Les forces de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont poursuivi, samedi, leurs attaques intensives contre les positions et campements de l’armée marocaine derrière le mur de la honte, après que les forces d’occupation marocaines aient violé l’accord de cessez-le-feu en attaquant des civils sahraouis non armés, qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale de Guerguerat.
Author: xnalgrtayache58
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Sahara Occidental : Mohamed Chikhi dénonce le silence de l’ONU
Sur ce point l’adjoint de l’ambassadeur de la RASD en Algérie, Mohamed Mahmoud Cheikh, a affirmé ce samedi lors de son passage sur les ondes de la radio internationale que le Maroc a profité du silence de l’ONU d’une part afin de poursuive ses attaques, il a également indiqué que « l’agression militaire à El Guerguarat une “preuve concluante de la négativité de la mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental dans son traitement pour la violation par le Maroc du droit international et de l’accord de cessez-le-feu (de l’ONU) ».Mohamed Cheikh a souligné que la brèche illégale d’El Guerguerat avait été créée en 2001, à l’époque où il y avait un processus politique en cours mené par l’Américain James Baker, l’envoyé des Nations Unies au Sahara occidental, en vue d’organiser un référendum d’autodétermination.« Mais année après année, l’ONU a renoncé au référendum. Et maintenant, cela fait un an et demi que l’organisation n’a pas nommés d’envoyé personnel au Sahara occidental. La situation était déjà intenable », a-t-il déploré.Il a rappelé que « cela a finalement conduit à la fermeture de la brèche illégale depuis le 21 octobre dernier, comme expression de leur (Sahraouis) manque de confiance” envers les Nations Unies et la communauté internationale, et pour montrer au monde “la complicité de la mission de la MINURSO avec le Maroc dans la violation du cessez-le-feu et du droit international dans une région qui n’est toujours pas autonome et est soumise à un processus de décolonisation n’est pas encore achevé ».Le Maroc mobilise les manifestants pour soutenir ses ambitions colonialesPour sa part, l’ambassadeur sahraoui en Algérie, Abdelkader Taleb Omar a affirmé samedi que le Maroc mobilisait des manifestants pour soutenir ses convoitises coloniales “par menace, intimidation ou par achat des consciences”.“Les rapports de presse et les médias sociaux mettent au clair au quotidien la mobilisation par l’occupant marocain de manifestants pour mener des sit-in dans des pays européens pour conforter ses convoitises coloniales en recourant à la menace et au harcèlement”, c’est-à-dire “soit en poussant les manifestants aux sit-in ou en obstruant tout service ou document dans les représentations marocaines en Europe”, a précisé M. Taleb Omar en marge d’une manifestation organisée par la Fédération nationale de la société civile.Le Maroc, poursuit le responsable sahraoui, fait appel à des étrangers pour appuyer son occupation du Sahara occidental et taire ses violations des lois internationales.Evoquant le retour du peuple sahraoui à la lutte armée contre l’occupation marocaine, le diplomate sahraoui a mis en avant le caractère pacifique de son peuple qui a attendu avec patience des années pour l’indépendance.“Le régime marocain et ses alliés ont tenté de faire du plan de la paix un plan de soumission, et fermé toutes les portes devant nous”, a-t-il déploré, ajoutant “nous n’avons qu’à recourir à la lutte armée”.Dans le même sillage, Taleb Omar a fait savoir que “rien n’indique que le régime marocain a l’intention de corriger sa position ou que l’ONU s’acquittera de sa mission pour mettre fin aux plans expansionnistes du Maroc”, qui, ajoute-t-il “déstabiliseront le continent africain”.#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Guterres, va-t-il corriger la trajectoire au Sahara Occidental
M. António Guterres, vous avez échoué! Allez-vous pour corriger la trajectoire?
Monsieur António Guterres, vous avez échoué. Il échoue sur un problème qui n’est pas secondaire, qui n’est pas douteux et qu’il est urgent de résoudre. Sa responsabilité est plus grande que n’importe lequel des secrétaires généraux qui l’ont précédé au cours des 30 dernières années et ce qu’il a fait jusqu’à présent est bien loin de son devoir politique et moral.
Parmi les diverses missions des Nations Unies pour le maintien de la paix dans le monde, celle qui est géographiquement la plus proche de notre pays, et peut-être celle qui interfère le plus avec nous en tant que peuple et nation, s’appelle MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’Organisation Référendum au Sahara occidental).
Si la couverture médiatique est si rare que seuls les plus attentifs et sensibles au sujet l’auront remarqué, la guerre a éclaté au Sahara Occidental il y a environ deux semaines. De cette manière, l’attention de la généralité de notre presse est faible, que pour chaque article écrit sur cette question, tout auteur est obligé de contextualiser le conflit. Le voici donc en deux phrases: le Sahara occidental, terre d’un peuple nomade, ancienne colonie espagnole envahie par la suite par le Maroc en 1975, était en guerre armée jusqu’en 1991, lors d’un cessez-le-feu établi par les Nations Unies avec l’engagement de donner à la population locale le droit à l’autodétermination. Aujourd’hui, le pays est toujours occupé par les forces marocaines, le référendum promis n’a jamais eu lieu et des milliers de Sahraouis sont quotidiennement opprimés dans leur propre pays et tant d’autres vivent dans des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie dans des conditions inhumaines et, sans doute, inacceptables sous notre responsabilité. en tant qu’êtres humains.
Il n’y a pas eu d’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental depuis un an et demi. Il y a près de deux ans, le Maroc a signé un nouvel accord de pêche avec l’Union européenne malgré la décision de sa propre Cour de justice (CJUE) conclue un an avant que l’accord précédent ne puisse s’appliquer aux eaux du Sahara occidental. Il y a deux semaines, le Front POLISARIO, le représentant légitime du peuple sahraoui, face à une agression marocaine, a déclaré la fin d’un cessez-le-feu autrefois fomenté par une ONU qui jusqu’à aujourd’hui s’est avérée incapable de remplir sa mission et de donner du sens à la raison pour laquelle exister.
Contrairement à ce que le journaliste Leonídio Paulo Ferreira a récemment lancé dans ce journal, avec une posture qui paraît neutre et suggérant que la résolution de ce conflit, par une concession progressiste, devrait suivre un cours réaliste, je demande si c’était ce parti “du plus réaliste » qu’António Guterres – à l’époque Premier ministre – et l’ensemble de la société portugaise ont choisi sur la question du Timor-Leste alors que l’issue de la victoire indonésienne il y a un peu plus de vingt ans semblait également évidente.
Le journaliste Paulo Ferreira souligne le soutien international croissant à la faction marocaine, négligeant, dans une vision eurocentrique, la position anticolonialiste de plusieurs pays, comme l’Afrique du Sud, et le fait que le Sahara occidental, membre de l’Union africaine depuis 1984, ayez votre soutien. La question du Sahara occidental n’est pas celle de l’Algérie. L’autonomie du territoire suggérée par la monarchie dictatoriale alaouite n’est pas une option tant que les Sahraouis ne l’ont pas choisie dans le cadre d’un référendum libre et juste. Combien d’entre nous, Portugais, seraient prêts à accepter une proposition d’autonomie de Madrid si l’Espagne décidait d’envahir le Portugal? Il n’y a pas de séparatisme sahraoui comme indiqué dans votre texte. Il y a une lutte pour l’autodétermination de la part d’un peuple dont le pays était occupé.
Il y a deux semaines, un autre conflit armé a refait surface dans notre monde. La guerre, quel que soit un cessez-le-feu vieux de près de 30 ans, n’a jamais vraiment cessé d’exister en cet endroit, car un peuple qui vit en exil dans un désert où même pas les rêves n’ont de place pour grandir, un peuple qui vit opprimé dans un territoire occupé où aucun des observateurs des organisations internationales de défense des droits humains sont autorisées à se déplacer, ce sont des personnes qui vivent – et survivent – en état de guerre.
Ici, à notre porte, les armes ont recommencé à prendre feu. Et la défaite est pour nous tous en tant qu’êtres humains sur cette même planète. La question sahraouie, si proche de celle du Timor-Leste, mérite toute notre attention. Dans les années 90, nous tous, de tous les milieux politiques, de toutes les couches sociales, avons manifesté pour la juste cause des Timorais, contre le colonialisme indonésien, contre les intérêts économiques australiens.
Récemment, promue notamment par l’Association d’amitié entre le Portugal et le Sahara occidental, 360 universitaires de 39 pays ont signé une déclaration pour l’”Appui au droit international, aux droits de l’homme et au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique”.
À l’heure actuelle, le Premier Ministre portugais qui a été directement impliqué dans la libération du Timor-Leste est Secrétaire général de l’ONU. En 2021, le Portugal assumera la présidence du Conseil de l’Union européenne.
En tant que Portugais, notre responsabilité est énorme, car nous avons déjà montré que nous préférons soutenir la juste cause plutôt que la “voie réaliste”.Diario de Noticias, 27 nov 2020
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Sahara Occidental : Offensive militaire et grandes manifestations en Europe
Des unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) ont poursuivi les attaques continues et intenses contre des bases et des positions de défense de l’armée d’occupation marocaine le long du mur de la honte, a indiqué le ministère de la Défense sahraouie dans son dernier communiqué militaire.
