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  • Manoeuvres du Maroc pour empêcher la participation de la RASD au Sommet UE-UA

    Note sur le Sommet Afrique-Union Européenne

    (…)

    La délégation marocaine a réussi à imposer que le partenariat Afrique-UE entérine, de manière formelle et explicite, le « format du Caire », qui stipule que ce partenariat doit impliquer l’UE et l’Afrique et en fixe exclusivement la participation aux pays membres de l’ONU. Dans ce sens, la « Feuille de Route 2014-2017 » stipule que « les Sommets, les réunions ministérielles, les réunions conjointes… se poursuivront dans le cadre du format agréé pour le partenarita Afrique-UE lors du Sommet du Caire ».

    Sur ce sujet, il est important de rappeler que ce « format du Caire » n’a jamais existé de manière formelle. Il s’agissait d’un arrangement ad-hoc qui a été trouvé en 2000 pour permettre la tenue du 1er Sommet du Caire et n’avait été formalisé depuis. Aussi, est-il important de relever qu’il s’agissait de la 1ère fois que le format du Caire est explicitement cité. Et cela doit constituer désormais la référence pour « sceller » de manière définitive la pleine participation du Maroc à ce Partenariat.

    Cette assertion, inscrite dans la Feuille de Route et entérinée en tant que telle par les Chefs d’Eat et de Gouvernement, a été stipulée après que la délégation marocain ait déjoué les manœuvres des adversaires ont fait dans la surenchère et sont allés jusqu’à menacer l’UE de faire capoter le Sommet, dans le cas où les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine, dont celui de l’entité fantoche, n’était pas invitée.

    (…)

    Source : Maroc Leaks, 21 mars 2020

    Tags : Maroc, Union Africaine, Union Européenne, Sahara Occidental,

  • Réalisations et perspectives des relations Maroc- Afrique depuis la tenue de la réunion de la commission mixte public-privé, le 19 mars 2014

    – Afrique Centrale

    Les perspectives de développement des relations avec les pays constituant cette région restent prometteuses malgré les difficultés politiques et sécuritaires.

    Un effort particulier est à maintenir envers notre allié stratégique dans le région, le Gabon, dont des actions de coopération concrètes vont être réalisées rapidement (ex : envoi d’experts du tourisme durant le mois de mai).
    Au Congo, la cérémonie de pose de la première pierre du projet de construction d’une cimenterie de la CIMAF a eu lieu, le 23 mars 2014.
    Le Sao Tomé et Principe, pays pauvre de la région et en proie à des tensions politiques. Pour maintenir sa position positive sur la question nationale et évaluer le potentiel de partenariat, une invitation à la ministre des affaires étrangères pour une visite au Maroc et la tenue, à cette occasion, de la première session de la Commission mixte , a été lancée.
    La tenue de la sixième session de la Grande Commission Mixte de coopération Royaume du Maroc/République de Guinée Equatoriale devra avoir lieu bientôt ,suite à la réunion préparatoire de ladite commission tenue à Malabo, du 09 au 11 janvier 2014, pour booster le partenariat économique avec ce pays prometteur de la région où il y a une forte présence des entreprises marocaines.
    En Centrafrique, la situation sécuritaire reste très préoccupante, mais le déploiement en septembre 2014 d’une opération de maintien de la paix de l’ONU qui sera également appuyée par les présents à Bangui, pourra stabiliser le pays et ouvrira des perspectives de partenariat avec ce pays en reconstruction qui bénéficie d’une assistance humanitaire marocaine importante .
    Par contre en République Démocratique du Congo, l’opération menée par les Nations Unies a réunifié sous l’autorité de l’Etat, plus de 80% du vaste territoire de ce pays qui regorge de ressources naturelles (mines et hydroélectriques). Les Casques bleus marocains continuent de jouer un rôle important dans les opérations de traque menées contre les rebelles.

    – Afrique Australe

    Une campagne féroce des adversaires du Maroc est menée dans cette région et plus particulièrement vers les pays de l’Océan indien.

    Pour insuffler une nouvelle dynamique aux relations avec ces pays, une invitation a été adressée au Ministre des Affaires Etrangères de Maurice. Des secteurs économiques d’intérêt mutuel comme les pêches, le tourisme, les énergies renouvelables et les nouvelles technologies de l’information pourront constituer l’ossature d’un partenariat fructueux avec ce pays.

