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  • Maroc : Le Makhzen dissimule sa brouille avec la France

    Après s’être battu contre l’Algérie, la Mauritanie et l’Espagne, les relations du Maroc avec la France se trouvent en crise. La raison ? Difficile à savoir, puisque les deux parties tentent de dissimuler le froid traversée par leurs relations.

    En 2014, Paris et Rabat ont connu une situation semblable suite à la décision de la justice française d’interroger Abdellatif El Hammouch car il est visé par plusieurs plaintes pour torture et complicité de tortures par plusieurs associations et ressortissants franco-marocains.

    Le Makhzen suspend aussitôt sa coopération judiciaire avec la France et remet en cause de nombreux accords bilatéraux.

    A Paris c’est l’affolement aux Affaires étrangères qui vont tout faire pour débloquer cette situation.

    Le 31 janvier 2015 un nouvel accord sur la coopération judiciaire, quasi secret, est signé. Selon Le Canard Enchaîné vient, pour qu’il n’y ait plus d’affaire comme celle concernant Hammouchi, chacun des deux pays doit immédiatement informer l’autre des procédures et des faits pénalement punissables. Les plaintes déposées en France contre un marocain doivent être transmises sans délai à Rabat, et inversement. Il appartiendra au pays concerné de décider des suites à donner, soit l’ouverture d’une procédure, soit son renvoi dans l’autre pays. Ainsi le pays concerné pourra décider unilatéralement la « clôture » du dossier. Les magistrats saisis du cas Hammouchi n’ont plus qu’à classer le dossier. »

    Jusqu’à présent la France s’est incliné devant le Maroc pour des raisons économiques et stratégiques. Cependant, avec la configuration de la situation mondiale, au Sahel notamment, Paris est contraint de changer de politique. La nouvelle configuration exige l’amélioration des relations avec l’Algérie, ce qui implique la résolution du conflit du Sahara Occidental qui empoisonne l’atmosphère entre Al Mouradia et l’Elysée.

    Selon des experts, le roi du Maroc fait la tête parce que la France n’est plus en mesure de soutenir la position du Maroc sur le contentieux sahraoui, notamment au Conseil de Sécurité.

    Ainsi, le statu quo tant défendu par le Maroc a fini par se retourner contre lui. La France lui tourne le dos et l’Algérie a repris sa position de puissance et son poids dans l’échiquier régional. Acculé par sa politique de chantage et de fait accompli, le Makhzen se retrouve seul. Même ses pseudo-démocrates ne peuvent s’envoler à son secours.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, France, ONU, Makhzen,

  • Quand l’ex-directeur d’Al Jazeera accusait le Maroc d’avoir «soutenu le terrorisme en Algérie»

    Dans un message publié sur son compte Twitter, l’ex-directeur de la chaîne d’information qatarie Al Jazeera, Yasser Abou Hilalah, a accusé le Maroc d’avoir soutenu le terrorisme en Algérie durant la décennie noire des années 1990. Il a également indiqué que les deux pays ruinaient leurs capacités en se faisant indirectement la guerre par procuration en soutenant le Front Polisario pour l’Algérie et les berbères pour le Maroc.

    «Le Maroc est impliqué dans l’appui au Groupe islamique armé (GIA)», écrit-il sur son compte Twitter.

    Selon l’ex-patron d’Al Jazeera, rapporte l’agence russe Sputnik, les deux pays se font «une guerre d’usure».

    «Il est inutile de demander pardon. L’Algérie soutient les extrémistes sahraouis et le Maroc défend les amazighs», souligne-t-il, indiquant que «les deux nations pourraient mettre fin à la problématique à travers le respect de la diversité culturelle».

    Tout en rappelant que l’Algérie ne soutient pas “les extrémistes sahraouis” tel qu’indiqué dans le twit d’Abou Hilala, elle soutient le Front Polisario, le mouvement de libération du Sahara Occidental reconnu par l’ONU comme seul et unique représentant du peuple sahraoui avec lequel le Maroc est contraint de négocier.

    Avec cette déclaration, l’ancien directeur d’Aljazeera a jeté un énorme pavé dans la mare du Makhzen connu pour ses accointances avec les organisations terroristes au Proche Orient, au Sahel et en Europe où tous les terroristes qui ont perpétré les derniers attentats étaient des dealers de haschich marocains manipulés par la DGED. Le haschich étant justement une des principales raisons de la fermeture des frontières, étant donné qu’il fait partie des sources des finances des mouvements terroristes.

    Tags : Maroc, MUJAO, terorisme, décennie noire, Layada, GIA, FIS,

  • Maroc : Il y a 13 ans, Lalla Salma donnait naissance à son deuxième enfant

    Le 28 février 2007, la princesse Lalla Salma, épouse du roi du Maroc Mohammed VI, donnait naissance à leur deuxième enfant. Une petite fille, la princesse Lalla Khadija, venait agrandir leur famille. Le couple royal avait déjà un fils, le prince Moulay El Hassan, né le 8 mai 2003.

