Category: Maroc

  • Le Maroc, seul état à refuser de rapatrier ses sujets

    Les marocains coincés à l’étranger par les mesures de confinement ont découvert l’indifférence de l’État face à leur détresse. Il refuse encore de rapatrier ses ressortissants malgré la propagation de la pandémie de COVID-19. 

    Les autorités marocains ne cherchent même pas à dissimuler leur désengagement face à leur devoir d’assurer le rapatriement de milliers de Marocains dont une grande majorité passe la nuit à l’intempérie.

    Avec la pandémie, les marocains ont découvert le vrai visage du pouvoir marocain, le sort de ses citoyens est le dernier de ses soucis. Au Maroc, le citoyen ne vaut rien aux yeux de la clique qui gouverne ses destins. Il les abandonne quitte à régler ses comptes avec certains pays européens qui refusent de se plier à ses caprices barbouzières.

    Les dirigeants marocains ont accumulé le plein d’amateurisme diplomatique et je m’en foutisme digne des régimes les plus despotiques.

    Les marocains, eux, payent à leur tour 45 ans de soutien aux plans les plus fous de la monarchie marocaine et ses velléités expansionnistes contre l’Algérie, la Mauritanie et le Sahara Occidental alors que le colonialisme est installé à Ceuta et Melilla et sa sécurité est assuré par le prétendu Commandeur des Croyants.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Mohammed VI, pandémie, covid19, coronavirus, rapatriement, marocains coincés è l’étranger,

  • Maroc : Le Makhzen se cache derrière le silence sur la santé de Mohammed VI

    La nouvelle diffusée par Fox News se confirme avec le temps. Selon de sources non officielles, le roi Mohammed VI est en état d’agonie suite à son infection au covid19. Selon la chaîne Fox News, le roi du Maroc a été contaminé par le prince Albert de Monaco.

    Le Makhzen semble avoir adopté la stratégie du silence face à une situation peu habituelle : toute la famille royale a disparu des écrans radars sans aucune explication laissant la porte ouverte à toute sorte de rumeurs.

    D’après plusieurs supports de presse locaux, deux hauts gradés de la Garde Royale ont été écroués inculpés d’avoir voulu contaminer le roi au covid19.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, pandémie, covid19, coronavirus, confinement,

  • Maroc : La connexion sioniste de Mohammed VI

    UNE DIZAINE DE MINISTRES D’ORIGINE MAROCAINE RETENUS DANS LE NOUVEAU GOUVERNEMENT SIONISTE : La preuve par les chiffres

    Un pareil choix, loin d’être aléatoire, trahit au contraire les penchants pro-israéliens du Makhzen, pourtant dirigé par un homme qui usurpe indument le pompeux titre de « commandeur des croyants ».

    Finalement, et après une attente qui aura duré plus d’une année, sur fond d’une crise profonde et à plusieurs facettes, l’entité sioniste a fini par se doter d’un gouvernement. Mais, la composition de celui-ci fait irrésistiblement penser à cet adage qui veut que la montagne accouche d’une souris. Cet Exécutif, que l’on subodore éphémère, comme ceux qui l’ont précédé puisque Netanyahu ne devrait en assurer la direction que durant 18 mois, a mis à nu la coupable, mais secrète, proximité qui a toujours existé entre cette entité d’essence néonazie et le Maroc, dont la politique colonialiste déployée au Sahara occidental n’a rien à envier à celle des criminels sionistes dans les territoires occupés palestiniens. La communauté juive sépharade d’origine marocaine, en effet, a obtenu d’importants « maroquins » dans le nouveau cabinet de Netanyahu. Le site « Maghreb Confidentiel » parle, lui, de pas moins d’une dizaine de portefeuilles ministériels revenus à cette « catégorie ethnique ».

    À titre d’exemple, la formation religieuse Shass, traditionnellement sépharade, a hérité du ministère de l’Intérieur et Développement du Néguev et de la Galilée, confié à Arié Dery, né le 17 février 1959 à Meknès. Dans les rangs de la droite du Likoud, il est relevé la présence d’Amir Ohana désigné ministre à la Sécurité. Dans le précédent cabinet Netanyahu, il avait dirigé le département de la Justice. Ouvertement homosexuel, Ohana est né en 1976 à Beersheva au sein d’une famille juive marocaine. Toujours au Likoud, Miri Regev, elle aussi née au Maroc, est propulsée à la tête du département des Transports. Au ministère du Renforcement communautaire figure Mme Orly Lévy-Abécassis du Parti Gesher (Pont), créé en 1996 par son père David Levy. Ce dernier avait occupé le poste de ministre des Affaires étrangères (6 juillet 1999 – 4 août 2000), traditionnellement chasse gardée des juifs ashkénazes. Natif de Rabat, en 1937, il avait déjà effectué une visite officielle au royaume en janvier 2000 pour aborder le processus de paix au Moyen-Orient avec son homologue Mohamed Benaïssa, ainsi que André Azoulay. D’autres ministres d’origine marocaine figurent sur la photo de famille du nouveau cabinet Netanyahu, tels Raphy Peretz (Parti Foyer juif), ministre du Patrimoine, Neirav Cohen (Parti Bleu-Blanc) à l’Egalité sociale et David Amsallem (Likoud) chargé des Relations avec le Parlement (Knesset).

