Author: xnalgrtayache58

  • Libya: Children's bodies washed ashore after shipwreck

    The bodies of four children have been found washed ashore west of Tripoli. Aid workers say they were on a migrant boat that sank on the high sea on Wednesday. The bodies of four children aged between five and 10 were discovered by rescue workers on the seashore west of the Libyan capital Tripoli…

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    Tags : Libya, migrants, children,

  • Sahara Occidental : Les déclarations de Trump n’engagent que lui-même (ancien diplomate)

     

    L’ancien ambassadeur Noureddine Djoudi au Jeune Indépendant : «LA DÉCISION DE TRUMP NE PEUT ENGAGER QUE LUI-MÊME»
    Les derniers développements qui ont marqué la scène internationale, notamment la déclaration du président américain sortant, Donald Trump, reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental pendant que les combats se poursuivent dans ce territoire occupé depuis 1975, ont suscité de vives indignations comme ils ont ouvert la voie à de nouvelles lectures au sujet des incidences de cet événement dans les rapports internationaux. Selon le diplomate et ancien ambassadeur Noureddine Djoudi, la décision de Trump ne peut engager aucune autre personne ou entité que lui-même et s’inscrit aux antipodes des traditions américaines. 
    En diplomate chevronné, décoré par le gouvernement sud-africain pour son rôle en tant qu’ambassadeur dans la promotion des liens entre Alger et Pretoria, M. Djoudi livre dans cet entretien au Jeune Indépendant une lecture succincte sur ces récents développements et leur implication s’agissant des relations entre les Etats-Unis et ses partenaires maghrébins. Ce diplomate, rompu aux étourdissantes tractations en coulisses depuis les années 1960, révèle que la diplomatie algérienne était parfaitement au courant de ce qui se tramait entre le locataire sortant de la Maison-Blanche et l’Administration du Makhzen. 
    Quant à la ligne diplomatique de Paris, allié stratégique de Rabat, elle ne changera pas, sauf contrainte face à la vague de dénonciation mondiale suscitée par une telle sortie, estime-t-il. Cet ancien ami de la légende sud-africaine Nelson Mandela juge nécessaire pour la diplomatie algérienne de travailler, désormais, sur une nouvelle vision intégrant tous les éléments actuels ainsi que d’éventuels développements à l’avenir, dans le cadre des enjeux géopolitiques et de la nouvelle reconfiguration des relations internationales. 
    Le Jeune Indépendant : La décision de Trump de reconnaître la «marocanité» du Sahara occidental constituera-t-elle un engagement définitif et obligatoire pour les administrations qui vont lui succéder, notamment celle de Joe Biden ? 
    Noureddine Djoudi : La décision de Trump ne peut engager aucune autre personne ou entité que lui-même. Cet acte, contraire aux traditions américaines, n’engage nullement le 46e Président, Joe Biden, qui peut et devrait l’annuler. En effet, de nombreuses voix de personnalités influentes, y compris au sein de son propre Parti républicain, ont déclaré publiquement que non seulement cette décision est contraire aux pratiques habituelles, et ce jusqu’au 20 janvier, mais elle nuit considérablement à l’image de marque des Etats-Unis dans le monde. 
    Pensez-vous que l’annonce de cette décision ferait capoter les efforts diplomatiques de la France en tant qu’allié stratégique du Maroc, partenaire économique de l’Algérie et membre du Conseil de sécurité? 