Selon des sources militaires sahraouies présentes sur le terrain, les unités combattantes de l’ALPS ont mené, hier, une grande offensive à l’artillerie lourde et au mortier contre les positions de l’armée marocaine dans la région d’Oum Draïga.Ces attaques continues et au quotidien des bastions de l’armée d’occupation marocaine se sont intensifiées ces derniers jours. Les forces de l’APLS ont également mené des attaques intenses visant des « retranchements de l’ennemi à Oum Dighen dans le secteur Baghari », précise -t-on de source militaire sahraouie. Des « unités de la gloire et la dignité » ont, en outre, ciblé »des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases marocaines à Roussen , dans la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le secteur de Smara ». Ces attaques « destructives » ont engendré des dégâts « considérables » matériels et humains dans les rangs des forces d’occupation marocaines, précise-t-on de même source.Sur un autre plan le représentant du Front Polisario à Paris, Mohamed Sidati, a dénoncé, en marge d’une imposante manifestation à Paris , la politique et le « parti- pris aveugle » de la France en faveur du Maroc qui retarde et complique » la tâche de la Mission des Nations unies au Sahara occidental pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui (MINURSO). « La France, de par son parti-pris aux côtés du Maroc, retarde et complique la tâche de la Mission de l’Onu au Sahara occidental empêchant l’avènement d’une solution juste à travers un référendum d’autodétermination », a déclaré M. Sidati. Le diplomate sahraoui qui s’exprimait à l’issue de la grande manifestation tenue samedi à Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El- Guerguerat et appeler l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international, a observé que « la France gagnerait à adopter une position beaucoup plus neutre et équilibrée sur la question du Sahara occidental au lieu d’un parti-pris aveugle ». Il a demandé à Paris à « cesser d’avoir une attitude partisane qui va à l’encontre du droit international et d’une solution juste et pacifique « , au Sahara occidental. Selon lui « un changement dans la politique française ne peut qu’aider et hâter à une solution juste », a affirmé M. Sidati, soulignant que la France devrait adopter une « position qui conforterait les résolutions internationales et encouragerait l’application du droit international. Il a demandé à Paris de cesser d’être « partie du problème pour aider grandement au retour du Maroc à la légalité internationale et le convaincre de respecter le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination ». M. Sidati a appelé le gouvernement français à « cesser d’avoir une attitude partisane qui ne fait que perdurer l’injustice », précisant qu’il est temps que la France « contribue à une solution juste et pacifique au Sahara occidental, et ce dans l’intérêt de la paix, la sécurité et la stabilité de toute la région du Maghreb ». M. Sidati a fait savoir que le collectif des associations de la communauté sahraouie en France, soutenu par la plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, exige et demande une réunion urgente du Conseil de sécurité qui s’avère nécessaire pour restaurer le droit et rétablir la légalité internationale « bafoués par la communauté internationale, créant ainsi une frustration et déception dans les esprits des Sahraouis devant l’attitude de la Minurso et de l’ONU qui sont restées inactives face aux agressions marocaines visant à dévier et saper le processus des Nations unies à l’autodétermination du peuple sahraoui ». Le rassemblement sur la Place de la République à Paris a été tenu à l’appel du Collectif des associations de la communauté sahraouie en France et la Plateforme pour la Solidarité avec le peuple du Sahara occidental. Les manifestants sont venus massivement manifester avec enthousiasme pour soutenir la lutte légitime du peuple sahraoui, réitérant leur pleine adhésion aux objectifs du Front Polisario à l’autodétermination et à l’indépendance. Des manifestations similaires se sont déroulées dans plusieurs pays européens et notamment dans plusieurs villes d’Espagne, en Allemagne et en Suisse.M. BendibAGRESSION MILITAIRE MAROCAINE CONTRE LES SAHRAOUISImposante marche à ParisPlusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur la « Place de la République » à Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El-Guerguerat et ont appelé, samedi dernier, l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international, pour le règlement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU, le Sahara occidental. Les manifestants, munis de pancartes et de banderoles, ont scandé des slogans contre l’agression marocaine et exprimé leur solidarité et soutien à l’armée de libération sahraouie à El-Guerguerat, dans le sud-ouest du Sahara occidental. Les manifestants ont exigé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité en vue d’accélérer l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental, promis par l’ONU depuis trois décennies. Le rassemblement a été tenu à l’appel du Collectif des associations de la Communauté sahraouie en France et la Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, a indiqué le représentant du Front Polisario à Paris, Mohamed Sidati, représentant du F.Polisario en France a évoqué un « évènement important » qui marque » l’unité et la cohésion du peuple sahraoui ». Cette manifestation, qui a été autorisée par les autorités françaises, a éte massive et marquée par une présence médiatique importante, a-t-il ajouté. La manifestation vient également en soutien aux 19 prisonniers politiques sahraouis de « Gdeïm Izik » dans les prisons marocaines et dont les peines ont été injustement confirmées par la Cour de cassation de Rabat. Le gouvernement marocain a tenté de perturber la manifestation en appelant ses concitoyens en France à se rassembler, au même lieu, Place de la République, pour perturber le rassemblement. Un groupe de Marocains a éte rapidement neutralisé et poussé hors du lieu de la manifestation. Les forces d’occupation marocaines ont violé le cessez-le-feu signé en 1991 avec le Front Polisario sous l’égide de l’ONU, en menant une agression militaire contre des civils sahraouis dans la région d’El-Guerguerat le 13 novembre en cours. Une agression à laquelle a riposté l’Armée populaire de libération sahraouie avant de généraliser ses attaques en plusieurs points du mur de défense sahraoui où sont retranchées les troupes d’occupation marocaines.M. B.Appel d’une militante sud-africaine à la tenue du référendumCatherine Constantinides, militante sud-africaine des droits de l’homme, a dénoncé l’agression militaire marocaine « délibérée » contre les civils sahraouis à El Guerguarat et appelé l’ONU à fixer une date pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination. L’action « délibérée » du Maroc à El Guerguerat, en violation du cessez-le-feu de 1991, a contraint le Polisario à reprendre la lutte armée, marquant un « nouveau chapitre et un nouveau moment de l’histoire pour la libération du peuple sahraoui », après avoir « attendu un processus de paix mené par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO », a indiqué Catherine Constantinides, citée par le site Web d’actualités et d’informations basé en Afrique du Sud, Independant online (IOL). Près de 30 ans plus tard, « faute de volonté politique et sans référendum en vue, la mission onusienne, MINURSO, chargée d’organiser et de surveiller le référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental, a échoué », a-t-elle souligné. En outre, a-t-elle précisé, il « convient de noter que la MINURSO est la seule mission de maintien de la paix au monde qui ne surveille pas les droits de l’Homme, de sorte que la violation continue des droits de l’homme dans le territoire occupé est « passée inaperçue ». C’est un « vil échec de la part de l’ONU, car la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme et les militants réclament depuis des années un mandat en faveur des droits de l’homme sous la MINURSO ». Notant que la situation née de l’agression marocaine « apporte de l’instabilité dans la région et de l’incertitude au Sahel », Catherine Constantinides a appelé le Maroc à « mettre immédiatement fin à son comportement expansionniste et colonialiste au Sahara occidental, à se retirer du territoire occupé et à respecter ses frontières internationalement reconnues ».« La plus jeune arrestation était un enfant de 12 ans, Hayat Diya, maltraitée et tourmenté le 16 novembre dernier par les autorités coloniales marocaines »Le Maroc doit « accéder aux revendications légitimes et au droit inaliénable à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le royaume n’a aucune revendication valable sur le territoire, le Sahara occidental reste sous occupation militaire illégale par le Maroc, un pays qui a démontré à plusieurs reprises son profond mépris pour le droit international et les Nations unies, et reste une puissance d’occupation brutale », a-t-elle indiqué.Elle a de surcroît appelé l’ONU à « fixer une date afin de permettre, dans un délai raisonnable, l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination sans ambiguïté et de manière démocratique », et le Conseil de sécurité à « tenir des réunions urgentes pour faire face à la nouvelle agression militaire marocaine et à l’expansion territoriale illégale et à mettre fin à l’escalade de la situation et au conflit armé sur le terrain ». La défenseuse internationale des droits de l’homme a exprimé son opposition aux « violations des droits de l’homme, au harcèlement et aux emprisonnements illégaux, aux assignations à résidence illégales, à l’intimidation et à la torture perpétrées contre le peuple sahraoui ». Elle a signalé que la plus jeune arrestation était un jeune enfant de 12 ans, Hayat Diya, qui a été « maltraitée » et « tourmentée » le 16 novembre en cours dans la ville occupée, El-Ayoun, à son école ‘Nahda High School’ pour avoir porté un tablier portant le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique. Elle a également dénoncé le « harcèlement contre les journalistes Ahmed Ettanji et Nazha El-Khalidi le jour de leur mariage le 21 novembre », qui ont été assignés à résidence.Les deux journalistes bien connus de la maison de presse indépendante Equipe Media ont fait un « travail considérable pour documenter la persécution de la presse dans le territoire occupé au Sahara occidental par les services de sécurité marocains », a-t-elle dit.M. B.Le Courrier d’Algérie, 30 nov 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Completion of the Central Section of the Trans-Maghreb Motorway Axis
The “Central Section of Trans-Maghreb Motorway Axis” project aims at completing the missing links of the Central Section of the Trans-Maghreb Motorway Axis, connecting the Algerian, Moroccan and Tunisian national motorway networks. The project will provide a continuous motorway corridor from Agadir (Morocco) to Ras Jedir (Tunisian-Libyan border).
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Guerre au Sahara occidental : L’impuissance de la communauté internationale
Alors que le conflit au Sahara occidental a franchi une nouvelle étape, avec la reprise des hostilités marquant la fin du cessez-le-feu en vigueur depuis presque 30 années maintenant, le monde entier donne la nette impression d’être indifférent à ce qui se passe dans ce territoire considéré, à juste titre, comme la dernière colonie en Afrique.