    De pareils choix, loin d’être le fruit du hasard, trahissent au contraire la grande proximité doctrinale qui a toujours existé entre Rabat et l’entité sioniste. Pour finir de s’en convaincre du reste, il suffit juste de rappeler que la construction du tristement mur de la honte au Sahara occidental n’a été rendue possible qu’avec le complice concours des hommes du génie de « Tsahal »…

    Kamel Zaidi

    Le Courrier d’Algérie, 20 mai 2020

  • Un activiste sahraoui dévoile les secrets qui entourent les attentats terroristes commis par des marocains

    Depuis les attentats de Madrid de 2004, connus pour être « le 11 septembre européen », les services secrets marocains sont soupçonnés d’être derrière de nombreux attentats terroristes en Europe. En Espagne, ils sont nombreux et son catalogués de « conspirationnistes ». Cependant, les révélations d’un activiste sahraoui qui a séjourné dans les prisons marocaines apportent le maillon qui manquait au chaînon qui explique le modus operandi dans ces opérations.

    Mohamed Dihani est originaire du Sahara Occidental, un territoire non autonome dont une partie est occupée par le Maroc depuis 1975. Enlevé en avril 2010 par la police marocaine, il a été emprisonné pendant près de 6 ans dans lesquelles il a connu les pires des tortures physiques et morales en vue de le contraindre à accepter de participer à la formation d’un semblant de cellule terroriste qui sera accusée de planer des actions terroristes au Sahara Occidental dans le but de diaboliser les sahraouis aux yeux de la communauté internationale.

    Son expérience personnel et celles de nombreux détenus marocains ont permis à Mohamed Dihani de découvrir la réalité des prétendues « cellules démantelées » que les autorités marocaines ne cessent d’annoncer dont la « cellule d’Amgala », censée être dirigée par Dihani dans les plans de la DST marocaine. L’écrasante majorité des membres de la dénommée « cellule d’Amgala » que Dihani a rencontrés en prison n’avaient rien de radicaux et n’étaient même pas des pratiquants (ne font pas la prière). Ils étaient tous innocents et dénoncent une manipulation avec des visées politiques. L’annonce de la cellule d’Amgala a été dictée par la condamnation internationale de la sanglante répression du Camp de Gdeiz Izik, le 8 novembre 2010.

    Acculé par la légalité internationale au Sahara Occidental, Rabat tente de coller aux sahraouis l’image de terroristes dangereux pour les intérêts de l’Occident et que la présence du Maroc est nécessaire pour sécuriser le territoire.

    Mohamed Dihani se trouve actuellement en Tunisie dans le cadre d’un programme thérapeutique contre les séquelles de la torture physique et morale. Craignant l’approbation de la loi 22.20, il a décidé de profiter de son séjours à Tunis pour partager son vécu avec le public moyennant des interventions directes par visioconférence.

    Dans des conditions très émouvantes, Dihani a raconté son calvaire en versant beaucoup de larmes qui emporteront les traces de près de 6 ans de prison, de torture et des traitements les plus atroces que l’humanité puisse imaginer. Il a aussi dévoilé le calvaire de milliers de marocains qui se trouvent en prison pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis. Des victimes collatérales des agendas politiques des autorités marocaines.

    Dihani a décrit, avec précision, l’ambiance qui entoure les annonces de démantèlement des prétendues cellules terroristes, une farce dont les dindons sont les pays européens et leur allié ultra-atlantique. Les services secrets marocains sont allés jusqu’à flirter avec le terrorisme en contribuant à la création et manipulation de ces cellules depuis l’intérieur de la prison de Salé-2 grâce à la présence dans la prison de cheikhs salafistes qui ont été retournés grâce à certains privilèges qui vont leur permettre de vivre comme des rois. « Ils sont les seuls à avoir le droit de recevoir leurs femmes et passer la nuit avec elles en prison », précise M. Dihani. Des déclarations qui semblent avoir contrarié les autorités marocaines au point de les pousser à demander à leurs homologues tunisiens l’extradition de Mohamed Dihani.

