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  • Belges et néerlandais retenus au Maroc au nom de la double nationalité

    Le Maroc considère les Néerlandais et les Belges bloqués comme ses propres sujets

    Selon le site Arif News, un nombre inconnu de Belges et de Néerlandais ayant la double nationalité sont coincés au Maroc depuis plusieurs jours dans l’attente de pouvoir rejoindre leurs pays de résidence.

    Si jusqu’à présent, ces personnes n’ont pas été informées de la véritable raison pour laquelle elles ne sont pas rapatriées, l’explication l’a donnée le ministre belge des Affaires étrangères, Philippe Goffin dans une déclaration faite à la télévision belge (voir vidéo). Selon lui, si le Maroc refuse de les rapatrier c’est parce que le Maroc considère les Belges bloqués ayant la double nationalité comme ses propres ressortissants. “Il y a des personnes qui ont la double nationalité, ils sont à la fois marocains et belges, et le Maroc considère, quand on a la double nationalité et qu’on est sur le sol marocain, on est marocain. Donc, ils ont une gestion qui leur appartient de leurs nationaux”, a-t-il précisé.

    D’après la même source, les mêmes raisons ont été invoquées par un message publié par l’ambassade des Pays-Bas au Maroc et où elle indique le Maroc ne permet plus à ses ressortissants de partir et cela s’applique également aux Européens à double nationalité. Le message a été supprimé ultérieurement et l’ambassade dément son existence.

    Arif News rappellent que « les personnes âgées, les plus exposées au Maroc où les soins de santé sont désastreux, risquent de devenir victimes d’un jeu politique entre le régime marocain et certains pays européens ». S’agiterait-il d’une vengeance du Makhzen ?

    Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, binationaux, double nationalité, coronavirus,

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=M-s8NGEo4zg&w=560&h=315]
  • ARISE Mauritania, a joint-venture between ARISE and Meridiam

    Mauritania has chosen to trust Arise Mauritania, a pan African company expert in infrastructure development and their dedicated ecosystems, through a joint-venture between Arise Ports & Logistics, and the French investment fund Méridiam, as part of the first Public Private Partnership…

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    Tags : Mauritania, Arise Mauritania, 

  • Tunisie : Le coronavirus signe le retour de la piraterie en haute mer

    La Tunisie accuse l’Italie de détourner de l’alcool destiné aux tunisiens

    Les pirates seraient-ils de retour ? Les autorités tunisiennes ont accusé l’Italie d’avoir détourne un bateau chargé d’alcool destiné à la fabrication de gel hydroalcoolique au large de la mer.

    Il ne s’agir pas de la première fois que cela arrive. Les italiens accusent la Tchéquie d’avoir fait la même chose avec une cargaison de masques provenant de Chine et qui faisait dans ce pays.

    Détournement de cargaisons aériennes, piraterie en haute mer… Il a suffi d’une pandémie comme le coronavirus pour enlever de masque de « civilisation » dont se vantent les européens et et se sont servis pour coloniser les autres peuple du monde.

    Tags : Tunisie, Italie, coronavirus, piraterie, alcool, masques, chloroquine,

  • Stratégie du Maroc en Afrique subsaharienne

    Afrique Subsaharienne

    I. L’attachement indéfectible du Maroc à son africanité :

    • Fidèle à son appartenance africaine et ayant en vue ses liens spirituels et ses intérêts stratégiques, le Maroc s’attache à la consolidation de ses liens avec les pays subsahariens en les plaçant au cœur de l’agenda diplomatique national.

    • L’action diplomatique marocaine s’est assigné comme objectif stratégique de hisser la coopération avec les pays africains au niveau d’un véritable partenariat agissant et solidaire.

    • Sa Majesté le Roi Mohammed VI a concrétisé cette orientation à travers les nombreuses visites qu’il a effectuées, à partir de 2000, dans plusieurs pays africains, dans l’esprit de consacrer les valeurs de solidarité et de fraternité et de faire en sorte que le continent africain compte sur les ressources propres considérables qu’il recèle.

    • Eu égard au rayonnement du Maroc et à la place éminente dont il jouit dans l’espace africain, le Maroc cherche à accompagner cette orientation, par le développement de ses relations bilatérales avec les pays subsahariens, par une contribution efficace aux actions de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) ou encore par le renforcement des relations avec les organisations sous régionales africaines, en particulier avec les organisations d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale.