En effet cela fait plus de 15 jours depuis la reprise des hostilités militaires entre les forces d’occupation marocaines et les troupes du Front Polisario et rien n’a été fait pour essayer d’endiguer ce cycle de violence armée qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région. La communauté internationale est-elle indifférente par rapport à ce conflit ?
Il y a tout lieu de le croire. Preuve en est les réactions assez molles pour ne pas dire inexistantes, notamment des puissances qui comptent dans le concert des nations. Le Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies (Onu), si prompt à faire preuve de célérité dans la réaction dans d’autres questions moins dangereuses, a, cette fois-ci fait preuve d’un laxisme qui soulève nombre d’interrogations. La plus haute instance
de l’organisation onusienne n’a, à ce propos, tenue aucune réunion, même pas informelle. Le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, s’est juste contenté, depuis le début des hostilités dans la région d’El-Guergaret, à appeler à la retenue indiquant “regretter” cette nouvelle tournure. Cette indifférence, ou plutôt cette impuissance de l’Onu, est sans doute
révélateur du parti pris des puissances occidentales qui soutiennent une partie au détriment d’une autre. Dans ce cas de figure c’est le Maroc qui jouit du soutien de la France, membre du Conseil de sécurité, est qui plus est dispose du droit de véto au Conseil de sécurité. Et c’est sans doute la France qui joue un rôle important dans le blocage de toute réunion du Conseil de sécurité.
Ce dernier a, pour rappel adopté, juste quelques jours avant la reprise des hostilités militaires, une résolution qui reconduit, pour 12 mois, le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pendant ce temps les événements s’accélèrent avec la détermination du Front Polisario à aller jusqu’au bout cette fois pour que la question trouve enfin son épilogue.
Le représentant légitime du peuple sahraoui a, juste après l’impair marocain qui a fait intervenir son armée dans la région d’El-Guergaret contre des manifestants civils, indiqué la fin du cessez-le-feu accusant le Maroc d’en être le responsable. Depuis le Front Polisario mène des attaques armées contre les forces armées royales tout le long du mur séparant la partie coloniseé par le Maroc et celle encore sous la domination sahraouie. Ce conflit armé risque de connaître l’enlisement menaçant même de se transformer en une vraie guerre, ce d’autant que des pays étrangers pourraient s’impliquer. D’ailleurs, le Polisario a annoncé hier qu’un officier et un soldat émiratis ont été tués sur le mur de sable. Selon un responsable du Polisario l’officier émirati serait un expert en informatique, plus précisément dans le maniement des drones. Cette information atteste, s’il en était encore besoin, de la dangerosité de la situation.
De plus face à la riposte du Polisario le Maroc s’apprête, selon des sources médiatiques, à renforcer son armée par le recrutement de Subsahariens pour renforcer ses rangs. Des données qui devraient inciter la communauté internationale à se ressaisir.
Par : KAMEL HAMEDLe Midi libre, 29 nov 2020
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Charte pour une autre politique africaine de la France.
Nous, Citoyens français et Africains vivant en France, attachés au respect de l’égale dignité de tous les peuples, tenons à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle française au sujet de nos rapports avec le continent africain. Notre objectif à travers cette Charte est d’ouvrir un débat public sur autre politique africaine de la France et de placer chacun — candidats et électeurs — devant ses responsabilités. Cette Charte sera soumise aux différents candidats et en tant qu’électeurs notre choix — au moment de déposer notre bulletin dans l’urne — sera guidé par les réponses apportées par les uns et les autres aux engagements affirmés dans cette Charte.
Candidat à la Présidence de la République Française,
conscient que la Françafrique se situe aux antipodes des valeurs affichées par la France,
qu’elle a alimenté et entretenue la corruption, les régimes dictatoriaux ainsi que des guerres fratricides en Afrique;
JE M’ENGAGE :
1. A reformer en profondeur la politique africaine de la France afin de mettre un terme à la Françafrique
2. A œuvrer pour la mise en place d’un contrôle parlementaire et citoyen de la politique africaine de la France
3. A clarifier les prérogatives des différents acteurs impliqués dans les enjeux africains et à mettre un terme au fonctionnement des réseaux opaques et parallèles
4. A soumettre la coopération militaire française au contrôle parlementaire
5. A sortir les relations économiques franco-africaines de toute logique de patrimonialisation
6. A soumettre les entreprises françaises intervenant en Afrique au respect des normes sociales et environnementales
7. A œuvrer à l’instauration de règles commerciales et économiques internationales transparentes et équitables
8. A respecter le droit international, la souveraineté des États africains et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
9. A mettre en œuvre une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme
Signataires à l’initiative de la Charte
Denis Pryen, éditeur ; David Gakunzi, écrivain ; Calixte Baniafouna, écrivain ; Arsène Bikoue, chercheur ; Stéphane Hessel, ambassadeur ; Dieudonné Gnammankou, historien; Armelle Riché, Harmattan ; Balufu Kanyinda, cinéaste ; Pierre Eboundit, pharmacien ; Michel Galy, politologue ; Albert Bourgi, Professeur des universités en droit public; Félix Atchadé, médecin ; Sophie Gondolle, enseignante ; Augusta Epanya, écrivain ; Thuy Tiên Ho, cinéaste ; Dominique Bangoura, enseignante ; Paul Sankara, documentaliste ; Dominique Nitoumbi, conseiller municipal — Portet-sur-Garonne; Diogène Senny, entrepreneur-formateur ; Isabelle Zenatti, sociologue ; Doudou Sidibé, enseignant ; Roger Gballou, écrivain ; Muepu Mwamba, écrivain ; Graziella Ruet, actrice ; Mathurin Mingni, président de l’Afda ; Ndendi Ekwalla, économiste urbain; Guy-Charles Tafeb, formateur ; Fréderic Poha , AMCF — jeunesse ; Dédé Oupoh, AMCF — jeunesse ; Obambe Gakosso, journaliste ; Alexis Zahoua, UNG ; Joanes Louis, doctorant ; Mohamed Camara, éditeur ; Amédée Akpane, directeur de projet ; Alain Toussaint, spécialiste communication politique Pamela Kazekare, journaliste; Popo Murigande, musicien ; Mavinga Tsafunenga, écrivain ; Alain Kassanda- Apkass, poète — musicien ; Gratien Rukindikiza, journaliste ; René Lyncée, directeur administratif et financier ; Abel Naki, cri panafricain ; Armelle Chatelier, historienne; Zap Krasso, spécialiste en communication; Ibo kenyatta, bibliothécaire; Evelyne Brener, documentariste; Sophie Ducrez, animatrice ; Daniel Nicolas, informaticien; Yera Dembelé, journaliste
Rejoignez cette initiative en envoyant votre signature à l’adresse email suivante : secretariat@irea-institut.org ou en retournant le coupon-réponse ci-dessous à l’adresse suivante: IREA (Institut de recherche et d’études africaines) 16 rue des écoles, 75005 Paris France
Oui, je rejoins cette initiative et demande aux candidats à la présidentielle 2012 de se prononcer sur les valeurs et engagements affirmés dans la Charte pour une autre politique africaine de la France
Nom _________________________________ Prénom : ______________________
Email :__________________________ Adresse : ___________________________
Code postal :_________________________________ Ville :_________________
Fonction ou organisation :_______________________________________________
SIGNATURE :
Contacts téléphoniques : 0622942990
0674885234
Site Web : www.irea-institut.
© pierreboundit – 13 février 2012.Tags : Afrique, Françafrique, France, Pillage, colonialisme,
#Tchad #Mali #Niger #Senegal #Cotedivoire #RDC #RCA #Congo #Gabon #Guinee
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Crime de guerre: les Marocains tuent des civils sahraouis et partagent des photos sur les réseaux
Le Comité sahraoui des défenseurs des droits humains (Codesa) dénonce le “crime contre l’humanité” et demande une enquête
Daniel Giovanaz
Alerte: Cet article a une galerie avec des images fortes.
Le Comité des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (Codesa) a publié mercredi dernier (25) un nouveau rapport sur les violations des droits de l’homme commises contre les citoyens du Sahara occidental, qui luttent contre l’occupation illégale du Maroc sur leur territoire et par l’autodétermination.
Selon l’organisation, des Marocains ont commis un crime contre l’humanité en assassinant deux civils sahraouis – Habib Slima Shiheb, 24 ans, et Abdullah Mohamed Mouloud Bakar Amlouko, 30 ans – et en détenant illégalement quatre autres, en plus de publier des images des cadavres et des détenus avec les yeux bandés sur les réseaux sociaux. Cette pratique viole les articles 145, 146 et 147 de la 4e Convention de Genève pour la protection des civils en temps de guerre.
Indépendant de l’Espagne depuis 1975, le Sahara occidental est en Afrique du Nord, face à l’océan Atlantique, et borde le Maroc au nord, l’Algérie à l’est et la Mauritanie au sud. Depuis 1960, il figure sur la liste des Nations Unies des territoires non autonomes.
Une attaque marocaine contre la région dite du «rift de Guerguerat», dans la partie sud du Sahara occidental, le 13 novembre, a rompu l’accord de cessez-le-feu signé entre le Front Polisario et le Maroc en 1991. En l’absence de réaction des Nations Unies Unis (ONU) à l’attaque, les Sahraouis déclarent «l’état de guerre» et reviennent à la lutte armée après presque 30 ans.