    Une relance de la coopération technique avec les Seychelles est également en chantier. Une invitation a été adressée à la Ministre de la Santé de ce pays pour effectuer une visite de travail au Maroc.

    Par ailleurs, et en raison de la crise politique qu’a connue Madagascar, le Maroc avait suspendu toutes les actions de coopération avec ce pays. L’élection du nouveau Président malgache et la désignation, le 11 avril 2014, d’un Premier Ministre ont scellé le retour à l’ordre constitutionnel. Cette avancée permettra de développer davantage le partenariat économique pour le hisser au niveau des liens historiques d’amitié. Un plan d’action a été mis en place pour amorcer cette coopération.

    Le plus grand et influent pays de cette région, l’Afrique du Sud n’a pas changé sa position hostile envers notre pays et les prochaines élections qui seront organisées le 07 mai 2014, ne risquent pas de changer cette donne même si l’ANC pourrait se retrouver obligé de partager le pouvoir dans le cadre d’un gouvernement de coalition.

    Les autres pays de l’Afrique australe demeurent dépendants de l’Afrique du Sud, puissance économique et politique au sein de la SADC et encore plus forte, après avoir occupé le poste de Président de la Commission de l’Union Africaine.

    Source : Maroc Leaks

  • Maroc-France : Relations Bilatérales

    La France est le premier partenaire du Royaume du Maroc à tous points de vue, et dans le sens bilatéral et au sein de l’Union Européenne. La visite officielle du président de la République française, M. François Hollande, les 3-4 avril 2013, à la tête d’une délégation fournie d’une soixantaine de personnes dont 40 chefs d’entreprises conforte le sceau d’exception de la relation maroco-française. Une trentaine de textes d’accords et de conventions ont été signés à cette occasion, notamment dans les domaines de l’enseignement et de la formation professionnelle pour les cadres et les nouveaux métiers à valeur ajoutée pour le Maroc.
    Partenariat Institutionnel

    En mars 2000, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait plaidé en faveur d’un « partenariat novateur et visionnaire » entre le Maroc et la France, sur le plan pratique et stratégique prenant en considération l’essor développementiste du Maroc. La refonte de la coopération bilatérale maroco-française a été opérée, le 25 juillet 2003, avec la signature de la Convention de Partenariat pour la Coopération Culturelle et le Développement. Cet Instrument de partenariat associe à sa mise en œuvre, opérateurs économiques et sociaux, collectivités territoriales, représentants de la société civile, ainsi que les communautés marocaine en France et française au Maroc. En rénovant la base juridique de leur partenariat, le Maroc et la France ont également mis en place un cadre institutionnel plus efficient reposant sur :
    • la Réunion de Haut Niveau (tous les deux ans)
    • le Club des Chefs d’Entreprises Maroc-France
    • le Conseil d’Orientation et de Pilotage du Partenariat
    • les Comités sectoriels et thématiques
    • le Forum du Partenariat

    La 11ème Réunion de Haut Niveau, tenue le 13 décembre 2012 à Rabat, sous le thème « Maroc-France : Un partenariat d’exception au service de la jeunesse », a donné priorité à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle ; deux chantiers structurants de la société marocaine.

    Coopération économique : la France demeure le 1er partenaire du Maroc ; les échanges commerciaux ayant atteint près de 89 milliards de DH. La France est le 1er investisseur étranger au Maroc, avec 6,52 milliards de DH. Environ 750 filiales d’entreprises françaises sont installées au Maroc. La plupart des grands groupes industriels stratégiques français sont présents au Maroc (34 entreprises du CAC 40). Ces géants français détiennent des positions stratégiques dans des secteurs-clés de l’économie marocaine : les télécoms, la banque, l’assurance, le tourisme, la distribution, et récemment les transports et les mines. Le partenariat maroco-français est orienté vers la mise en place de projets structurants dans les domaines de l’infrastructure, l’éducation et la formation. Les projets phares du Partenariat Public-Privé entre les deux pays sont : l’usine Renault de Tanger et la LGV Tanger-Casablanca. Les PME françaises sont, elles, de plus en plus actives sur le territoire marocain.