    La position officielle du gouvernement français est connue, c’est celle préconisée par certains lobbies qui soutiennent inconditionnellement les thèses marocaines pour bloquer, au Conseil de sécurité toute initiative de règlement du problème sahraoui sur la base de la résolution 1514 (XV) et des résolutions du Conseil de sécurité concernant un référendum libre et sans entrave au Sahara occidental. La diplomatie française ne pouvait souhaiter, tout bas, meilleure déclaration, sauf qu’elle est contrainte officiellement de se conformer à la légalité internationale telle qu’affirmée par les résolutions pertinentes des Nations unies en la matière. La décision de Trump de «marocaniser» le Sahara, en échange de l’officialisation par le Makhzen de ses relations avec l’entité sioniste ne peut en aucune manière changer sa ligne diplomatique actuelle, sauf forcée et contrainte par la vague d’indignation exprimée partout dans le monde. 
    Quel sera l’impact de cette décision sur le conflit du Sahara occidental. Y aura-t-il des pays qui vont retirer leur reconnaissance à la RASD ? 
    Certains pays, «persuadés»par la diplomatie immorale du Makhzen qui use de la corruption pour l’achat des voix, ont parfois accepté de soutenir la «marocanité du Sahara» en ouvrant des consulats en territoire occupé. L’ex-Swaziland a révélé officiellement la tentative par le Maroc de corrompre son ex-ministre des Affaires étrangères, limogé d’ailleurs pour cela. La déclaration de Trump ne saurait donc avoir un impact réel sur la reconnaissance de la RASD, d’autant que l’éventuelle annulation de cette décision par la nouvelle Administration à Washington ne peut qu’inciter certains à la prudence. 
    Notre diplomatie a-t-elle pu prévenir une telle évolution dans la forme annoncée, à savoir le deal conclu entre les trois parties ? 
    Notre diplomatie avait-elle les moyens de s’opposer à un Trump que ses alliés européens eux-mêmes considéraient comme «incontrôlable» ? Ni les grandes puissances ni les Nations unies ne pouvaient s’opposer à l’influence d’Ivanca, fille adorée de Trump, et de son mari Jared Kushner, sionistes avérés au service d’Israël et de ses complices au Moyen-Orient. Notre diplomatie était parfaitement au courant de l’évolution future et probable des actions du locataire provisoire de la Maison Blanche et ne se faisait aucune illusion sur les futurs traîtres à la cause palestinienne. Mais la légende de David et Goliath ne peut se réaliser face aux réalités du moment. Et c’est bien pourquoi, aujourd’hui, la priorité revient aux capacités de défense du pays à travers les grandes capacités humaines et matérielles de l’Armée nationale populaire, soutenue par un peuple patriote et prêt à tous les sacrifices. Cela ne signifie nullement que notre diplomatie est inactive. Elle agit en soutien à notre détermination de faire face aux menaces actuelles. 
    Quelle sera notre action à l’avenir ?Et est-ce que l’Algérie va changer de paradigme et de vision diplomatique en tenant compte de ces développements ou restera-t-elle confinée dans sa politique étrangère entretenue jusque-là ? 
