Dans une note d’information, l’agence américaine a annoncé surveiller “le risque” pour l’aviation civile américaine dans la région du Sahara occidental mettant en garde contre “les hostilités qui pourraient s’intensifier rapidement”.
Author: xnalgrtayache58
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Sahara Occidental : L’Agence fédérale de l’aviation américaine annonce la possibilité d’interdire le survol de l’espace aérien sahraoui
L’agence a appelé les opérateurs civils à rester en contact avec les autorités de contrôle du transport aérien, et se préparer à la possibilité de restrictions de l’espace aérien. Elle a avertit que la situation pourrait devenir plus dangereuse avec l’expansion des opérations militaires.L’agence a relevé que la défense aérienne sahraouie est capable d’atteindre des avions, rappelant à ce titre qu’elle avait réussi à abattre un nombre d’avions marocains.Pour rappel, trois lignes traversent l’espace aérien du Sahara occidental reliant Paris à Dakar, Lis bonne à Dakar et les Iles Canaries à l’Afrique. Le 18 novembre, le gouvernement sahraoui a déclaré l’ensemble du territoire du Sahara Occidental “zone de guerre ouverte” prohibée à toute activité après l’agression militaire marocaine menée dans la zone tampon d’El-Guerguerat en violation de l’accord de cessez-le-feu, signé entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc en 1991.#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Les Gilets Jaunes, le Hirak et l’enjeu de la démocratie
par Kamal Guerroua
Patrick est un Gilet Jaune ! C’est un gars hors pair avec une faconde inhabituelle. Il aime discuter de tout et de rien. Et entre deux verres, il peut raconter tout un tas d’anecdotes, jusqu’au point que l’on s’imagine qu’il en invente certaines. Parisien de naissance, aucune ville française ne lui est étrangère, tellement la passion du voyage est ancrée dans son esprit. Méditerranéen de culture (d’après sa définition), il s’intéresse à tout ce qui se passe au Maghreb, en particulier l’Algérie, dont il y voit de l’espoir. Il me disait, un tantinet moqueur, que l’homme méditerranéen a deux traits profonds, intimement liés l’un à l’autre : la passion d’abord, puis ensuite la familiarité avec la révolte. Partout où il est, la fumée lacrymogène et la casse y sont ! La dernière fois que l’on s’est vus, c’était en juillet 2019 à Marseille. La ville phocéenne était alors parée de ses plus beaux atours pour organiser un festival culturel sur le livre. »Les Algériens, m’explique-t-il avec un brin de malice brillant au coin des yeux, nous ont enseigné les fondamentaux des révolutions réussies !» «Mais lesquels ?» lui dis-je curieux. «Tout d’abord, l’unité dans l’action, et puis le fait qu’on peut faire une révolution, sans passer forcément par la case lacrymale et la violence, deux choses typiques des révoltes populaires. C’est déjà un exploit pour tous les peuples des deux rives de la mare nostra».
En prononçant ce mot «violence», Patrick a regardé dans le vide, puis l’a répété, pas une fois, mais trois. Pour lui, les choses auraient pu dégénérer en Algérie, si les manifestants n’avaient pas fait montre d’une grande maîtrise de leurs réflexes, et surtout d’une constance dans leur démarche. C’est d’ailleurs, d’après lui toujours, l’erreur que les Gilets Jaunes ont commise en Hexagone. Ces derniers sont entrés directement, pour la plupart, dans le jeu des politiques, en optant pour la force «médiatisée» à outrance afin de faire valoir leurs droits qui sont d’ordre économique. «Et quand on adopte la violence ou la tactique du camp adverse qui essaie de vaincre, dominer et manipuler par la diversion et la force, on tombe forcément dans son labyrinthe». L’exemple algérien, m’explique-t-il, est singulier dans la mesure où la masse populaire avait agi en force symbolique unie dans sa diversité, c’est-à-dire en contrepoids démocratique alternatif dans un rapport de forces complexe contre à la fois des forces anticonstitutionnelles corrompues et des clans satellitaires et larbins courant derrière les dividendes de la rente. En outre, le Hirak avait un fort ancrage dans l’Algérie profonde, ce qui lui a permis de gagner en longévité et en maturité au fil des mois, sans qu’il ne fléchisse devant les tentatives de sa déstabilisation psychologique. «Et tu penses que le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas aussi cet ancrage-là ?» «Malheureusement non !» «Mais pourquoi ?» «Parce qu’à la base, c’est un mouvement d’ouvriers salariés, à peine différent des Nuits Debout, que des milliers de Français ont organisées auparavant partout en France !» «C’est-à-dire ?» « C’est simple, quand les Algériens sont sortis, ils n’ont pas demandé d’augmentation de salaires et de pouvoir d’achat, ils n’ont pas demandé de logement ni de l’élévation de leur standard de vie, ni moins encore un dinar qui leur offre des droits aux vacances d’été, mais ils ont demandé une chose, une seule chose qui vaut l’or : la dignité. Or, comme tu le sais mon ami, la dignité, on ne l’achète pas, mais on l’acquiert, on la conquiert, on se l’approprie.
