Author: xnalgrtayache58

  • Sahara Occidental : Donner vie aux textes juridiques et condamner le crime de colonisation par peuplement

    « La multitude des droits reconnus aux Sahrahouis contraste cependant avec la rareté de leur mise en application dans les prétoires de par le monde. A tel point que l’on en vient à se demander si ce ne sont pas les systèmes judiciaires nationaux et internationaux eux-mêmes qui en seraient la cause, en ce qu’ils ne fourniraient pas de cénacle approprié à la mise en œuvre des droits que leurs systèmes juridiques prétendent protéger »
    Antoine Quéré interroge en regard du droit (français, européen, international) les qualifications possibles des pratiques des sociétés françaises au Sahara occidental, inscrit en 1963 sur la liste des « territoires non-autonomes » de l’ONU, territoire occupé par l’Etat marocain, territoire revendiqué par le Front Polisario et la République Arabe Sahraouie Démocratique.
    L’auteur revient sur l’histoire de ces territoires en particulier après la colonisation par le Roi d’Espagne à la fin du XIXème siècle.
    Il me semble important de souligner la Mission des Nation Unies pour un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) et que « Ce référendum n’a jamais été mis en œuvre en raison de désaccords des parties sur la constitution des listes électorales ». Les colonisateurs ne reconnaissent jamais la légitimité des seules populations colonisées pour leur autodétermination.
    Antoine Quéré parle aussi du rapport de la diplomatie française avec cette question, dont la non-reconnaissance de l’existence de l’Etat sahraoui et des conséquences possibles en termes de « qualification de l’infraction de participation au transfert de population en territoire occupé ». A noter que ce « crime de transfert de population occupé » a été reconnu dans d’autres situations d’occupation dont celle des colonies israéliennes…
    « Notre étude se focalisera sur les entreprises françaises personnes morales ayant des activités économiques au Sahara Occidental et donc sur les organes et représentants qui peuvent être des personnes physiques ». Antoine Quéré aborde les activités économiques, les ressources en phosphates, les ressources halieutiques, l’utilisation du sable et du sel, l’eau des nappes phréatiques, la prospection de pétrole, la question des ventes d’armes…
    Il discute très en détail du domaine juridique, de « crime de transfert de population en territoire occupé », de « crime de colonisation de peuplement », de « territoire occupé », de « conflit armé international », de Conventions internationales, de la Déclaration du Caire des droits de l’homme en islam (5 août 1990) signée par le Maroc qui énonce entre autres : « La colonisation, sous toutes ses formes, est strictement prohibée en tant qu’une des pires formes d’asservissement. Les peuples qui en sont victimes ont le droit absolu de s’en affranchir et de rétablir leur autodétermination. Tous les Etats et peuples ont le devoir de les soutenir dans leur lutte pour l’élimination de toutes les formes de colonisations et d’occupation. Tous les peuples ont le droit de conserver leur identité propre et de disposer de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».
    L’auteur traite de multiples questions liées aux précédentes, de la conjugaison de « la liberté de commerce » avec le respect du droit à l’autodétermination des peuples et à leur souveraineté territoriale, de la « qualification de la situation géopolitique au Sahara Occidental », de la responsabilité pénale des entreprises françaises pour leurs activités en lien avec le Sahara Occidental…
    Il aborde, entre autres, l’imbroglio lexical et le contournement d’un terme tabou « occupation », des décisions internationales équivoques, des décisions administratives « en soutien de la diplomatie française », le constat « d’une occupation notoire issue d’un conflit armé international », l’élément moral du « crime constitué par la publicité de l’occupation »…
    « Notre deuxième partie vise donc à démontrer que d’une part des entreprises françaises participeraient au transfert de Marocains au Sahara Occidental et que d’autre part, le crime de colonisation pourrait leur être imputé. Démontrer l’imputation, c’est à dire le rattachement entre l’acte interdit (le transfert qu’il s’agira de prouver) et l’auteur (les entreprises transnationales françaises), est un défi juridique ».
    Je ne vais pas aborder les différentes questions et les réponses possibles proposées par l’auteur dans cette seconde partie. Je me contente de souligner un problème plus général, la construction institutionnelle et juridique de l’irresponsabilité des personnes morales, des conseils d’administration et des grands actionnaires des firmes transnationales (cela est aussi vrai pour toutes les formes de sociétés commerciales dites à responsabilités limitées des actionnaires SARL, SAS, SA). Ce sujet bien évidement dépasse le cadre du Sahara Occidental. Je l’ai récemment évoqué à propos des agissements de Total en Ouganda et en Tanzanie (https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/19/le-petrole-contre-les-droits-humains/).
    « L’occupation du Sahara Occidental par le Maroc est légitimée grâce aux investissements étrangers qui développent ainsi ses prétendues « provinces du Sud ». Parmi ces investissements et activités économiques figurent ceux des entreprises transnationales française, présentes au Sahara Occidental. Certaines de leurs activités semblent s’apparenter à une participation au transfert, direct ou indirect et par une puissance occupante, d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe. C’est un crime de guerre selon l’article 421-26 du Code pénal et la responsabilité pénale des entreprises française pourrait vraisemblablement être engagée ».
    Antoine Quéré : Crime de colonisation par peuplement
    Etude de cas sur les activités économiques de sentreprises françaises au Sahara Occidental
    Apso Editions, Aubagne 2020, 96 pages, 8 euros
    Didier Epsztajn
    Source : Entre les lignes entre les mots, 2 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc

  • New research paper on Libya : Measuring daily safety for effective peacebuilding

    Cordaid, Human Security Collective in partnership with eight Libyan women and youth organisations have launched a new research paper on Libya, based on 124 stories about the daily realities in Libya, collected by women and youth activists. The report exhibits a unique account of how the conflict…

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    Tags : Libya, peacebuilding,

  • رئيس مجلس الأمن ” خذلنا شعب الصحراء الغربية وارجأنا تقرير مصيره أكثر من اللازم “

    الصحراء الغربية – افريقيا برس. قال رئيس مجلس الأمن الدولي، و سفير جمهورية جنوب إفريقيا، جيري ماتجيلا، يوم الأربعاء، أن “قرار وقف إطلاق النار لعام 1991 كان على أساس تنظيم استفتاء تقرير مصير شعب الصحراء الغربية، لذا ينبغي أن نعترف جميعا بأننا خذلنا الشعب الصحراوي وأرجأنا تقرير مصيره”، حسبما أوردته مصادر إعلامية صحراوية.

    وأفاد السفير جيري ماتجيلا، خلال ندوة صحفية عقب توليه رئاسة مجلس الأمن، بأن “قرار وقف إطلاق النار لعام 1991 إستند إلى أنه في غضون عامي 1991 و 1993 سيكون هناك إستفتاء لتقرير المصير، إلا أنه، بحلول العام المقبل تكون قد مرت ثلاثة عقود و لم يتم إجراء الاستفتاء، لذا ينبغي أن نعترف بهذا الأمر، وأننا خذلنا شعب الصحراء الغربية و أرجأنا تقرير المصير أكثر من اللازم”.

    وقال أن قرار إعلان جبهة البوليساريو إنهاء وقف إطلاق النار “يشير إلى أن هناك مشكل ما في خطة التسوية”، مشيرا إلى الجمود في عملية التفاوض وفي تعيين مبعوث أممي خلفا للرئيس هرست كولر منذ ما يزيد عن حوالي سنة ونصف.

    وأعرب في ذات السياق عن تفاؤله بمحاولات الأمين العام للأمم المتحدة، أنطونيو غوتيريش، لمرتين في نوفمبر الماضي الاستعانة بثلاث مبعوثين رغم أن الأمر بدا صعبا بسبب رفضهم لمهمة الوساطة في هذا النزاع.

    ولم يستبعد رئيس مجلس الامن الدولي في البحث في آلية بديلة أخرى لهذا الغرض، مجددا ثقته في الأمين العام في جهوده لتعيين المبعوث وأمله في أن يوقف الطرفان إطلاق النار، وبأن تفي الأمم المتحدة بوعودها التي لم تتحقق للصحراويين، والمتمثلة في الاستفتاء.

    وبخصوص الأوضاع على الأرض، أشار المتحدث، أن الصحراء الغربية قد شهدت في الأسابيع الثلاثة الماضية وضعا صعبا للغاية في الكركرات، وتصاعد التوتر بين جبهة البوليساريو والقوات الملكية المغربية بخصوص الطريق يمر بتلك المنطقة، معربا عن أسفه من عودة الحرب مجددا بعد ثلاثين عاما، بعد أن إضطرت جبهة البوليساريو إلى إعلان إنهاء وقف إطلاق النار، مما يعني العودة إلى القتال.