    Coopération financière : la France est le 1er créancier du Maroc, avec 28 milliards de DH de dette publique; soit 14,29 % de l’encours de la dette extérieure publique du Maroc. Le Maroc est le premier pays bénéficiaire de l’appui financier de l’Agence Française de Développement (AFD), avec 30 milliards de DH entre 1992 et 2012 ; soit l’équivalent de l’appui financier de la Banque Africaine de Développement. L’AFD est le 1er bailleur international de l’Agence Nationale des Ports, et le 1er bailleur bilatéral du Plan Solaire Marocain.

    Coopération décentralisée : le Maroc est l’un des premiers partenaires de « l’Association des Régions de France », avec onze accords de coopération décentralisée, signés entre des Régions françaises et des Régions marocaines. La coopération décentralisée maroco-française s’est dotée, depuis juin 2011, d’un nouvel instrument de soutien financier piloté conjointement par les deux pays. Ce dispositif, adopté pour la période (2011-2013) est doté de 2,5 millions d’euros (1,2 millions d’euros du côté français et 10 millions de DH du côté marocain).

    Coopération culturelle : la France compte 28 établissements d’éducation au Maroc, qui accueillent environ 22.000 élèves (1er réseau scolaire français à l’étranger).

    Dimension humaine :

    • 800.000 Marocains résident en France (hors les binationaux).

    • 32.000 étudiants marocains son établis en France (1er contingent d’étudiants étrangers).

    • 100.000 français résident au Maroc, dont 45.000 de façon permanente.

    Source : Maroc Leaks, 21 mars 2020

    Tags : Maroc, France, relations bilatérales,

  • L’ambassadeur du Maroc au Mali accuse l’Algérie d’entraver les intérêts de son pays

    Un courrier diplomatique signé l’ambassadeur du Maroc à Bamako (Mali) et publié par le site électronique « Maroc Leaks » montre la crainte des autorités marocaine face à la présence algérienne au Mali et nombre de pays africains.

    Le diplomate marocain, Hassan Naciri a accusé dans une correspondance -qui date du 18 juin 2014- les autorités algériennes d’être à l’origine des obstacles administratifs et judiciaires entravant les investissements marocains au Mali.

    L’ambassadeur a cité en exemple le cas de la Banque internationale pour le Mali créée en 2008, filiale de la Banque marocaine « Attijarawafa », dont des différends ont éclaté entre les fonctionnaires locaux l’administration de la société mère sise au Maroc. A ce propos, il a encore prétendu qu’ »un lobby algérien serait derrière ces conflits ».

    Il s’agit en effet d’une correspondance adressée au ministère des affaires étrangères marocain qui faisait état des difficultés et des obstacles auxquels sont confrontés les investisseurs marocains au Mali. Ce document attribué à l’ambassadeur du Maroc prétend qu’ »un lobby algérien aurait mis des bâtons dans les roues des investisseurs marocains! ».

    Dans un autre registre, des sources médiatiques marocaines ont rapporté qu’il a été décidé de mettre fin aux fonctions du l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne (UE).

    Une décision qui reflète l’impact du coup de massue infligé récemment à Rabat par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Celle-ci a déclaré, faut-il le rappeler, que l’accord de pêche conclu entre l’UE et le Maroc ne s’applique pas aux eaux territoriales du Sahara occidental.

    Echouroukonline, 14 mars 2018

    Tags : Maroc, Algérie, Mali, Maroc Telecom, Attijariwafabank,

  • Augmentation des enquêtes sur la fraude et les abus sexuels dans les opérations de paix de l’ONU

    Par EDITH M. LEDERER Associated Press

    NATIONS UNIES – L’organe de contrôle interne des Nations Unies indique dans un rapport sur les opérations de paix des Nations Unies que le nombre de cas de fraude qu’il a décidé d’enquêter l’année dernière a augmenté de près de 80% par rapport à 2018, tandis que le nombre de cas d’exploitation et d’abus sexuels a augmenté de 40%.

    Le rapport 2019 du Bureau des services de contrôle interne, qui a été diffusé vendredi, a déclaré que le plus grand nombre de cas sur lesquels il avait enquêté concernaient la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine, suivie des opérations de maintien de la paix au Mali, au Congo, au Sahara occidental et au Soudan du Sud .