    C’est justement pour cela que notre diplomatie doit travailler sur une nouvelle vision de l’avenir à court, moyen et long terme, en intégrant tous les éléments actuels et ce à quoi l’on doit s’attendre de l’évolution future du monde. «Gouverner c’est prévoir», dit l’adage. L’expérience de notre Révolution nous rappelle que l’atteinte de l’objectif ne passe pas nécessairement par une victoire militaire écrasante sur un ennemi puissant mais par une diplomatie qui force l’ennemi à s’asseoir à la table de négociations, où il sera contraint de renoncer à ses desseins hégémoniques. Parallèlement à une action immédiate, au vu des menaces réelles d’aujourd’hui, il y a lieu de reprendre l’initiative en Afrique qui constitue notre profondeur stratégique. Par ailleurs, il ne faudra jamais perdre de vue que du fait de notre position au croisement de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient, l’Algérie constitue pour les grandes puissances le passage obligé pour l’Afrique et le monde arabe. Sur le plan international, l’image de marque de notre pays et la reconnaissance de l’importance de sa voix dans le concert des nations dépendra d’une diplomatie active qui s’appuie sur les réformes d’une Algérie nouvelle. La diplomatie de combat qui fut la nôtre dans toutes les crises et les défis auxquels notre pays a dû faire face dans un passé récent doit reprendre la place qui lui est due dans un monde en perpétuelle évolution.   
    Avec les nouveaux développements, il y aura une nouvelle donne, à savoir la présence d’Israël à nos frontières. Comment l’Algérie compte-t-elle composer avec cette réalité ? 
    Effectivement, Israël n’a plus besoin d’infiltrer une cinquième colonne dans notre pays. L’entité sioniste est aujourd’hui à nos frontières. Elle l’était déjà par le biais du fameux «mur de la honte», mur de sable conçu par Ehud Barak et construit au Sahara occupé, au plus près de notre frontière ouest. Elle l’est aussi par la construction, au profit des Forces armées royales marocaines, d’une base à moins de 30 kilomètres de la même frontière. Elle l’est enfin par l’introduction, par des «trabendistes», de drogue, de psychotropes et de produits cosmétiques, alimentaires ou pharmaceutiques Made in Israël sous l’étiquette «Produits au Maroc». Ce n’est pas pour rien que l’ANP a pris des mesures radicales pour assurer la défense de notre frontière ouest. L’établissement de relations officielles, autant politiques qu’économiques et militaires entre le Maroc et Israël donne aujourd’hui au sionisme le moyen de menacer directement notre pays, qui est considéré, comme l’avait affirmé Moshé Dayan et l’affirme encore aujourd’hui Benjamin Netanyahu,»(…) la cible ennemie privilégiée». Cette nouvelle donne ne constitue qu’un maillon de plus dans un large projet d’encerclement de l’Algérie, et ce par la volonté avérée d’Israël d’établir des ambassades et des bases dans tous les pays voisins de notre pays. Israël et ses «amis», qu’ils soient arabes ou africains, se rendront compte qu’ils commettent la lourde erreur de tabler sur la faiblesse et les prétendues antagonismes arabes-berbères tels qu’imaginés par le MAK du renégat Mehenni. L’avenir prouvera que l’Algérie du million et demi de martyrs a toujours su, des millénaires durant, et saura relever, aujourd’hui, tous les défis et opposer sa résistance légendaire face à toutes les menaces, d’où qu’elles viennent. La mémoire de nos martyrs victimes des crimes innommables du colonialisme et celle des martyrs de la glorieuse révolution de Novembre nous commande de nous unir dans l’adversité. 
    Entretien réalisé par Aziza Mehdid

