Author: xnalgrtayache58

  • Sahara Occidental : La dignité retrouvée avec la guerre

    La reprise de la lutte armée au Sahara Occidental a eu comme effet un sentiment de dignité retouvée auprès de la population sahraouie. Le soutien à la décision du Front Polisario de mettre fin au cessez-le-feu est unanime. On dirait que leur but n’est pas l’indépendance, mais la guerre. Pourquoi?

    Parce que le cessez-le-feu et le plan de paix onusien étaient conçus comme des chaînes qui imposaient la soumission aux caprices colonialistes du Maroc et de la France. Le premier tir lancé contre les positions marocaines a été comme un cri de libération d’une domination qui dure depuis le 6 septembre 1991.

    Depuis le 14 novembre, les camps des réfugiés sahraouis se sont vidés de leurs hommes. Aux écoles de formation militaire il n’y a plus de place pour tous les volontaires qui veulent s’engager dans l’Armée de Libération Populaire Sahraouie. L’envie d’en découdre avec l’armée marocaine est indescriptible.

    Selon le blogueur sahraoui Essid Hamdi Yahdih, l’impact de la guerre, même si elle n’est qu’à ses débuts, a eu plus d’effet que 30 ans de processus de paix sous les auspices des Nations Unies.

    Dans un article initulé “une salve vaut mieux que 30 ans de négociations stériles”, Essid a indiqué que la simple annonce de la fin du cessez-le-feu poussera le monde à se précipiter en vue de retourner la situation à l’apaisement parce que la reprise des hostilités pourrait enflammer toute la région, y compris le Sahel.

    Essid Hamdi affirme que la déclaration de guerre est comme une médaille d’honneur du fait qu’elle a permis aux sahraouis de démontrer l’inefficacité de l’ONU sur une question qui relève d’une simple décolonisation.

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Les États-Unis vont appliquer des droits sur les importations d’engrais phosphatés du Maroc et de la Russie

    (Reuters) – Le département américain du Commerce a déclaré mardi qu’il fixerait des droits préliminaires sur les importations d’engrais phosphatés en provenance de Russie et du Maroc, après avoir ouvert une enquête pour déterminer si les producteurs de ces pays recevaient des subventions injustes.

    Le département a fixé bit.ly/363xEOO des droits préliminaires de 23,46% sur les importations en provenance du groupe marocain OCP et d’autres producteurs du pays, de 20,94% sur celles du russe Phosagro, de 72,50% sur EuroChem et de 32,92% sur tous les autres producteurs russes.

    La décision fait suite à une enquête ouverte en juillet sur des pétitions déposées par la société américaine d’engrais Mosaic Co.

    Les actions de Mosaic ont augmenté d’environ 10% à 22,57 $, leur plus haut niveau en plus d’un an, tandis que les actions cotées aux États-Unis et au Canada du rival Nutrien ont augmenté de plus de 3%.

    L’année dernière, les importations d’engrais phosphatés du Maroc étaient évaluées à environ 729 millions de dollars et de la Russie à environ 299 millions de dollars, selon les données du département.

    Une offre excédentaire sur le marché du phosphate a nui aux prix de l’engrais l’année dernière et au début de cette année. Si la forte demande de l’Inde et du Brésil a contribué à augmenter les prix plus récemment, les gains ont été limités en raison des stocks excédentaires.

    La société canadienne Nutrien, le plus grand fabricant d’engrais au monde en termes de capacité, a pris une charge pour dépréciation au troisième trimestre, invoquant des perspectives à long terme «moins favorables» pour les prix du phosphate et l’offre excédentaire.

    Une décision finale du département du commerce est attendue le 8 février, suivie de la décision finale de la Commission du commerce international le 25 mars, avec l’émission d’une ordonnance le 1er avril.

    L’analyste de BMO Marchés des capitaux, Joel Jackson, a déclaré qu’il s’attend à ce que les primes de prix des phosphates aux États-Unis continuent de se maintenir à court terme.

    Il a ajouté qu’historiquement, les droits, s’ils sont imposés, n’ont pas changé sensiblement entre les déterminations préliminaires et finales.

    Source : Reuters, 24 nov 2020

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Algérie : Les angles de l’ingérence

    par Abdelkrim Zerzouri


    Si vous êtes étranger, occupant un poste de responsabilité gouvernementale, parlementaire ou quelconque acteur politique, mieux vaut ne prononcer aucun mot d’appréciation de la situation en Algérie. Parce que, tout ce que vous direz sera retenu contre vous. Vous n’échapperiez pas à la levée de boucliers d’une partie des Algériens, ou de l’autre, qui criera à l’ingérence dans les affaires intérieures de leur pays, selon le positionnement de votre appréciation ou déclaration.