Dans le rapport, Codesa rapporte également le massacre de troupeaux de chameaux ayant appartenu aux bédouins sahraouis. Des images des chameaux morts ont été enregistrées le 26 et incluses dans la galerie ci-dessous, qui comprend également des images de civils détenus et assassinés. Les photos ont été floutées par respect pour les victimes et aussi pour minimiser l’impact visuel.
La position des Marocains est “incompatible avec la dignité humaine”, selon Codesa. L’organisation appelle à l’intervention immédiate du Comité international de la Croix-Rouge, appelle les mouvements de protection de l’environnement pour dénoncer la mort des chameaux, exige une enquête impartiale sur les crimes contre les civils dans la région, en plus de la libération d’une cinquantaine de prisonniers politiques sahraouis.
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Tu7zzjyIqPA]
Codesa a eu accès aux noms des citoyens détenus cette semaine grâce à des photographies. Ce sont: Mustafa Slima Shiheb, Muhammad Al-Midani, Ayoub Bouguentar et Maad Addour.
Le Royaume du Maroc n’a pas encore commenté l’affaire.
Source : Brasil de Fato, 27 nov 2020
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La Françafrique de A à Z
La Françafrique est un terme qui a été conceptualisé, il y a quelques décennies par l’ancien Président de la République Ivoirienne Félix Houphouët Houphouët-Boigny en 1955 qui a employé cette expression pour désigner les « bonnes relations » entre l’Afrique et la puissance coloniale dont il était député tout en militant pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
Les objectifs de cette politique sont multiples : le maintien du rang de la France à l’ONU avec un cortège d’Etat clients ; l’accès aux matières premières stratégiques comme le pétrole ( Congo-Brazzaville, Angola, Nigéria … ) ou l’uranium ( Niger ) ; le financement occulte des activités politiques du gaullisme, par la suite, de tous les partis de gouvernement ; et enfin le maintien ( dans le contexte de Guerre froide ) des pays africains dans l’orbite occidentale.Dans un premier temps, nous présenterons le système mis en place par Foccart, ensuite, il sera question de l’internationalisation du système avant de mettre en évidence les connexions militantes pour combattre la françafrique.I) La Françafrique, le bébé de Foccart.En 1960, l’histoire accule De Gaulle à accorder l’indépendance aux colonies d’Afrique Noire.Cette nouvelle légalité internationale proclamée fournit la face émergée, immaculée, la France meilleure amie de l’Afrique, du développement et de la démocratie. En même temps, Foccart, conseiller Afrique du tout nouveau chef de l’Etat le Général Charles de Gaulle, est chargé de maintenir la dépendance, par des moyens forcément illégaux, occultes, inavouables.Il sélectionne des chefs d’État ” amis de la France ” par la guerre ( plus de 100 000 bamiléké, partisans de l’UPC, massacrés au Cameroun ), l’assassinat ou la fraude électorale.À ces gardiens de l’ordre néocolonial, il propose un partage de la rente des matières premières et de l’aide au développement. Les bases militaires, le franc CFA convertible en Suisse, les services secrets et leurs faux-nez ( Elf et de multiples PME, de fournitures ou de ” sécurité ” ) complètent le dispositif.Qui est Jacques Foccart ? Jacques Koch-Foccart était secrétaire général de l’Elysée chargé des affaires africaines et malgaches.On a déjà une ébauche de la vision colonialiste du fameux conseiller puisque Madagascar est dissocié de l’Afrique. En 1952, il participe à l’Union Française censée gérer les relations entre la France et ses colonies. Comme disait François-Xavier Verschave, dans son célèbre ouvrage ‘ Noir Silence ‘,« Il était le principal géniteur de la Françafrique. Tissée sous la IV° République, en soutien d’un gaullisme écarté du pouvoir, la Françafrique a été centralisée de 1958 à 1974 par le jacobin Foccart, en charge officielle des affaires africaines. Elle s’est familiarisée et privatisée, presque aussitôt africain, par paliers côté français. On est passé du super intendant Foccart aux frères et neveux de Giscard, aux fils[page] de Mitterrand et de Pasqua ; les Elf, Bouygues, Bolloré ont pris leurs aises ; les membres et correspondants des services secrets se sont taillés des fiefs rivaux ( Général Jean-Claude Mantion au Tchad, à Djibouti, à Khartoum, à Kinshasa ; Bob Denard aux Comores… ) ou des sociétés de mercenaires comme Paul Barril et sa société Secrets ( pour ” Société d’Etudes de Conception et de Réalisation d’Equipements Techniques de Sécurité ” ) ».Pour que ce système perdure pendant autant de décennies, il a fallu éliminer les opposants comme Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandie, Félix Moumie, Barthélémy Boganda, Sylvanus Olympio, Patrice Lumumba ( avec l’aide de la CIA et des services secrets belges ), Dulcie September ( membre de l’ANC ) assassinée en plein Paris et en pleine journée qui a désormais une place à son nom dans le X° arrondissement.C’est donc l’illégalité la plus totale érigée en système, l’infraction constante et sans vergogne de « l’indépendance » proclamée.Qui dit illégalité dit secret, mécanismes cachés. Les meilleurs éléments capables de pouvoir effectuer des opérations dans le plus grand secret pour le compte de l’Etat sont les agents secrets. Ils forment une des parties les plus importantes du système. De plus, il est important de savoir que Foccart a mis en place des bureaux de liaison et le chef du bureau de liaison local ( par exemple implanté en RDC, au Congo-Brazzaville ou au Tchad ) était le deuxième personnage du pays après le Chef de l’Etat, ce qui permet à la France « amie de l’Afrique » de tenir les pays « indépendants ».Ce chef du bureau local du S.D.E.C.E ( ancêtre de la D.G.S.E ) avait carte blanche avec « le Président de la République » du pays fraîchement indépendant.Ces militaires qui sont friands de faire carrière en Afrique viennent de diverses agences comme la Direction Générale de la Sécurité Extérieure ( la D.G.S.E ), la Direction du Renseignement Militaire ( la D.R.M ), la Direction de la Surveillance du Territoire ( la D.S.T ) et la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense ( la D.P.S.D ).Ces personnes se croient tout permis en Afrique et dépassent sans cesse les budgets qui leur sont votés en ayant des accroches avec les narcotrafiquants et la mafia. On retrouve l’appât du gain qui a fait fureur chez les négriers européens et arabes entre le XV° et le début du XX° siècle. Depuis quatre décennies, sous la houlette des Services français, une République souterraine à dominante néogaulliste a ponctionné sur les ventes d’armes et le pétrole africain, entre autres, des sommes faramineuses.Dans la région des Grands Lacs, la DGSE, et plus encore la DRM, ont répandu le mythe des « Khmers noirs » tutsis, et l’ont diffusé dans les médias parisiens.Le millier de militaires du Service Action de la DGSE provient du 13° Régiment de dragons parachutistes ( R.D.P ) de Dieuze, en Moselle, et du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine ( R.P.I.M.A ), de[page]Bayonne. Tout ce petit monde compose le 11° Bataillon de parachutistes de choc ( 11° choc ), créé en 1946, dont Foccart fut le « patron hors hiérarchie ».Il faut savoir que ce bataillon a écrit quelques-unes des pages les plus sombres de la Guerre d’Algérie. Bruno Gollnish et Bernard Courcelle furent officiers du D.P.S.D, Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense adepte des habilitations « défense ». Ce dernier a créé le… D.P.S ( Département Protection Sécurité ), milice du Front National.Bernard Courcelle a fait ses armes dans la « coloniale », au 6° R.P.I.M.a. Ce personnage a d’ailleurs proposé ses services à un Mobutu en fin de règne, en 1996. Des militants et responsables sont partis instruire des armées africaines : Bob Denard aux Comores en 1995, Christian Tavernier dans l’ex-Zaïre en 1996-1997, au Congo-Brazzaville lors de l’épuration ethnique de la région du Pool qui a permis le retour en grâce de Sassou II en 1997, 1998 et 1999.Le monde politique français n’est pas étranger à cette situation du « tout-est-permis » en Afrique.Le Président de la République, le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur, de droite comme de gauche, sont indifférents à l’acharnement dont font preuve tous ses acteurs françafricains.Le conseiller diplomatique de Lionel Jospin, Serge Telle, disait à propos de la « guerre civile » au Congo-Brazzaville en juin 1998 : « Les problèmes des Congolais relèvent de la seule responsabilité des Congolais ». ( Il faut savoir que beaucoup d’anciens ministres de Jospin et de responsables socialistes font partie du Groupe de Bilderberg, lui-même faisant partie des Illuminatis qui sont à l’origine des concepts des Etats-Unis d’Amérique et des Institutions Internationales comme l’ONU, l’O.M.C, l’O.C.D.E… ).Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, tous ces politiques sont « victimes » de chantage et de pressions de la part de responsables des Services, on imagine qu’il y en a eu d’énormes pour préparer le génocide rwandais, la « kriegsspiel » du Congo-Brazzaville. Dès lors que les gaullistes ont quitté le pouvoir en 1974, les libéraux proches de Giscard vont jouer la carte de la continuité dans le système françafricain et vont monter leur propre réseau. Cela commence en 1976 avec la requête de Giscard de fournir l’U.N.I.T.A de Jonas Savimbi en armes et en instructeurs parallèlement à la CIA.Denard fait partie du voyage. A Paris, le lobby pro-Unita s’organise autour des héritiers de Giscard : François Léotard, Gérard Longuet, beau-frère de Vincent Bolloré, Claude Goasguen, Jean-Pierre Binet l’autre beau-frère de Vincent Bolloré.Cet épisode va propulser la carrière industrielle de Vincent Bolloré. Le Groupe Bollore est leader mondial du papier mince pour livres et cigarettes, mais aussi des condensateurs. Après Elf-Total, dont je parlerai plus tard, le groupe Bolloré est le deuxième conglomérat françafricain.