    Le Jeune Indépendanr, 17 déc 2020

  • Après le Tweet de trump sur le sahara Occidental, craintes et critiques chez la classe politique américaine

    Cascade de révélations chez la classe politique américaine après le fameux tweet de Trump, le président américain sortant, sur une prétendue marocanité du Sahara occidental. Cette fois, c’est au tour de l’ancien conseiller à la sécurité du président US, John Bolton, qui a indiqué dans une tribune publiée sur le magazine en ligne Foreign Police, que le Maroc a passé trois décennies à empêcher la tenue d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui. «Avec la France et d’autres alliés au Conseil de sécurité (le Maroc) a tenté, malheureusement avec un certain succès, de perturber (l’application) de la résolution 690 relative au référendum», a-t-il déclaré. 

    «Rabat a fait une multitude de pseudo-propositions d’autonomie, dont aucune ne pouvait être acceptée par le Polisario», suggérant (globalement) un référendum où il fallait choisir entre une intégration au territoire (marocain) et une «autonomie». Pour les Sahraouis, «c’était une offre à prendre ou à laisser qui a toujours été inacceptable», a-t-il expliqué. Bolton a rappelé que «du point de vue marocain, ce genre de processus de paix prétendue pouvait durer éternellement», signalant que «non seulement le Maroc contrôle militairement de vastes pans du territoire sahraoui, mais il s’emploie à envoyer des vagues successives de Marocains pour s’installer dans les territoires tentant ainsi de noyer la population sahraouie». John Bolton a tenu à rappeler que «le Polisario n’a pas abandonné sa guerre pour un processus de paix, mais pour un référendum», faisant allusion au cessez-le-feu, entré en vigueur en 1991 et rompu le 13 novembre dernier. 
    Cette annonce a «brisé un engagement américain perçu comme inébranlable et que j’ai essayé de défendre et de faire avancer lorsque j’étais conseiller à la sécurité, bien souvent contre la volonté du département d’Etat qui tentait de trouver un moyen de renforcer le contrôle du Maroc sur le Sahara occidental», a confié l’ancien responsable qui avait quitté l’administration Trump en 2018. «La reconnaissance par Trump de la souveraineté marocaine (sur le Sahara occidental) mine dangereusement des décennies d’une politique américaine soigneusement mise au point», a déploré, en outre, John Bolton. 
    Reprenant les arguments du sénateur américain pro-sahraoui James Inhofe, il a estimé que les Marocains et les Israéliens auraient pu normaliser leurs relations sans pour autant sacrifier le peuple sahraoui, mettant en avant une volonté de rapprochement existant de part et d’autre depuis des années et des relations officieuses plutôt «chaleureuses». Pour Bolton, la meilleure chose à faire pour Biden dès son investiture serait d’annuler l’annonce de Trump. 
    Selon lui, Biden et ses conseillers pourraient dire que la volte-face de Trump était en cours d’examen, en «insistant sur le fait que le référendum reste un pré-requis pour que les EtatsUnis considèrent le problème sahraoui comme résolu». L’ancien chef du National Security Council (NSC) pense que l’Algérie aurait dû être consultée par les Etats-Unis avant que l’annonce de Trump ne soit faite, au même titre que «le Polisario, la Mauritanie et d’autres pays concernés par la question». Pour rappel, la classe politique américaine craint un mépris des droits de l’homme et une hausse des ventes d’armes au Maroc après la volte-face de Trump. Des critiques bipartisanes, parues dans la presse, touchent également le président américain sortant pour avoir rejeté des décennies de médiation multilatérale et donné de la légitimité à la confiscation de terres par la force en violation du droit international. 
    La décision a suscité aussi les critiques du sénateur James Inhofe, président de la Commission défense du Sénat américain. Ce dernier a qualifié la décision de reconnaître les revendications de Rabat sur le Sahara occidental de «choquantes et profondément décevantes». 
    Mohamed K.
    Le Jeune Indépendant, 17 déc 2020
  • Sahara Occidental : Les déclarations de Trump n'engagent que lui-même (ancien diplomate)