    Sur les 241 cas enquêtés, 77 étaient liés à la fraude, soit une augmentation de 79% par rapport à l’année précédente, et 73 cas liés à l’exploitation et aux abus sexuels, soit une augmentation de 40%.

    Lors d’audits d’opérations de paix, l’organe d’enquête a critiqué la mission du Soudan du Sud pour sa gestion des bureaux et des logements. Il a déclaré que “les faiblesses dans la facturation et la perception des frais de location auprès de tiers avaient conduit à ce que 1,8 million de dollars de frais de location ne soient pas perçus depuis plus de 14 mois”. Il a ajouté qu’au 31 août 2019, la mission n’avait pas récupéré 379 742 $ pour l’hébergement fourni au personnel en uniforme et aux volontaires des Nations Unies à la Maison des Nations Unies, une base de maintien de la paix dans la capitale de Juba.

    Lors de l’audit de l’aviation dans la mission de maintien de la paix des Nations Unies dans le sud du Liban, le rapport indique que 80% des vols de passagers échantillonnés ont transporté des cadres supérieurs et du personnel militaire “sans justification claire”. Dans de nombreux cas, a-t-il dit, les demandes de mission aérienne avaient été soumises tardivement et d’autres modalités de transport n’avaient pas été envisagées, “ce qui aurait pu entraîner des économies, avec un temps de trajet supplémentaire minimal”. Il a déclaré que 45 vols spéciaux coûtaient 64 000 $ de plus que le transport terrestre.

    Lors de la mission de maintien de la paix au Mali, l’organisme a appelé à des améliorations de la gestion des stocks dans son entrepôt centralisé, affirmant que 249 articles évalués à 3,4 millions de dollars ne pouvaient pas être localisés dans un inventaire 2018-2019.

    Le rapport indique que sur les 241 enquêtes, 44 cas impliquaient la mission de maintien de la paix en République centrafricaine, 36 au Mali, 35 au Congo, 33 au Sahara occidental et 30 au Soudan du Sud, seize liés à la mission politique des Nations Unies en Afghanistan et le 55 autres ont impliqué 18 autres opérations de paix.

    En République centrafricaine, indique le rapport, les enquêtes portent notamment sur le recours excessif à la force par les soldats de la paix et par un policier international, l’exploitation et les abus sexuels de la part des soldats de la paix et d’un officier, et “un traitement irrespectueux des restes des personnes décédées par les soldats de la paix”.

    Selon le rapport, tout en enquêtant sur une allégation selon laquelle un membre d’un contingent militaire en République centrafricaine a exploité et abusé sexuellement une jeune fille de 14 ans, les enquêteurs ont identifié 10 soldats de la paix qui avaient exploité et abusé sexuellement 10 victimes locales, y compris des mineurs, en échange d’argent et de nourriture. Il a indiqué que les conclusions avaient été transmises au pays d’origine des soldats de la paix, qui n’a pas été identifié.

    Dans la mission au Mali, selon le rapport, des enquêtes ont été menées sur l’exploitation sexuelle et la fraude au carburant par des membres du personnel, une faute grave d’un commandant de bataillon et un vol de carburant par des soldats de la paix. Pour le Congo, les enquêtes ont porté sur des irrégularités de recrutement, la fraude d’un membre du personnel, l’exploitation et les abus sexuels, la fraude de soldats de la paix et la corruption d’un officier d’état-major. Au Sahara occidental, les sondages comprenaient la conduite interdite d’un membre du personnel et un observateur militaire et la fraude à l’assurance médicale par un membre du personnel.

    Au Soudan du Sud, les enquêtes ont porté sur l’exploitation sexuelle, les agressions d’un membre du personnel contre la population locale, la falsification et les fausses déclarations d’un membre du personnel et des documents pornographiques consultés sur un ordinateur officiel par un soldat de la paix. En outre, les enquêteurs ont corroboré une allégation selon laquelle un membre d’un contingent militaire aurait harcelé sexuellement une collègue.

    L’organisme d’enquête a également confirmé une allégation selon laquelle un membre du personnel local au Soudan du Sud aurait exploité une femme locale qui est tombée enceinte deux fois et a été “forcée ou manipulée pour avoir des avortements non désirés”. Il a ajouté que le membre du personnel “avait frauduleusement payé des traitements liés à l’un des avortements en utilisant la police d’assurance médicale de sa femme”.