    وفي هذا الصدد جدد رئيس مجلس الأمن، التذكير بموقف الاتحاد الأفريقي والأمين العام الذي يدعوان طرفي النزاع، المغرب وجبهة البوليساريو، إلى إحترام وقف إطلاق النار، والعودة إلى الخطوط الأمامية المتفق عليها مسبقا، وتهدئة التوتر ثم الإسراع بتعيين مبعوث شخصي للأمين العام لتجاوز حالة الجمود الذي تشوب النزاع وتحقيق تقدم نحو الحل.

    وأختتم السفير جيري ماتجيلا، حديثه عن قضية الصحراء الغربية، بالإعراب عن أمله في أن يساهم الوضع الجديد في الصحراء الغربية في تحرك مجلس الأمن وبأن يكون حافزا للأمم المتحدة للإسراع في إستعادة ما قررته من خلال الجمعية العامة ومجلس الأمن بشأن قضية الصحراء الغربية وتتجه نحو الاستفتاء في الصحراء الغربية.

    وكانت جبهة البوليساريو قد أعلنت إنهاء الالتزام بوقف إطلاق النار وشن هجمات عسكرية ضد قوات الإحتلال المغربية على طول جدار العار، ردا على شق جيش الإحتلال المغربي لثغرتين غير شرعيتين جديدتين في الجدار وتنفيذ عملية عسكرية ضد المدنيين الذي كانوا يتظاهرون بشكل سلمي لمطالبة الأمم المتحدة بإغلاق الثغرة غير الشرعية المتواجدة في الكركرات وبالتسريع في تنفيذ وعد الاستفتاء وحماية حقوق الإنسان والاستغلال غير الشرعي للموارد الطبيعية في الأراضي الخاضعة للاحتلال المغربي .

    Africa-press

  • لافروف يؤكد لبوريطة أهمية تفادي التصعيد في الصحراء الغربية

    أكد وزير الخارجية الروسي سيرغي لافروف لنظيره المغربي ناصر بوريطة، على أهمية ضبط النفس وضمان سريان وقف إطلاق النار في الصحراء الغربية.

    وأعلنت الخارجية الروسية في بيان لها أن لافروف بحث مع نظيره المغربي ناصر بوريطة في مكالمة هاتفية المسائل الأكثر إلحاحا على الأجندة الدولية والإقليمية، مع التركيز على مستجدات الأوضاع في الشرق الأوسط وشمال إفريقيا وخاصة في الصحراء الغربية.

    وورد في البيان: “نظرا لتصعيد الوضع في الصحراء الغربية دعا لافروف الأطراف المعنية إلى ضبط النفس والالتزام بنظام وقف إطلاق النار واستئناف العملية التفاوضية تحت رعاية الأمم المتحدة”.

    وأكد الطرفان ثبات موقفهما القاضي بضرورة حل جميع الخلافات بالأساليب السياسية والدبلوماسية حصرا وعبر حوار وطني شامل دون أي تدخل خارجي.

    وشدد الوزيران على ضرورة مواصلة تنسيق المساعي الدولية لتقريب مواقف الفرقاء الليبيين بما يخدم تشكيل مؤسسات حكم موحدة استنادا لمخرجات مؤتمر برلين وقرار مجلس الأمن الدولي 2510.

    كما استعرض الوزيران أهم اتجاهات التعاون الثنائي، والتنسيق في السياسات الخارجية وتطوير الروابط في مجالات المال والأعمال والتبادل الإنساني.

    وأعرب لافروف وبوريطة عن ارتياحهما إزاء مضي بلديهما قدما في تطبيق إعلان الشراكة الاستراتيجية الذي تم تبنيه في 2016.

    المصدر: RT

  • Visas et immigration : la nouvelle proposition de l’UE au Maroc

    L’Europe, qui a besoin d’immigration, propose une nouvelle approche au Maroc. Une proposition qui rejoint celle faite récemment par l’Italie à la Tunisie.