     

    L’ancien ambassadeur Noureddine Djoudi au Jeune Indépendant : «LA DÉCISION DE TRUMP NE PEUT ENGAGER QUE LUI-MÊME»
    Les derniers développements qui ont marqué la scène internationale, notamment la déclaration du président américain sortant, Donald Trump, reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental pendant que les combats se poursuivent dans ce territoire occupé depuis 1975, ont suscité de vives indignations comme ils ont ouvert la voie à de nouvelles lectures au sujet des incidences de cet événement dans les rapports internationaux. Selon le diplomate et ancien ambassadeur Noureddine Djoudi, la décision de Trump ne peut engager aucune autre personne ou entité que lui-même et s’inscrit aux antipodes des traditions américaines. 
    En diplomate chevronné, décoré par le gouvernement sud-africain pour son rôle en tant qu’ambassadeur dans la promotion des liens entre Alger et Pretoria, M. Djoudi livre dans cet entretien au Jeune Indépendant une lecture succincte sur ces récents développements et leur implication s’agissant des relations entre les Etats-Unis et ses partenaires maghrébins. Ce diplomate, rompu aux étourdissantes tractations en coulisses depuis les années 1960, révèle que la diplomatie algérienne était parfaitement au courant de ce qui se tramait entre le locataire sortant de la Maison-Blanche et l’Administration du Makhzen. 
    Quant à la ligne diplomatique de Paris, allié stratégique de Rabat, elle ne changera pas, sauf contrainte face à la vague de dénonciation mondiale suscitée par une telle sortie, estime-t-il. Cet ancien ami de la légende sud-africaine Nelson Mandela juge nécessaire pour la diplomatie algérienne de travailler, désormais, sur une nouvelle vision intégrant tous les éléments actuels ainsi que d’éventuels développements à l’avenir, dans le cadre des enjeux géopolitiques et de la nouvelle reconfiguration des relations internationales. 
    Le Jeune Indépendant : La décision de Trump de reconnaître la «marocanité» du Sahara occidental constituera-t-elle un engagement définitif et obligatoire pour les administrations qui vont lui succéder, notamment celle de Joe Biden ? 
    Noureddine Djoudi : La décision de Trump ne peut engager aucune autre personne ou entité que lui-même. Cet acte, contraire aux traditions américaines, n’engage nullement le 46e Président, Joe Biden, qui peut et devrait l’annuler. En effet, de nombreuses voix de personnalités influentes, y compris au sein de son propre Parti républicain, ont déclaré publiquement que non seulement cette décision est contraire aux pratiques habituelles, et ce jusqu’au 20 janvier, mais elle nuit considérablement à l’image de marque des Etats-Unis dans le monde. 
    Pensez-vous que l’annonce de cette décision ferait capoter les efforts diplomatiques de la France en tant qu’allié stratégique du Maroc, partenaire économique de l’Algérie et membre du Conseil de sécurité? 
    La position officielle du gouvernement français est connue, c’est celle préconisée par certains lobbies qui soutiennent inconditionnellement les thèses marocaines pour bloquer, au Conseil de sécurité toute initiative de règlement du problème sahraoui sur la base de la résolution 1514 (XV) et des résolutions du Conseil de sécurité concernant un référendum libre et sans entrave au Sahara occidental. La diplomatie française ne pouvait souhaiter, tout bas, meilleure déclaration, sauf qu’elle est contrainte officiellement de se conformer à la légalité internationale telle qu’affirmée par les résolutions pertinentes des Nations unies en la matière. La décision de Trump de «marocaniser» le Sahara, en échange de l’officialisation par le Makhzen de ses relations avec l’entité sioniste ne peut en aucune manière changer sa ligne diplomatique actuelle, sauf forcée et contrainte par la vague d’indignation exprimée partout dans le monde. 
    Quel sera l’impact de cette décision sur le conflit du Sahara occidental. Y aura-t-il des pays qui vont retirer leur reconnaissance à la RASD ? 
    Certains pays, «persuadés»par la diplomatie immorale du Makhzen qui use de la corruption pour l’achat des voix, ont parfois accepté de soutenir la «marocanité du Sahara» en ouvrant des consulats en territoire occupé. L’ex-Swaziland a révélé officiellement la tentative par le Maroc de corrompre son ex-ministre des Affaires étrangères, limogé d’ailleurs pour cela. La déclaration de Trump ne saurait donc avoir un impact réel sur la reconnaissance de la RASD, d’autant que l’éventuelle annulation de cette décision par la nouvelle Administration à Washington ne peut qu’inciter certains à la prudence. 
    Notre diplomatie a-t-elle pu prévenir une telle évolution dans la forme annoncée, à savoir le deal conclu entre les trois parties ? 