[page]Sa fabuleuse histoire commence par le rachat de l’armateur Delmas-Vieljeux. Le groupe impose sa suprématie dans le secteur du transport maritime en Afrique, élargit son domaine aux ports, aux chemins de fer ( notamment le CFCO, le Chemin de Fer Congo-Océan ), aux routes.Il reprend le groupe Rivaud qui abritait la banque du RPR et quelques cent mille hectares de plantations coloniales. Voici un des bienfaits du colonialisme !Il s’impose avec succès dans la cigarette, étend ses concessions forestières, entre en force dans le cacao et guigne celui du coton. C’est un baron de l’Afrique francophone et « latine ». Venons-en au mastodonte de la françafrique. Voici pour vous ELF ! L’affaire ELF a permis de faire la lumière sur le pillage de plusieurs milliards d’euros de rentes pétrolières africaines passés par les comptes en Suisse. Le plus gros distributeur, Alfred Sirven, qui voulait « mettre la République à feu et à sang » à emporter tous ses secrets dans la tombe. André Tarallo et d’autres anonymes ont été mis en examen.D’importants bénéficiaires ne sont toujours pas inquiétés par la justice française. La justice française est-elle la même pour tout le monde ? Cet argent est le fruit d’une longue histoire rythmée par des guerres civiles « venues d’ailleurs », des putschs, la corruption, des assassinats. L’article du site africamaat intitulée « la Férocité Blanche » présente une liste exhaustive d’assassinats de leaders panafricains qui se battaient pour Kamita.Malgré sa privatisation et ses bonnes résolutions énoncées à ce moment-là, force est de constater que Elf n’en a pas fini avec la Françafrique de douloureux épisodes comme le Congo-Brazzaville, l’Angola, le Gabon, le Tchad et le Cameroun sont là pour nous fournir une preuve tangible. L’arrivée de Total, allié en Birmanie à une narcodictature dopée par le travail forcé, n’est pas de nature à remettre en question les mœurs pétro-françafricaines. Le nouveau groupe, plus puissant, sera apte à faire la pluie et le beau temps et à faire changer d’avis plus d’un récalcitrant en deux temps trois mouvements.La Banque F.I.B.A, banque du RPR et de la nomenklatura congolo-gabonaise qui servait de transit aux redevances pétrolières et aux ventes d’armes, a été dissoute lors du rachat d’ELF par Total. Cette prouesse a un parallèle avec le rachat de la Banque Rivaud par le groupe Bolloré qui a trouvé beaucoup de comptes perso des neveux du RPR. Une équation s’est installée dans la tête des kamites : ELF = Françafrique. Son premier président, Pierre Guillaumat, a mis en place un service de renseignement capable de changer le cours de l’histoire.En 1977, Marien Ngouabi, mécontent du contrat passé entre son pays, le Congo-Brazzaville, et la compagnie pétrolière, le fait savoir en augmentant la fiscalité sur le pétrole. Elf n’apprécie pas et Guillaumat asphyxie l’économie du pays et fait assassiner Marien Ngouabi en Mars 1977, ainsi que son prédécesseur Alphonse Massembat-Débat qui était en discussion avec Ngouabi pour revenir au pouvoir d’un commun accord. Ngouabi projetait de rendre le pouvoir à une personnalité du sud du pays, ce qui[page]déplaisait aux tribalistes en chef que sont les agents de la DGSE comme j’ai pu le dire plus haut. Les agents de la D.G.S.E ont pour mission secrète de raviver les flammes allumées au début de la traite négrière entre les clans en Afrique comme le racisme anti-Bamiléké au Cameroun, « le Hutu power », l’acharnement contre les gens originaires du Pool au Congo-Brazzaville.Située très à droite, le Grande Loge Nationale de France ( la G.L.N.F ) est la seule grande obédience française rattachée à la très puissante franc-maçonnerie américaine. Presque tous les ” présidents ” agréés par la Françafrique y ont été initiés ( Bongo, Sassou N’Guesso, Biya, Déby, Compaoré… ) ainsi qu’un panel de plus en plus déterminant de personnalités françaises de la politique, la finance, les industries sensibles ( c’est-à-dire ? ), l’armée, les services secrets, les médias ( TF1 en tête ), la justice.Vous avez pu remarquer que depuis que le « nabo » est à l’Elysée, on a pu voir revenir sur les plateaux télé : le très pimpant Charles Pasqua. Il a été le vice-président du SAC et Pierre Le Dizet en fut le Directeur. Michel Debré et Jacques Foccart n’était pas loin de cette création pour contrôler les adversaires du gaullisme en France qui pourrait regarder de trop près les activités « inavouables » du régime gaullien en Afrique.Je voudrais mettre l’accent sur un pan de la modernisation du système foccartien qui se transforme. Je veux parler de la Mafiafrique.II) De la Françafrique à la Mafiafrique.Ce qu’offre aujourd’hui l’Afrique à toutes les mafias, c’est la mise à disposition d’États de complaisance par des cliques dirigeantes retranchées sur les positions prédatrices qu’elles peuvent encore exercer, c’est l’aventurisme de ses guérillas mercenaires.La mafiafrique est syro-libanaise, belge, ukrainienne, américaine, russe, israélienne, saoudienne, émirat, anglaise, indo-pakistanaise, française, chinoise. La mafiafrique est même afghane : selon le journaliste portugais Gustavo Costa, dans un article publié dans L’Express en novembre 2001, Luanda est devenu à la fin des années 1990 le cœur d’un trafic de contrebande de biens divers organisé par les milieux trafiquants afghans de Dubaï en contrepartie du blanchiment de l’argent de la drogue.Dans l’autre sens s’organisait, suivant les réseaux rôdés de l’« Angolagate », l’approvisionnement en armes du régime taliban. La mafiafrique est planétaire. Mais, pour des raisons historiques, la mafiafrique est assez largement française.De son vaste empire africain, de ce grand mythe vécu d’un lien charnel entre la France et ses anciennes colonies, qui ne fut jamais aussi fort qu’après la décolonisation des années 1960, la France a hérité d’un capital relationnel avec les élites africaines et maghrébines et d’un savoir-faire qui font aujourd’hui merveille, bien au-delà du pré carré colonial, sur tous les terrains de la mafiafrique.[page]Le ” système Foccart ” verrouillait la Françafrique, exerçant un contrôle politique et policier sur le continent pour le compte du camp occidental et contre l’Union soviétique. Ce rôle planétaire n’a pas été sans bénéfices secondaires spécifiquement françafricains : au travers des mécanismes maintenant à peu près connus de la circulation perverse de l’aide au développement et des flux de l’économie rentière, la Françafrique a joué un rôle essentiel dans le financement de la vie politique française, pour le camp présidentiel et même au-delà, avec l’habitude prise de la cohabitation.La politique africaine ne pouvait donc pas être discutée sur la place publique, comme pouvaient l’être les relations avec l’Allemagne, la Russie ou les États-Unis. Le ” foccartisme “, celui de Jacques Foccart comme de ses successeurs, Jacques Toubon, Jacques Godfrain et Jacques Chirac ( ils peuvent au moins partager un point commun qui n’aura échappé à personne ), fermait le débat en France aussi.Évident sur la scène politique, cet étouffement a également longtemps prévalu ( et cela est moinsconnu ) dans le monde universitaire. Ce n’est nullement le fruit du hasard si la France compte relativement peu de bons spécialistes de l’Afrique contemporaine et du Maghreb.Ce qui n’a pas empêché de faire germer une pléthore de spécialistes de l’Afrique. Dans certains organismes de recherche publics ( comme l’O.R.S.T.O.M ), il était tout simplement interdit aux chercheurs de s’occuper de questions politiques au sens le plus académique du terme, la science politique : ils étaient soumis à une censure préalable.Et dans le même temps, des professeurs de droit ont écrit les constitutions africaines sans être trop regardants sur leur application dans des régimes policiers de parti unique… À partir de 1981, l’arrivée de la gauche au pouvoir a brièvement permis un certain dégel intellectuel, en ouvrant le champ de l’expertise reconnue, y compris autour de l’Élysée, à des universitaires d’un genre que l’on n’avait jamais vu jusqu’alors sous les ors de la République : pendant quelques mois, ils ont côtoyé le patron de la DGSE ( Pierre Marion ) et les conseillers spéciaux de l’Élysée ( comme Guy Penne et Jean-Christophe Mitterrand ).Mais la tendance était lourde et les experts indépendants sollicités par l’État au début des années 1980 ont été ensuite tenus à l’écart dès lors qu’ils entendaient rester indépendants. La politique de développement, héritière des combats anticolonialistes et tiers-mondistes, que la gauche victorieuse transportait dans ses valises pesa peu face aux liens d’argent qui fondaient les pouvoirs africains, via la redistribution clientéliste, et contribuaient largement au financement des partis politiques français via les ” rétro commissions “.L’expulsion de l’intrus Jean-Pierre Cot de la scène françafricaine prouva rapidement que tout allait continuer comme avant, mais avec des partenaires supplémentaires. Pour fin septembre 2008, les[page]États-Unis rassembleront leurs activités militaires en Afrique ( sauf en Égypte ) sous un seul commandement.Leur objectif, le contrôle complet des matières premières africaines. La décision a été dévoilée au début de ce mois et montre bien l’importance stratégique de l’Afrique pour les États-Unis. C’est la première réorganisation de la structure de commandement de l’armée américaine sur le plan mondial depuis 1946. La nouvelle structure a été baptisée African Command et reprend une partie des tâches de l’EUCOM, le commandement installé à