C’est pourquoi, le régime n’a pas pu acheter ni soudoyer les masses algériennes pour qu’elles cessent de manifester, contrairement au Mouvement des Gilets Jaunes qui s’est divisé dès le départ, scindé en catégories syndicales, appâté par les échéances électorales, en cédant aux demandes pressantes des deux extrêmes (de droite et de gauche) !» «Donc, pour toi, sur le long terme, le Hirak peut vraiment réussir ? Je te pose bien sûr cette question, en tenant compte, du fait que les Algériens vivaient dans un Etat de non-droit. Pas comme les Gilets Jaunes, du moins en principe !» «Le Hirak, c’est un espoir pour l’Algérie, les Algériens et la planète entière pour son message de paix et sa croyance dans le changement pacifique des choses. D’ailleurs, en si peu de temps, il a balisé le terrain pour un autre lendemain, il démantelé symboliquement les réseaux de la tricherie et de la mafiocratie qui se nichent en haut de la pyramide, il a revalorisé l’Algérien touché dans sa dignité et il a exposé à la vindicte médiatique mondiale les faussaires. L’espoir est permis, même si le chemin est encore long pour la conquête du pouvoir effectif.Le Quotidien d’Oran, 1 déc 2020
Tags : Algérie, France, Hirak, Gilets Jaunes,
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France : Droiture et bonne foi
par Abdou BENABBOU
Le brûlant débat actuel en France sur l’interdiction de filmer les policiers et les restrictions imposées à la presse filmée a une puissance interpellatrice à laquelle les observateurs algériens ne pourraient échapper. Il est patent de remarquer qu’à travers le monde entier les réseaux sociaux ont outrepassé le cercle restreint de l’activité politique. Le périmètre sans limite qu’ils offrent à l’activisme et au militantisme est en train de démontrer que l’ampleur qu’ils prennent les a installés dans un vaste terreau où la mouvance, la gouvernance et la gestion humaines dans leurs différents aspects ne sont pas à l’abri des mises à nu. Les statures qu’ils endossent aujourd’hui vont au-delà de celles des structures politiques classiques et l’ensemble des pouvoirs ont bien raison de se méfier de cette nouvelle force car, à bien des égards, elle se dresse comme un garde-fou contre les dépassements et peut aller jusqu’à contrarier les raisons d’Etat.
Elle est en voie d’imposer la bonne mesure du geste et d’encadrer la décision. Les acteurs de dépassements et de mauvais gestes ont de plus en plus conscience qu’une vraie épée de Damoclès plane sur leurs têtes.
Bien de graves entorses ont été dénudées par un simple clic, sans lequel des véritables assassinats perpétrés sous couvert de maintien de l’ordre seraient restés dans la case du secret. Mais plus conséquent que la dénonciation publique des fausses bavures de policiers, c’est la crainte et la prudence que ce clic impose à ceux en charge de responsabilités qui régissent la vie de tous les jours qui apparaîtraient les plus grands des bénéfices. La peur de la vidéo est en passe de devenir une arme fatale contre la nonchalance des administrations et du carriérisme désobligeant. Le spectre de la photo arrachée et étalée devient un outil efficace contre la bureaucratie.
Les pouvoirs en place auraient tort, comme en France, de tout faire pour contrecarrer cet atout qui serait un providentiel argument pour témoigner de leur droiture et de leur bonne foi.
Le reste n’est qu’affaire de morale et de conscience.Tags : France, Macron, violences policières,
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Algérie : Le procès de «Mme Maya» reporté
par R.N.
L’a Cour de justice de Tipasa a décidé hier du report au 7 décembre du procès de Nachinache Zoulikha-Chafika dite «Mme Maya» condamnée en première instance par le tribunal de Cheraga à 12 ans de prison ferme dans une affaire de corruption.
Cette décision de la chambre correctionnelle fait suite à une requête de la défense des accusés, motivée par l’absence de deux accusés principaux, Abdelghani Zaâlane et Mohamed Ghazi, respectivement ex walis d’Oran et de Chlef.