    La petite princesse Lalla Khadija, la fille du roi du Maroc Mohammed VI et de la princesse Lalla Salma, a fêté ce mardi son 13e anniversaire et le 3ème anniversaire qu’elle fête en l’absence de sa mère, la princesse Lalla Salma.

    L’ambiance est gâchée par l’absence de la mère de Lalla Khadija. Elle ne pourra dissimuler sa tristesse de ne pas avoir à ses côtés celle qui l’a engendrée et qui lui a donné toute la tendresse des mères. Pire encore, probablement, elle ne sait rien sur le sort d’elle. Depuis sa disparition, personne ne peut confirmer qu’elle vit encore. Le palais royal n’a pas été en mesure de donner des preuves crédibles que attestent que Lalla Salma est encore en vie et en liberté. Selon certaines rumeurs, elle serait enfermée dans un des palais de Mohammed VI, pendant que les racontars populaires prétendent qu’elle est décédée d’une balle tirée par sa belle-sœur Lalla Hasna.

    Au Maroc, un silence entoure la disparition de celle qui a été appelée « princesse fantôme » parce qu’elle apparaît et disparaît sans laisser aucun trace ni photo de son passage. La presse parle sans l’avoir vue.

    Lalla Salma fait du nouveau groupe de têtes royales qui ont décidé de se révolter contre leur situation dans leurs prisons dorées. Elle n’est pas la seule à avoir disparue. En Thaïlande, une des ex-femmes du roi Maha Vajiralongkorna a fui le pays après le divorce, tandis qu’une autre – dont les parents ont été arrêtés et emprisonnés – se cache. Aux richissimes Emirats Arabe Unis, la belle Haya de Jordanie a échappé des griffes de l’Emir d’Abou Dhabi, connu pour sa cruauté envers ses deux filles emprisonnées pour tentative de fuite. Elle se trouve actuellement à Londres et a entamé un procès pour la garde de ses enfants.

    Avec Lady Di, Meghan Markle et Haya de Jordanie, Lalla Salma fait partie de la nouvelle tendance de liberté qui a envahi les palais de leurs majestés les rois despotiques.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, Lalla Khadija, anniversaire, Lady Di, Meghan Markle, Haya de Jordanie,

  • The Mirage of human rights: Sahrawi youth and the occupation of Western Sahara

    Since 1975, the Sahrawi people have suffered a persistent and prolonged occupation of part of their territory, which has produced the division of the population across multiple geographic regions. Each group has suffered …

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    Tags : Western Sahara, Morocco, human rights,

  • Le Roi prédateur est un séisme pour le palais royal

    Interview de Catherine Graciet par Bernard Strainchamps ( 1 avril 2012)

    Mohammed VI, roi du Maroc, est désormais le premier banquier, le premier assureur, le premier entrepreneur de bâtiments de son pays. Entretien avec Catherine Graciet co-auteure du document Le roi prédateur.

    Quelle est la genèse de ce livre ? Pourquoi avoir travaillé à deux journalistes sur ce sujet ?

    Eric Laurent et moi-même travaillons depuis longtemps sur le Maroc mais avec des expériences et des parcours différents. En 1993, Eric Laurent a longuement interviewé Hassan II pour un livre intitulé Mémoires d’un roi puis a gardé un contact privilégié avec le monarque jusqu’à sa mort, en 1999. Il a donc connu le palais royal et la Cour de l’intérieur. C’est rare pour un journaliste français. Mon parcours est très différent. De 2004 à 2007, j’ai travaillé comme journaliste d’investigation pour Le Journal hebdomadaire, un titre phare de la presse indépendante marocaine que les autorités ont fermé en 2009 pour lui clouer le bec. J’ai notamment passé un an au Maroc, à Casablanca, où j’ai multiplié les reportages et les enquêtes pour Le Journal hebdomadaire, tout en assumant les correspondances pour Radio Canada International et le quotidien Sud-Ouest. Pendant cette période, j’ai écrit avec le journaliste Nicolas Beau un premier livre sur le Maroc, intitulé Quand le Maroc sera islamiste (ed. La Découverte, 2006). Nous y traitons la question de l’islamisme politique mais aussi la corruption des autorités. Puis je suis rentrée en France à la fin 2007 pour rejoindre le site internet Bakchich dont j’ai géré le service Monde jusqu’en 2010, tout en ayant un œil sur le Maroc. Connaissant Eric Laurent depuis longtemps, l’idée d’unir nos forces, nos contacts et nos deux parcours sur le Maroc s’est imposée petit à petit. Au début, nous avions pensé travailler sur les relations franco-marocaines puis, au retour d’un premier voyage au Maroc, en juillet 2011, il nous est apparu évident que LE sujet à traiter était la prédation économique pratiquée par le roi Mohammed VI.