    En effet, Dihani a été visité par des officiels tunisiens qui lui ont informé que le Maroc a demandé son extradition. Après avoir entendu la version de Dihani, ils sont partis.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, terrorisme, attentats,

  • Un prisonnier du Sahara occidental ouvre la boîte de Pandore sur les prisons marocaines

    En mai 2020, le Maroc a demandé que le militant sahraoui et ancien prisonnier politique Mohamed Dihani soit extradé de Tunisie. Dihani se trouve en Tunisie pour suivre un programme de réhabilitation d’Amnesty International pour les blessures physiques et mentales qu’il a subies lors d’un séjour de cinq ans dans les prisons marocaines entre 2010 et 2015.

    Mohamed Dihani a commencé en mai à raconter en direct sur Facebook les tortures les plus incroyables et autres traitements dont il a été victime et vécu pendant sa détention au Maroc. Entre autres choses, il a été enfermé en isolement pendant un an et demi dans une cellule de 1 x 2 mètres et trois ans sans voir le soleil.

    Les autorités tunisiennes ont récemment informé Dihani que le Maroc avait demandé son extradition pour des accusations liées au terrorisme. Cependant, selon ses avocats, les autorités tunisiennes auraient traité Dihani avec politesse et respect.

    Mohamed Dihani, qui a grandi et vécu dans la partie occupée du Sahara occidental, a été arrêté en 2010 et a disparu pendant 6 mois. Il s’est avéré plus tard qu’il se trouvait dans la prison secrète de Témara et a été torturé pendant 10 jours. Il a ensuite été emmené à la prison de Salé, près de Rabat, où il a également été torturé.

    Il a été accusé de terrorisme présumé; pour avoir planifié une attaque terroriste en Italie, des tentatives d’exemption de prisonniers sahraouis et des meurtres et condamné à 10 ans de prison. La seule preuve contre lui était des aveux sous la torture. Mohamed Dihani a fait appel du verdict, affirmant qu’il était innocent et avoir été torturé.

    En 2013, un nouveau procès a eu lieu. Cinq jours auparavant, il avait été très violemment battu en prison. Des photos de ses supplices ont fuité de la prison. Lors du nouveau procès, la peine a été réduite à 6 ans et il a été libéré en 2015.

    Amnesty International écrit dans un rapport du 26 avril 2019 que Mohamed Dihani est surveillé depuis sa libération en 2015. Les défenseurs des droits humains du Sahara occidental comme Mohamed Dihani sont souvent soumis à divers types de harcèlement. En 2018, il a été arrêté à deux reprises lors de participation à de manifestations pacifiques. Il a été arrêté pour cela et accusé d’avoir diffusé de fausses nouvelles. En février, cependant, il a été libéré des charges, écrit Amnesty.

    Dans ses enregistrements sur Facebook en mai, Mohamed Dihani dit qu’il avait également été soumis à divers types d’extorsion pendant la prison: il serait libéré s’il organisait des attaques terroristes dans la partie occupée du Sahara occidental. Les propositions étaient des explosions, des assassinats et semer la peur dans la population. De cette façon, le Sahara occidental serait considéré par le monde extérieur comme une plaque tournante du terrorisme et des menaces à la sécurité internationale, tandis que la présence marocaine serait considérée comme importante pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme. En outre, les autorités marocaines pourraient blâmer les militants du Sahara occidental et les condamner à de longues peines de prison. Ils pourraient également accuser le Polisario de financer le terrorisme et de collision avec Al-Qaïda. Ainsi, le Maroc apparaîtrait comme ayant une force de police fiable dans la région.

    Pendant longtemps dans les prisons marocaines, Mohamed Dihani a rencontré des prisonniers marocains condamnés pour terrorisme. L’un d’eux serait libéré s’il devenait officier d’information des services de sécurité marocains et était envoyé au Mali pour infiltrer Al-Qaïda. Après deux ans avec Al-Qaïda en 2005-2007, il a été arrêté parce qu’il refusait de fournir des informations spéciales au service de sécurité.

    Mohamed Dihani dit également qu’à travers ses codétenus, il a compris que les autorités marocaines elles-mêmes avaient créé de faux cellules terroristes juste pour montrer qu’ils les “démantelées”. Il cite en exemple la dénommée « cellule d’Amgala ».