Nachinache Zoulikha-Chafika, dite «Mme Maya», a été condamnée le 14 octobre dernier par le tribunal de Chéraga à 12 ans de prison ferme assortie d’une amende de 6 millions de DA et la saisie de ses biens. Ses deux filles, Imène et Farah, ont été condamnées chacune à une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 3 millions de DA et la saisie de leurs biens.
Impliqués dans cette affaire, l’ancien wali de Chlef, Mohamed Ghazi, a été condamné à une peine de 10 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de DA, tandis que son fils a été condamné à 2 ans de prison ferme et une amende de 500.000 DA.Tags : Bouteflika, Mme Maya, corruption,
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La observación de los derechos humanos, más necesaria que nunca en el Sáhara Occidental
Por Yasmine Kacha, investigadora sobre Argelia/Marruecos/Sáhara Occidental en Amnistía Internacional
El 13 de noviembre, el ejército de Marruecos lanzó una operación en el pueblo de El Guerguerat, en la disputada región del Sáhara Occidental, para desmantelar un campamento montado tres semanas antes por unos 60 saharahuis que protestaban pacíficamente. Las autoridades marroquíes afirmaron que el campamento bloqueaba el tráfico entre la zona del territorio no autónomo del Sáhara Occidental[1] controlada por Marruecos y Mauritania.
Marruecos afirmó que la operación militar había sido un éxito y el tráfico se reanudó de nuevo. Sin embargo, al día siguiente el presidente de la autoproclamada República Árabe Saharaui Democrática (RASD), Brahim Ghali, anunció que el Frente Polisario consideraba roto el alto el fuego en vigor desde 1991. Desde entonces, ha habido informaciones de fuego cruzado entre ambos bandos.
Según organizaciones locales que observan la situación de los derechos humanos en el Sáhara Occidental, a la operación del ejército marroquí le siguió una represión de activistas saharauis por parte de la policía de Marruecos, con registros en viviendas, aumento de la vigilancia y arrestos.
El origen de estos últimos acontecimientos en El Guerguerat, una zona temporal de seguridad bajo la observación de la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (MINURSO) —la fuerza de las Naciones Unidas que vigila el alto el fuego entre Marruecos y el Frente Polisario— se remonta a varios años atrás, cuando Marruecos comenzó a construir una carretera asfaltada en la zona.
El Polisario argumentó que la construcción de la carretera violaba el derecho internacional. Los saharauis favorables a la autodeterminación comenzaron a organizar manifestaciones pacíficas en la zona para recordar a la comunidad internacional su compromiso de hallar una solución a una de las pocas situaciones de descolonización aún no resueltas en el mundo.
Aunque no hay informes de víctimas civiles en los enfrentamientos, los últimos acontecimientos son un duro recordatorio de la urgente necesidad de un mecanismo de observación de los derechos humanos que sea independiente, imparcial y efectivo, tanto en el territorio como en los campamentos de refugiados saharauis de Tinduf, en el suroeste de Argelia.
Durante los últimos diez años, el Consejo de Seguridad de la ONU ha hecho oídos sordos a las peticiones de Amnistía Internacional y otros para que se incorpore un componente de derechos humanos a la MINURSO, lo que permitiría a esta misión observar e informar sobre abusos contra los derechos humanos, como hace la gran mayoría de las misiones comparables de la ONU en todo el mundo.
A esto se añade el hecho de que en los últimos años los observadores externos han tenido cada vez más difícil el acceso a la región a medida que seguía deteriorándose la situación de los derechos humanos. En 2020, las autoridades marroquíes impidieron al menos a nueve abogados, activistas y políticos que accedieran al Sáhara Occidental. También se ha negado el acceso a periodistas.
A medida que aumentan los enfrentamientos entre Marruecos y el Frente Polisario, se incrementa la presión sobre activistas locales de derechos humanos y simpatizantes de la autodeterminación saharaui.
Entre el 13 y el 21 de noviembre, la policía marroquí rodeó y mantuvo una estrecha vigilancia sobre las viviendas de activistas y periodistas saharauis, entre otras en las ciudades de El Aaiún y Cabo Bojador. Entre las personas objeto de vigilancia se encontraban las activistas Mahfouda Lefkire y Nazha El-Khalidi y el activista Ahmed Ettandji.
Organizaciones locales que observan la situación de los derechos humanos en el Sáhara Occidental informaron también sobre la detención de al menos cuatro saharauis en El Aaiún. Una de las personas detenidas fue una niña de 12 años, arrestada el 19 de noviembre, según informes por vestir ropas militares en la escuela y una blusa con la bandera saharaui. Quedó en libertad ese mismo día.