Stuttgart.Le pétrole est une des raisons importantes du regain d’intérêt des Américains pour l’Afrique. La seconde est la présence accrue de la Chine en Afrique comme le disent les experts américains du Council on Foreign Relations : « La Chine a modifié la situation stratégique de l’Afrique. Sur tout le continent, elle est en quête de richesses naturelles, elle dame le pion aux entreprises occidentales dans les grands travaux d’infrastructure, elle fournit des prêts avantageux. »Actuellement, plus de 25 % des importations chinoises en pétrole viennent déjà d’Afrique. Ces dernières années, le commerce entre la Chine et l’Afrique est passé de 3 à 55 milliards de dollars ( cf. reportage des « Dessous de la carte » sur les relations sino-africaines sur le site Africamaat ), faisant de la Chine le troisième partenaire commercial de l’Afrique après les Etats-Unis et la France.III) La mobilisation contre la prédation mafieuse à Kamita et en France.La montée en puissance des mouvements africains issus de la société civile africaine semble aujourd’hui un phénomène irréversible.L’ « appel d’air démocratique »issu des conférences nationales des années 1990 interrompues brutalement dans certains pays comme le Congo-Brazzaville par la Françafrique, l’essor de la presse libre dans certains pays, la naissance du mouvement altermondialiste et j’ajouterai l’émergence en Europe d’une génération de kamites fiers de leurs glorieux ancêtres quelle que soit l’endroit d’où ils viennent ( Guadeloupe, Martinique, Guyane, Haïti… ) prêts à créer des passerelles entre la diaspora et Kamita pour une véritable et durable Renaissance africaine.Au Mali, la Coalition des alternatives Dette et Développement ( CAD Mali ) créée à l’occasion du Jubilé 2000 pour l’abolition de la dette, regroupe des dizaines d’organisations. Elle organise depuis 2001 un contre-G8 des Pauvres délocalisé à Bamako. La question des relations franco-africaines fait partie de ses préoccupations premières, comme l’a démontré l’organisation à Bamako du sommet alternatif France-Afrique de décembre 2005.Au Tchad, le Comité de suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation regroupe des organisations qui militent depuis 2002 pour obtenir des conditions favorables à la pacification et à la démocratisation de[page]leur pays. Le comité suit de près l’évolution des relations entre la France et le Tchad et participe à des actions de plaidoyer menées auprès des autorités françaises.Au Burkina Faso, des ouvrières en grèvent réussi à obtenir gain de cause face à Yves Rocher tandis qu’au Mali le syndicat Cocidirail, qui plaide pour la restitution et le développement intégré du rail malien harcèle la filiale du groupe Bouygues qui a racheté le chemin de fer Bamako – Dakar.Au Togo, une coalition de mouvements de la société civile s’est organisée en avril 2005 pour observer les conditions de déroulement du scrutin présidentiel et pouvoir dénoncer la fraude. Leurs appels et le résultat de leurs travaux ont été largement diffusés par leurs partenaires associatifs, en Afrique et en France.Ce n’est qu’à cause du soutien du Président français au candidat frauduleusement élu du clan Gnassingbé que cette mobilisation n’a pas pu aboutir.Le terrain syndical est en pleine expansion et laisse peu de répit aux multinationales françaises qui pillent allègrement les ressources naturelles et humaines du continent. En Côte d’Ivoire, l’omniprésence des investisseurs français dans tos les secteurs économiques, les soupçons de financement de la rébellion par des groupes hexagonaux ont attisé le sentiment anti-français d’une partie importante de la société ivoirienne, dans un climat marqué par l’interventionnisme militaire de la France dans le pays( opération Licorne ).A Abidjan, la colère contre l’ancienne puissance coloniale a pris un tournant lors des évènements lors des évènements de Novembre 2004. Le sentiment anti-français s’est déplacé au Togo après l’élection de Faure Gnassingbé en Avril 2006, le débat sur le rôle positif de la colonisation puis sur l’immigration choisie et a gagné une grande partie de l’opinion africaine. Je voudrais, pour finir, parler de la mobilisation des artistes contre la Françafrique.La plume du Martiniquais Aimé Césaire, du Camerounais Mongo Béti, la voix du Kongolais Franklin Mukaka, du Nigérian Fêla Kuti ont été autant d’armes au service de l’émancipation de l’Afrique.La mobilisation reprend tout son sens grâce au rap, au reggae mais aussi à la littérature et au théâtre ; après la génération perdue des années 1970-1980, dont je voudrais vous parler avant de conclure. Le journaliste burkinabé Norbert Zongo dirigeait l’hebdomadaire le plus lu au Burkina Faso,« L’Indépendant ».Amoureux de la nature, il avait créé une réserve de faune au sud de pays. Il s’y rend en voiture le dimanche 13 décembre 1998, avec un chauffeur et deux de ses collaborateurs. Le véhicule est retrouvé incendié le long de la route, les quatre occupants sont morts, leurs corps sont plus ou moins carbonisés. Les positions contestataires du journaliste, les rumeurs de complot à son égard ainsi que[page]les traces de balles retrouvées dans la porte arrière suggèrent immédiatement une mise en scène.Il enquêtait sur le scandale de pesticides Saphyto, fournis par la Sofitex, la plus grande entreprise burkinabé qui encadre toute la production cotonnière du pays puis la commercialise via sa maison mère parisienne, la C.F.D.T.Il enquêtait aussi sur le trafic des parcelles à bâtir, un système de corruption et d’escroquerie à l’encontre des candidats à l’acquisition d’un lotissement. Au premier des personnes impliquées, le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré. Tiens !?Le régime de Paul Biya qui passe pour être le plus corrompu du monde. Le combat pour une presse libre, résistant aux constantes pressions du pouvoir ; tentatives de corruption ou d’étranglement financier, censure, interdiction, menaces, brutalités. Pius Njawé a réussi à traverser toutes ses épreuves. Il est directeur du « Messager » à Douala.Il a été condamné à deux ans de prison pour avoir diffusé un article qui relatait les problèmes de santé du Président Biya survenus lors d’un match de football. A sa sortie de prison, il a bénéficié d’une solidarité extraordinaire, de ses confrères du monde entier jusqu’ aux citoyens français, des lycéens alsaciens précisément.Narléjy Yorongar qui a récemment publié un livre en vente aux Editions Menaibuc intitulé « Tchad, Le Procès d’Idriss Déby ». Il est député et responsable du parti fédéraliste, le Front d’Action pour le Renouveau. Il a félicité Nicolas Sarkozy pour son accession à la magistrature suprême ( sic ).Conclusion : En guise de conclusion, nous pouvons nous demander pourquoi l’on nous ressasse à longueur de journée que l’Afrique est pauvre alors que la somme des transactions réalisées avec l’Afrique est de l’ordre de 800 milliards de dollars, d’après un article du site africamaat sur les relations sino-africaines.Les personnes viennent de toutes les régions du monde pour faire des affaires en Afrique mais ceci n’empêche pas les médias de nous abreuver de reportages sur les africains qui meurent sur les rives méditerranéennes, les bébés qui souffrent de malnutrition… On passe sous silence le fait que la population africaine va rejoindre la Chine et l’Inde.Depuis quelque temps, on entend ici ou là : « Il faut aider l’Afrique car elle ne pourra pas assumer toute la population car elle n’a pas toutes les ressources nécessaires pour pouvoir satisfaire tous enfants »( Journal de R.F.I en Juillet dernier ). L’Afrique a toutes les ressources pour satisfaire ses enfants mais des intrus viennent s’enrichir dans le plus grand secret, à l’insu des populations africaines. Je reste optimiste pour Kamita car je vois que ses enfants sont en train d’ouvrir les yeux et s’organise pour[page]préparer la Renaissance africaine chère à l’Osiris/Cheikh Anta Diop qui est assis à la droite d’Amon.L’avenir appartient à l’Afrique et la vision spirituelle africaine peut, de près et de loin, éclairer l’humanité. Tous ces faits que j’ai pu relater ci-dessus ont des origines qui remontent à la traite négrière lorsque les leucodermes et les sémites sont arrivés en Afrique pour disséminer des armes à feu pour empêcher les royaumes africains de créer de véritables Etats africains. ( cf. « La traite négrière européenne : Vérité et Mensonges » ). Ankh Oudja Seneb( piankhy.com )( Sites à consulter pour compléter votre lecture :Livres traitant de la Françafrique :– ‘ La Françafrique, le plus long scandale de la République ‘ de François-Xavier Verschave, 1998, Ed. Stock– ‘ Noir Silence de François ‘ de François-Xavier Verschave, 2000, Ed. Les Arènes– ‘ Noir procès : offense à chefs d’Etat ‘ de François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria, 2001, Ed. Les Arènes– ‘ Noir Chirac ‘ François-Xavier Verschave, 2002, Ed. Les Arènes-Négrophobie. Réponse aux « négrologues », journalistes françafricains et autres falsificateurs de l’information, de François-Xavier Verschave, Odile Tobner-Biyidi et Boubacar Boris Diop, 2005, Ed. Les Arènes– ‘ De la Françafrique à la Mafiafrique ‘ de François-Xavier Verschave, 2004, Ed.Tribord– ‘ Au mépris des peuples : Le néocolonialisme franco-africain ‘ de François-Xavier Verschave et Philippe Hauser, 2004, Ed. La Fabrique– ‘ Le choix volé des Togolais. ‘ Rapport sur un coup d’Etat électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale ‘, coordonné par l’association Survie, 2005, Ed. L’Harmattan )Source : AfrikaMaat Institut -
أقوال الصحف لنهار اليوم 29 نوفمبر 2020
Seven-DZ : مالي تراقب بقلق الوضع في الصحراء الغربية
أكدت مالي، في بيان على لسان وزارتها للشؤون الخارجية، أنها تتابع بقلق كبير تطورات الأوضاع في الصحراء الغربية، لا سيما في منطقة الكركرات.