    Vous décrivez les étapes successives de la mise en place d’un système de prédation de l’économie marocaine au service du roi. Comment écrire un document avec des témoins qui sont obligés de rester dans l’anonymat ?

    Nous avons volontairement préservé l’anonymat de certaines de nos sources parce que c’était la condition sine qua non pour qu’elles parlent. Qu’elles soient au cœur du Palais ou qu’il s’agisse de diplomates étrangers ou d’hommes d’affaires, ces sources auraient eu beaucoup à perdre si leur anonymat était révélé ! Licenciement, harcèlement judiciaire ou fiscal, intimidations en tous genres… Les services secrets marocains savent très bien s’y prendre avec leurs ressortissants quand il s’agit d’essayer de faire taire quelqu’un. Il ne faut pas oublier qu’au Maroc, la personne du roi n’est plus considérée comme “sacrée” depuis peu mais reste “inviolable”. On peut aller en prison pour critiquer Sa Majesté ! Un peu comme si ceux qui critiquent Nicolas Sarkozy étaient embastillés ou poursuivis en justice. Travailler avec ces sources requiert donc une très grande prudence (pas d’échanges par mail ni de longues conversations téléphoniques…) mais aussi le fait de “croiser” les informations qu’elles nous communiquent avec plusieurs autres sources, pour s’assurer qu’elles ne sont pas en train de nous manipuler. Nous avons été particulièrement vigilants sur ce point. Il y a d’ailleurs des informations sensibles que nous n’avons pas publiées faute de pouvoir les confirmer avec une certitude de 100 %. Il faut aussi rendre hommage à toute une génération de journalistes marocains qui, malgré les intimidations, ont enquêté sur des sujets extrêmement sensibles comme la corruption ou l’argent de la monarchie.

    La chronologie des faits et l’ampleur des participations du roi dans les différentes holdings sont-elles connues par les décideurs français ?

    Des diplomates français savent puisque au moins l’un d’entre eux nous a textuellement dit que « Mohammed VI possédait directement ou indirectement 70 % de l’économie marocaine ». Ce chiffre est sans doute exagéré mais a le mérite de montrer que la prédation économique de Mohammed VI n’est pas inconnue ! En 2006 et 2007, quand de grands groupes français comme Danone, Axa et Auchan ont connu de gros problèmes avec des holdings appartenant au roi, on sait que leurs patrons respectifs se sont plaints à l’Elysée des mauvaises manières qui leur étaient faites au Maroc. Rien n’a bougé. D’abord parce que l’image voulant que Mohammed VI soit un roi moderne et réformateur, qui fasse rempart contre l’islamisme radical et sorte son pays de la pauvreté a la vie dure. D’autre part parce qu’avec le Maroc, comme cela était le cas avec la Tunisie, la France privilégie des relations d’Etat à Etat. Voire de chefs d’Etat à chefs d’Etat. On sait que Jacques Chirac était très proche de la famille royale marocaine et que Nicolas Sarkozy négocie directement avec Mohammed VI lorsqu’il s’agit de grands contrats comme celui de la ligne de TGV Casablanca-Tanger que la France offre au Maroc. Cet état d’esprit et cette manière diplomatique de faire rappellent l’attitude de la France envers la Tunisie de l’ancien président Ben Ali. A force de fermer les yeux sur les dérives dictatoriales et corruptrices des clans au pouvoir la France n’a pas vu venir la révolution tunisienne. Et n’a toujours pas compris ce qui s’est passé…

    Pourquoi les tunisiens ont dégagé Ben Ali et les marocains ont approuvé la nouvelle constitution proposée par « le roi des pauvres » à plus de 90% ?

    Parce que le score du référendum approuvant la nouvelle constitution marocaine est bidonné ! Non seulement il est digne de la Corée du Nord mais, en plus, le taux d’abstention était beaucoup plus élevé que ce que les autorités ont prétendu. Ce référendum est une farce qui a fait rire jusque dans les chancelleries européennes. Plus sérieusement, contrairement au Tunisien Zine el Abidine Ben Ali, Mohammed VI a su faire preuve d’un sursaut réformateur, sans doute motivé par la peur d’être emporté par la lame de fonds qui a balayé l’Egyptien Moubarak et Ben Ali. Il a eu l’intelligence d’organiser, en décembre 2011, des élections législatives qui sont les plus transparentes que le Maroc ait connu mais aussi de nommer un Premier ministre islamiste. Une révolution au Maroc !