Por su parte, en agosto de este año la policía del Frente Polisario arrestó al periodista ciudadano Mahmoud Zeidan en el campo de refugiados de Tinduf, lo mantuvo retenido 24 horas y lo interrogó sobre publicaciones en Internet en las que había criticado la distribución de ayuda durante la pandemia de COVID-19.
Actualmente es muy inusual que se permita a organizaciones de derechos humanos realizar tareas de observación e información sobre el terreno, ni en el Sáhara
Occidental ni en los campamentos de refugiados de Tinduf.Esto tiene que cambiar, especialmente ante lo que parece una nueva fase de conflicto en la larga disputa por el territorio, con posibilidad de una reanudación de los combates que ponga en peligro a la población civil y una intensificación de la represión de la disidencia por ambas partes.
Ahora más que nunca es una necesidad apremiante la observación e información imparcial e independiente de la ONU sobre los derechos humanos en el Sáhara Occidental.
[1] El Sáhara Occidental es una ex colonia española situada en la costa del Atlántico entre Marruecos y Mauritania. La ONU la considera un “territorio no autónomo” desde que España se retiró de él en 1975. En 1991 se firmó un alto el fuego entre Marruecos y el Frente Polisario y se estableció una misión de mantenimiento de la paz de las Naciones Unidas (MINURSO). Actualmente el territorio está dividido por una berma de arena de 2.700 km construida por Marruecos, que administra de hecho su zona occidental. Al este de la berma están los territorios liberados por el Frente Polisario, que tiene sus bases en los campamentos de refugiados saharauis existentes en la ciudad de Tinduf (Argelia) desde 1973.
Amnesty International,30 nov 2020
#SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara
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Sahara Occidental : L'Agence fédérale de l'aviation américaine annonce la possibilité d'interdire le survol de l'espace aérien sahraoui
Dans une note d’information, l’agence américaine a annoncé surveiller “le risque” pour l’aviation civile américaine dans la région du Sahara occidental mettant en garde contre “les hostilités qui pourraient s’intensifier rapidement”.
L’agence a appelé les opérateurs civils à rester en contact avec les autorités de contrôle du transport aérien, et se préparer à la possibilité de restrictions de l’espace aérien. Elle a avertit que la situation pourrait devenir plus dangereuse avec l’expansion des opérations militaires.L’agence a relevé que la défense aérienne sahraouie est capable d’atteindre des avions, rappelant à ce titre qu’elle avait réussi à abattre un nombre d’avions marocains.Pour rappel, trois lignes traversent l’espace aérien du Sahara occidental reliant Paris à Dakar, Lis bonne à Dakar et les Iles Canaries à l’Afrique. Le 18 novembre, le gouvernement sahraoui a déclaré l’ensemble du territoire du Sahara Occidental “zone de guerre ouverte” prohibée à toute activité après l’agression militaire marocaine menée dans la zone tampon d’El-Guerguerat en violation de l’accord de cessez-le-feu, signé entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc en 1991.#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Sahara Occidental : “La solution définitive et permanente est une urgence” (Rahabi)
ABDELAZIZ RAHABI ABORDE LE CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL SUR AL-QUDS AL-ARABI : La solution définitive et permanente est une urgence
La stabilité de la région « passe inéluctablement » par une solution définitive et permanente, le plus tôt possible, de la question du Sahara occidental, a affirmé l’ancien diplomate et ministre, Abdelaziz Rahabi.Dans une interview accordée au journal Al-Quds Al-Arabi, M. Rahabi a estimé que »partant du principe que les questions sécuritaires sont indivisibles, il est donc insensé de se mobiliser pour lutter contre le terrorisme au motif qu’il nuit à la sécurité et à la stabilité internationales, et en même temps on jette de l’huile sur le feu et on nourrit un conflit militaire dans la région en soutenant le Maroc dans son intransigeance. » Pour M. Rahabi « cette attitude de deux poids deux mesures sur les questions sécuritaires ne sert pas la stabilité dans la région », soulignant que « la stabilité dans la région passe inévitablement par une solution définitive et permanente à la question du Sahara occidental dans les plus brefs délais, en revenant au processus politique à travers des négociations directes et selon un agenda convenu pour une sortie définitive de la crise ».Concernant la reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario, après l’agression de l’armée d’occupation marocaine contre les manifestants pacifiques sahraouis à El-Guerguerat, M. Rahabi a expliqué