    • Dans le même esprit, le Maroc œuvre pour relancer les activités de la Conférence des Etats africains riverains de l’Atlantique, Organisation régionale dont le Maroc a tenu à abriter le siège à Rabat, et à lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui revient en tant qu’instrument au service des relations du Maroc avec les pays africains.

    • L’être humain étant au centre de toute stratégie de développement, la formation constitue une composante importante dans les programmes de coopération du Maroc avec les pays africains. Pour ce faire, l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI) est activement mise à contribution. Près de 10000 étudiants africains, venant d’une quarantaine de pays, dont 90% sont boursiers du gouvernement marocain, poursuivent leurs études universitaires techniques et professionnelles du pays.

    • Plusieurs accords de coopération ont été conclus avec les pays de l’Afrique Subsaharienne, dans les domaines du développement économique, technique, social, culturel, humain et autres.

    • le Maroc ne ménage aucun effort pour contribuer à la consolidation de la paix et de la sécurité dans le continent africain. Il a toujours manifesté son soutien aux initiatives onusiennes pour le rétablissement de la stabilité en Afrique et n’a jamais hésité à mettre des contingents militaires à la disposition des opérations de maintien de la paix, notamment en Côte d’Ivoire et dans la République Démocratique du Congo.
    II. La diplomatie économique, levier du rayonnement du Maroc dans l’Afrique subsaharienne :

    • Le Maroc est un partenaire incontournable qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a connu une transformation de ses structures politiques qui lui ont permis de mettre sur orbite, un pays économiquement en émergence qui est devenu depuis 2002, la cinquième puissance économique en Afrique.

    • Dépourvu de pétrole et de gaz, le Maroc est devenu, grâce à sa politique volontariste de renforcement de la coopération économique et commerciale afro-africaine, le deuxième investisseur en Afrique après l’Afrique du Sud, avec un volume des investissements d’environ 2 milliards de dollars pendant les 6 dernières années.

    • L’internationalisation du secteur bancaire marocain en Afrique est un modèle réussi des possibilités de partenariat régional. Cette expansion dans le domaine financier constitue un atout essentiel pour élargir la coopération du Maroc avec ses pays frères dans des domaines aussi variés que les télécommunications, les infrastructures, le logement, les mines ou la formation, et également l’ouvrir sur de nouveaux secteurs d’avenir, avec la présence de l’entreprise marocaine dans plus de 25 pays africains.

    • L’intérêt du Maroc pour les pays d’Afrique s’est concrétisé par l’adoption d’une stratégie envers les pays les moins avancés (PMA) du Continent dans le cadre de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). En effet, lors de la conférence du Caire du sommet Europe-Afrique en 2000, le Maroc a procédé à l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés et a exonéré leurs produits des droits de douane à l’entrée du marché national.

    • En plus des aides urgentes, le Maroc accorde environ 300 millions de dollars par an à ses amis africains au titre de l’aide publique au développement (APD), soit 10% de la totalité de ses échanges avec l’Afrique.
    III. Les actions multilatérales du Maroc au service de la solidarité africaine :

    • Les liens du Maroc avec son espace africain sont aussi tissés à travers la coopération et la solidarité au sein des organisations internationales et régionales, le Maroc, membre non permanent du Conseil de Sécurité, représentant l’Afrique pour la période 2012-1013, s’emploie à défendre les causes africaines.

    • Par ailleurs, le Maroc a porté et défendu les préoccupations des pays africains devant plusieurs fora internationaux, tels que le Groupe des 77 + la Chine, l’OMC, le Mouvement des Non-alignés, les Conférences Ministérielles des Pays Moins avancés, les Conférences africaines pour le Développement Humain.

    • Dans l’objectif de renforcer ses liens avec l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Centrale et le Sahel, le Maroc joue un rôle de premier lieu au sein de la CEN-SAD et s’est engagé dans une politique ambitieuse de rapprochement avec plusieurs autres organisations régionales africaines telles que l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la CEDEAO.

    • Sur le plan des processus de coopération entre l’Afrique et plusieurs regroupements régionaux ou économies puissantes du monde, le Maroc s’est engagé résolument à défendre les intérêts de l’Afrique et à y participer activement : Afrique-UE, Afrique-Amérique du Sud (ASA), Afrique-Asie, Afrique-France, Afrique-Japon, Afrique-Chine, Afrique-Turquie, Afrique-Inde.