    Si Mohammed VI a donc su introduire des réformes d’un point de vue politique, il en va tout autrement d’un point de vue économique. Là, c’est l’opposé qui se passe et les exemples ne manquent pas. Ainsi, en 2010, les deux principales holdings royales, SNI et ONA, ont fusionné pour créer un mastodonte opaque et en ont profité pour se retirer de la Bourse. Résultat : personne ne sait ce que fait la nouvelle entité aujourd’hui… Autre exemple, dans le domaine des énergies renouvelables, l’entreprise royale Nareva remporte d’importants marchés dans le domaine de l’éolien…

    Vous écrivez dans ce livre que le Maroc est un des rares pays au monde où les pauvres et les élites veulent de concert émigrer. Avez-vous des retours de lecture de votre document du Maroc ?

    Oui, toutes les informations sont convergentes : Le Roi prédateur est un séisme pour le palais royal, qu’il s’agisse de Mohammed VI ou de ses principaux conseillers que nous épinglons dans le livre. On sait aussi qu’il a suscité un vrai engouement auprès des jeunes Marocains. Un indice en est l’activité liée au livre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Sur You Tube, on a trouvé des passages où des lecteurs se sont enregistrés en train de le lire à voix haute ! On relève aussi de nombreuses traductions “à la sauvage” en arabe. Enfin, Le Roi prédateur a suscité un véritable engouement dans les médias marocains qui ne sont pas aux ordres. Plus qu’en France, en tout cas, où c’est le service minimum. Au Maroc, les médias arabophones, notamment sur internet, comme Goud, Lakome ou Hespress ont abondamment traité du livre au moment de sa sortie. Saluons aussi l’hebdomadaire francophone Tel Quel qui a publié des bonnes feuilles à ses risques et périls.

    Tags : Maroc, Le roi prédateur, Catherine Graciet, Eric Laurent, Mohammed VI, monarchie marocaine,

  • Intervention de M. Ghalbouni Abdel au parlement européen sur la question rifaine

    J’espère du fond du coeur, que vous ne prenez plus pour des idiots en Europe. Vous les européens , vous le savez pertinemment , que le maroc ne contribue en rien dans ce qu’on appelle la guerre globale contre le terrorisme , celui qui aide les saoudiens dans l’assassinat d’être humaines , la-bas , il les tuent dans le RIF.

    Je suis né en 1958 , et je sais que la situation n’a pas changé depuis 1958 jusqu’à ce jour.

    Deuxio , l’Europe , connait tout du régime marocain, dans les moindres détails.

    Je voudrais insister sur une question. Quand vous évoquez le partenariat, la coopération, avec le Maroc, dans la guerre globale contre le terrorisme , soit ! Personnellement, j’en doute et je mets un point d’interrogation !
    Quant à la guerre contre le trafic de drogue, le régime exporte partout ses produits, [en toute impunité] à l’est comme à l’ouest.

    Tout le régime marocain , son centre de pouvoir, ses politiques, et ses institutions, oeuvrent jour et nuit, dans l’exportation de la cocaïne , le hachich et tout.

    Je tiens à m’adresser à Kati( Piri) et Marie christine ( Vergiat) quel est le bilan de tout ce travail, de cette coopération, tandis que nos frères dans les prisons, dans les rues, et assiégés à Al hoceima, ? Quel est le résultat ?
    Je dis et réaffirme : Nos frères, les prisonniers, dans toutes les prisons marocaines, et nos frères assiégés dans le RIF … nous, dans la diaspora, nous en sommes malades.

    Les ressortissants marocains, de l’Espagne… qui nous a dispersé ici ? qui nous a forcé à venir ici ? N’est ce pas le régime marocain ? qui nous a dispersé ?.

    S’il était un régime démocratique libre, qui respecte l’être humain, qui redistribue les richesses , à tous les citoyens marocains, nous ne serions pas ici , Piri et Marie-Christine , seraient des émigrés à Al Hoceima. 


    Je tiens à conclure, ici dans cet endroit respectable, qui a été construit avec le sang des européens.

    Vous les européens , vous avez souffert de la religion, et de toutes les vicissitudes. Par vos sacrifices, vous êtes parvenues, à la démocratie.

    La France et l’Espagne nous tuent en ce moment, car la France et l’espace ont des intérêts.

    L’Espagne nous a vendu aux français, et a présent , un peuple , les Arabes, nous tuent jour et nuit, et personne ne bouge le petit doigt, et nous , depuis Al Hoceima, nous sentons la liberté et la dignité, en Europe.

    Depuis Al Hoceima, nous sentons la liberté et la dignité en Europe, ils meurent.

    Je termine, en disant que nous avons 40 cadavres dans la mer Méditerranée, et personne n’en parle !