    Le Président français Emmanuel Macron a fait les frais de cette sensibilité des Algériens après ses déclarations lors d’un entretien accordé à l’hebdomadaire ‘Jeune Afrique’, où il affiche sa parfaite entente avec le Président Tebboune, saluant son « courage » et promettant de « faire tout son possible pour l’aider » dans la « période de transition » que traverse le pays. C’est quasiment toute l’opposition qui s’est levée en un concert de dénonciations, qualifiant cette sortie du président français d’ingérence dans les affaires intérieures du pays, d’une entrée par effraction dans le débat intérieur du pays, de distribution de certificat de légitimité et autre déni au peuple qui revendique ses droits. Certains jugent même que cette intervention du président français remue les douleurs d’un passé commun dont les plaies ne sont pas encore refermées.

    C’est ce qu’on retiendra de cet entretien, où des questions pas de moindre importance, pourtant, ont été abordées mais reléguées au second plans, dont la restitution du patrimoine africain, la fin du franc CFA, la lutte contre le terrorisme et les relations entre la France et l’Afrique décrite comme une relation d’amour. Une histoire d’amour, forcément, avec ses chagrins, ses instants de bonheur, ses jalousies, ses lunes de miel et ses divorces. Cela n’est pas sans rappeler le tollé général provoqué par la résolution du Parlement européen, voté au mois de novembre 2019, qui demandait aux autorités algériennes de mettre un terme à la répression du Hirak et d’avancer sur le chemin de la démocratie.

    La résolution en question, qui avait été introduite à l’initiative de l’eurodéputé français Raphael Glucksmann, avait suscité une cascade de critiques et de dénonciations en Algérie, des partis du pouvoir et des deux Chambres du Parlement, qui ont condamné une « ingérence flagrante dans les affaires internes du pays ». Une autre face du lynchage médiatique de celui qui oserait s’ingérer dans les affaires internes du pays. Est-ce qu’on ne fait pas trop en dépensant vainement plein d’énergie ? Le refus de l’ingérence étrangère serait une réaction, somme toute, logique si elle ne divisait pas tant le pays sur le plan interne. C’est une marque de grande faiblesse du front interne que de se taire devant une ingérence et dénoncer une autre, quand elle arrange ses petites affaires politiques. Et, il faudrait encore s’attendre, dans les prochains jours, à une autre avalanche de critiques à l’issue de l’organisation par le Parlement européen, ce jeudi 26 novembre, d’un débat en plénière portant sur « la détérioration de la situation des droits de l’Homme en Algérie », qui sera sanctionné par un vote en plénière.

    N’est-il pas temps de régler les violons sur une même note quand il s’agit de réagir aux ingérences étrangères ? Sinon, on ne serait pas plus avancé que des pays qui vivent de terribles épreuves en se blottissant sous les bras « protectrices » d’une ingérence ou d’une autre, selon les penchants des mains tendues. Ne sait-on pas que de la sorte, on ne changerait rien à l’estime réciproque entre les présidents algérien et français, on ne changerait pas sa volonté au président français de se rapprocher de l’Algérie dans ce qui porte intérêt à son pays, et qu’on ne ferait pas changer le vote du Parlement européen sur les libertés fondamentales, les droits de l’Homme en Algérie, sans nous changer nous-mêmes ?

    Le Quotidien d’Oran, 26 nov 2020

     

    Tags #Algérie #France #Ingérence #Macron 

  • Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara : un blanc-seing ?

    Alassane Ouattara peut se réjouir : il a réussi son pari. Alors que les observateurs prévoyaient une situation tendue après la décision de maintenir l’élection au 31 octobre, celle-ci s’est finalement déroulée dans un contexte relativement apaisé. Le scrutin a reçu l’approbation des différentes missions d’observation présentes sur le terrain. L’heure est désormais au dialogue avec l’opposition – appelé de ses vœux par Alassane Ouattara et déjà en partie matérialisé par la rencontre, ce 11 novembre, entre le Président et Henri Konan Bédié, son principal opposant – mais aussi et surtout à l’action. Deux mandats n’auront pas suffi à l’homme fort d’Abidjan pour faire profiter à tous les Ivoiriens, de façon inclusive, de la croissance insolente du pays. Beaucoup reste à faire.