    Lena Thunberg

    Sources:

    Tidskriften Västsahara nr 2/2013: Marockansk fångvård

    Amnesty International: UN must monitor Human Rights in Western Sahara and Sahrawi Refugee Camps

    Saharawinet: Former Saharawi political prisoner tells his story and unmasks Morocco manipulation of terrorism

    Saharawinet: Moroccan intelligence race against the clock to fabricate new terrorism charge against Saharawi former political prisoner Mohamed Dihani

    Tunisie: Malgré sa protection par Amnesty International, un saharaoui risque l’extradition vers le Maroc

    Vast-Sahara, 17 mai 2020

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, terrorisme, Mohamed Dihani,

  • Enfants de Salafistes : victimes malgré eux

    Les enfants des présumés terroristes des attentats de Casablanca se souviennent de l’arrestation de leur père comme si c’était hier. Depuis, ils sont marginalisés par la société. Encore plus que les autres enfants aux conditions précaires, ils n’ont d’autre choix que de s’en remettre à Dieu. Témoignages à Sidi Moumen, quartier qui a vu naitre des kamikazes du 16 mai.

    par Hicham Bennani

    Les enfants du bidonville des carrières Thomas, en périphérie de Casablanca vivent toujours dans des conditions précaires. Mais certains sont plus marginalisés que d’autres. En ce lieu appelé «Kariane Toma», un grand nombre de présumés terroristes ont été arrêtés par la police, suite aux attentats de Casablanca du 16 mai 2003. Selma Mouhim avait 5 ans, lorsque son père Abdelhak a été enlevé à son domicile. Abdelhak Mouhim, 36 ans, peintre en bâtiment, a été condamné à trente ans de prison ferme. «Je m’en souviens comme si c’était hier. Une vingtaines d’hommes en civil ont pénétré par la force dans la maison. En nous injuriant, ils nous ont demandé où était mon père. L’un d’eux m’a violemment frappé à la jambe. Ma mère venait d’accoucher, ils ont alors dit «mabrouk ziada» (bienvenue au nouveau né) !», témoigne la jeune fille aujourd’hui âgée de 12 ans. Après cela, Selma a continué de se rendre à l’école. «Les premiers mois, mes camarades m’insultaient et me traitaient de fille de terroriste. Une institutrice m’a reproché de porter le voile. Ils me disaient : comment se fait-il que tu obtiennes de très bonnes notes, alors que tu es fille de terroriste, tu ne le mérites pas ! Lorsque je rentre à la maison, je me réfugie dans le travail et je pleure. Je veux que l’innocence de mon père soit faite par la justice», lance Selma en éclatant en sanglots. Pour acheter leurs livres et leur matériel scolaire, les enfants de ceux qui ont été incarcérés après les attentats de Casablanca font avec les moyens du bord, car leurs familles sont coupées de toutes aides extérieures. Et personne n’a le droit de leur apporter de l’assistance. «Nous sommes surveillés en permanence, les voisins sont solidaires, mais on leur passerait les menottes s’ils nous donnaient quoi que ce soit», assure Khamissa Rtimi, sœur de Abderazak Karaoui, condamné à 30 ans de prison ferme.

    Où est mon père ?

    «A chaque rentrée des classes, Sidna envoie des cartables aux élèves, nous ne bénéficions plus de la totalité de ce don depuis les attentats !», déplore K. Rtimi qui ajoute que sous prétexte que les enfants sont «fils de terroristes», ils ne bénéficient pas des mêmes avantages. Cette femme âgée de 42 ans ajoute qu’: «avant les attentats, la préfecture nous convoquait régulièrement pour nous donner de la nourriture, mais depuis les condamnations nous n’en bénéficions plus, alors que nous faisons partie des habitants des bidonvilles les plus défavorisés du Maroc».

    Naima Karaoui habite à Kariane Toma. Elle est l’épouse de Abderazak Karaoui, qui purge sa peine à la prison de Kénitra. Cette femme de 50 ans est mère de sept enfants. L’un d’eux, Othman, 22 ans, a arrêté ses études. «Une enseignante le traitait d’enfant de terroriste. Il était pénalisé dans ses notes et ne supportait pas le regard de ses camarades», raconte Naima Karaoui. Hamza, 14 ans, ne va plus au lycée depuis qu’il a été victime d’un accident de voiture. Selma et Assia, deux jumelles âgées de 8 ans sont très marquées par l’enlèvement de leur père. Elles ne ratent jamais la série mexicaine «Ayna abi ?» (où est mon père ?) diffusée sur la chaîne Al Aoula. «C’est notre feuilleton préféré. Nous espérons retrouver notre père à la fin de chaque épisode. Nous cherchons notre père à chaque fois dans l’image», précise Assia.

    Naima Karaoui lance un dernier cri du cœur : «Nous sommes des islamistes, pas des terroristes ! Nos enfants moisissent. Nous demandons à Sidna, commandeur des croyants, que Dieu le garde, d’intervenir. Nous n’avons aucun autre espoir pour eux !»