    Au Libéria, où la mission de maintien de la paix des Nations Unies a pris fin en mars 2018, le corps a déclaré avoir enquêté sur un rapport selon lequel un ancien soldat de la paix avait exploité sexuellement une femme locale, entraînant la naissance d’un enfant, et que d’autres femmes locales avaient été exploitées par des membres de le même contingent militaire national. Il a déclaré que l’enquête, menée en collaboration avec un officier de la nation qui avait fourni les soldats de la paix, avait identifié 57 victimes d’exploitation sexuelle. Il a indiqué que 66 casques bleus étaient impliqués, dont 38 ont été identifiés.

    “Des mesures disciplinaires ont été prises contre les huit soldats de la paix initialement impliqués et l’organisation attend de plus amples informations du pays fournisseur de contingents sur les mesures prises contre les autres soldats de la paix impliqués”, indique le rapport.

    Source : Startribune, 20 mars 2020

    Tags : ONU, missions de paix, KPKO, MINURSO, abus sexuels, 

  • Mme Pillay remercie le Maroc pour ses “aimables cadeaux”

    Tags : Maroc, HCDH, Navi Pillay, droits de l’homme, corruption,

    Suite à sa visite au Maroc, Mme Navy Pillay, Haut Commissaire aux Droits de l’homme à l’époque a envoyé une lettre de remerciement au Maroc datée du 04 juillet 2014.

    Dans cette lettre, Mme Pillay remerci “la chaleureuse hospitalité et les aimables cadeaux” offerts par le ministre des affaires étrangères marocain.

    “J’ai apprécié votre franchise en discutant la position du Maroc sur le Sahara Occidental. J’ai apprécié que Sa Majesté et tous les niveaux du Governement m’ont réitéré l’importance donnée à la protection et la promotion des droits de l’homme est la même au Maroc et au Sahara occidental”, a-t-elle ajouté.

    “Dans ma déclaration de presse et mes rencontres avec votre gouvernement, j’ai apprécié les efforts considérables que le Maroc a fait en entreprenant des projets d’investissement et de développement au Sahara occidental. J’ai aussi pris note du rôle positif joué par les commissions régionales du Conseil des Droits de l’Homme (CNDH) à Laayoune et à Dakhla. Cependant, je constate que les défis demeurent en termes de leur capacité et de leur habilité à remplir pleinement leur mandat”, signale Mme Pillay.

  • Lutte contre le coronavirus : Le diable est dans les détails

    Les mesures de lutte contre le Coronavirus— indispensables — devraient inclure certaines dispositions spécifiques aux groupes vulnérables, tels que les migrants, les femmes victimes de violence de genre ou les personnes dont les revenus sont réduits par la crise. Sinon, elles risquent non seulement de perdre en efficacité mais aussi d’avoir des conséquences désastreuses.

    Il nous faut d’abord saluer les efforts que divers groupes et, bien évidemment en première ligne tous les personnels de santé, font pour arrêter la propagation du virus et protéger, en particulier, les personnes les plus vulnérables. Si nous devons faire confiance aux spécialistes à propos des mesures qui sont prises pour lutter contre la pandémie, il est vital toutefois que les droits humains servent de repères aussi dès aujourd’hui dans tous les efforts de prévention, de préparation, de confinement et de traitement pour mieux protéger la santé publique et soutenir les groupes et les individus les plus à risque. C’est ainsi qu’un des droits fondamentaux, le droit à la santé, pourra être garanti.

    Nous sommes confrontés à une situation extraordinaire et des mesures sévères doivent être prises. Il est aussi essentiel de se rappeler que le respect des droits humains n’est pas un luxe. L’attention, absolument nécessaire, de notre gouvernement envers les conséquences économiques des décisions qu’il a prises (notamment en ce qui concerne les indépendants et petites entreprises) doit aussi être dirigée vers l’impact de celles-ci sur la situation et les droits de parties entières de notre population. Car certaines situations risquent de passer inaperçues, les personnes concernées n’ayant pas toujours de porte-paroles.

    Cela n’implique pas forcément des mesures extrêmement coûteuses, et elles peuvent même dans certains cas améliorer la lutte contre l’épidémie.