    Peu après le scrutin, la Mission internationale d’observation des libéraux et démocrate a salué “la maturité exemplaire et le sens des responsabilités élevés” du peuple ivoirien et félicité les organes en charge de l’élection pour la bonne organisation du scrutin. Même son de cloche du côté de l’Union africaine et de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette dernière a même récemment transmis ses félicitations au président Ouattara pour sa réélection, juste après la validation de sa victoire par le Conseil constitutionnel.

    Plus que la victoire d’Alassane Ouattara, ce succès électoral consacre l’échec de l’opposition. En effet, cette opposition disparate, composée d’ennemis d’hier et n’ayant pas d’autres projets que le « Ouattara doit partir » a péché. Elle aurait dû comprendre, elle qui regroupe une bonne partie de ce que la Côte d’Ivoire compte de vieux éléphants de l’univers politique, que la politique de la chaise vide est inopérante. En outre, son appel à la désobéissance civile a été un large échec et pour plusieurs raisons. En premier lieu, le traumatisme de 2010 est trop récent dans la mémoire des Ivoiriens, et peu ont envie d’aller risquer leur vie pour jouer un remake de cet épisode tragique. Ensuite, à part les appels au « dégagisme » ayant ciblé le président Ouattara, l’opposition n’a rien proposé, ou a été inaudible sur ses autres propositions. Enfin, Alassane Ouattara affichait à la fin de son second mandat un bilan à faire pâlir d’envie beaucoup de dirigeants de la planète. Il possédait donc un avantage certain.

    Alassane Ouattara : un blanc-seing ?

    Plutôt que de louvoyer, l’opposition aurait dû battre campagne, jouer selon les règles, même si elle ne les a pas édictées, et présenter un candidat unique. Si mathématiquement, elle avait de sérieuses chances de mettre en difficulté le président sortant, l’opposition aura péché par son égoïsme et ses petits calculs. Plus portée sur les déclarations tapageuses que sur l’action véritable auprès des populations, elle doit aujourd’hui prendre acte de sa défaite, et consolider ses propositions de réponses aux véritables problèmes des Ivoiriens en vue des prochaines élections.

    Plus que l’organisation du scrutin qui, à quelques incidents près, s’est déroulé dans le calme, l’après-scrutin est riche d’enseignements. Il y a 10 ans, l’annonce de la victoire d’Alassane Ouattara sur son rival d’alors, Laurent Gbagbo, avait plongé le pays dans le chaos, ce dernier ne souhaitant pas reconnaitre sa défaite. S’en était suivie une crise post-électorale ayant entrainé la mort de plus de 3 000 Ivoiriens. En 2020, en dépit des prévisions pessimistes des Cassandre, le pays a survécu, preuve de son désir de tourner la page d’une histoire tragique. La raison en est simple: les Ivoiriens ont préféré laisser sa chance à un système, qui, quoiqu’imparfait, éloigne les spectres du passé. La rencontre entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, ce mercredi 11 novembre, ayant « brisé la glace » et « rétabli la confiance » selon les deux intéressés, même si elle n’est qu’un prélude à un processus d’apaisement qui devrait prendre plusieurs mois, traduit bien ce changement de paradigme, et consacre symboliquement la primauté du vote et du dialogue sur la rue et les armes.

    Le passage du cap dangereux des élections ne doit cependant pas inviter à percevoir la victoire d’Alassane Ouattara comme un blanc-seing. Sous la présidence de l’actuel chef d’État, le pays s’est hissé en tête des pays les plus riches d’Afrique de l’Ouest, selon une récente étude de la Banque mondiale. Avec un PIB par habitant de 2 286 dollars à la fin de l’année 2019, la Côte d’Ivoire devance le Ghana et le Nigeria. Le fait que sa croissance moyenne se soit établie, au cours des huit dernières années, à 8,3%, n’y est sans doute pas pour rien. La nation éburnéenne peut en outre se vanter de progressions impressionnantes ces dernières années au classement Doing Business de la Banque Mondiale, ainsi que d’être le pays ayant enregistré la plus forte progression au sein du classement Mo Ibrahim de la gouvernance africaine (fondé sur des critères de sécurité et d’état de droit, de droits humains, de développement économique et humain). Reste qu’une grande partie de sa population souffre toujours de pauvreté, problématique à laquelle n’a qu’en partie répondu le passage en 2013 du salaire minimum de 36 000 à 60 000 FCFA.