    Tous les deux mois, les enfants Karaoui rendent visite à leur père à Kénitra. «A l’entrée de la prison, Imane a été dénudée dans une petite pièce et fouillée, je ne sais même s’ils l’ont violenté… Les enfants sont traumatisés par la police. Ils ne peuvent pas voir un policier sans changer de trottoir», constate Khamissa Rtimi. «Un petit garçon dont je ne vous dirais pas le nom nous a dit : quand je grandirais, ma mission sera de tuer les policiers pour me venger !», atteste Naima Najari, mère de Abdelaziz Chafai, 29 ans, ancien marchant ambulant, condamné à 30 ans de prison. Après un long périple jusqu’à Kénitra, une attente interminable et une petite heure passée avec leur père qui est atteint d’une sciatique et survit dans des conditions difficiles, «nos enfants ne peuvent que devenir des voyous, des terroristes et maudire l’Etat, vu ce que l’on nous inflige», conclut Naima Karaoui.

    Même son de cloche du côté de Rachid Mesli, directeur juridique du Forum Al Karama, association pour les droits de l’homme dans les pays arabes basée à Genève. Selon lui, dans tout le monde arabe, on retrouve à peu près la même situation critique au niveau des familles. «Lorsque le principal soutien de famille est arrêté et détenu, elles sont systématiquement marginalisées. Cela a des conséquences sur la situation matérielle de ces familles et engendre de graves problèmes pour la société», constate Rachid Mesli qui explique qu’une fois devenus adultes, les enfants suivent les traces de leur père. A long terme, leur devenir peut être «assez imprévisible», prévient R. Mesli.

    «Il n’y a pas de droits, de l’homme, pas de droits des femmes, pas de droits des enfants au Maroc», martèle Naima Karaoui en désespoir de cause. A chaque fois que les familles tentent de faire entendre leurs voix sous forme de manifestations pacifiques dans la rue, elles sont matées par les forces de l’ordre.

    Le «rêve» danois

    Changement de décor. Mercredi 20 janvier 2010. Non loin du bidonville Kariane Toma, dans un quartier modeste, proche de Sidi Moumen, les enfants de Omar Maarouf, s’apprêtent à partir dans l’après-midi pour le Danemark, pays où ils ont grandi. En juillet 2003, la Cour d’Appel de Casablanca avait condamné Omar Maarouf, considéré comme faisant partie des principaux accusés dans l’affaire des 31 membres de la «salafia jihadia», à la peine capitale. Ses enfants Hamza, 16 ans, Zineb, 14 ans, Mouad, 11 ans et Amar, 9 ans possèdent la double nationalité. Omar Maarouf a été interpellé à Tanger, alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire marocain. «Je n’ai jamais compris ce qui s’est passé. Le jour de son arrestation, mon père m’a dit qu’il avait un problème avec le service des douanes», se souvient Hamza. «Notre pays c’est le Danemark. Quel avenir au Maroc ? On se sent vraiment bien à Copenhague. Nous sommes chez nous. Personne ne nous fait de réflexions déplacées… », soutien l’ainé. A entendre la famille Maarouf, le Danemark, un pays dont la réputation a été ternie avec les pays musulmans, suite à la publication de caricatures du prophète Mohammed, est de toute évidence moins dur à vivre lorsqu’on est étiqueté «enfants de terroriste» que le Maroc. Le Danemark est même «un véritable rêve! Personne ne nous fait sentir que nous sommes des marginaux. Les gens qui nous connaissent de près ou de loin nous demandent même régulièrement des nouvelles de mon mari, indique Araba Hassania, femme de Omar Maarouf, L’école danoise nous a donné des vacances supplémentaires pour que les enfants puissent se remettre de leurs émotions.» Une fois par an, ces enfants passent leurs vacances au Maroc. Tous les deux jours, ils rendent visite à leur père. Et comme tous les autres enfants qui ont un père présumé terroriste, ils subissent l’humiliation à l’entrée de la prison de Kénitra. «On nous isole, on nous dénude, on nous fouille… », témoigne la petite Zineb. La veille, Mouad, le plus jeune, avait été très choqué par les conditions de détention de son père. «Il vomi et est couvert de boutons depuis qu’il l’a vu…», fait remarquer la mère. A chaque rentrée scolaire, les enseignants demandent aux enfants de raconter par écrit ce qu’ils ont fait de leurs vacances. Pas étonnant qu’en étalant au grand jour le contraste de leur vie entre les deux royaumes, ils soient totalement déboussolés. Au Danemark, les quatre enfants de Omar Maarouf sont suivis par un psychiatre. «Amar est le plus atteint. Il souffre d’une grave maladie mentale», atteste Araba Hassania. Pour cette femme, «le Maroc est notre pays. Mais c’est le Danemark qui nous a aidé. J’ai écrit plusieurs lettres au roi, qui sont restées sans réponse. Omar ne peut pas rester en prison. La lumière apparaitra. Ce n’est pas un homme qui est pénalisé, c’est une famille toute entière !»