    Tags : Maroc, Afrique, Afrique subsaharienne,

  • Maroc : Fiche Multilatérale sur l’Île Maurice

    Royaume du Maroc
    Ministère des Affaires Etrangères
    et de la Coopération

    Direction des Nations Unies
    et des Organisations Internationales
    Division des Nations Unies

    Fiche Multilatérale sur L’Île Maurice

    A) Question du Sahara marocain

    • L’Île Maurice a retiré sa reconnaissance de la pseudo rasd le 15 janvier 2014.
    • L’Île Maurice avait reconnu la pseudo « rasd » depuis le 01juillet 1982.

    I- Questions multilatérales

    B) Réforme du Conseil de Sécurité

    • L’Île Maurice estime que la réforme du Conseil de Sécurité devrait prendre en compte non seulement les méthodes de travail de l’organe exécutif onusien, mais également un rééquilibrage dans ses centres d’intérêt entre les questions économiques et politiques.
    • L’Île Maurice considère que la réforme du CS devrait porter également sur les membres aussi bien permanents que non permanents.
    • La réforme du Conseil de Sécurité devrait prendre en compte une représentation permanente de l’Afrique.
    • La réforme du Conseil de Sécurité devrait également prendre en compte une représentation permanente de l’Amérique Latine.
    • Pour le pays, la revitalisation de l’ECOSOC conformément aux attributions qui lui sont accordées par la Charte des NU et, en tant que l’un des principaux organes des Nations Unies, est nécessaire pour lui permettre de jouer son rôle dans les questions économiques, sociales et environnementales.

    C) Questions de Développement

    1- Commerce international
    • En tant que pays appartenant à la catégorie des Etats Insulaires en développement, l’Île Maurice (SIDS), a toujours appelé pour un traitement préférentiel dans le cadre de la stratégie mondiale visant à assurer et garantir la sécurité économique.

    • L’Île Maurice regrette que les discussions sur le commerce international se tiennent dans des forums limités. Le pays préconise une approche globale en terme de traitement et de négociation des questions économiques notamment le commerce international

    • L’Île Maurice estime que l’Organisation des Nations Unies est le seul organe qui a la légitimité et le caractère universel requis pour décider de l’ordre économique mondial.

    2- Changements climatiques

    • L’Île Maurice estime que les efforts de la communauté internationale devraient se focaliser sur la sécurité et la durabilité des océans. Cette question est cruciale pour ce pays qui est convaincu que la survie des Etats des petites îles dépend de la sécurité des océans.
    • En tant que pays fait partie des Etats insulaires en développement, l’Île Maurice considère que les effets du changement climatique sont considérables pour le pays aussi bien sur le plan humain qu’économique.
    • L’Île Maurice soutient la proposition du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’organisation d’une réunion au Sommet sur le changement climatique en 2014 et souhaite qu’il en découlera des mesures concrètes, notamment pour remédier à la situation des Etats les plus vulnérables à ce phénomène.

    3- Développement durable

    • Le pays a adopté une stratégie pour le développement durable qui prend en considération les priorités du pays en termes d’énergie, de protection de l’environnement pour une économie durable.
    • Pour l’Île Maurice, les objectifs de développement post-2015 devraient donner un sens nouveau au partenariat mondial au sein des politiques à l’échelle nationale et internationale.
    • L’Île Maurice considère que l’éradication de la pauvreté, l’autonomisation de la femme, la fourniture d’opportunités de travail pour les jeunes, l’amélioration des services de santé, la gestion des ressources en eau et l’alimentation sont autant de défis universels qui exigent la mise en place d’un cadre commun pour le développement durable.

    D) Désarmement

    • L’Île Maurice estime que le désarmement est partie intégrante de la stratégie mondiale pour la sécurité.
    • Pour ce pays, l’échec de la communauté internationale à trouver une issue à la question du désarmement porte préjudice aux efforts visant à assurer le développement et la sécurité de par le monde.
    • L’Île Maurice considère que les efforts de la communauté internationale à élaborer une politique mondiale de l’environnement devraient contribuer à la réalisation des objectifs de désarmement.
    • L’Île Maurice soutient fermement les efforts en vue de la mise en place d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.