    Pas assez inclusive, la croissance ivoirienne ? Ouattara ne peut le nier. Le lundi 9 novembre, son premier message à la Nation depuis sa réélection y faisait d’ailleurs référence : « Place maintenant au temps de l’action. Et l’action pour moi, c’est le Projet de la Côte d’Ivoire Solidaire pour lequel j’ai été élu et qui va accélérer la transformation économique et sociale de notre pays, par une croissance plus inclusive. » Dont acte ? Réponse en 2025.

    Source : Decryptnewsonline, 18 nov 2020


    Tags : #Coted0voire #alassaneouattara

  • Sahara Occidental : L’Armée sahraouie poursuit son offensive

    Les forces de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont poursuivi, hier mercredi, au 13eme jour consécutif, leurs attaques intenses le long du mur de la honte. Ils ont ciblé plusieurs sites de retranchement des forces d’occupation marocaines, a indiqué le ministère sahraoui de la Défense.

    Il est précisé que les bombardements des sites ciblés ont touché les forces d’occupation marocaines notamment dans le secteur de Haouza. Les unités de l’APLS ont ciblé à plusieurs reprises des concentrations de l’armée d’occupation marocaine dans le secteur de Haouza et ont aussi visé les positions marocaines dans le secteur d’Amgala et celui d’El Beggari. « Les vaillantes unités de l’APLS sont déterminées à poursuivre la destruction des bastions des envahisseurs le long du mur de l’humiliation et de la honte », a poursuivi le ministère de la Défense sahraoui. L’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) avait lancé des attaques intenses le long du mur de la honte, ayant ciblé plusieurs sites de retranchement des forces d’occupation marocaines, après la violation marocaine de l’accord de cessez-le-feu en ciblant les civils sahraouis sans défense qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale d’El-Guerguerat. 
    Dans sa lâcheté, le Maroc a relancé sa machine de répression militaire et continue de cibler les populations sahraouies dans les territoires occupés, alliant intimidation, embargo et harcèlement, comme en témoigne l’enfant Hayat Moulay Ahmed Cidia, victime de ces pratiques exercées par les responsables de son école et du centre de police à Laâyoune occupée, indiquent des rapports sahraouis sur les droits de l’Homme.À Boujdour occupée, la répression de l’occupant marocain bat son plein et cible même les foyers des Sahraouis, en limitant leur déplacement et en interdisant à la population solidaire de leur rendre visite, dans une image très expressive des hostilités manifestent du régime marocain contre des civils désarmés sur leurs territoires occupés, rapportes des médias sahraouis. Les domiciles des activistes pour les droits des Sahraouis, pour ne citer que Fatma Mohamed El-Hafedh, Sultana Sid Ibrahim Khaya, et Hamdi Mohamed Habadi, sont à présents placés sous surveillance et encerclés depuis plusieurs jours déjà par des éléments de l’armée marocaine en tenue militaire et en civil. Une panoplie de photos et de vidéos a été relayée par les citoyens sahraouis sur les réseaux sociaux pour mettre au grand jour l’hystérie de la répression des forces d’occupation marocaines qui s’emploient à encercler les domiciles des militants et interdire tout contact avec les citoyens sahraouis solidaires. 
    À noter que de nombreux citoyens ont été interdits de rendre visite à la militante Sultana Khaya, dont les membres de la famille continuent à souffrir des blessures qu’ils ont subies suite à une attaque brutale par les forces ennemies, et interdits de se rapprocher de Fatma Mohamed El-Hafedh, traitée par la police marocaine avec provocation et humiliation. Les Sahraouis soulignent que face au bafouement des droits de l’Homme dans les territoires occupés et la politique de vengeance adoptée par l’occupation marocaine, les Sahraouis montrent encore une fois leur détermination et insistance à poursuivre la lutte armée pour recouvrer la souveraineté de la République sahraouie. Le cas de l’enfant Hayat Moulay Ahmed Cidia, ciblée par la machine d’intimidation marocaine, qui singe la répression sioniste en Palestine est un exemple on ne peut plus édifiant de l’acharnement de l’occupant marocain à se venger sur les populations sahraouies vulnérables mais qui demeurent déterminées dans leur résistance et défient quotidiennement les forces de réprésion marocaine déployées dans les principales villes occupées du Sahara occidental. 
    Les actes d’harcèlement des populations sahraouies interviennent concomitamment avec le retour à l’affrontement militaire au Sahara occidental. Tout en condamnant ces actes criminels et contraires à la loi, les organisateurs de la campagne de dénonciation de cet harcèlement de la population inspirée des méthodes d’Israël ont rappelé le Maroc aux exigences des conventions internationales pertinentes, notamment l’article 13 de la Convention relative aux droits de l’Enfant (HCDH) de 1989 et la Convention de Genève IV sur la situation des enfants lors des conflits armés.
    M. Bendib
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • La ONU confirma la prosecución de los enfrentamientos militares en el Sáhara Occidental