    Par Camelia Amrani

    L’Europe veut accélérer les renvois d’immigrés clandestins au Maroc. Pour y parvenir, la commissaire aux Affaires intérieures à l’Union européenne (UE), Ylva Johansson, a entamé, mardi 1er décembre, une visite de deux jours à Rabat afin de discuter d’un partenariat « mutuellement bénéfique » entre les deux parties.

    L’objectif du partenariat consiste en l’augmentation du nombre d’expulsions de l’UE vers le Maroc, avec en échange une politique de facilitation de l’obtention des visas Schengen pour les citoyens marocains.

    « J’ai été mandatée pour négocier la réadmission et la facilitation des visas », a affirmé Mme Johansson en marge de sa rencontre avec les autorités marocaines.

    Facilitation des visas et des vois légales

    « L’UE a besoin de migration. Nous sommes une société vieillissante, nous avons besoin de migrants, mais… les citoyens européens ont un peu peur des arrivées irrégulières », a expliqué la commissaire européenne aux Affaires intérieures.

    « Avoir moins d’arrivées irrégulières et renvoyer ceux qui ne peuvent pas rester, c’est étroitement lié à la facilitation des visas et aux voies légales (de migration, NDLR) », a-t-elle souligné dans ce cadre. Une proposition qui rejoint celle faite récemment par l’Italie à la Tunisie.

    L’Union européenne a mobilisé 343 millions d’euros pour la gestion de la migration au Maroc depuis 2018, y compris des programmes d’éducation et de formation de la police, selon des données de l’UE publiées ce mardi.

    Ylva Johansson a également fait état de la « situation aigüe » relevée actuellement aux îles Canaries (Espagne), où les arrivées de migrants illégaux ont explosé ces derniers mois, dont la moitié serait en provenance du Maroc, selon elle.

    Un partenariat entre l’UE et le Maroc

    « Nous avons le défi de personnes arrivant actuellement aux îles Canaries. 90 000 personnes sont arrivées ces derniers mois, et il semble que la moitié d’entre eux sont des ressortissants marocains », a fait savoir la commissaire européenne.

    « Nous avons une bonne coopération (avec le Maroc) en matière de migration, à la fois sur la lutte contre les passeurs et sur les retours, mais il y a encore de la marge pour s’améliorer », a estimé Mme Johansson.

    « Je ne suis pas ici pour dire aux Marocains quel type d’aide ils pourraient avoir besoin. Je suis ici pour discuter du partenariat, de la manière dont nous pouvons avoir une relation mutuellement bénéfique », a-t-elle affirmé.

    Visa-Algérie, 2 déc 2020

    Tags : Maroc, visa,

  • Point de presse quotidien du Bureau du porte-parole du Secrétaire général

    Ce qui suit est une transcription quasi-verbatim de l’exposé d’aujourd’hui de midi par Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général.

    ** Secrétaire général – COVID-19

    Bon jeudi à vous tous. Comme vous l’avez vu ce matin, le Secrétaire général s’est adressé à la Session extraordinaire de l’Assemblée générale en réponse à la pandémie du COVID-19. Il a déclaré que, pour la première fois depuis 1945, le monde entier est confronté à une menace commune, indépendamment de sa nationalité, de son appartenance ethnique ou de sa religion. M. [António] Guterres a noté que, bien que le COVID-19 ne fasse pas de discrimination, nos efforts pour le prévenir et le contenir le font, ajoutant qu’il a frappé durement les plus pauvres et les plus vulnérables.

    Bien qu’un vaccin soit bientôt disponible, le Secrétaire général a souligné que nous ne devons pas nous leurrer – un vaccin ne peut pas réparer les dommages qui s’étaleront sur des années, voire des décennies, à venir. Alors que cette année difficile tire à sa fin, il a déclaré que nous devons nous résoudre à prendre des décisions et des actions difficiles et ambitieuses qui mèneront à de meilleurs jours à venir. Le Secrétaire général a ajouté que, dans une crise mondiale, nous devons répondre aux attentes de ceux que nous servons avec unité, solidarité et action mondiale multilatérale coordonnée.