    Toutes mes salutations aux rifains d’Europe, espérions que nous unifierons nos rangs, nos actes et nos discours, et poursuivre notre lutte pour la libération de tous les détenus politiques rifains.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Parlement Européen, PE,

  • Maroc : Abdelmalek Alaoui publiait des articles au nom d’Amina Bouayach

    Abdelmalek Alaoui, à l’époque patron de la boîte de conseil et lobbying Global Intelligence Partners, rédigeait des articles qu’il proposait à la DGED de publier avec la signature d’Amina Bouayach, président du CNDH. Dans ce cas, il propose l’article suivant

    Projet des Médias au Maroc : projet de censure ?

    Par Mme Amina BOUAYACH*

    A l’heure des mutations et de l’aspiration des sociétés de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient à la liberté et au respect des droits humains, les réformes mises en place par le Maroc ont pour finalité d’affronter les impératifs de modernisation de ses institutions et la restructuration de la gestion des Affaires publiques. L’opinion publique est confrontée, à nouveau, à l’éclaircissement du cadre référentiel des mutations qu’elle a entreprise.

    Le débat actuel relatif au cahier des charges des médias publics marocains reflète-t-il peut-être une certaine réticence vis-à-vis des nouvelles dispositions constitutionnelles précisant l’identité plurielle et garantissant les droits et libertés des individus et la place des langues dans la société.
    Le projet en question aspire à l’uniformisation de l’opinion publique, par l’imposition d’une langue dominante, la limitation des ressources financières provenant de la publicité, et la dissuasion à la créativité artistique aussi bien individuelle que collective.

    Ce débat musclé et acharné n’est pas limité uniquement à la répartition des heures d’antennes ou d’écoute, le contenu des émissions, mais s’étend au-delà, touchant à la problématique de la modernité des médias quant aux valeurs des droits de l’homme et le pluralisme de la société
    En effet, l’histoire de l’organisation des médias publics au Maroc, a toujours été intimement liée aux tentatives de démocratisation et d’ouverture de la société.

    La décision politique d’ouvrir les médias aux différents courants de pensée présents au Maroc fut prise dès 1993 lors d’un séminaire national. Elle fut suivie par l’autorisation de la mise en place d’une radio étrangère à Tanger,
    *Ancienne Présidente de l’Organisation Marocaine des Droits Humains
    l’installation d’une deuxième chaine, la libéralisation des médias en fin de mandant du gouvernement Youssoufi en 2002 , l’accréditation des radios privées et puis d’un débat national relatif au médias et la société tenu au parlement en Janvier 2010.

    Le débat actuel met- il la société marocaine et ses représentants à l’épreuve de son pluralisme et de son identité diverse, de ses acquis en matière de consolidation de la démocratie et de l’élargissement de ses libertés ?
    Bien que les clauses énoncées par le cahier de charge exhortent à la protection de la spécificité culturelle et l’identité de la société marocaine, ces valeurs ne sont-elles que des outils s’intégrant dans le système universel des droits de l’homme qui est le référentiel adopté par la communauté internationale pour le respect de la dignité et des droits fondamentaux de l’être humain.

    Autant une société « se démocratise », autant le champ des libertés individuelles et collectives s’élargit et devient une priorité dans l’action de protection des droits de l’homme, autant la spécificité culturelle et l’identité de la société sont appelées à changer et à progresser, au sein d’un référentiel universel constant constituant la norme hiérarchique assimilant les spécificités de chacun.

    Le cahier des charges des médias veut substituer un système de médias/ service public dédié à la prédication et au sermon à des médias détenant le rôle fondamental de 4ème pouvoir de la société.

    L’instabilité inhérente au processus de mutation que subit l’Afrique du Nord et du Moyen Orient est un nouveau défi auquel les médias devront s’adapter et jouer leur rôle de catalyseur du débat politique et culturel multiple dont toute la société en phase de démocratisation a besoin.

    Ainsi les médias doivent-ils non seulement refléter la dynamique d’une société en progression, mais aussi de libérer les initiatives d’appréhender les aspirations de la société dans sa lutte pour le pluralisme, pour la promotion de la participation aux affaires publiques, et son combat pour la bonne gouvernance.

    Tags : Maroc, printemps arabe, droits de l’homme, médias, presse,

  • Tunisia: Unfinished rights business

    Tunisia’s new government, approved by Parliament on February 27, 2020, should make human rights a priority, Human Rights Watch said today. The government should protect fundamental rights in eight key areas: ending criminal prosecutions …

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    Tags : Tunisia; HRW, human rights,

  • Tunisie : à la recherche, toujours, de l’essor économique (Analyse)

    Lassaad Ben Ahmed | 27.02.2020

    Tunisia

    AA / Tunis / Anis Morai

    Si la Tunisie est parvenue à franchir des pas importants dans sa transition démocratique, amorcée depuis un certain 14 janvier 2011, son économie continue à connaitre de sérieuses difficultés.