    E) Terrorisme

    • L’Île Maurice considère qu’il est nécessaire d’assurer le suivi de la stratégie globale des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme et renforcer la coopération dans ce domaine.

    F) Résolution des conflits

    • L’Île Maurice, pays ayant un conflit autour de l’archipel des Chagos avec la Grande Bretagne, appelle à ce que les Nations Unies puissent réexaminer les mécanismes dédiés à la résolution des conflits, y compris à travers les moyens légaux, en vue d’établir des normes de conduite adaptées à tous les Etats en ce qui concerne, la négociation, la médiation, la conciliation et autres formes de résolutions pacifiques des conflits.

    Tags : Maroc, Maurice, Sahara Occidental, RASD,

  • Maroc : Craintes géopolitiques

    Suite à votre courrier Nº614, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance les appréciations et les suggestions suivantes :

    A la lumière des événements internationaux, il semblerait que la diplomatie marocaine soit confrontée, dans un avenir, plus ou moins proche, à des contraintes objectives qui seront autant de menaces directes pour le rayonnement du Royaume dans ses zones traditionnelles d’influence.

    Plusieurs éléments seront indispensables à analyser de manière à permettre une réponse adaptée et un réajustement de nos objectifs.

    Il conviendra de se pencher sur les aspects suivants :

    1) Plus que la réintégration de l’Iran et la fin de son isolement sur la scène internationale, il faudra prendre note du nouveau rôle qui lui semble être dévolu par les Etats-Unis de devenir le nouveau gendarme des pays Arabes et musulmans de la région ;

    2 ) La gestion en conséquence (notamment pour notre question nationale) du déclin de l’Arabie Saoudite dont la marge de manœuvre est appelée à se réduire de plus en plus ;

    3) L gestion du conflit israélo-palestinien pour ce qui concerne la réduction des risques, des actions et du discours extrémistes notamment à l’égard des juifs marocains ;

    4) La montée en puissance de l’Egypte qui se positionne, d’ores et déjà, comme l’interlocuteur solide des américains, d’Israël et des occidentaux pour ce qui concerne le Proche et Moyen Orient ;

    5) Le rapprochement sans précédent qui semble se dessiner entre l’Algérie et l’Egypte. Ledit rapprochement envisage une stratégie conjointe pour amplifier leur influence aussi bien vis-à-vis des américains qu’à l’égard du continent africain ;

    6) Ce rapprochement présenterait également un réel danger pour ce qui concerne l’éventuelle réactivation de l’UMA avec la possibilité d’une Egypte qui, cette fois-ci, deviendrait officiellement membre à part entière de l’Union ;

    7) Pour l’Algérie et l’Egypte, le Maroc représente d’autant plus un danger qu’il est désormais l’unique pays arabe à avoir un Chef de gouvernement islamiste. De même que le Maroc est à combattre en raison du système de sa gouvernance et de ses institutions démocratiques ;

    8) Pour ces deux raisons majeures, il faudra s’attendre à une coordination et à une synchronisation de ces deux Etats pour affaiblir le Royaume en s’attaquant particulièrement à la question nationale (sur le plan intérieur et international) ;

    9) De même, l’éclatement possible (parfois de fait) de certains pays arabes risque de poser la problématique de l’accès à l’indépendance de certaines entités (Kurdistan ou autres) ;

    10) On se rappelle que lorsque le président Obama avait accédé au pouvoir, il ne parlait que de droits de l’homme, démocratie etc… Idem pour le président Hollande, par exemple. Aujourd’hui, confrontés aux menaces intérieures, ce discours est dépassé voire même dérangeant. Désormais, les priorités ne sont plus d’ordre démocratique mais sécuritaire.

    Compte tenu de ces quelques éléments soulevés, je me permets de suggérer ce qui suit :

    1- Il est plus nécessaire que jamais, pour les raisons évoquées, ci-dessus, que le Royaume revoir la structure de son appareil diplomatique pour renforcer et dynamiser sa stratégie en vue de faire face aux multiples défis qui l’attendent ;

    2- Sur le plan culturel, une stratégie globale doit être établie à l’égard de la jeunesse marocaine qui réside à l’étranger et qui est appelée tôt ou tard à retourner au Maroc. Cette jeunesse « handicapée sur le plan culturel et éducatif » est confrontée à la perte (extrêmement dangereuse) de son identité marocaine ;

    3- Au vu du contexte international difficile et de l’évolution négative de certains dossiers (Palestine/Israël notamment) et aux fins d’éviter tout dérapage, la sensibilisation et la mobilisation de notre colonie à l’étranger s’impose. Ceci est d’autant plus nécessaire que le Royaume est à la veille d’élections municipales.