que « cette guerre s’est déclenchée à la suite du blocage du processus politique depuis 1991″, affirmant qu’elle « a rappelé à la communauté internationale ce problème et ce peuple oublié pendant 30 ans (…) et par conséquent elle peut permettre l’accélération de la solution politique ». L’ancien diplomate a fait observer que « les grands pays et l’Union européenne (UE) admettent qu’il y a un réel atermoiement dans le traitement de ce conflit, qui dure depuis 1975″, relevant que « tous les pays appellent désormais à une solution politique pacifique qui puisse garantir aux Sahraouis leur droit à l’autodétermination. « Cela constitue en soi une grande réalisation », a-t-il estimé. « En tout état de cause, la question du Sahara Occidental demeure une question de décolonisation, conformément au droit international auquel appellent toutes les parties, et aux engagements pris par le Maroc pour résoudre ce problème par un référendum d’autodétermination (…) », a-t-il rappelé. S’exprimant sur le soutien de l’Algérie à la cause sahraouie, M. Rahabi a déclaré : » historiquement, notre position est claire et constante concernant les causes de libération. Celui qui connait l’histoire de la Guerre de libération algérienne sait bien que le soutien aux peuples pour leur indépendance relève de l’identité algérienne et de la tradition de sa politique étrangère, étant donné que l’Algérie avait soutenu les mouvements de libération en Amérique latine et centrale, en Asie et en Afrique depuis la Guerre de libération ». « Quid d’un pays qui a soutenu le front +sandiniste+ au Nicaragua, +le Mouvement populaire de libération de l’Angola+ et le Vietnam, pourrait-il se taire sur ce qui se passe à ses frontières? », s’est-il interrogé. À une question de savoir si le Sahara occidental est « la raison principale » de l’arrêt du train de l’Union du Maghreb -comme le prétendent certains- M. Rahabi a soutenu que « cette idée, véhiculée par les médias, est totalement contraire à la vérité, car l’Union du Maghreb a été fondée, le problème du Sahara occidental étant établi, et ce après que les dirigeants de la région aient trouvé un terrain d’entente en Algérie sur la séparation de la cause sahraouie et la construction du Maghreb ». Contrairement à ce qui est avancé, l’ancien diplomate a précisé que « la construction de l’Union du Maghreb génère un réseau d’intérêts communs entre les États de la région et corrobore le règlement du conflit », soulignant qu’ »à ce propos, le Maroc avait reçu une délégation sahraouie de haut niveau en 1989 avant qu’il se rétracte de l’accord de Marrakech » et par conséquent, « c’est le Maroc qui a gelé sa participation aux activités de l’Union du Maghreb ». Pour ce qui est de l’ouverture des consulats de certains États, notamment arabes dans les villes occupées de El Ayoun et Dakhla, M. Rahabi a indiqué que cette position « est incompatible avec les résolutions internationales, car le Maroc n’a aucune souveraineté sur une terre toujours classée par l’ONU dans le processus de décolonisation (…), il s’agit d’un grave précédent dans les relations internationales ». Il a ajouté que l’ouverture de ces « consulats » « n’affecte pas principalement » le processus de la cause sahraouie tant au niveau de l’UA que de l’ONU, d’autant plus qu’elle « ne sert pas les intérêts diplomatiques » des pays concernés.M. BendibSAHARA OCCIDENTALL’APLS poursuit ses attaques contre les FARDes unités combattantes de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont poursuivi leurs attaques contre des bases et des positions de l’armée d’occupation marocaine tout au long du ‘‘ mur de la honte ’’, pour le dix-septième jour consécutif de la rupture du cessez- le- feu par le Maroc, a indiqué ce dimanche un communiqué du ministère de la Défense sahraoui. Dans son communiqué Il précise que »les détachements avancés de l’Armée de libération sahraouie ont mené dimanche des bombardements concentrés et massifs sur la zone Om-Edken dans le secteur Albakari, la zone de Hezemih, du secteur de Mahbas » et ont visé également « les retranchements des soldats de l’occupation marocaine dans la zone de la fosse Ishiaf dans le secteur d’Al-Bakary ». Selon la même source, « les forces de l’APLS ont ciblé la veille les positions de l’ennemi marocain dans la zone de Rous Sbti dans le secteur Sbti Mahbas, dans le secteur d’Al-Forsiyya et également le secteur d’Osmol Khamlh ou d’Odrakah ». Les bombardements ont visé aussi « les bases de l’armée d’occupation marocaine dans la région d’Alfayeen dans le secteur d’Al-Farsiya », précise-t-on de meme source. L’ensemble des attaques de grande intensité ont touché les positions et les tranchées des Forces de l’armée marocaine (FAR). Tout au long des dernières quarante-huit