    Le confinement peut engendrer des problèmes graves pour certaines personnes qui vivent déjà dans des conditions très difficiles. La privation de certains services essentiels (aides-familiales, banques alimentaires, soins ou repas à domicile, les repas à l’école…) peut entraîner des conséquences désastreuses, qui auront elles-mêmes un impact sur les capacités de traitement de notre système de santé.

    Il en va de même en ce qui concerne les démarches que doivent normalement respecter certaines personnes : accès au CPAS, détermination de la garde d’enfants, suivi des dossiers pour l’accès aux allocations de chômage,… Même si la digitalisation des services a beaucoup progressé, encore faut-il disposer du matériel et de la connexion nécessaire pour en bénéficier.

    Il faut garantir à tous et à toutes l’accès à la sécurité sociale, y compris les congés de maladie, les soins de santé et les congés parentaux, s’ils sont malades ou en quarantaine ou doivent prendre soin des personnes à charge touchées, y compris les garçons et les filles en raison de fermetures d’écoles. Certaines des mesures appliquées pour améliorer la santé publique peuvent avoir des conséquences négatives sur le droit au travail et les droits du travail, ce qui affecte de manière disproportionnée les personnes occupant des emplois précaires. Il s’agit notamment des travailleurs migrants, des personnes soumises à des conditions de travail dangereuses ou précaires typiques de l’économie à la demande (ceux qui effectuent leur travail sur la base de commandes ou de tâches spécifiques à accomplir dans un certain temps), des personnes faible revenu, les migrants en situation administrative irrégulière et les personnes employées dans le secteur informel. Les États doivent veiller à ce que tous et toutes aient également accès aux mêmes droits économiques et sociaux.

    Les Agents de santé sont en première ligne de cette épidémie, car ils doivent continuer à fournir des services malgré les risques personnels pour eux-mêmes et leurs familles : la possibilité de contracter COVID-19, les heures supplémentaires de travail, l’angoisse psychologique et la fatigue. Il est nécessaire de fournir un équipement de protection individuelle adéquat et de qualité, des informations, une formation et un soutien psychologique pour faciliter le travail des infirmières, des médecins et des autres personnels impliqués dans la riposte. Ces aspects doivent également être pris en compte dans le cas d’autres professionnels particulièrement exposés au risque, tels que les gardiens et autres employés des prisons ou d’autres membres des forces de l’ordre chargés d’appliquer les mesures sanitaires. L’État doit également veiller à ce que des mécanismes soient mis en place pour apporter un soutien aux familles des agents de santé et autres personnes décédées ou tombées malades à la suite de leur exposition professionnelle au COVID-19 .

    Les biens, installations et services de soins de santé, y compris l’accès aux soins et les futurs vaccins et remèdes développés, doivent être disponibles en quantité suffisante pour toutes les personnes[JP2] qui doivent en bénéficier, en particulier les secteurs les plus vulnérables ou marginalisés de la population, qui doivent y avoir accès sans discrimination.

    Cet accès doit être abordable pour tous et toutes . Cela signifie que les États devraient travailler avec les parties concernées (y compris les sociétés pharmaceutiques) pour y parvenir, afin que la garantie des droits humains soit une priorité pour tous les acteurs.

    Le droit à la santé comprend à la fois la santé physique et la santé mentale. La Belgique doit veiller à ce qu’un soutien psychosocial soit disponible pour les conséquences possibles de l’épidémie de COVID-19 sur la santé mentale et les mesures de confinement ultérieures, telles que l’anxiété ou la dépression.

    GROUPES VULNÉRABLES
    Les personnes âgées et celles qui ont des problèmes de santé préexistants (tels que l’asthme, le diabète ou les maladies cardiaques) semblent être plus exposées à devenir gravement malades du virus et les États doivent donc faire tout leur possible pour les protéger. Mais nous ne pouvons pas oublier qu’il existe d’autres groupes vulnérables. Les personnes vivant dans la pauvreté et ayant moins accès aux mesures préventives, y compris les masques et les désinfectants ; les sans-abri obligés de vivre dans la rue, les migrants en situation administrative irrégulière ; les personnes à faible revenu et à l’emploi précaire ; ceux qui n’ont d’autre choix que de vivre ou de travailler à proximité d’autres personnes qui n’ont pas accès à des mesures préventives adéquates, comme dans les prisons ou dans des environnements de travail qui présentent des risques pour la santé ; ou des personnes sans accès adéquat à l’eau et à l’assainissement. Tous et toutes doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part des autorités et leurs besoins doivent être pleinement pris en compte dans les plans et stratégies, afin qu’ils puissent accéder aux mêmes services que le reste de la population sans discrimination. Il est capital, par exemple, que les demandeurs d’asile soient correctement accueillis et bénéficient des services de santé. Sans quoi, les risques de propagation de l’épidémie n’en seront que renforcés.