    4- Notre stratégie devrait également reposer sur une coordination étroite entre les Ambassades et les Consulats ;

    5- Pour ce qui concerne la question nationale, plusieurs actions peuvent être engagées, à savoir :

    -Renforcement de la présence du Maroc au sein des organisation internationales (ONU, CDH, CICR, UNESCO etc). Il s’agira, entre autres,d’identifier les postes disponibles à pourvoir et d’établir un fichier actualisé de personnalités et compétences à placer.

    -Au niveau du Conseil de Sécurité : il s’agira, d’une part, de renforcer notre coopération aussi bien avec la Chine que la Russie pour équilibrer le rapport de force au sein des P5 et d’autre part, et dès à présent, cibler et pousser les pays amis à présenter leur candidature au Conseil de Sécurité.

    -Pour ce qui concerne le poste de Secrétaire Général des Nations Unies, il s’agira, dès à présent, « d’encadrer » tous les candidats (déclarés ou non) à ce poste.

    -Au niveau du Département : assurer des briefings réguliers aux Ambassadeurs accrédités de façon qu’ils communiquent à leurs capitales des informations obtenues à la source. De la même manière, informer notre appareil diplomatique de la teneur des comptes et des questions posées.

    6 – Pour ce qui concerne la région Arabe et l’Afrique, les circonstances actuelles nous interpellent quant à l’envoi programmé et régulier de délégations de hauts responsables de notre Département pour assurer un contact permanent et sur place en vue du renforcement de notre présence sur le terrain et pour permettre aussi bien l’évaluation de l’état de notre coopération que celui de l’évolution politique du pays ciblé ;

    7 – Enfin, et pour ce qui concerne la formation des futurs diplômés de notre Académie diplomatique, il serait intéressant que, dans leur cursus, soient intégrés – et avant l’obtention de leurs diplômes- des stages auprès nos postes diplomatiques et consulaires à l’étranger .

    Zohour Alaoui
    Ambassadeur déléguée permanente

    Tags : Maroc, diplomatie, Egypte, Frères musulmans, Arabie Saoudite, Iran,

  • Maroc : Oufkir et Israël

    Oufkir et Israël

    Raouf OUFKIR, Les invités, Vingt ans dans les prisons du Roi, Flammarion, Edition de poche revue et corrigée, J’ai lu, Paris, 2005, pp. 370-373

    Dans son livre Hassan II et les Juifs, Agnès Bensimon affirma que vers la fin décembre 1959 et au début janvier 1960, le Mossad organisa plusieurs rencontres à Paris entre Oufkir et un diplomate israélien en fonction à Paris.

    Cette rencontre a été rendue possible grâce à des Juifs marocains, avec lesquels le colonel Oufkir entretenait de bonnes relations. Il s’agissait à son avis de David Amar, président du Conseil des Communautés Juives, de Robert Assaraf, collaborateur du ministre de l’intérieur de l’époque, Reda Guedira et surtout d’Elie Torjman le frère de lait d’Oufkir. Par la suite, le Mossad, aurait fourni à Oufkir des renseignements sur les comploteurs de février 1960, et mis en garde le Palais contre un coup d’état qui se préparait.

    La plupart des chercheurs considèrent que le complot de février a aussi servi de prétexte par le Palais pour sanctionner ses adversaires politiques afin de préserver l’hégémonie du pouvoir. Sur ordre de Mohamed V, Oufkir se serait rendu à cette époque en Israël pour définir les modalités d’une coopération entre les services secrets des deux pays. Ainsi commencèrent, selon Bensimon, de fructueux contacts entre Oufkir et le Mossad.

    Toujours d’après Bensimon, les intermédiaires qui servirent de passerelles pour établir des négociations entre le roi et Tel-Aviv étaient Robert Assaraf et Sam Benazeraf, membre du PDI (Parti Démocratique pour l’Indépendance) et ancien directeur de cabinet de Abdelkader Benjeloun lorsque ce dernier étais ministre de finances en 1956 et qui en 1961 occupait le poste de ministre du Travail et des questions sociales.

