelle.
Mais, Ennahdha ne voulait plus de lui parce qu’il s’opposait à élargir la majorité gouvernementale à Qalb Tounes. Les islamistes se sentaient minoritaires, même avec huit ministères.
Fakhfakh parti, le président de la République désigne Hichem Mechichi, le ministre de l’Intérieur de Fakhfakh, pour le remplacer. Mechichi propose un gouvernement de technocrates et obtient une majorité de 134 voix, étant soutenu par Ennahdha, Qalb Tounes, Qarama, Tahya Tounes et El Islah. Toutefois, cette coalition n’avait d’objectif qu’éviter la dissolution de l’Assemblée et la tenue d’élections législatives anticipées.
Elle n’est pas parvenue à concevoir une loi de finances. Celle qui est passée, l’a été in extremis, avec 110 voix, malgré toutes les mobilisations orchestrées par Ennahdha, Qalb Tounes et Qarama. Et comme c’est inconcevable de passer ainsi les quatre années restantes de la législature, le président Saïed n’a pas trouvé de justification à un éventuel refus de l’initiative de l’UGTT, cherchant à garantir un programme viable au gouvernement Mechichi. Autrement, ce sont les législatives anticipées avec Abir Moussi, la figure pro-Ben Ali, comme leader annoncé. Perspectives trop floues pour la Tunisie.
Tunis
De notre correspondant Mourad SellamiEl Watan, 3 jan 2021
Tags : Tunisie, dialogue, Ennahdha, Qalb Tounes; Qarama, Tahya Tounes, El Islah, Kaïes Saïed,
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Impacts of COVID-19 on household welfare in Tunisia
How is COVID-19 affecting the poor? Recent analysis carried out by the World Bank addresses this question by estimating the pandemic’s impact on Tunisia’s poor households. It shows that the pandemic is likely to reverse recent gains in poverty reduction…
Read more from the source : The World Bank
Tags : Tunisia, coronavirus, covid 19,