    Notre diplomatie avait-elle les moyens de s’opposer à un Trump que ses alliés européens eux-mêmes considéraient comme «incontrôlable» ? Ni les grandes puissances ni les Nations unies ne pouvaient s’opposer à l’influence d’Ivanca, fille adorée de Trump, et de son mari Jared Kushner, sionistes avérés au service d’Israël et de ses complices au Moyen-Orient. Notre diplomatie était parfaitement au courant de l’évolution future et probable des actions du locataire provisoire de la Maison Blanche et ne se faisait aucune illusion sur les futurs traîtres à la cause palestinienne. Mais la légende de David et Goliath ne peut se réaliser face aux réalités du moment. Et c’est bien pourquoi, aujourd’hui, la priorité revient aux capacités de défense du pays à travers les grandes capacités humaines et matérielles de l’Armée nationale populaire, soutenue par un peuple patriote et prêt à tous les sacrifices. Cela ne signifie nullement que notre diplomatie est inactive. Elle agit en soutien à notre détermination de faire face aux menaces actuelles. 
    Quelle sera notre action à l’avenir ?Et est-ce que l’Algérie va changer de paradigme et de vision diplomatique en tenant compte de ces développements ou restera-t-elle confinée dans sa politique étrangère entretenue jusque-là ? 
    C’est justement pour cela que notre diplomatie doit travailler sur une nouvelle vision de l’avenir à court, moyen et long terme, en intégrant tous les éléments actuels et ce à quoi l’on doit s’attendre de l’évolution future du monde. «Gouverner c’est prévoir», dit l’adage. L’expérience de notre Révolution nous rappelle que l’atteinte de l’objectif ne passe pas nécessairement par une victoire militaire écrasante sur un ennemi puissant mais par une diplomatie qui force l’ennemi à s’asseoir à la table de négociations, où il sera contraint de renoncer à ses desseins hégémoniques. Parallèlement à une action immédiate, au vu des menaces réelles d’aujourd’hui, il y a lieu de reprendre l’initiative en Afrique qui constitue notre profondeur stratégique. Par ailleurs, il ne faudra jamais perdre de vue que du fait de notre position au croisement de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient, l’Algérie constitue pour les grandes puissances le passage obligé pour l’Afrique et le monde arabe. Sur le plan international, l’image de marque de notre pays et la reconnaissance de l’importance de sa voix dans le concert des nations dépendra d’une diplomatie active qui s’appuie sur les réformes d’une Algérie nouvelle. La diplomatie de combat qui fut la nôtre dans toutes les crises et les défis auxquels notre pays a dû faire face dans un passé récent doit reprendre la place qui lui est due dans un monde en perpétuelle évolution.   
    Avec les nouveaux développements, il y aura une nouvelle donne, à savoir la présence d’Israël à nos frontières. Comment l’Algérie compte-t-elle composer avec cette réalité ? 
    Effectivement, Israël n’a plus besoin d’infiltrer une cinquième colonne dans notre pays. L’entité sioniste est aujourd’hui à nos frontières. Elle l’était déjà par le biais du fameux «mur de la honte», mur de sable conçu par Ehud Barak et construit au Sahara occupé, au plus près de notre frontière ouest. Elle l’est aussi par la construction, au profit des Forces armées royales marocaines, d’une base à moins de 30 kilomètres de la même frontière. Elle l’est enfin par l’introduction, par des «trabendistes», de drogue, de psychotropes et de produits cosmétiques, alimentaires ou pharmaceutiques Made in Israël sous l’étiquette «Produits au Maroc». Ce n’est pas pour rien que l’ANP a pris des mesures radicales pour assurer la défense de notre frontière ouest. L’établissement de relations officielles, autant politiques qu’économiques et militaires entre le Maroc et Israël donne aujourd’hui au sionisme le moyen de menacer directement notre pays, qui est considéré, comme l’avait affirmé Moshé Dayan et l’affirme encore aujourd’hui Benjamin Netanyahu,»(…) la cible ennemie privilégiée». Cette nouvelle donne ne constitue qu’un maillon de plus dans un large projet d’encerclement de l’Algérie, et ce par la volonté avérée d’Israël d’établir des ambassades et des bases dans tous les pays voisins de notre pays. Israël et ses «amis», qu’ils soient arabes ou africains, se rendront compte qu’ils commettent la lourde erreur de tabler sur la faiblesse et les prétendues antagonismes arabes-berbères tels qu’imaginés par le MAK du renégat Mehenni. L’avenir prouvera que l’Algérie du million et demi de martyrs a toujours su, des millénaires durant, et saura relever, aujourd’hui, tous les défis et opposer sa résistance légendaire face à toutes les menaces, d’où qu’elles viennent. La mémoire de nos martyrs victimes des crimes innommables du colonialisme et celle des martyrs de la glorieuse révolution de Novembre nous commande de nous unir dans l’adversité. 
    Entretien réalisé par Aziza Mehdid