    NUEVA YORK (Naciones Unidas) – Stephane Dujarric, portavoz del Secretario General de las Naciones Unidas, confirmó el martes la prosecución de las hostilidades en el Sáhara Occidental, y pidió que se ponga fin a todos los obstáculos para la reanudación del proceso político.

    “También seguimos recibiendo informes de disparos esporádicos, y esto a lo largo de las partes norte y este del muro de arena marroquí”, dijo durante una rueda de prensa, en un momento en que Marruecos sigue minimizando la magnitud de los enfrentamientos en El Guerguarat, en el suroeste del Sahara Occidental.
    Dujarric indicó que los ataques tienen lugar sobre todo de noche al mismo tiempo que afirma que la Misión de Naciones Unidas para la organización de un referéndum de autodeterminación en el Sahara Occidental (Minurso), sigue presente en todo el territorio saharaui, inclusive la zona de El Guerguerat.
    El portavoz de la ONU señaló que los elementos de la misión onusiense tan criticada por los saharauis “continuan obviamente siguiendo la situación” y que se mantienen los contacto “con todas las partes interesadas relevantes, y nuestro mensaje continúa dejando en claro que las partes deben tomar todas las medidas necesarias para aliviar las tensiones, eliminar todas las obstáculos a la reanudación del proceso político “.
    Según los partes militares del Frente Polisario, el ejército saharaui mantiene un fustigamiento continuo a las posiciones marroquíes a lo largo del muro, en especial en las regiones de Hausa, Amgala, Mahbes, Um Dreiga y Auserd.
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara
  • Catalogne : Le Parlement considère les actions militaires du Front Polisario comme “légitimes”

    Marc González

    Le Bureau des porte-parole du Parlement a voulu exprimer son soutien à la cause sahraouie à travers une déclaration qui a obtenu le soutien des groupes JxCat, ERC, Catalunya En Comú Podem et la CUP. Convenu mardi, le communiqué a exprimé au nom de la chambre “son soutien aux actions de légitime défense de la République arabe sahraouie démocratique et du Front Polisario face à cette violation des accords conclus avec les Nations unies”.

    Il évoque ainsi l’offensive militaire que les milices sahraouies mènent depuis des semaines contre les bases marocaines gardant le mur qui sépare les territoires occupés des territoires libérés. Tout a commencé lorsque l’armée marocaine a dissous un blocus mené par des civils sahraouis dans la ville frontalière de Guerguerat (à la frontière avec la Mauritanie) qui visait à empêcher le pillage des ressources sahraouies que le royaume alaouite pratique depuis des décennies.

    Ainsi, le Bureau des porte-parole a condamné “l’occupation illégale du Sahara occidental par le Royaume du Maroc et ses actions qui ont conduit à la rupture du cessez-le-feu” et a exigé que le gouvernement espagnol “assume ses responsabilités en tant que puissance administrante du territoire “afin de” résoudre pacifiquement le conflit dans le cadre d’un processus d’autodétermination sous les auspices des Nations Unies “.

    Dans cette ligne, le Bureau des porte-parole a demandé au gouvernement du PSOE et à Unidas Podemos de suspendre temporairement les contrats avec le Maroc “qui ont pour objet la fourniture de véhicules ou d’armes”.

    Les groupes signataires ont également critiqué la communauté internationale pour avoir détourné le regard et ont critiqué le fait que “comme on l’a vu dans d’autres conflits et dans d’autres pays, tout n’est que lamentation”, probablement en référence à la défaite militaire. de l’Arménie devant l’armée azerbaïdjanaise et turque qui a fini par amener Erevan à céder les deux tiers de la République d’Artsakh (reconnue comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais à majorité arménienne). Alors qu’Ankara a donné son plein soutien à son partenaire islamique, aucun acteur occidental n’a déplacé un doigt à travers l’Arménie.