heures les attaques de l’APLS se sont portées sans répit contre les bases militaires marocaines en plusieurs points de la ceinture de défense marocaine.L’enjeu économique derrière l’agression marocainePar ailleurs et selon l’économiste belge Xavier Dupret, la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance, « s’ancre dans l’histoire des luttes pour la décolonisation, sur fond d’importants intérêts économiques ». « Il existe une autre caractéristique coloniale dans l’occupation de la terre des Sahraouis: la spoliation. Le Sahara occidental n’est pas un désert économique. Le phosphate y abonde », a précisé l’économiste. Or, explique-t-il, « la dépendance de l’Union européenne à l’égard de cette matière première, vitale pour la fabrication d’engrais, constitue une donnée structurelle ». Dans cette analyse, Xavier Dupret a précisé que les réserves finlandaises, les plus importantes d’Europe, ne représentent que 1,5% des réserves mondiales. C’est pourquoi la troisième liste des matières premières critiques dressée en 2017 par l’Union européenne reprend la roche de phosphate. Il a indiqué que « les initiatives visant à organiser un référendum se sont, depuis, heurtées au refus systématique de la part de Rabat de considérer l’indépendance du Sahara occidental comme une issue au conflit ». « Ce blocage explique pourquoi l’accord de cessez-le-feu a été rompu récemment. En l’espèce, le Maroc a agressé des militants sahraouis dans la zone tampon d’El-Guerguerat », a-t-il ajouté. En outre, souligne l’expert, la pêche représente 70% de l’activité économique du Sahara occidental. « Dans un contexte de baisse des ressources halieutiques en Europe, l’accord de libéralisation des produits agricoles et de la pêche conclu en 2012 entre l’Union européenne et le Maroc incluait, comme par hasard, le Sahara occidental dans son champ d’application », a-t-il souligné. La Cour de Justice européenne saisie a statué que l’accord de 2012 enfreignait « plusieurs règles de droit international applicables dans les relations entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc, notamment le principe d’autodétermination ». En dépit de cet Arrêt, un nouvel accord de pêche a été conclu entre l’UE et le Maroc pour une durée de quatre ans. Il s’applique illégalement à nouveau aux eaux adjacentes au Sahara occidental. L’économiste est revenu sur « le soutien inconditionnel qu’apporte la France au Maroc qui ne risque pas de diminuer à court terme ».M.B.Le Courrier d’Algérie, 1 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #الصحراء_الغربية -
Lorraine : L’ASPS saisit le président Macron au sujet de la situation au Sahara Occidental
ASSOCIATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI-Lorraine
https://aspslorraine.wordpress.com/
SIRET 80211329000026
Nancy, le19 novembre 2020
Monsieur Le Président de la République,
Le Maroc a, le 13 novembre 2020, violé les accords du 6 septembre 1991 en lançant une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerate.En effet, les dits accords qui avaient abouti à la signature d’un cesser le feu, établissaient, entre autre, une zone tampon de 5 km de large de chaque côté du mur construit par le royaume et la création de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental. La MINURSO… Le « R » de MINURSO voulant dire référendum.
D’après nos informations, cette opération militaire a été menée sous les yeux des membres de la MINURSO, censés faire respecter l’accord.
La mission des Nations Unis a, depuis … 29 ans, un but essentiel: mettre en œuvre le référendum d’autodétermination, promis par feu le roi du Maroc, Hassan2.
Chaque année, Monsieur le Président, vous demandez au représentant français siégeant en notre nom au Conseil de Sécurité, de voter la résolution proposée par le Secrétaire Général. La dernière résolution a été votée à la majorité le 30 octobre dernier. Le Secrétaire Général a, dans le texte proposé, écrit qu’il fallait une volonté politique forte « pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
Ce texte a été voté par votre représentant. Comme ceux des années précédentes, il est écrit « autodétermination du peuple du Sahara occidental » ! Or, pour s’autodéterminer, le peuple sahraoui n’a d’autres solutions que de voter … si toutefois le royaume le permet ! Car si le recensement a été fait et que rien n’empêche la mission de l’ONU, c’est bien le Maroc qui bloque la suite du processus. Ceci bien que l’ONU soit le garant et le protecteur du droit.
La réalité est que la MINURSO a un rôle de « spectateur » passif, qui ne s’acquitte pas de sa mission.
Monsieur le Président, vous avez la possibilité de faire en sorte que la mission renforce son rôle dans ce « territoire non autonome qui reste à décoloniser ».