    Le Jeune Indépendanr, 17 déc 2020

  • Trump’s Morocco-Israel Transaction

    This week on Hold Your Fire!, Rob Malley and guest host Richard Atwood unpack the normalisation of relations between Israel and Morocco with Century Foundation Fellow Dahlia Scheindlin and talk with Crisis Group’s North Africa Project Director Riccardo Fabiani about how U.S. recognition…

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    Tags : Morocco, Donald Trump, Normalization, Israel,

  • What is Russia’s interest in Libya? From regional influence to hunting NATO submarines

    Late last month, a Pentagon report accused the UAE of providing financial support to Wagner, the Russian private military company (PMC) operating in Libya. For such a public denunciation to be made by the United States of an ally – the UAE – speaks of a growing concern in Washington…

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    Tags : Libya, Russia, NATO,

  • UNESCO : El Cuscús clasificado como patrimonio inmaterial de la humanidad

    El cuscús y los conocimientos, el saber hacer y las prácticas vinculadas a su producción han sido incluidos en la lista representativa del patrimonio cultural inmaterial de la humanidad por la Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (Unesco ), anunció ayer la ministra de Cultura y Arte, Malika Bendouda. 

    El cuscús ha sido clasificado por la Unesco como expediente multinacional en nombre de Argelia, Túnez, Mauritania y Marruecos. Para Argelia, el expediente de clasificación fue elaborado por el académico Ouiza Galleze del Centro de Investigaciones Prehistóricas, Antropológicas e Históricas (CNRPAH), mientras que el Instituto del Patrimonio de Túnez y la Dirección de Patrimonio Cultural de Marruecos y expertos mauritanos también participó en la elaboración del dossier. 
    Esta nueva clasificación eleva a siete el número de bienes culturales argelinos inscritos hasta la fecha en la lista representativa del patrimonio de la humanidad de la Unesco. El expediente fue presentado durante la 15a sesión del Comité Intergubernamental para la Salvaguardia del Patrimonio Cultural Inmaterial que se extiende virtualmente hasta el 19 de diciembre. 
    Los otros bienes culturales inscritos en la lista representativa del patrimonio inmaterial de la humanidad son Ahellil du Gourara (2008), Chedda, traje de boda de Tlemcen (2012), imzad (2013) dossier presentado por Argelia incluidos Mali y Níger, la peregrinación Rakb a Ouled Sidi Cheikh (2013), el festival S’beiba (2014), un evento anual que se celebra en Djanet (sureste de Argelia), así como el Ouboua del Mawlid Ennabaui.
    Tags : Marruecos #Argelia #Mauritania #Tunez #Cuscús #UNESCO #Patrimonio
  • UNESCO : El Cuscús clasificado como patrimonio inmaterial de la humanidad

    El cuscús y los conocimientos, el saber hacer y las prácticas vinculadas a su producción han sido incluidos en la lista representativa del patrimonio cultural inmaterial de la humanidad por la Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (Unesco ), anunció ayer la ministra de Cultura y Arte, Malika Bendouda. 

    El cuscús ha sido clasificado por la Unesco como expediente multinacional en nombre de Argelia, Túnez, Mauritania y Marruecos. Para Argelia, el expediente de clasificación fue elaborado por el académico Ouiza Galleze del Centro de Investigaciones Prehistóricas, Antropológicas e Históricas (CNRPAH), mientras que el Instituto del Patrimonio de Túnez y la Dirección de Patrimonio Cultural de Marruecos y expertos mauritanos también participó en la elaboración del dossier. 
    Esta nueva clasificación eleva a siete el número de bienes culturales argelinos inscritos hasta la fecha en la lista representativa del patrimonio de la humanidad de la Unesco. El expediente fue presentado durante la 15a sesión del Comité Intergubernamental para la Salvaguardia del Patrimonio Cultural Inmaterial que se extiende virtualmente hasta el 19 de diciembre. 
    Los otros bienes culturales inscritos en la lista representativa del patrimonio inmaterial de la humanidad son Ahellil du Gourara (2008), Chedda, traje de boda de Tlemcen (2012), imzad (2013) dossier presentado por Argelia incluidos Mali y Níger, la peregrinación Rakb a Ouled Sidi Cheikh (2013), el festival S’beiba (2014), un evento anual que se celebra en Djanet (sureste de Argelia), así como el Ouboua del Mawlid Ennabaui.
    Tags : Marruecos #Argelia #Mauritania #Tunez #Cuscús #UNESCO #Patrimonio
  • Tunisia’s political landscape a decade after the Jasmine revolution

    Tunisia is approaching the tenth anniversary of its 2010-2011 Jasmine revolution while facing one of its most challenging periods. This expression has been used repeatedly over the past decade, as Tunisia has not been short on problems… 

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    Tags : Tunisia, arab spring, Jasmine Revolution,

  • Túnez y Argelia intentan apaciguar las tensiones por el Sáhara Occidental

    El exministro de Relaciones Exteriores de Túnez provocó la ira después de culpar a Argel de presionar a Marruecos para que se normalice con Israel