    Certes, les indicateurs économiques reflétaient une meilleure prospérité du temps de l’ancien régime de Ben Ali, avec une moyenne de croissance annuelle du Produit Intérieur Brut de 5% sur la décennie 2000-2010.

    Toutefois, ces indicateurs dissimulaient, au fait, une économie essoufflée en raison d’un modèle de développement classique qui n’a pas su s’adapter à l’intégration de la Tunisie à l’économie mondiale et mondialisée et des changements qui en ont découlé.

    C’est, au fait, un modèle économique hérité d’un plan d’ajustement structurel décidé en 1986 avec le Fonds monétaire international (FMI), lorsque la Tunisie avait sombré dans l’une des plus graves crises économiques de son histoire.

    Ses principaux fondements reposaient sur un certain nombre d’orientations, dont le but était de transformer cette économie tunisienne, d’une économie dirigiste vers une économie libérale.

    Convertibilité partielle de la monnaie locale, (le dinar tunisien), mise à niveau des entreprises publiques en prévision de leur cession au secteur privé, limitation du rôle de l’Etat dans les services régaliens et renonciation aux monopoles économiques de l’Etat, etc.…

    Tels étaient, entre autres, les ingrédients de la recette du FMI pour transformer l’économie tunisienne, sans oublier la volonté de cette institution de Breton Woods de voire cette économie rejoindre le concert des pays membres du GATT (General agreement on tarifs and trade) puis de l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

    L’accord de libre-échange, signé en 1995 avec l’Union Européenne finira par achever les efforts des institutions internationales à intégrer l’économie tunisienne dans la mondialisation, mais pas dans une logique « WIN WIN » comme s’efforcent les chantres de la mondialisation à le crier sur tous les toits.

    Très amarrée à l’Europe avec laquelle elle fait, selon les statistiques officielles, jusqu’à 73% de ses échanges commerciaux, la Tunisie a subi les vicissitudes de son partenaire majeur, dont elle dépend, et du régime off-shore mis en place depuis 1972 qui procure à la Tunisie l’essentiel des réserves en monnaie étrangère, grâce aux exportations vers le vieux continent.

    Un régime qui permet, certes, de créer des emplois, mais ces derniers pèchent par leur précarité à l’instar du secteur du textile qui emploie, dans le cadre d’un régime de sous-traitance de commandes venues d’Europe, une main d’œuvre peu qualifiée et très bon marché.

    D’ailleurs, dans ce cadre, il faut bien souligner les efforts restés vains des deux parties à signer l’Aleca (accord de libre échange complet et approfondi), qui concerne la libéralisation des secteurs des services et de l’agriculture.

    Cet accord, s’il vient à être signé, portera le nombre des secteurs libéralisés depuis l’accord de 1995 avec l’Union européenne à trois secteurs, puisque le secteur industriel l’a déjà été depuis 1995.

    – L’économie, parent pauvre de la transition démocratique

    Malgré l’essoufflement du modèle économique en Tunisie en 2011, les décideurs politiques ne sont pas parvenus à transformer l’économie tunisienne, en raison de leur focalisation sur la transition politique et l’élaboration d’une nouvelle constitution pour la deuxième République.

    Entre temps, les revendications populaires allaient embourber le pays dans une crise économique sans précédent. Une crise nourrie, justement, par la demande sans cesse galopante d’amélioration des conditions de vie des Tunisiens, à laquelle fait face une économie léthargique et timorée qui ne crée plus de richesse pour pouvoir se les partager équitablement.

    Depuis le soulèvement de 2011, la croissance du PIB tunisien à été très molle avec un taux négatif en 2011, -1.9%, 1.1% en 2015 et 1.0% en 2019.

    Mais au-delà des revendications populaires qui suivent logiquement tout changement politique majeur dans un pays, beaucoup d’observateurs imputent les difficultés économiques à l’absence d’une stratégie, d’une vision et d’un cap clairs, pour transformer cette économie et la rendre plus performante.

    D’ailleurs, les tentatives d’apporter les modifications escomptées afin d’atteindre cet objectif, à travers un nouveau plan de développement quinquennal adopté en 2016 pour couvrir la période 2016- 2021, se sont vite soldées par un échec cuisant, en raison, notamment, de l’incapacité des pouvoirs publics à mener les transformations nécessaires.

    Nombreuses sont les explications à avancer pour faire le constat de cet échec.

    Mais celles-ci peuvent se résumer à l’absence de la volonté politique, pour ce faire, à l’importance de la rente économique aux mains de rentiers tenant en otage des pans entiers de l’économie tunisienne, à la résistance naturelle aux changements et surtout à la corruption galopante dans le pays.