Tous les observateurs savent que, si la France l’avait voulu, la question aurait été tranchée depuis longtemps … Oui, mais voilà : en forçant les choses, en rompant l’accord, en ouvrant des passages dans la zone tampon, le Maroc a pris la responsabilité d’embraser la région et pris l’énorme risque de déstabiliser la sécurité des pays du Maghreb et, plus généralement du Sahel.
Monsieur le Président, vous avez désormais la responsabilité de la réconciliation des peuples du Maghreb.Chacun sait votre rôle et la densité des relations entre la France et les pays de l’Afrique du Nord. Vous ne pouvez plus édulcorer les résolutions de l’ONU. Vous devez exiger que la composante politique et administrative de la MINURSO, expulsée par le Maroc depuis 4 ans, soit réintégrée afin de mettre en œuvre ce référendum.
La France doit tenir son rang et elle le tiendra en appuyant les engagements de l’ONU.
Nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche et, dans l’attente, veuillez agréer , Monsieur le Président, en l’expression de notre très haute considération.
Les coprésidents :
Farid BELALSarah BOUKHELIFA
Catherine DAVID
Nb : L’Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui -ASPS Lorraine- s’est fixée 3 buts, entre autre «aider les sahraouis dans l’organisation du référendum dans le cadre du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
contacts : 2, rue des Feyen 54000 NANCY-France-contact.aspslorraine@orange.frTags : Sahara Occidental, Macron, ASPS, Lorraine,
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France: Plongée vers le chaos
Outre la pandémie du coronavirus qui frappe en plein fouet le monde entier, la France est certainement l’un des pays les plus affectés par l’actualité chaotique de cette année bouleversante. Et les mesures prises par le président Macron pour redresser son pays font débat.
Crise sanitaire et économique en dégringolade, violence, affrontements sanglants, islamophobie , la France semble sombrer dans le chaos total
« Baissez vos armes, on baissera nos caméras ! » Quelques 133 000 personnes ont manifesté dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, 500 000 selon les organisateurs, samedi 28 novembre, contre le texte de loi « sécurité globale » mais aussi contre les violences policières et le racisme. Une centaine de rassemblements étaient organisés dans les principales villes du pays.
«Floutage de gueule », « Qui nous protègera des féroces de l’ordre ? »… Les manifestants ont sorti les pancartes et fait fleurir les slogans contre un texte jugé attentatoire à “la liberté d’expression” et à l’Etat de droit par ses opposants. La préfecture de police de Paris indique aussi que neuf personnes ont été interpellées en marge de la manifestation de la capitale.
La façade de la succursale de la Banque de France, située place de la Bastille à Paris, a été incendiée dans la soirée du samedi 28 novembre, en marge de la nouvelle mobilisation contre la loi Sécurité globale déjà marquée par des voitures brûlées, des vitres brisées et des tensions entre manifestants et forces de l’ordre.
Le feu a été mis à la façade de la Banque de France dans la soirée du 28 novembre, jour d’un rassemblement contre la loi de la Sécurité globale qui a réuni environ 46.000 personnes à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.
Quatre membres des forces de l’ordre ont été sanctionnés jeudi pour avoir insulté et frappé un producteur de musique samedi à Paris. Soi-disant pour défaut de port du masque.
Trois policiers français ont été suspendus jeudi, après le tabassage d’un producteur de musique noir, documenté par une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. Cela intervient en pleine polémique sur le droit de filmer les forces de l’ordre en opération
L’affaire a éclaté à la faveur de la publication par le site Loopsider d’images qui montrent un homme noir appelé «Michel» roué de coups par des fonctionnaires de police dans l’entrée d’un studio de musique à Paris.
Menacé de dissolution le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) s’autodissout
Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a annoncé son autodissolution vendredi.
Devant les menaces du gouvernement français, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a annoncé vendredi 27 novembre sur son site internet son autodissolution.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé la semaine dernière avoir notifié à ses responsables la dissolution du CCIF, qu’il a accusé, après l’assassinat de Samuel Paty, d’être une officine islamiste œuvrant contre la République.Echourouk, 29 nov 2020
Tags : France, sécurité globale,
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الصحراء الغربية ، مالي ، ليبيا … تفسيرات الراهابي
ألقى الدبلوماسي السابق ووزير الثقافة والاتصال السابق ، عبد العزيز الرهابي ، في مقابلة مع صحيفة “القدس العربي” ، رؤيته للعديد من القضايا والأزمات التي تدور حول العالم. والجزائر خاصة الوضع في الصحراء الغربية وكيفية تحقيق حل لهذه الأزمة في خدمة الاستقرار الإقليمي. وأكد الرحابي ، في المقابلة ذاتها ، أن الاستقرار في المنطقة يتطلب حتمًا حلاً نهائيًا ودائمًا للمسألة الصحراوية في أسرع وقت ممكن ، وعودة إلى المسار السياسي من خلال المفاوضات المباشرة ووفقًا لأجندة. وافقوا على الخروج أخيرًا من الأزمة.