    Por Yasmina Allouche
    Responsables tunecinos y argelinos están tratando de poner fin a las tensiones entre los países que han estallado por el reconocimiento estadounidense del Sahara Occidental como territorio marroquí.
    El ministro de Relaciones Exteriores de Túnez, Othman Jerandi, y el embajador de Argelia en Túnez, Azzouz Baalal, se reunieron el martes en un intento por calmar las tensiones después de acalorados intercambios en los últimos días.
    Jerandi reiteró las “excelentes relaciones” del país con Argelia y reforzó la posición de Túnez de que las relaciones entre Túnez y Argel no pueden alterarse debido a “posiciones extraoficiales que no comprometen a Túnez de ninguna manera”.
    La reunión se produjo un día después de los comentarios hechos por el exministro de Relaciones Exteriores de Túnez, Ahmed Ounaies, a una radio privada, en los que criticó el papel de Argelia con respecto a los acontecimientos en el Sáhara Occidental. Argelia es partidaria del movimiento independentista del Sáhara Occidental.
    “Argelia jugó con fuego y provocó que Marruecos acelerara el proceso de normalización de las relaciones con Israel y la división de la región del Magreb”, dijo Ounaies, lo que provocó una violenta reacción del público argelino.
    Marruecos normalizó las relaciones con Israel como parte del acuerdo que vio a Washington reconocer la soberanía de Rabat sobre el Sahara Occidental, un territorio en disputa.
    Ounaies, quien sirvió en el gobierno de Mohammed Ghannouchi en 2011, también dijo que Argelia “se volvió contra Marruecos y Túnez después del final del período colonial” y anexó las tierras de sus vecinos.
    Si bien Argel no ha respondido oficialmente a los comentarios de Ounaies, Jerandi ha intentado evitar que las tensiones se intensifiquen subrayando el “orgullo de su país por las relaciones fraternales con Argelia”. 
    Argelia: una “hermana mayor” protectora 
    Según el analista tunecino Youssef Cherif, que dirige los Columbia Global Centers en Túnez, esta no es la primera vez que Ounaies hace comentarios similares contra Argelia.
    Es una posición “compartida por los tunecinos que recuerdan las presiones de Argelia sobre el país en las décadas de 1970 y 1980, cuando las alianzas de la Guerra Fría pusieron a los dos vecinos en lados opuestos”, dijo.
    “Ounaies, debe recordarse, pertenece a la segunda generación de diplomáticos tunecinos poscoloniales que estuvieron activos entre las décadas de 1960 y 1990”, dijo Cherif a Middle East Eye. 
    “Pero muchos tunecinos piensan lo contrario y creen que Argelia es una “hermana mayor” protectora”.
    Los comentarios de Ouanies se hacen eco de los sentimientos compartidos por el expresidente Moncef Marzouki el mes pasado en los que afirmó que “el régimen argelino ha cometido crímenes contra su pueblo, la Unión del Magreb y el pueblo saharaui”. 
    También describió a los saharauis que vivían en los campamentos de Tinduf a lo largo de la frontera de Argelia como “rehenes”.
    El gobierno argelino calificó las declaraciones de Marzouki contra el país como “inapropiadas” e “inmorales, irracionales e injustificadas”. 
    Acuerdo entre Túnez e Israel no está en la agenda
    A pesar de los rumores de que Túnez podría ser uno de los próximos estados árabes en normalizar las relaciones con Israel, el primer ministro Hichem Mechichi ha declarado que su país no tiene intención de seguir los pasos de Marruecos.
    En una entrevista con la emisora ​​France 24 el lunes, Mechichi dijo: “Para Túnez, la cuestión no está en la agenda”, pero dijo que respetaba la opción de “un país hermano que queremos mucho”. 
    Cherif dijo a MEE: “Con respecto a Israel y la decisión marroquí de normalizar, creo que la mayoría de los tunecinos están del lado de Argelia. Apenas veo una normalización entre Túnez e Israel “. 
    “La opinión pública está en contra, el poderoso sindicato UGTT también se opone, por lo que será difícil para el régimen democrático que gobierna Túnez imponer tal decisión como lo están haciendo los autócratas en los Emiratos Árabes Unidos o Marruecos”, agregó.
    La posición de Túnez está apoyada por Argelia, que ha dicho que la medida de Marruecos fue parte de “maniobras extranjeras que apuntan a desestabilizarla” y que permanece en estado de alerta en su “apoyo inquebrantable a la justa causa” del pueblo saharaui.
    El lunes, el Ministerio de Relaciones Exteriores de Argelia emitió un comunicado en el que reiteró “su categórico rechazo a la ideología colonial” y reafirmó “su profunda convicción de que la culminación de la descolonización será inevitable en todo el mundo”.
    Middle Eats Eye, 16 dic. 2020
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