    **Conseil de sécurité

    Juste une mise à jour sur le Conseil de sécurité, qui a tenu ce matin une réunion sur la réforme du secteur de la sécurité. Lors d’un exposé au nom du Secrétariat de l’ONU, le Sous-Secrétaire général, Bintou Keita, a déclaré que pour les sociétés qui se remettent d’un conflit et de l’instabilité, la réforme du secteur de la sécurité est très prometteuse. Ajoutant qu’il est largement reconnu qu’il s’agit d’un élément clé du soutien de l’ONU aux efforts nationaux visant à maintenir la paix et à prévenir «l’éclatement, l’escalade, la continuation et la récurrence du conflit» dans tout le continuum de la paix.

    Mais elle a rappelé aux membres du Conseil que les attentes doivent être réalistes. La gouvernance et la réforme du secteur de la sécurité est une entreprise complexe et à long terme, qui s’étend parfois sur une génération. Par conséquent, a-t-elle conclu, il est important que le soutien de l’ONU dans ce domaine reste fermement ancré et informé par les besoins de sécurité de la population, en tenant compte de chaque contexte unique et de chaque expérience historique.

    **Ethiopie

    Une note de l’Éthiopie et de la région. Nos collègues humanitaires nous disent qu’une mission est sur le terrain à Afar depuis hier pour évaluer les besoins les plus immédiats des personnes déplacées par le conflit au Tigray et guider notre réponse. Cela fait suite à l’accord dont nous vous avons parlé hier entre l’ONU en Éthiopie et le gouvernement fédéral pour faciliter l’accès des organisations humanitaires aux zones sous le contrôle du gouvernement.

    Le conflit au Tigray continue de pousser les gens au Soudan en quête de sécurité. Plus de 46 400 personnes – dont près de la moitié sont des enfants – sont maintenant arrivées au Soudan depuis le début du mois de novembre. Le HCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés) et ses partenaires augmentent la capacité du camp d’Um Rakuba, qui accueille déjà plus de 10 000 réfugiés éthiopiens.

    **Yémen

    En ce qui concerne le Yémen, la fenêtre pour prévenir la famine au Yémen se rétrécit alors que de nouveaux chiffres révèlent des niveaux records d’insécurité alimentaire aiguë dans le pays. C’est selon les nouvelles informations fournies aujourd’hui par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance). L’analyse de la nouvelle classification intégrée de la phase de sécurité alimentaire (IPC) des agences pour le Yémen indique que des poches de conditions de famine – ou d’insécurité alimentaire de phase 5 – sont déjà revenues pour la première fois en deux ans. Ils préviennent que le nombre de personnes confrontées à ce degré d’insécurité alimentaire catastrophique pourrait presque tripler, passant de 16 500 actuellement à 47 000 personnes entre janvier et juin 2021. Dans le même temps, l’analyse d’aujourd’hui prévient que le nombre de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire de phase 4 – c’est la phase d’urgence – devrait passer de 3,6 millions à 5 millions de personnes.

    ** Fonds des Nations Unies pour l’enfance – Appel de fonds d’urgence

    Nos amis d’en face de l’UNICEF ont lancé aujourd’hui le plus grand appel de fonds d’urgence jamais lancé. Ils recherchent 6,4 milliards de dollars pour atteindre 300 millions de personnes, dont plus de 190 millions d’enfants, avec un soutien et des services essentiels jusqu’à la fin de 2021. L’appel est une augmentation de 35% par rapport aux fonds demandés pour [cette] année. L’UNICEF affirme que cela reflète les besoins humanitaires croissants à l’échelle mondiale au milieu des crises prolongées dues à la pandémie.

    L’UNICEF note également que le nombre de catastrophes liées au climat a triplé au cours des 30 dernières années – menaçant la sécurité alimentaire, augmentant la pénurie d’eau, forçant les gens à quitter leur domicile et augmentant le risque de conflits et d’urgences de santé publique. On estime que 36 millions d’enfants, plus que jamais, sont déplacés en raison des conflits, de la violence et des catastrophes. La malnutrition chez les enfants est en augmentation dans les pays du monde entier. Et quelques mises à jour sur le maintien de la paix.

    **République centrafricaine

    Nous avons une mise à jour sur les prochaines élections en République centrafricaine. La Mission des Nations Unies dans ce pays (MINUSCA) est au courant de la décision rendue plus tôt dans la journée par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine concernant les candidatures à l’élection présidentielle prévue, comme vous le savez, pour la fin de cette année. La Mission des Nations Unies appelle toutes les parties prenantes à respecter la décision de la Cour et à travailler ensemble pour faire avancer le processus électoral. L’ONU continue d’apporter un appui multiforme à ce processus.