وقال السيد رحابي إن “المخاوف الأمنية غير قابلة للتجزئة ، لذلك من غير المعقول الانخراط في مكافحة الإرهاب على أساس أنه يضر بالأمن والاستقرار الدوليين ، وفي نفس الوقت يضر يطلقون النار ويؤججون الصراع العسكري في المنطقة من خلال دعم المغرب في عناده. وقال الرحابي إن هذا التناقض في المواقف من القضايا الأمنية لا يخدم الاستقرار في المنطقة. “إن المغرب لا هوادة فيه وانسحب من اتفاق مراكش ، ومع ذلك فقد أصبح يعتبر الموقف الجزائري المبدئي سببًا للعرقلة ، وأكثر من ذلك ، يعتبر المغرب الموقف المبدئي وقال الدبلوماسي السابق “الجزائر عدوانية حتى لو كان يعرف موقف الجزائر جيدا”.
وردا على سؤال حول افتتاح دولة الإمارات العربية المتحدة لقنصلية العيون ، قال السيد رحابي: “بالطبع ، فتح قنصليات في العيون موقف يتعارض مع جميع اللوائح الدولية ، لأنه لا سيادة المغرب على الأرض التي لا تزال تصنفها الأمم المتحدة في عملية تصفية الاستعمار ، بالإضافة إلى حقيقة أن دول الخليج ليس لها مجتمع في الصحراء الغربية المحتلة. وأضاف أن افتتاح قنصلية لا يؤثر بشكل أساسي على مسار القضية ، لا داخل الاتحاد الأفريقي ولا في الأمم المتحدة ، وينظر إليه على أنه سابقة في العلاقات الدولية.
وشدد على أن ذلك “لا أعتقد أنه يخدم المصالح الدبلوماسية للدول التي فتحت هذه القنصليات”. وفي إشارة إلى الأزمة الليبية ، أشار الرحابي إلى أن المشكلة التي أطالت الأزمة الليبية هي التدخل المباشر للقوى الأجنبية في ليبيا من خلال ضخ أموال وأسلحة متطورة للغاية. وأضاف “علينا الخروج من دائرة التوازنات العسكرية التي تتحكم في التمثيل الدبلوماسي في المفاوضات” ، موضحا أنه “إذا كانت لديك قوة عسكرية على الأرض ، فأنت من يتحكم في المفاوضات ، وعلينا أن الدخول في حل ليبي ليبي شامل بمشروع سياسي يقبله الليبيون لا الأجانب “.
“أعتقد أن أكبر مساعدة قدمتها الجزائر لليبيا هي أنها احترمت قرار الشعب الليبي ، لأنها لم تتدخل ولم ترسل أسلحة ولم تفضل. قال الدبلوماسي السابق: “من عشيرة إلى أخرى”. وشدد على أن أمن ليبيا يؤثر بشكل مباشر على الجزائر بحكم الحدود والتاريخ ، لذا فمنذ 2011 تدعو الجزائر إلى حل سلمي وليس حل ظرفي. ولدى سؤاله عن الصراع في مالي ، أشار السيد الرحبي إلى أن “المشكلة في مالي بدأت بالتوترات الأمنية في وسط وشمال البلاد ، ولها علاقة مباشرة بموقع الإرهاب الدولي في منطقة الساحل”. .
يوضح السيد الرحبي أن هذه المنطقة فقيرة. إنها تعاني من نمو سكاني قوي ، وفساد ، ولا يتم استغلال جميع مواردها الطبيعية بطريقة عقلانية. ويرى الدبلوماسي السابق أن “الخوف الجزائري قوي من نشاط الجماعات الإرهابية على حدودها الجنوبية ، خاصة وأن شبكات تهريب المخدرات والأسلحة وتهريب البشر أصبحت مرتبط بالإرهاب “.
تخشى الجزائر أن تتحول هذه المنطقة ، مالي والنيجر وبوركينا فاسو ، إلى منطقة صراع بين القوى العظمى بسبب صراع اقتصادي ولكن أيضًا لموقع عسكري ، بحسب السيد الرحبي.