    Grâce à ces deux intimes, explique Agnès Bensimon, le roi appris qu’Israël lui faisait des propositions dignes d’intérêt en vue de négocier le départ de la communauté juive. La deuxième étape s’effectua entre Oufkir et le porte parole de la Misgeret le plus indiqué pour la circonstance Elie Torjman.

    Selon l’historien israélien Yigal Bin-Nun, des relations entre les autorités israéliennes et le Palais marocain ne pouvaient en aucun cas avoir eu lieu en décembre 1959. À cette époque Oufkir était aide de camp de Mohammed V et Mohamed Laghzaoui était directeur de la Sûreté Nationale. Une rencontre entre le chef du Mossad et du Shin Bet Isser Harel et le colonel Oufkir dans le domaine de l’immigration ne pouvait s’éffectuer à cette date. Si non, comment expliquer la poursuite des opérations clandestines du Mossad dans le domaine de l’émigration et aussi le naufrage du Pisces, bateau clandestin, et les arrestations qui en ont découlé.

    Muni de ses sources, il affirme que l’accord entre les deux pays n’a été conclu qu’en août 1961, avec l’avènement de Hassan II. À cet “accord de compromis” précédèrent la mission de Bensalem Guessous à Jérusalem pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères Golda Meir en mars 1960 et les entretiens préliminaires entre Moulay Hassan avec Alexandre Easterman et Jo Golan, délégués du Congrès Juif Mondial, en août de la même année .

    Le 27 février 1961 Isser Harel avait adressé à son homme de confiance à Paris Ephraim Ronel, une lettre où il évoquait l’émigration des Juifs du Maroc et l’attitude du Palais à cet égard: “En conclusion j’estime qu’il est souhaitable et envisageable de trouver un lien direct avec le nouveau monarque. Si nous créons ce lien, nous aurons besoin en premier lieu de lui fournir toutes les informations et les renseignements indispensables qu’il serait intéressé à connaître. Ses principaux ennemis, s’ils prennent le pouvoir, ne manifesteront pas une attitude positive à l’égard des Juifs de leur propre initiative. Ils y ont même fait obstacle. Aujourd’hui, nous ne leur devons rien”. Cette attitude, explique Bin-Nun, marque un virement dans la politique des israéliens, qui jusqu’alors avait entretenu des contacts assidus avec Ben Barka, après que celui-ci demanda par l’intermédiaire d’un délégué du Mossad à Paris, une aide militaire à Israël pour prendre le pouvoir au Maroc par la force des armes.

    Encore à cette époque, une ouverture d’esprit concernant l’émigration des Juifs Maroc suscitait de fortes réticences. Le journal de l’Istitqlal écrivit en effet le 10 mai 1961: “l’émigration des Juifs marocains pour Israël devrait être puni de mort car elle équivaut à un acte de haute trahison. La peine frappant 20 Juifs arrêtés alors qu’ils essayaient de quitter illégalement le pays et récemment condamnés à trois mois de prison par le tribunal de Nador, est insuffisant “.

    Cette date d’octobre-décembre 1959 a été reprise dans plusieurs publications, dont les livres de René Faligot et Remy Kaufer, Jacques Derogy et Hesy Carmel, Stephen Smith, Ahmed Boukhari et d’autres, qui tous citent le livre d’Agnès Bensimon, sans la nommer . Mais Yigal Bin-Nun est formel. Selon ses sources, un “accord de compromis” n’a été conclu dans le domaine de l’immigration qu’en août 1961. En outre, Robert Assaraf, Elie Torjman n’avaient aucun lien avec cet accord qui fut réalisé par l’intermédiaire de deux personnalités juives locales : Isaac Cohen-Olivar et Sam Benazeraf et avec le concours de deux personnalités proches du Palais : le cousin du roi Moulay Ali et le ministre du travail Abdelkader Benjeloun.
    Dans un hôtel à Genève, l’ambassadeur d’Israel à Paris, Walter Eitan, accompagné d’un émissaire du Mossad et du représentant de l’Agence juive remirent le montant d’un demi million de dollars en espèces à Moulay Ali et Benjelloun et s’engagèrent à verser aux Marocains la montant de 250 dollars par émigrant qui serait autorisé à quitter le Maroc à partir du 28 novembre 1961. Ainsi commença l’Opération Yakhin dans le cadre de laquelle les Israélien évacuèrent vers Israël jusqu’à la veille de la Guerre des Six jours, à l’aide de passeports collectives signés par le ministre de l’intérieur Oufkir, un peu moins de 80 000 Juifs .