وحثت وزارة الخارجية والتعاون الدولي في جمهورية مالي الأطراف على استئناف المفاوضات ، مرحبة بجهود دول المنطقة والاتحاد الأفريقي والأمين العام للأمم المتحدة. الهادفة إلى تشجيع الأطراف على الحفاظ على وقف إطلاق النار المنصوص عليه في الاتفاق العسكري رقم 1 الموقع بين الطرفين والأمم المتحدة عام 1991.
كما ناشدت وزارة الخارجية والتعاون الدولي بجمهورية مالي الأمين العام للأمم المتحدة للإسراع في عملية تعيين ممثله الشخصي لمتابعة هذا الملف.
كما جددت وزارة الخارجية والتعاون الدولي في جمهورية مالي دعمها لجهود الأمين العام للأمم المتحدة للتوصل إلى حل سياسي تفاوضي عادل ومقبول من جميع الأطراف.الشروق : أزمة الكركرات.. أبرز التطورات
تتواصل تداعيات أزمة منطقة الكركرات في الصحراء الغربية، منذ إعلان جبهة البوليساريو إنهاء اتفاق وقف إطلاق النار مع المغرب.
اتحاد الشباب الديمقراطي الهندي يجدد دعمه لكفاح الشعب الصحراوي
جدد اتحاد الشباب الديمقراطي الهندي، موقفه الثابت والداعم لكفاح الشعب الصحراوي من أجل الحرية والاستقلال، جاء ذلك في بيان تضامني توصل به قسم العلاقات الخارجية لاتحاد الشبيبة الصحراوية.
واعتبر البيان الخرق العسكري الأخير من قبل الجيش المغربي على منطقة الكركرات، هو آخر محاولة إمبريالية لتقويض حرية الشعب الصحراوي، مضيفا أنه ينتهك الاتفاقيات العسكرية الدولية، ويعتبر استعراضا صارخا للقوة العسكرية من جانب الدولة المغربية لضمان استمرارية نهب الموارد الطبيعية للصحراء الغربية.
وأدان البيان وبشدة هذا العدوان والصمت الإجرامي الذي ترتكبه القوى الأوروبية مثل فرنسا وإسبانيا اللتين تستفيدان على نحو ملائم من الاحتلال المغربي للصحراء الغربية مقابل مواردها الغنية.
“إننا نعرب عن تحيتنا الثورية وتضامننا التام مع الشعب الصحراوي ورفاقنا في الشبيبة الصحراوية، الذين يقفون بشجاعة ضد الاحتلال المغربي غير القانوني لأرضهم وحريتهم” يقول البيان.
الجيش الصحراوي يواصل قصف مواقع القوات المغربية
واصلت وحدات جيش التحرير الشعبي الصحراوي الميامين، هجماتها على طول الجدار العازل المغربي، مستهدفة مواقع وتخندقات قوات الاحتلال المغربي لليوم السادس عشر على التوالي، حسب البلاغ العسكري رقم 16 الصادر عن وزارة الدفاع الصحراوي.
وشهدت ليلة السبت إلى الأحد، تنفيذ هجمات عنيفة نفذتها طلائع النصر والكرامة مستهدفة جحور جنود الاحتلال المختبئين خلف الجدار، حسب ما ذكرت وكالة الأنباء الصحراوية.
وخلال يومِ الجمعة السابع والعشرين نوفمبر الجاري، استهدف مقاتلو جيش التحرير الشعبي الصحراوي مواقع العدو التالية:
– قصف عنيف استهدف نقاط تمركز العدو بقطاع تشلة.
– قصف مركز استهدف قوات الاحتلال بمنطقة أم أدگن بقطاع البگاري.
ونهار اليوم السبت الثامن والعشرين نوفمبر 2020، استهدف حماة المجد والكرامة مواقع العدو التالية:
– قصف عنيف استهدف قواعد جنود الاحتلال في منطقة روس فدرة التمات بقطاع حوزة مرتين متتاليتين.
– قصف مركز استهدف تخندقات جنود الاحتلال في قطاع السمارة.
مظاهرة حاشدة للجالية الصحراوية بباريس
احتشد بساحة الجمهورية بالعاصمة الفرنسية باريس، السبت، عدد كبير من أفراد الجالية الصحراوية المقيمة بفرنسا، بمعية المتضامنين مع القضية الصحراوية، للتظاهر من أجل إسماع صوت الشعب الصحراوي والمرافعة عن كفاحه ونضاله ضد همجية الاحتلال المغربي وأعوانه.
وذكرت وكالة الأنباء الصحراوية، أن ممثل جبهة البوليساريو بفرنسا محمد سيداتي، وممثلين عن جمعيات الجالية الصحراوية بفرنسا وشخصيات سياسية ونقابية فرنسية شاركوا في التظاهرة.
وتم خلال المظاهرة الحاشدة رفع الأعلام الوطنية وترديد الشعارات المطالبة برحيل الاحتلال، وإلزام المجتمع الدولي ممثلا في الأمم المتحدة بالالتزام بتعهداته القاضية بتنظيم استفتاء حر، عادل ونزيه يضمن حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير والاستقلال.
كما شهدت المظاهرة العديد من الكلمات، بعث من خلالها المشاركون رسائل تضامن ومؤازرة إلى مقاتلينا الأشاوس في الجبهات الأمامية، وإلى جماهير الشعب الصحراوي التواقة إلى التحرر والاستقلال.
المشاركون طالبوا كذلك الإتحاد الأوروبي بشكل عام وفرنسا بشكل خاص بالانصياع إلى قرارات الشرعية الدولية، والكف عن المساهمة في استنزاف ونهب خيرات الشعب الصحراوي وإطالة أمد احتلاله.
الموعد : لندن تجدد دعوتها للاستئناف التفاوض في الصحراء الغربية
أكد نائب وزير الخارجية البريطاني المكلف بالشرق الأوسط وشمال إفريقيا “جيمس كلوفيرلي” ،”أن حكومة بلاده تراقب عن كثب الوضع في الصحراء الغربية”، وفق ما جاء على وكالة الانباء الصحراوية،السبت.
وقال المسؤول البريطاني في رده على سؤال كتابي لعضو المجموعة البرلمانية للصداقة مع الشعب الصحراوي ، النائب ناڤيدو مشيرا ، أن الحكومة البريطانية تواصل حث الطرفين على تجنب المزيد من التصعيد والالتزام باتفاق وقف إطلاق النار ، والعودة في أقرب وقت ممكن للعملية السياسية التي تقودها الأمم المتحدة.
وكان نائب عن حزب العمال البريطاني ، قد استوقف الوزير جيمس كلوفيرلي ، بخصوص التطورات الأخيرة في الصحراء الغربية ، وعما إذا كانت الحكومة البريطانية ستقدم احتجاجات للسفير المغربي بشأن خرق بلده لاتفاق وقف إطلاق النار لعام 1991 مع جبهة البوليساريو بإرسال قواتها إلى المنطقة العازلة الواقعة بين الصحراء الغربية وموريتانيا.
يشار إلى أن الحكومة البريطانية قد أعربت قبل أسبوع عن موقفها من المواجهات العسكرية التي اندلعت منذ 13 نوفمبر في الگرگرات بين قوات الاحتلال المغربي وجيش التحرير الشعبي إلى العملية السياسية التي تقودها الأمم المتحدة ، من أجل التوصل إلى حل سلمي ، حيث دعت إلى ضرورة العودة الفورية لحل نهائي سياسي للنزاع.
القدس العربي : ما الذي يحدث بين الجزائر والإمارات؟
الجزائر- وكالات- كذبت الجزائر التسريبات التي تحدثت عن قيام دولة الإمارات، بحظر دخول الرعايا الجزائريين إلى أراضيها، ضمن قائمة شملت أيضا 12 دولة أخرى، ووصفت هذه التسريبات بـ”الزائفة والبعيدة عن الحقيقة”.
وجاء في بيان صادر عن وزارة الخارجية أن “ما تروج له بعض وسائل الإعلام الأجنبية ومواقع التواصل الاجتماعي، لأخبار تزعم فيها إدراج اسم الجزائر في وثيقة صادرة عن هيئة رسمية لدولة الإمارات العربية المتحدة، تحظر على المواطنين الجزائريين الحصول على تأشيرة الدخول إلى الأراضي الإماراتية إلى جانب دول أخرى، هي أخبار زائفة ولا تمت للحقيقة بصلة”.وأوضحت الخارجية أن “السلطات العليا الإماراتية أكدت نفيها جملة وتفصيلا لوجود قرار يشمل المواطنين الجزائريين بإجراء المنع من الدخول إلى أراضيها”. ولفت البيان إلى أن السلطات الإماراتية أكدت أيضا “أن الوثيقة المروجة التي أدرج فيها اسم الجزائر مزورة وتقف وراءها جهات مشبوهة”.