    Le rejet du PSC

    La déclaration n’a pas reçu le soutien de la CFP. Le Sahara est un problème inconfortable pour la formation, tout comme pour le PSOE. Et c’est que le fait d’être dans le gouvernement espagnol leur fait prendre conscience de l’instabilité que provoquerait dans les relations entre Madrid et Rabat un petit geste en faveur du Sahara occidental. Ce sont des questions d’une importance capitale que l’Espagne traite avec le royaume alaouite et qui pourraient être source de problèmes si l’amitié n’était pas ce qui marquait la relation entre les deux pays.

    Source : Elnacional.cat, 25 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Catalogne

  • Le Sahara occidental et le prétexte de l’Union du Maghreb arabe

    Ceux qui veulent que l’Union du Maghreb arabe renforce le Maroc doivent remettre en question le calendrier de leur campagne militaire et réaliser deux choses: annexer le Sahara occidental au Makhzen ne garantit pas l’unité du Maghreb, tout comme la reconnaissance de l’autodétermination du peuple sahraoui ne rompt pas cet espoir.

    Le Sahara occidental n’a jamais fait partie du Maroc. Après la Seconde Guerre mondiale, une vague de mouvements de libération a balayé les colonies européennes en Afrique. Alors que le Maroc a obtenu son indépendance des Français en 1956, le Sahara occidental est resté sous contrôle espagnol. En 1958, l’administration coloniale a annoncé que le Sahara occidental était une province espagnole.

    En 1963, chaque État africain qui avait signé la Charte des Nations Unies a revendiqué le Sahara occidental comme indépendant, à l’exception du Maroc, ce qu’il a fait quatre mois plus tard. En 1967, l’Assemblée générale des Nations Unies a publié la résolution 2354 qui obligeait l’Espagne à appliquer le principe d’autodétermination du peuple sahraoui.

    En 1975, le départ espagnol a ouvert la porte au Maroc pour annexer le Sahara occidental à son territoire. Malgré les résolutions successives de l’ONU en faveur des affaires sahraouies à la suite de la liquidation coloniale, le Maroc a toujours revendiqué le droit d’annexer le territoire.

    Le conflit entre le Maroc et les Sahraouis, qui est dirigé par le Front Polisario, n’est pas nouveau. Hormis les combats de 1975, les allers-retours entre le Maroc et le Front Polisario ont toujours été un conflit stable qui n’a jamais dégénéré en guerre ouverte. Ce qui a changé au Sahara occidental, c’est le moment et les acteurs, associés à une campagne militaire ouverte.

    Le déclin politique et géopolitique des États-Unis suivi de l’impact intense de la pandémie de COVID-19 a marqué un tournant vers les calculs stratégiques. La descente américaine après le 11 septembre et sa récession géopolitique après 2011 ont opposé les États-Unis à la Chine dans la région via le Sahara occidental.

    Le Maroc a toujours été dans le camp américain, tandis que l’Algérie a rejoint les Soviétiques dans la période post-indépendance. Par cela, il semble que la stratégie de Washington pour étouffer l’Initiative chinoise de la ceinture et de la route (BRI) est de jouer les États les uns contre les autres. Cela signifie que l’instabilité de la sécurité joue en faveur des États-Unis, sapant le projet économique chinois.

    La campagne militaire marocaine a coïncidé avec la normalisation des relations entre l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU) et Bahreïn avec Israël, jetant le doute sur le moment des violences. La guerre est néanmoins intervenue quelques semaines à peine après l’ouverture d’un consulat à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental.

    L’Algérie a toujours été considérée comme un État voyou par Israël tout en agissant également comme un obstacle aux États-Unis.

    Il est clair que Tel Aviv est l’agent actif au Moyen-Orient, tandis que les EAU sont devenus le nouveau jumeau d’Israël en Afrique du Nord. Ainsi, la question demeure: les EAU ont-ils convaincu le Maroc de normaliser ses relations avec Israël et d’être récompensé par le Sahara occidental?

    Compte tenu de cela, de nombreux Arabes soutiennent l’agression militaire du Maroc sous prétexte de l’unité du Maghreb. Sur le plan géopolitique, la reconnaissance de l’indépendance d’une nation ne remet pas en cause la notion de création d’union.

    Par exemple, la reconnaissance de l’indépendance de l’Érythrée en 1993 et ​​de la Namibie en 1990 n’a pas sapé l’Union africaine fondée en 2002. De même, la réalisation d’unions comme la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont n’a jamais réussi à rassembler les membres.