    Pour Fatiha Mejjati, veuve de Karim Mejjati, soupçonné d’être un des organisateurs des attentats de Madrid, tous ces enfants restés sans père, qui sont souvent des «innocents derrière les barreaux», sont démunis de leur citoyenneté. De véritables «bombes à retardement».

    Article paru dans le dernier numéro du Journal Hebdomadaire (426)

    Source: Maroc Infos, 2 fév 2010

    Tags : Maroc, terrorisme, attentats de Casablanca, 16 mai 2003,

  • Maroc : Témoignage de Mohamed Hajib sur les attentats de Casablanca de 2003

    A l’instar du sahraoui Mohamed Dihani, Mohamed Hajib a tenu à partager son témoignage sur les faux attentats de Casablanca de 2003.

    A l’occasion du 17ème anniversaire des attentats de Casablanca, M. Hajib a précisé que les services secrets marocains étaient derrière ce massacre dans le cadre d’une opération visant à honorer un engagement du roi Mohammed VI envers le président George Bush, Jr.

    Selon Mohamed Hajib, lors de sa visite à Washington, du 19 au 22 juin 2002, le roi du Maroc a promis de passer à la visite supérieure dans la lutte contre le terrorisme.

    C’est ainsi que peu avant les explosions de Casablanca, la DST a vidé les secteurs M-1 et M-2 de la prison de Zaki en vue d’accueillir d’enfermer ceux qui allaient être inculpés dans le dossier de Casablanca. Ce sont de milliers de jeunes dont l’ignorance et l’innocence allait être exploitée par les officiels marocains en vue de les pousser au crime et à des aveux forcés par la torture.

    Mohamed Hajib rappelle qu’il n’est pas le premier à révéler cette vérité. Il cite, à titre d’exemple les déclarations faites à Aljazeera par l’ancien ministre marocain de l’intérieur, Driss Basri. «  Les attentats de Casablanca ont été commis par des marocains qui n’ont rien à voir avec l’Islamisme. 3000 ont été jugés, 7200 torturés », avait-il déclaré.

    Dans une réunion à huit clos du PJD, l’ancien premier ministre Abdelilah Benkirane a clairement fait allusion à la responsabilité du palais dans les explosions de Casablanca. L’ancien chef du parti islamiste au gouvernement a affirmé que « les marocains ont droit à connaître la vérité sur les ce qui s’est passé à Casablanca en 2003 ».

    Mohamed Hajib exige la vérité sur milliers de marocains qui ont été victimes de graves violations des droits de l’homme de 2002 jusqu’à la fermeture de la prison de Temara.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, terrorisme, prison de Temara, attentats de Casablanca,

  • Ces binationaux: des ingrats… .. …réfractaires à leur citoyenneté européenne

    La France, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne et la Grande leur ont tout donné. Ils restent attachés à un état qui leur refuse tout.

    Ils ont nationalité française, parfois aussi la nationalité belge (comme c’est le cas de la députée Latifa Ait Baala.

    Francaise, Ait Baala a vu sa demande de la nationalité belge rejetée à deux reprises sur pression des services policiers marocains et de l’ambassadeur du Maroc en poste à Bruxelles. Ces services sont intervenus aupres du ministère de la justice belge pour dénoncer la demanderesse en la presentant aux autorités belges comme une dangereuse agitatrice à la tête d’une association marocaine bien active en Belgique. Cette association n’est autre que l’AMOME.

    Malgré cet acte hostile à l’encontre de l’intéressée, celle-ci se positionne comme la plus grande défenderesse du regile marocain

    Les pays européens ont tout donné à ces “cadres” ingrats: nationalité, droits politiques – que le Maroc leur a toujours refusés -, éducation pour leurs enfants, soins de santé, travail, allocations de toutes sortes…..

    Ils sont au fil des ans devenus en Europe, les égaux des citoyens européens.

    Et pourtant, ces malades mentaux ne cessent de se positionner en quémandeurs de la charité du roi du Maroc.

    En France, un groupe composé de ces tarés n’arrête pas de tendre la main aux structures khoubzistes chargées d’encadrer, sécuritairement s’entend, les éternels immigrés

    Ils en ont après le CCME qui avait jadis payé certains d’entre eux pour des écrits imbéciles que cet organisme publiait sur son site.

    Dès que cette officine leur a fermé les robinets, les insultes et autres dénonciations qu’ils adressaient il n y a guère aux responsables de cette structure ont fait place aux insultes et autres invectives.