    Mon père appris avec retard les retombés pécuniaires de ce dossier. Il en fut scandalisé. Il comprenait que le Maroc puisse tirer parti de l’opération mais seulement s’il bénéficiait au développement du pays. Ceci dit, pour moi l’attitude d’Hassan II envers les juifs dans le contexte de l’époque non seulement pragmatique mais aussi audacieuse et courageuse. Quel dommage que ce geste politique fort a été entaché de vils profits. Néanmoins s’il y a une chose qu’on peut mettre à l’active d’Hassan II c’est bien sa politique extérieure, laquelle fut un exemple d’intelligence, d’anticipation, de réalisme. Au cours de 38 années de son règne, le roi a entretenu avec une finesse et un talent rares des relations internationale judicieuse et… hautement rentable. Elles furent la clef de sa longévité politique exceptionnelle.

    Concernant les relations diplomatiques entre Israël et le Maroc, selon Bin-Nun, elles ne commencèrent qu’en début février 1963. L’historien a réussi à identifier la personne qui a servi d’intermédiaire entre Oufkir et le bras droit d’Isser Harel. Il s’agit du commissaire français Emile Benhamou, ami d’Oufkir de l’époque de leur service militaire en Algérie, qui plus tard représenta son pays à l’Interpol. Cette rencontre s’effectua au domicile de la famille Benhamou à la rue Victor Hugo à Paris. Ce n’est qu’à cette date que débuta une coopération étroite et assidue entre le Palais marocain et Israël dans divers domaines : la formation de la garde royal, les techniques du renseignement, la formation d’officiers, les projet d’irrigation et de coopération rurale et autres.

    L’historien israélien affirme aussi que le premier voyage d’Oufkir en Israël ne s’est effectué que le 3 janvier 1964. Les documents israéliens provenant du gouvernement et du Mossad sont unanime à affirmer : “Oufkir est incorruptible”, ce qui ne fut pas le cas de plusieurs ministres et hauts fonctionnaires marocains qui ont travaillé avec les émissaires israéliens. Quand à Harel, il n’a jamais effectué un voyage autorisé au Maroc et n’a jamais rencontré Oufkir étant donné qu’il avait démissionné de ses fonctions en mars 1963. Par contre, il avait effectivement effectué un voyage au Maroc en octobre 1959, à la suite de trois visites précédentes, mais tous ces voyages étaient clandestins, à l’insu d’autorités marocaines. Leur but n’était que de vérifier la sécurité de voies de départs clandestins du nord du Maroc.

    Notes

    A. Ben Simon, Hassan II et les juifs, Histoire d’une émigration secrète, pp. 129-131, 161-162.

    Y. Bin-Nun, « La quête d’un compromis pour l’évacuation des Juifs du Maroc », L’exclusion des Juifs des pays arabes, Pardes nº 34, (In press éditions 2003)

    R. Faligot & R. Kauffer, Les maîtres espions, Histoire mondiale du rensegnement. tome 2, De la Guerre froide à nos jours. pp. 277. 290-291. J. Derogy & H. Carmel, Le siècle d’Israël 1895-1995 Les secrets d’une épopée, p. 538. A. Boukhari, Le secret, Ben Barka et le Maroc, un ancien agent des services speciaux parle, pp. 53-54, 103-105.

    Inès Bel Aiba, Younes Alami, Ali Amar et Aboubaker Jamai, « Le Maroc et le Mossad », Dossier, Le Journal Hebdomadaire, N°167, (Casablanca, 3 au 9 juillet 2004)

    Y. Bin-Nun, Les relations secrètes entre le Maroc et Israël, 1955-1967, manuscrit et cycle de conférences au Centre Communautaire de Paris, 2004

    Tiré du livre de son fils Raouf Oufkir: Les invités, Edition de Poche J’ai Lu, Paris 2005, Edition revue et corrigée, pp.370-373.