    Par ailleurs, et dès 2015, la Tunisie a renoué avec le FMI pour emprunter 2.9 milliards de dollars contre des réformes économiques et sociales convenues d’un commun accord avec le FMI.

    Des réformes ayant trait au système de subvention des matières de base et des hydrocarbures. Des réformes qui dégraissent également l’effectif pléthorique de la fonction publique dont la masse salariale représente chaque année 15% du PIB tunisien qui est estimé à 40 milliards de dollars.

    Devant l’incapacité d’honorer ses engagements, la Tunisie s’est vue sanctionnée par le Fonds monétaire international qui a décidé de suspendre le versement des tranches restantes du crédit conclu, après avoir débloqué cinq tranches, exigeant une progression substantielle dans la mise en œuvre des réformes convenues. 1.2 milliard de dollars restent ainsi suspendus à la réalisation de ces réformes.

    – Indicateurs économiques au rouge

    Lorsqu’une économie carbure à bas régime, il devient évident que ses indicateurs soient au rouge. L’économie tunisienne a réalisé une croissance molle de 1.0% en 2019, ce qui laisse 14.9% de la population active tunisienne au chômage, dont 260 mille jeunes diplômés de l’enseignement supérieur.

    Le PIB par tête d’habitant reste le plus faible dans la région avec 3450 dollars en 2018.

    La balance commerciale connaît, elle aussi, un déficit structurel qui s’est élevé en 2019 à 6.5 milliards de dollars, dont 40% de ce déficit proviennent de la facture énergétique, puisque la Tunisie produit 33000 barils de pétrole par jour mais en consomme trois fois plus.

    Le déficit budgétaire, bien que jugulé à 3.9% du PIB en 2019, il n’en demeure pas moins que la Tunisie doit emprunter 4.2 milliards de dollars pour boucler le budget 2020, notamment pour payer les augmentation salariales convenues entre la puissante centrale syndicale dans le pays l’union générale des travailleurs tunisiens et le Gouvernement.

    De plus, ce déficit est si important, parce que la Tunisie vit au dessus de ses moyens et le pays n’arrive pas à mettre en place une politique d’austérité budgétaire comme d’autres pays l’ont adoptée.

    En effet, la croissance du budget de l’Etat d’année en année se mesure à environ 5% pour s’établir en 2020 à 16 milliard de dollars.

    De son côté, la dette publique explose et passe de moins de 50% en 2010 à 83% du PIB en 2019, dont 70% est libellée en devise étrangère, ce qui plombe davantage le principal et l’intérêt de la dette lorsque la monnaie nationale se déprécie face à l’euro/dollar.

    D’ailleurs, la parité de change donne un euro qui se négocie à 3.1 dinars, tandis que le dollar s’échange à 2.9 dinars actuellement.

    Malgré une politique monétaire draconienne qui se traduit par l’augmentation continue du taux directeur de la banque centrale, l’inflation en Tunisie reste élevée, en dépit d’une baisse sensible constatée depuis 2018.

    Ce taux a atteint des pics de presque 8% en 2018, avant de tomber à 6.7% en 2019.

    Une inflation qui a contribué à éroder l’épargne nationale dans le pays qui est passée de 21% en 2010 à 9% en 2019.

    De son côté, la pression fiscale reste élevée, et c’est l’une des plus élevées de la région dans la mesure où elle se maintient en 2019 à 25%.

    La Tunisie est en proie à des défis économiques et sociaux très importants qui risquent de freiner le processus de transition démocratique, entamée depuis la révolution de 2011. Saura-t-elle renverser la vapeur et relever ces défis ?

    La question est toujours d’actualité.

    (Les opinions exprimées dans cette analyses appartiennent à l’auteur et ne reflètent pas forcément la ligne éditoriale d’Anadolu)

    ANADOLOU

    Tags : Tunisie, économie, crise,

  • L’insistance du Maroc pour appartenir aux pays du Sahel

    Jaloux de la position de l’Algérie dans la région du Sahel, les autorités marocaines se sont affolées de trouver un prétexte pour que le Maroc soit compté parmi les pays qui composent le Sahel. Voici ses arguments à cer égard:

    • Les deux réunions qui ont eu lieu au Mali au sujet d’abord du suivi de la feuille de route “ensemble pour le renouveau du Mali” (donateurs) et ensuite de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, ont permis à la délégation du Maroc de se positionner fortement dans le soutien et l’appui aux processus visant la stabilité du Mali et du Sahel.

    • Le concept avancé par notre délégation que ” c’est la menace qui détermine l’espace ” et qui vise à mettre un terme au concept ” pays du champ” a été repris par un grand nombre de délégations présentes qui ont souligné que c’est ce concept qui devrait déterminer l’étendue de la zone “sahel” et non l’inverse.