    En Belgique, délaissés et désormais rejetés, les ex altras de Boussouf, El Yazami et Aajbali se déchaînent contre leur pourvoyeurs de pain

    Quand vont ils comprendre que leur citoyenneté s’exerce et se pratique au jour le jour en Europe et que leur prétendu pays d’origine a depuis longtemps décidé de les renvoyer se faire voir chez les Belges, Francais, Hollandais et autres Allemands.

    Certains d’entre ces masos ont vecu la même tragédie que les binationaux bloqués au Maroc et n’ont dû leur rapatriement chèrement payés qu’à des interventions occultes

    Leur cas désespéré relève de la psychologie.

    Source : Bruxellois, sûrement!, 16 mai 2020

    Tags : Maroc, Belgique, Pays Bas, France, binationaux, belgo-marocains,

  • Affaire du consul du Maroc à Oran : Le silence trouble de Rabat

    Une vidéo dans laquelle le consul du Maroc à Oran qualifie l’Algérie de «pays ennemi» est venue exacerber les tensions diplomatiques entre les deux pays et les autorités officielles marocaines se gardent encore de réagir dans les normes aux évènements suscités par ce dérapage.

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Depuis hier, un communiqué portant en-tête du consulat du Maroc circule pourtant. Il se veut une réaction, un démenti plus exactement au contenu de la vidéo en question qu’il remet en cause et qualifie de montage «ne reflétant en aucun cas la réalité de la situation qui se produisait à ce moment».

    La même source nie donc les propos tenus par le consul et souligne «la volonté du roi Mohammed VI d’œuvrer pour la consolidation des liens d’amitié entre les deux pays». Ce démenti a été enregistré ce jeudi, soit moins de vingt-quatre heures après la convocation de l’ambassadeur du Maroc en Algérie par le ministère des Affaires étrangères.

    Dans un communiqué rendu public, le MAE explique que le représentant de Rabat a été «confronté aux propos du consul lors des échanges qui ont eu lieu entre lui et les citoyens marocains», et que la qualification «de l’Algérie de pays ennemi, dans le cas où elle s’avère réelle, est une grave violation des normes diplomatiques qui ne peut en aucun cas être acceptée».

    Aucune réaction officielle des autorités marocaines n’a fait suite à cette convocation qui intervient, il faut le dire, dans un climat d’escalade découlant d’une série de provocations émanant du ministre marocain des Affaires étrangères. Il y a moins de dix jours, Nacer Bourita avait qualifié l’Algérie de pays «aux velléités séparatistes», après la condamnation par cette dernière de l’ouverture de deux représentations diplomatiques par des pays africains sur le territoire de Laâyoune occupée.

    Plusieurs provocations similaires avaient précédé cette déclaration, et l’Algérie s’était limitée à réagir en faisant observer qu’il s’agissait là de gesticulations auxquelles elle était somme toute habituée.

    La vidéo dans laquelle le consul du Maroc à Oran qualifie l’Algérie de «pays ennemi» face à des citoyens marocains révoltés par le fait de ne pas avoir été rapatriés durant cette épidémie, ne pouvait cependant à l’évidence se passer de réaction plus sévère.

    La nature et la dureté du message délivré au représentant de Rabat laissaient même deviner la volonté d’Alger de voir le consul marocain rappelé dans son pays, mais des démentis de sources autorisées marocaines se sont mis à circuler très vite dans des médias marocains. Certains ont aussi cité des «sources diplomatiques» qui se sont suffies de nier les propos du consul. L’argument sera-t-il suffisant aux yeux d’Alger ?

    Le Soir d’Algérie, 16 mai 2020

    A. C.

    Tags : Algérie, Maroc, consul marocain à Oran, pays ennemi,

  • Algérie : Voici pourquoi le consul marocain a dérapé

    TOUT SUR LES RAISONS QUI ONT POUSSÉ LE CONSUL MAROCAIN À ORAN À DÉRAPER GRAVEMENT : La mise à nu

    Tout semble avoir démarré à partir d’une vidéo, dont notre journal s’était fait l’écho il y a de cela une semaine, et qui relate l’incommensurable calvaire de sujets marocains bloqués en Algérie à cause de l’épidémie de coronavirus, mais désirant ardemment rentrer chez eux…

    Renseignements pris, cette poignée de marocains, très présents, et très actifs sur les réseaux sociaux, ne sont que l’infime partie émergée d’un immense iceberg. Ils représentent à ce titre, et à leur corps défendant surtout, une terrible épine dans le « pied bot » de la diplomatie de Rabat, supposée soigner son image de marque vis-à-vis de l’étranger. L’on apprend ainsi que les Marocains bloqués à l’étranger depuis l’apparition de l’épidémie de coronavirus sont au nombre de pas moins de 30 000 personnes. Ce chiffe, particulièrement important, n’est pas du tout le fruit du hasard. Il est en effet lié à un choix politico-stratégique secrètement fait par Rabat depuis le premier jour de l’apparition de cette pandémie.