    **République Démocratique du Congo

    La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) rapporte que le Représentant spécial adjoint pour les opérations et la protection, David Gressly, s’est rendu dans les villes de Fataki et Bayoo – ou plutôt dans deux villages du territoire de Djugu en Ituri – dans le cadre de le soutien de la Mission aux communautés et autorités locales. Là, il a rencontré des femmes locales pour discuter de l’impact du conflit en cours dans la région et des moyens de rétablir la paix dans cette partie de l’Ituri.

    La Mission des Nations Unies continue de travailler en étroite collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Djugu, notamment en matière de reconnaissance aérienne, de patrouilles motorisées et à pied de jour et de nuit, l’évacuation des soldats blessés lors des combats et des opérations militaires spéciales. . La Mission des Nations Unies a également déployé des bases militaires à Fataki et Bayoo pour empêcher les activités armées et protéger la population civile.

    **France

    Et on m’a demandé une réaction au décès de l’ancien Président de la France, et je peux vous dire que le Secrétaire général est attristé par le décès du Président Valéry Giscard d’Estaing. Il exprime ses sincères condoléances et sa profonde sympathie à la famille de M. Giscard d’Estaing et au peuple français. Dans le cadre de son héritage, M. Giscard d’Estaing restera dans les mémoires pour son engagement et sa contribution à l’intégration européenne, ainsi qu’à la coopération entre les principaux pays industrialisés.

    ** Journée internationale des personnes handicapées

    Aujourd’hui, c’est la Journée internationale des personnes handicapées. Dans son message pour la journée, le Secrétaire général a noté que lorsque des crises telles que le COVID-19 frappent les communautés, les personnes handicapées sont parmi les plus touchées. Il a déclaré que même dans des circonstances normales, le milliard de personnes handicapées dans le monde sont moins susceptibles d’avoir accès à l’éducation, aux soins de santé et aux moyens de subsistance ou de participer et d’être incluses dans la communauté. Il a souligné qu’à mesure que le monde se remet de la pandémie, nous devons nous assurer que les aspirations et les droits des personnes handicapées sont inclus et pris en compte dans un monde post-COVID inclusif, accessible et durable.

    ** Malawi – Handicap

    À ce propos, je tenais à signaler que notre équipe sur le terrain au Malawi, dirigée par la coordonnatrice résidente Maria Jose Torres, a appelé tout le monde – y compris le gouvernement, la société civile et le secteur privé – à faire plus pour garantir l’égalité participation des personnes handicapées et pour atteindre les ODD (Objectifs de développement durable). Mme Torres dit que plus de 10% des Malawites qui vivent avec au moins un type de handicap continuent de souffrir de difficultés disproportionnées pour accéder à l’éducation, aux services de santé et à des sources de revenus dignes.

    L’équipe de l’ONU a également fermement condamné les cas récents de meurtres et d’exhumations de restes de personnes atteintes d’albinisme. Il a appelé à mettre fin à ces attaques et à la profanation des tombes, ainsi qu’à la persistance de croyances néfastes qui engendrent la discrimination, l’exclusion et la violence contre les personnes atteintes d’albinisme. L’équipe a également noté les multiples défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles handicapées, en particulier la menace de violence sexuelle, qui s’est également aggravée pendant la pandémie.

    ** Indice des prix des aliments

    Et voici notre mise à jour mensuelle sur l’indice des prix des denrées alimentaires de la FAO, qui indique que les prix mondiaux des produits alimentaires ont fortement augmenté en novembre pour atteindre leur plus haut niveau en près de six ans. L’indice FAO des prix des denrées alimentaires s’est établi en moyenne à 105,0 points au cours du mois, en hausse de 3,9% par rapport à octobre et de 6,5% de plus que sa valeur un an plus tôt.

    La FAO a également noté que l’impact de la pandémie du COVID-19, en particulier en termes de pertes de revenus, est un facteur important des niveaux d’insécurité alimentaire mondiale. La pandémie intensifie des conditions déjà fragiles causées par les conflits, les ravageurs et les chocs météorologiques, y compris les récents ouragans en Amérique centrale et les inondations en Afrique. Selon le rapport trimestriel sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire, également publié aujourd’hui par la FAO, 45 pays continuent à avoir besoin d’une aide extérieure pour l’alimentation. Parmi ces pays, 34 se trouvent en Afrique.