وفق الأعراف الدبلوماسية، حتى يكون قرار منع دخول الجزائريين للإمارات باتا، يتعين تبليغ هذا القرار إلى الطرف الجزائري، مشفوعا بمبررات، وإلا اعتبر الطرف المبادر بالخطوة متمردا على الأعراف.
ولم يصدر أي بيان رسمي عن حكومة أبو ظبي يؤكد صحة هذا التسريب، الذي أوردته وكالة رويترز، استنادا إلى وثيقة صادرة عن مجمع الأعمال المملوك لدولة الإمارات، وُزعت على الشركات العاملة بالمجمع، على أساس دخول الإجراء حيز التنفيذ في الـ 18 من الشهر الجاري.وفي أول تعليق من مسؤول سام في الدولة، هاجم رئيس مجلس الأمة بالنيابة، صالح قوجيل، ما أقدمت عليه الإمارات في الصحراء الغربية، بفتحها قنصلية في مدينة العيون المحتلة، وتساءل قوجيل الذي يعد الرجل الثاني في الدولة، عن الجدوى من ذلك، في إشارة إلى أن مبررات إقامة هذه القنصلية غير متوفرة، لعدم وجود رعايا إماراتيين في الصحراء الغربية.
كما تساءل قوجيل في جلسة خصصت للمصادقة على قانونيْ المالية وتجريم اختطاف الأطفال، عن علاقة الخطوة الإماراتية بالتطبيع الذي بادرت به أبو ظبي، قبل أن تلحقها دول أخرى مثل مملكة البحرين والسودان، وهو الموقف الذي انتقده الرئيس عبد المجيد تبّون بشدة في وقت سابق، عندما قال إن “الجزائر ترفض التطبيع ولا تبارك الهرولة إليه”.
وقدر رئيس الغرفة العليا للبرلمان بأن “المقصود من الهرولة للاعتراف بالكيان الصهيوني؟ ليس المقصود منها الشعب الفلسطيني فقط وإن كان هو الأساس في الحقيقة، لكن المقصود، هي المواقف العربية الحقيقية الثورية”.
وقبل أيام وفي خضم الصراع الصامت بين الجزائر والإمارات، خرج وزير التجارة كمال رزيق في تصريح قال فيه إن المستثمرين الإماراتيين مرحب بهم في الجزائر، وهو التصريح الذي زاد من الشكوك بوجود شيء ما، خلف الغرف المغلقة بين البلدين.وتعيش العلاقات الجزائرية الإماراتية خلال الأشهر القليلة الأخيرة حالة من عدم الثقة، جسدها إقدام أبو ظبي على إقامة قنصلية لها في مدينة العيون المحتلة، قبل أن ينقل أحد المواقع المقرب من المخابرات المغربية، تسريبات عن غضب إماراتي من الجزائر، بسبب إفشالها لبعض مخططاتها في المنطقة وعلى رأسها ليبيا.
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Sahara Occidental : «Nouakchott a un rôle important à jouer» (analyste)
ISMAÏL ECHEIKH SIDIA, ANALYSTE POLITIQUE MAURITANIEN :
«Nouakchott a un rôle important à jouer»
Entretien réalisé par Tarek HafidÉcrivain et analyste politique mauritanien, Ismaïl Echeikh Sidia revient dans cet entretien sur le rôle de la Mauritanie dans la seconde guerre qui oppose le Front Polisario au Maroc. Pour ce spécialiste des questions africaines, «l’impartialité» de Nouakchott peut lui permettre de jouer un rôle de médiateur entre les deux parties. Ismaïl Echeikh Sidia évoque la possibilité d’une extension du conflit avec l’implication de l’Algérie.
Le Soir d’Algérie : Comment évaluez-vous la situation sécuritaire dans le nord de la Mauritanie depuis la reprise du conflit armé entre le Front Polisario et le Maroc ?Ismaïl Echeikh Sidia : Selon les témoignages sur le front, la situation est très tendue. Cependant, les médias marocains, dans une démarche délibérée, se taisent et n’évoquent pas cette seconde guerre au Sahara Occidental, car elle nuirait aux investissements internationaux, à la Bourse et au marché monétaire. Elle compliquera également la situation politique et sécuritaire.
Les médias sahraouis évoquent cette guerre, car la paix a presque mis la question du Sahara Occidental sous silence. Jusqu’à présent, les avions de combat marocains ne sont pas entrés en action, idem pour les canons anti-aériens sahraouis.Cependant, la portée des bombardements a dépassé les cinquante kilomètres.
À l’avenir, le point de danger et d’escalade sera à mettre sur le compte de deux parties ou de l’une d’entre elles. Il faut s’attendre à des images d’incursions qui fuiteront dans les médias. La crainte d’une défaite médiatique pourrait conduire à une propagation de la guerre à l’intérieur des villes sous contrôle marocain ou à l’intérieur du territoire algérien, voire même à des batailles intenses à la frontière algéro-maroco-algérienne. Cela signifie que l’Algérie pourrait entrer dans les deux cas dans l’affrontement, ce qui accélérera la paix ou intensifiera le conflit.
Comment l’opinion publique mauritanienne voit-elle la reprise de la guerre ?Les Mauritaniens, dans leur grande majorité, ont tendance à rechercher la paix dans la région, entre frères et voisins et sont très préoccupés par les conséquences de cette guerre à tous les niveaux. Ils savent ce qu’est le malheur car ils l’ont combattu et connaissent ses conséquences tragiques sur la paix et l’économie. Mais ils savent tous que l’équation est claire au Sahara Occidental entre une partie qui veut l’hégémonie et une autre qui la rejette et entre le rejet et l’imposition, le conflit pouvait éclater à tout moment.
La Mauritanie subit-elle encore les répercussions de la fermeture du passage de Guerguerat, sur le plan commercial mais aussi en matière d’approvisionnement en produits agroalimentaires ?Les répercussions économiques étaient liées au fait de s’être habitué à emprunter ce passage. Mais les alternatives existent bien avant son ouverture. Les échanges ont donc repris à travers les ports et les aéroports. Pendant la période de fermeture, les marchandises en provenance de l’extérieur ont été épuisées. Il faut dire qu’avec le temps, les Mauritaniens préfèrent utiliser ce passage principalement pour des raisons de rapidité et de prix. Aujourd’hui, la plupart des hommes d’affaires de la ville de Nouadhibou ont opté pour la voie maritime pour transporter les produits de la pêche vers l’Europe. Ces alternatives peuvent prendre un peu de temps pour se mettre en place.
Le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son ministre des Affaires étrangères mauritanien, Ismaïl Ould Echeikh Ahmed, ont reçu lundi le ministre sahraoui des Affaires étrangères Mohamed Salem Ould Salek.
La Mauritanie peut-elle jouer le rôle de médiateur entre la RASD et le Maroc afin de parvenir à un nouveau cessez-le-feu et relancer le processus de règlement du dossier du Sahara Occidental ?La Mauritanie, à travers sa nouvelle position, appelle à une neutralité active. Cette position d’impartialité peut lui permettre de jouer le rôle de médiateur pour deux raisons: sa bonne relation ouverte, multiforme avec l’État sahraoui, et sa relation historique avec le Maroc.
D’autant plus que la Mauritanie a de nombreuses cartes et rôles qu’elle peut jouer en temps de paix et en temps de guerre. La Mauritanie, en refusant de maintenir le passage de Guerguerat, porte préjudice à l’économie et à la politique marocaines. D’un autre côté, à travers son territoire et son armée, elle contre stratégiquement les Sahraouis. Ni Nouakchott ni les Sahraouis ne sont prêts à une tension qui sera très coûteuse au niveau populaire.
Selon vous, la Mauritanie, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties, a-t-elle plus d’atouts que l’Algérie pour mener cette médiation ?
L’Algérie est un pays que le Maroc considère comme une partie du conflit et le Polisario le considère comme un allié. La Mauritanie le considère comme un partenaire pour résoudre le dilemme sahraoui. Une grande partie de la société mauritanienne s’exprimant en langue hassanie partage avec la communauté sahraouie des facteurs anthropologiques et socioculturels. Elle contrôle également la région de Lagouira qui fait partie du territoire saharien, et a été une partie principale de l’accord de Madrid. Le Maroc pourrait avoir un rôle confortable dans le futur. A mon avis, la paix dans la région passe par Nouakchott plus qu’Addis-Abeba et New York.
Que pensez-vous de la position mauritanienne sur cette question ? Est-il possible de considérer la position de neutralité comme une position correcte si l’on considère la présence continue de voix au Maroc qui réclament toujours «la marocanité» de Mauritanie et d’autres régions des pays voisins ?La neutralité mauritanienne est un choix stratégique et non une coïncidence. Il peut porter ses fruits plus tard dans l’établissement de la paix. La Mauritanie — comme je l’ai dit — est nécessaire aux parties au conflit dans les situations de paix et de guerre. Mais elle a également besoin de stabilité.
Les Mauritaniens auront un rôle à jouer pour bâtir un Maghreb arabe fort débarrassé des conflits et de la tension. La Mauritanie peut être efficace grâce à ses capacités géostratégiques et une valeur ajoutée en matière d’intégration inter-maghrébine. Ainsi, il sera possible d’atténuer les problèmes historiques et les dépassements verbaux. De ce point de vue, la neutralité mauritanienne comme tactique est un atout pour la paix.
Le Soir d’Algérie, 29 nov 2020
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