    En prenant la décision de fermer ses frontières, le Maroc avait également pris celle d’abandonner lâchement, et secrètement, ses ressortissants. De poignantes histoires circulent ainsi sur les réseaux sociaux, mais sans faire le buz toutefois. C’est par exemple le cas de ce couple dont le calvaire perdure secrètement depuis le mois de mars passé : « Saïda Yassine souffre d’hypertension et son mari a un cancer du sang. Ce couple d’avocats était parti le 8 mars 2020 pour l’hôpital de Madrid afin d’effectuer un contrôle médical. Le 12 mars au soir, ils apprennent que les frontières entre l’Espagne et le Maroc sont fermées. Ils tentent alors leur chance en prenant un nouveau vol pour la France et ensuite le Maroc. Hélas, ils se heurtent à nouveau le 13 mars à une fermeture totale des frontières marocaines. «La compagnie aérienne a annulé nos billets et depuis ce jour nous sommes chez ma belle-fille à Orvault». En France, ils sont entre deux et trois mille Marocains dans ce cas et près de 30 000 à l’étranger sans possibilité de retour. Nous avons fait toutes les démarches possibles», explique Saïda, 58 ans, très en colère. Nous avons contacté le consulat du Maroc à Rennes qui nous a fait remplir des formulaires. En vain ».

    Le 14 mars, le Maroc avait décidé de boucler ses frontières et de suspendre tous ses vols internationaux pour contenir la pandémie liée au coronavirus. L’annonce, sans préavis, a pris de court tous ceux qui étaient en déplacement. Si des vols spéciaux ont permis de rapatrier des touristes bloqués au Maroc, les citoyens marocains se trouvant à l’étranger n’ont, eux, pas été autorisés à regagner leur pays. Même dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ils n’ont pas pu traverser la frontière à pied. Depuis, ils n’ont cessé d’interpeller les plus hautes autorités du pays, à coups de lettres adressées au roi, de pétitions, de campagnes sur les réseaux sociaux et de vidéos dans lesquelles ils implorent leur gouvernement de les faire rentrer. Sans résultat pour l’instant.

    À la faveur de ces révélations, on comprend mieux la surmédiatisation de l’histoire de ce groupe de Marocains empêchés de rentrer au pays, bloqués en Algérie après avoir été molestés et dépouillés ; l’on comprend mieux pourquoi cette affaire, loin d’être isolée, place Rabat dans ses tous petits souliers. On arrive même à saisir ce qui a pu se dérouler dans la petite cervelle de ce Consul marocain basé à Oran. Privé d’arguments, poussé jusqu’à ses plus ultimes retranchements, il a fini par perdre patience, flancher et prononcer ces propos regrettables et indignes d’un diplomate de carrière.

    Du coup, on se surprend à avoir –presque- pitié de cet « ennemi », en train de se débattre de manière pathétique pour tenter de s’expliquer, de se sortir de ce mauvais pas, de chasser cette image qui dit que les diplomates marocain se conduisent comme des goujats. Pendant ce temps, l’« ennemi » algérien, stoïque, poursuit sa voie, légaliste et humanitaire. Par exemple, l’hôpital de campagne déployé par l’Algérie au profit des réfugiés sahraouis a sans doute permis d’éviter le pire. Mais peut-être que cette façon de faire n’arrange pas les affaires de nos « amis » makhzéniens…
    Mohamed Abdoun

    MAE : L’ambassadeur marocain convoqué

    L’ambassadeur du Royaume du Maroc à Alger a été convoqué, mercredi, par le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, pour « le confronter aux propos du Consul général du Maroc à Oran lors d’un échange avec des citoyens marocains », a indiqué le lendemain un communiqué du MAE.

    « L’ambassadeur du Royaume du Maroc à Alger a été convoqué, mercredi 13 mai 2020, par M. Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères pour le confronter aux propos du Consul général du Maroc à Oran lors d’un échange avec des citoyens marocains », lit-on dans le communiqué. Il a été signifié à l’ambassadeur du Maroc que « la qualification par le Consul général du Maroc à Oran, si elle venait à être établie, de l’Algérie de ‘’pays ennemi’’ est une violation grave des us et coutumes diplomatiques, qui ne saurait être tolérée. C’est également une atteinte à la nature des relations entre deux pays voisins et deux peuples frères, ce qui requiert des autorités marocaines la prise des mesures appropriées pour éviter les répercussions de cet incident sur les relations bilatérales », ajoute-t-on de même source.

    R. N.

    Source : Le Courrier d’Algérie, 16 mai 2020

    Tags : Maroc, Algérie, consul marocain à Oran, pays ennemi,