    **Océans

    Je tenais à signaler qu’aujourd’hui était également le lancement du rapport du Groupe de haut niveau pour une économie océanique durable. Dans un message vidéo, le Secrétaire général a déclaré que les conclusions du rapport, qui sont le fruit de deux années de recherche d’experts, devaient être mises en œuvre. Il dit qu’avec de meilleures politiques et technologies, nous pouvons produire jusqu’à six fois plus de nourriture à partir de l’océan, générer 40 fois plus d’énergie renouvelable, sortir des millions de personnes de la pauvreté et contribuer à un cinquième des réductions de gaz à effet de serre.

    Le Secrétaire général a également félicité les 14 chefs d’État du Panel océanique qui ont convenu que, d’ici 2025, leurs pays géreront de manière durable toutes les zones océaniques sous leur juridiction nationale. Il a également salué le leadership des pays qui ont adhéré à la Global Ocean Alliance. Khalas. Betul, puis James.

    Source : United Nations, 3 déc 2020 (traduction non officielle)

    Tags : COVID-19, Conseil de sécurité, Ethiopie , Yémen, Fonds des Nations Unies pour l’enfance, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, France, Journée internationale des personnes handicapées, Malawi, Handicap, Indice des prix des aliments, Océans,

  • Exploring Armed Groups in Libya: Perspectives on Security Sector Reform in a Hybrid Environment

    Libya’s security sector has become virtually unrecognizable from what it was a decade ago owing to the transformations brought about since the 2011 revolution. This evolution has implications for any attempt to usher in short-term and interim security arrangements – including brokering…

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    Tags : Libya, armed groups,

  • Immigration : l’Union européenne ménage le Maroc

    Analyse 

    Rabat est central dans la politique européenne visant à contenir les migrants illégaux. Depuis 2018, 343 millions d’euros d’aides ont été versés par l’Union européenne au royaume chérifien, notamment pour la formation de sa police.
    Les arrivées illégales aux Canaries font l’objet d’une intense activité diplomatique. Cette année, 18 000 migrants ont atteint l’archipel espagnol, situé au large des côtes marocaines, contre un peu moins de 3 000 l’an dernier. Ylva Johansson, la commissaire européenne aux affaires intérieures, était en visite au Maroc mardi 1er décembre.
    « Il semble que plus de la moitié des migrants soient marocains, et il est important de savoir comment faire en sorte qu’ils rentrent », a-t-elle affirmé. Mais elle promet aussi de faciliter les visas pour les Marocains : « Pour moi, avoir moins d’arrivées irrégulières et renvoyer ceux qui ne sont pas autorisés à rester est étroitement lié à la facilitation des visas et à la migration légale. »
    Une aide financière pour Rabat
    La commissaire européenne sait qu’elle a besoin du Maroc pour contenir l’arrivée de migrants sur les côtes espagnoles. L’Union européenne pourrait ainsi augmenter son aide financière à Rabat pour la sécurisation de ses frontières. Depuis 2018, le royaume chérifien a reçu 343 millions d’euros d’aides européennes, notamment pour la formation de sa police. La Commissaire européenne est disposée à étudier un mécanisme de compensation financière afin de soutenir le gouvernement à supporter les coûts de cette nouvelle crise migratoire.
    Ce point sera à l’ordre du jour du sommet européen des 10 et 11 décembre. L’Italie, l’Espagne, la Grèce et Malte ont uni leurs voix dans une lettre adressée mercredi 25 novembre aux dirigeants de l’Union afin d’exposer leurs inquiétudes concernant la pression migratoire sur leurs côtes.
    Il y a une semaine, le ministre espagnol de l’intérieur Fernando Grande-Marlaska s’était rendu à Rabat pour expliquer que la politique de Madrid consiste à « renvoyer » les migrants « qui sont irréguliers et qui ne sont pas éligibles à la protection internationale ». Mais il avait pris soin de ménager son partenaire, soulignant la « coordination extraordinaire » de son pays avec le Maroc.
  • Sahara Occidental : Alconchel y Lobato muestran su apoyo hacia el pueblo saharaui ante la situación actual

    El alcalde de Los Barrios, Miguel Alconchel, y la delegada de Bienestar Social, Sara Lobato, han mantenido una reunión con miembros de la Federación Andaluza de Asociaciones Solidarias con el Sáhara (FANDAS) para mostrarles su preocupación y apoyo por la situación actual del Sahara Occidental.