    En revanche, outre l’échec de nombreuses affaires décisives dans les mondes arabe et islamique – en Libye, en Syrie, au Yémen, en Palestine, au Cachemire et au Myanmar – les membres d’un même syndicat sont plus hostiles les uns envers les autres que contre leur prétendu ennemi, Israël.

    Ce sont des frères dans une Ligue, mais des ennemis sur le terrain. Prenant la ligue arabe et l’OCI comme exemples, leurs membres utilisent des slogans de fraternité dans leurs réunions et leur rhétorique politique, mais derrière cette façade se trouve le véritable caractère des États. Plusieurs exemples incluent le soutien du Qatar et des EAU à l’intervention de l’OTAN en Libye; Les relations de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Égypte avec le Qatar; L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis travaillent contre l’Iran et bien sûr la guerre au Yémen. Beaucoup sont même contre l’indépendance palestinienne.

    À cet égard, la reconnaissance du droit du Sahara occidental à l’autodétermination ne ferait qu’éliminer le colonialisme et laisser espérer une Union du Maghreb arabe. Si la question du Sahara Occidental concerne les frères ennemis sur l’unité maghrébine et musulmane, il vaut mieux reconnaître les sahraouis et pousser l’ONU à accélérer le processus référendaire à travers sa Mission pour le référendum au Sahara Occidental (MINURSO). Au lieu de forcer une nation à se soumettre avec des armes à feu, il est préférable de soutenir la liberté sahraouie et d’attendre avec impatience de les inclure dans l’union.

    Enfin, les changements géopolitiques résultant du coronavirus, poussant le monde vers les conflits armés et les guerres doivent être pris en compte. La stratégie américaine envers l’Afrique du Nord avec le déplacement des EAU dans la région en dit long sur l’agression marocaine.

    Pourtant, la question de savoir si les partisans du Maghreb revendiqueraient l’indépendance des Sahraouis si la normalisation avec Israël ou une stratégie américaine était derrière l’agression militaire actuelle reste une question à résoudre.

    * Chercheur associé au Center for Islam and Global Affairs (CIGA) de l’Université Sabahattin Zaim d’Istanbul

    Daily Sabah, 25 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Western Sahara and the pretext of the Arab Maghreb Union

    Those who want the Arab Maghreb Union to bolster Morocco need to question the timing of their military campaign and realize two things: annexing Western Sahara to the Mekhzen does not guarantee Maghreb unity, just as recognizing the self-determination of the Sahrawi people does not break that hope. Western Sahara has never been part of Morocco. After World War II, a wave of liberation movements swept over the European colonies in Africa. While Morocco achieved its independence from the French in 1956, Western Sahara remained under Spanish control. In 1958, the colonial administration there announced that Western Sahara was a Spanish province.

    Read more from the source : Daily Sabah

     

     

     

     

     

    Tags : Western Sahara, Morocco, Magreb Union, 

  • تقرير موجز ثالث عن وضعية حقوق الإنسان بالصحراء الغربية المحتلة

    في إطار متابعة لجنة حماية المدنيين الصحراويين لتجمع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان CODESA لتطورات الوضع الحقوقي بالجزء المحتل من الصحراء الغربية، توصلت اللجنة مجددا بمعطيات أولية تؤكد ارتكاب جيش قوة الاحتلال المغربي ل :

    + جريمة ضد الإنسانية بتاريخ 20 تشرين ثاني / نوفمبر 2020 غرب جدار التقسيم العسكري المغربي بقتله بواسطة الرصاص الحي لمدنيين صحراويين ، و يتعلق الأمر ب ” لحبيب سليما الشيهب ” ( 22 سنة ) و ” عبدالله املوكو ” (31 سنة) واعتقال أربعة مواطنين مدنيين آخرين كانوا برفقتهما جنوب منطقة كلتة زمور بالجزء المحتل من الصحراء الغربية ، و يتعلق الأمر ب ” مصطفى الشيهب ” و ” محمد الميداني ” و ” أيوب بوغنطار” و ” معاد اضرضور ” .

    و لم تكتف قوات جيش الاحتلال المغربي بإطلاق الرصاص الحي في ظروف غامضة على هذه المجموعة ، بل قام بتسريب صورهم و التشهير بهم بشكل يتنافى و كرامتهم الإنسانية و حقوقهم الأساسية كيفما كانت طبيعة ” العمل الإجرامي ” المفترض أن يكونوا قد ارتكبوه ، خصوصا و أن شخصين من هذه المجموعة قد تعرضا للقتل بواسطة الرصاص الحي .