    Source 

    Tags : Maroc, Israël, Mossad,

  • Sahara Occidental : Le coronavirus chasse les colons marocains

    Selon la presse marocaine, des centaines de colons marocains occupent les gares routières de Dakhla et El Aaiun, les deux principales villes du Sahara Occidental occupées par le Maroc.

    Samedi dernier, des centaines de marocains qui travaillent dans les villages de pêche qui se trouvent le long des côtes sahraouies riches en poissons, se sont retrouvés coincés dans les gares dans l’attente de bus pour rejoindre leurs familles au Maroc après l’arrêt des activités de pêche à cause de la pandémie.

    Selon les dernières mesures de prévention contre le coronavirus, 27 est le nombre maximal de passagers autorisés à voyager dans un bus et le nombre de bus n’est pas suffisant pour la multitude qui veut passer la période de confinement avec les leurs.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Dakhla El Aaiun, colons marocains, coronavirus,

  • Maroc : Coronavirus ! Les Familles des détenus du dossier Belliraj lancent un appel urgent au Roi Mohammed VI (français/arabe)

    Appel urgent à l’intention de sa Majesté le Roi Mohammed VI

    Dans le contexte de l’épidémie mondiale du Coronavirus, Nous, familles des détenus politiques dans le dossier Belliraj, incarcérés dans les prisons marocaines depuis plus de 12 ans, nous prions et implorons son altesse royale de libérer nos maris, frères et pères.

    Leur incarcération dans les conditions actuelles et futures de la propagation de la maladie est équivalente à une exécution martiale que l’histoire n’oubliera ni ne pardonnera pas.

    Nous supplions son altesse royale d’intervenir pour éviter une tragédie certaine.

    Familles des détenus du dossier Belliraj.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Abdelkader Belliraj, coronavirus,

  • Maroc : Note sur la mise en place d’un Conseil Stratégique pour les intérêts économiques du Maroc en Afrique

    Note

    Objet : Mise en place d’un Conseil Stratégique pour les intérêts économiques du Maroc en Afrique

    Dans le cadre du renouveau diplomatique du Maroc en Afrique, la dimension économique devra occuper une place importante, de par les possibilités qu’elle offre en matière de renforcement du positionnement et des interdépendances auprès des pays africains partenaires.

    Ce renouveau diplomatique est certes dicté par les grands défis qui pèsent sur l’Afrique (sécurité, changements climatiques, migration, développement…), par le jeu de puissance et d’influence auquel se prêtent les « puissances locales » africaines, ainsi que par les convoitises que suscite l’Afrique auprès de puissances étrangères (anciennes et émergentes). Il n’en demeure pas moins qu’il permet de repositionner le Maroc à l’avant-garde d’un agenda africain moderne et de promouvoir sa vision d’un partenariat Sud-Sud, agissant et solidaire.

    Le renforcement de la dimension économique de la diplomatie du Maroc en Afrique passe fondamentalement par la mise en place d’une sorte de Conseil Stratégique informel pour accompagner la projection d’intérêts économiques et commerciaux en Afrique.

    Ce Conseil Stratégique qui pourra être placé sous l’autorité du Ministre des affaires Etrangères, pourra associer les départements ministériels concernés (Finances, Commerce et Industrie, Agriculture, Santé, Enseignement Supérieur, Transport, Energie et Mines), les établissements publics (Maroc Export, Office des Foires, ONEE, OCP, RAM, OFPPT), les représentants du secteur privé (CGEM, Groupement bancaire, grandes entreprises nationales), les universitaires (Centre d’études africaines).

    Il aura pour missions principales :

    (i) La définition d’une stratégie économique du Maroc en Afrique
    (ii) L’examen des possibilités de coopération avec les entreprises françaises, espagnoles et européennes pour intervenir de façon conjointe et coordonnée en Afrique ;
    (iii) La capitalisation sur les multiples possibilités de financements offertes par les bailleurs de fonds internationaux ( BAD, Banque Mondiale, UE, BEI …)
    (iv) Le suivi des actions engagées pour renforcer la présence économique en Afrique
    (v) L’accompagnement des entreprises marocaines
    (vi) La promotion des instruments de coopération et des facilités

    Source : Maroc Leaks

    Tags : Maroc, Afrique, Union Africaine, lobbying,