    • Ainsi sur le plan conceptuel la notion “pays du champ” est dépassé et n’a été citée aucune fois tout au long de la réunion.

    • Par extension, il peut même être avancé que le “G5”, notion inventée par l’Europe et principalement par la France, n’a pas connu un grand soutien.

    • Le nouveau concept que c’est “la menace qui détermine l’espace” a été enrichi par la notion que le Sahel est avant tout un espace homogène du point de vue géographique et culturel qui s’étend de l’Atlantique à la mer rouge et que par rapport aux critères de la menace et de la sécurité, il devra être approché dans sa totalité, sans distinction, ni différenciation.

    • Admettant la pertinence du concept “la menace qui détermine l’espace”,  délégation du Mali et de la Mauritanie ont souligné que le G5 est un groupement non exclusif et reste ouvert à la participation de tout autre pays du Sahel qui en manifeste le souhait.

    • Le Président IBK a d’ailleurs souligné que le Président Macky Sall a abordé avec lui la question et il lui a affirmé que le G5 n’est pas un groupe fermé et que le Sénégal pouvait y adhérer.

    • Le représentant du Bénin a souligné dans son intervention que le Bénin se considère comme appartenant au Sahel.

    • Tout concourt finalement à ce que la CEN-SAD soit l’organisation idoine pour peu qu’elle saisisse cette opportunité. En effet la CENSAD correspond largement à cette configuration.

    • S’agissant de la situation au Mali , il était prévu qu’ une réunion ait lieu le Samedi à KIDAL sous présidence algérienne entre le gouvernement et les groupes armés du Nord . Le MAE mauritanien m’a confirmé la tenue de cette réunion mais m’a affirmé que la Mauritanie, le Niger et le Tchad qui y étaient conviés ont fait savoir qu’ils n’y prendront pas part. Le MAE mauritanien estime que le jeu n’est pas clair et que la partie malienne n’a pas précisé ses attentes. D’autres sources, ont souligné que l’attitude “trop discrète” du gouvernement malien quand à ses objectifs, n’est pas à même de faire adhérer autour de lui un maximum de pays.

    • La Secrétaire d’État Française au développement et à la Francophonie qui avait pris part à la réunion “Ensemble pour le Mali” s’est rendue à Tombouctou le Vendredi et semblait optimiste par rapport au retour de la sécurité dans le Nord Mali. Les événements survenus à KIDAL démentent ce sentiment et ont torpillé la réunion prévue.

    Sahel / “la menace qui détermine l’espace”

    • Les deux réunions qui ont eu lieu au Mali au sujet d’abord du suivi de la feuille de route “ensemble pour le renouveau du Mali” (donateurs) et ensuite de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, ont permis à la délégation du Maroc de se positionner fortement dans le soutien et l’appui aux processus visant la stabilité du Mali et du Sahel.

    • Le concept avancé par notre délégation que ” c’est la menace qui détermine l’espace ” et qui vise à mettre un terme au concept ” pays du champ” a été repris par un grand nombre de délégations présentes qui ont souligné que c’est ce concept qui devrait déterminer l’étendue de la zone “sahel” et non l’inverse.

    • Ainsi sur le plan conceptuel la notion “pays du champ” est dépassé et n’a été citée aucune fois tout au long de la réunion.

    • Par extension, il peut même être avancé que le “G5”, notion inventée par l’Europe et principalement par la France, n’a pas connu un grand soutien.

    • Le nouveau concept que c’est “la menace qui détermine l’espace” a été enrichi par la notion que le Sahel est avant tout un espace homogène du point de vue géographique et culturel qui s’étend de l’Atlantique à la mer rouge et que par rapport aux critères de la menace et de la sécurité, il devra être approché dans sa totalité, sans distinction, ni différenciation.

    • Admettant la pertinence du concept “la menace qui détermine l’espace”,  délégation du Mali et de la Mauritanie ont souligné que le G5 est un groupement non exclusif et reste ouvert à la participation de tout autre pays du Sahel qui en manifeste le souhait.

    • Le Président IBK a d’ailleurs souligné que le Président Macky Sall a abordé avec lui la question et il lui a affirmé que le G5 n’est pas un groupe fermé et que le Sénégal pouvait y adhérer.

    • Le représentant du Bénin a souligné dans son intervention que le Bénin se considère comme appartenant au Sahel.

    • Tout concourt finalement à ce que la CEN-SAD soit l’organisation idoine pour peu qu’elle saisisse cette opportunité. En effet la CENSAD correspond largement à cette configuration.

    • Il vous appartiendra lors de la réunion « 5+5 » de continuer à faire prévaloir ce concept.

    Tags : Maroc, Algérie, Sahel, terrorisme, Mali, Niger, Burkina Faso,