    Lobato ha mostrado en nombre del Ayuntamiento todo su apoyo a FANDAS y ha anunciado que llevará a Pleno una moción para lograr el apoyo unánime de todos los grupos municipales para con el pueblo saharaui en su lucha por la autodeterminación.
    “Reiteramos nuestra su solidaridad con el pueblo saharaui y su apoyo al Frente Polisario, de acuerdo con la legislación internacional y las resoluciones de la ONU para la autodeterminación”, apuntó la edil.
    Desde FANDAS han pedido al Gobierno de España que “adopte una posición ante los organismos internacionales digna y firme en defensa de los derechos que asisten al pueblo saharaui en su condición de potencia administradora del Sáhara Occidental, según la legalidad internacional, responsabilidad que está obligada a ejercer mientras no concluya el proceso de descolonización”.
    Los representantes de FANDAS han trasladado a los ediles su “indignación” por el “retraso de décadas” en la aplicación del plan de paz de Naciones Unidas, lo que, a su entender, “perpetúa la situación de ocupación y refugio para miles de saharauis e imposibilita que finalice el proceso de descolonización”.
    La Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (Minurso) se estableció por la Resolución 690 del Consejo de Seguridad de 29 de abril de 1991, de acuerdo con las propuestas de arreglo aceptadas el 30 de agosto de 1988 por Marruecos y el Frente Polisario.
    El Plan de Arreglo, tal como fue aprobado por el Consejo de Seguridad, establecía un período de transición para preparar la elaboración de un referéndum que no se ha llevado a cabo. Marruecos incumple las resoluciones de Naciones Unidas y que continúa como país ocupante que ejerce prácticas que no respetan los derechos humanos, ya denunciadas de forma reiterada durante años.
    Fuente : El Templete, 3 dic 2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc
  • Affaire Belliraj: décision de renvoi pour assises le 24 décembre


    Le 24 décembre, la chambre d’accusation bruxelloise se prononcera sur l’affaire d’Abdelkader Belliraj, le Belge d’origine marocaine soupçonné de six meurtres politiques dans les années 1980. Le procureur fédéral demande que l’homme soit acquité.

    Il y a cinq ans, Belliraj était déjà acquité par la salle d’audience. Il était soupçonné de faire partie d’une organisation terroriste dans les années 1980. Belliraj aurait été impliqué dans six meurtres dans les années 1980, dont celui du Dr Joseph Wybran, alors président du Comité de coordination des organisations juives en Belgique (CCOJB). Son implication présumée dans ces faits a été révélée lorsque Belliraj a été arrêté au Maroc il y a plusieurs années, soupçonné de terrorisme. Belliraj a avoué les meurtres aux enquêteurs marocains, mais ses avocats disent que ces aveux sont “inadmissibles” parce que Belliraj les aurait faits sous la torture. Il a été condamné au Maroc et purge actuellement une peine à perpétuité.

    Sécurité de l’Etat

    Selon la chambre du conseil, il ne pouvait pas être suffisamment inculpé pour le renvoyer devant la cour d’assises. Un appel a été interjeté, ce qui signifie que la chambre d’accusation doit maintenant décider si Belliraj et six autres suspects en Belgique doivent être jugés devant la cour d’assises pour ces faits. Le parquet fédéral demande le non-lieu. Selon La Dernière Heure, le parquet soutient que les faits sont prescrits et qu’il n’y a pas suffisamment d’indices de culpabilité. En revanche, les parties civiles, dont la veuve du Dr Wybran, insistent sur un procès d’assises. Le dossier traîne depuis plusieurs années. Par exemple, en 2016, l’IA a décidé d’autoriser des enquêtes supplémentaires, afin de pouvoir vérifier si Belliraj avait effectivement travaillé comme informateur à la Sûreté de l’État. Selon La Dernière Heure, la Sûreté de l’Etat aurait admis que c’était le cas, mais n’aurait soumis qu’un dossier incomplet. Le Ki. statuera sur l’affaire le 24 décembre.

    Source : hln.be, 4 déc 2020 (traduction non officielle)

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