    + إطلاق الرصاص الحي على قطعان من الإبل بمنطقتي المحبس وأوسرد غرب جدار التقسيم العسكري المغربي بالصحراء الغربية المحتلة ، و هو ما أدى إلى إبادتها بالكامل ، في استمرار لجرائم الإبادة و جرائم الحرب ، التي ظلت ملازمة لقوة الاحتلال المغربي منذ احتلاله للصحراء الغربية و تآمره مع الاستعمار الاسباني ، المسؤول إداريا عن الإقليم .

    و في شهادة صوتية مصورة لمدني صحراوي ، أكد تعرض قطعان من الإبل لمجزرة حقيقية بواسطة رصاص قوات جيش الاحتلال المغربي ، معبرا عن استنكاره لهذه الممارسات المرتكبة ضد المواشي و ممتلكات المدنيين الصحراويين :

    https://youtu.be/Tu7zzjyIqPA

    و في ظل الحصار العسكري و البوليسي المضروب على الصحراء الغربية المحتلة، سجلت اللجنة :

    + إحالة قوة الاحتلال المغربي بتاريخ 16 تشرين ثاني / نوفمبر 2020 للتلميذ الصحراوي القاصر ” امحمد مولود اعبيدها ” ( 17 سنة ) على السجن المحلي بالعيون / الصحراء الغربية المحتلة بعد أن كان قد تعرض للاعتقال بتاريخ 14 تشرين ثاني / نوفمبر 2020 بحي الفتح وسط المدينة.

    + استهداف الأطفال التلاميذ والشبان الصحراويين من قبل دوريات بزي مدني و عسكري من قبل عناصر من الشرطة تابعة لقوة الاحتلال المغربي بالضرب و المعاملة السيئة مع سلبهم هواتفهم النقالة و تصفحها في جو من الترهيب بمختلف أزقة و شوارع و ساحات مدينة العيون المحتلة .

    وأمام هذا الوضع الخطير، و ارتباطا بما ورد في تقريرين موجزين سابقين للجنة حماية المدنيين الصحراويين من جرائم ضد الإنسانية وجرائم حرب مارستها قوة الاحتلال المغربي ضد المدنيين الصحراويين ، فإن المكتب التنفيذي لتجمع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان CODESA، يعلن ما يلي :

    + إدانته لجريمة القتل التي تعرض لها مدنيون صحراويون، باعتبارها جريمة ضد الإنسانية تمس من الحق في الحياة المكفولة بقوة القانون الدولي الإنساني طبقا لما ورد في المواد : 145-146-147 من الاتفاقية الرابعة لجنيف بشأن حماية الأشخاص المدنيين في وقت الحرب.

    + شجبه لما بات يعاني منه البدو من المدنيين الصحراويين ، الذين تتعرض حياتهم للخطر ومواشيهم و ممتلكاتهم للاستهداف بالرصاص و استعمال القنابل وزرع الألغام من قبل قوات جيش الاحتلال المغربي.

    + مطالبة اللجنة الدولية للصليب الأحمر بالتدخل العاجل لحماية المدنيين الصحراويين والمنتظم الدولي و كافة المنظمات الدولية و الإنسانية المهتمة بحقوق الإنسان بالعمل على:

    ° فتح تحقيق حول ظروف و ملابسات قتل المدنيين الصحراويين ” لحبيب سليما الشيهب ” و ” عبدالله املوكو ” من قبل جيش قوة الاحتلال المغربي و حول نشر و التشهير بصورهما و صور الموقوفين معهما مع التحقيق بخصوص شكوك ممارسة التعذيب على الأشخاص المعتقلين ارتباطا بهذا الحدث .

    ° تدخل المنظمات المهتمة بالبيئة من أجل إنقاذ البيئة من التدمير وحماية الثروة الحيوانية من الإبادة والإتلاف ، على اعتبار أن غالبية المدنيين الصحراويين يعتمدون في عيشهم على تربية المواشي و العيش في البوادي في ترحال دائم بحثا عن الكلأ.

    ° إطلاق سراح كافة السجناء السياسيين الصحراويين و المغاربة من مختلف السجون المغربية و الكشف عن مصير المختطفين الصحراويين ـ مجهولي المصير وأسرى الحرب .

    لجنة حمايـــة المدنيـــيـــن الصحراويين
    المكتب التنفيذي لتجمع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان CODESA

    العيون / الصحراء الغربية المحتلة بتاريخ: 25 تشرين ثاني / نوفمبر 2020