    Les femmes et les jeunes filles peuvent subir des impacts particuliers et disproportionnés. Malgré le fait que jusqu’à présent, il n’y avait pas d’informations détaillées sur l’impact de l’épidémie de COVID-19 sur le genre, lors des précédentes urgences de santé publique, on a vu combien les femmes, qui sont celles qui remplissent les fonctions de soins dans une plus large mesure, à la fois dans le secteur informel ainsi que dans le secteur social et de la santé, sont dès lors confrontées à un plus grand risque d’exposition à la maladie. Par conséquent, tous les efforts de réponse doivent inclure une analyse de genre pour garantir que les droits des femmes et des filles sont protégés et reçoivent un soutien adéquat.

    Il est aussi un problème important qui demande une attention particulière : celui des victimes de violences conjugales. Le confinement augmente sensiblement, si l’on en croit les experts, les dangers que courent ces femmes. Appeler les services de secours peut être parfois très compliqué et lorsque cela se passe, il n’est pas certain que les mesures adéquates puissent être prises. Il est dès lors capital que les services de police, qui vont pouvoir consacrer plus de temps sur le terrain afin de garantir les mesures de confinement, soient aussi plus attentifs à tous les signaux (témoignages de voisins,…) qui pourraient leur parvenir. Des campagnes de rappel des numéros verts (violences conjugales, viol) devraient être relancées afin que les femmes concernées puissent profiter de toutes les opportunités qu’elles rencontreraient pour y faire appel.

    SOLIDARITÉ ET COOPÉRATION, PLUS QUE JAMAIS NÉCESSAIRES
    Dans des moments comme ceux de crise sanitaire, la coopération et la solidarité internationales sont décisives. Les gouvernements qui ont la capacité économique et technique de le faire doivent aider ceux qui ont le moins de ressources à se préparer à toute flambée et à y faire face. De même, les États doivent fournir à d’autres États et organisations internationales des informations pertinentes sur le degré de propagation du COVID-19 dans leur juridiction et ses conséquences, ainsi que les informations dont ils disposent concernant son traitement éventuel.

    C’est ainsi que la situation en cours à Lesbos et de façon générale l’accueil des migrants en Europe doivent faire l’objet d’une révision complète et urgente.

    C’est ainsi aussi que dans d’autres parties du monde [1] [2] [3], on doit relever des violations parfois massives des droits humains sous le couvert de la lutte contre le virus. Enfin, des situations terribles disparaissent de nos écrans, laissant les victimes aux mains de leurs bourreaux [4]. …

    L’épidémie en cours nous montre à quel point une politique pensée et respectueuse des droits fondamentaux est capitale. Les victimes qu’a faites le Coronavirus — et qu’il fera malheureusement encore— ne seront pas seulement les personnes qui en auront été atteintes. Bien d’autres personnes en souffriront pour d’autres raisons. Charge à nous de ne pas les considérer comme des “dégâts collatéraux”.

    NOTES

    [1] https://www.amnesty.org/en/latest/news/2020/03/usa-trump-coronavirus-pandemic-discriminatory-ban-asylum-seekers/

    [2] https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/inde-faut-retablir-acces-internet-reduire-risques-lies-covid

    [3] https://www.amnesty.org/en/get-involved/take-action/coronavirus-end-censorship-in-china/

    [4] https://teargas.amnesty.org/iraq/

    Source : Amnesty.be, 20 mars 2020

    Tags : coronavirus, démunis, migrants, clandestins, SDF, sans abris,

  • UK : Pourquoi les musulmans sont particulièrement vulnérables au coronavirus?

    Les responsables du NHS m’ont dit que les ménages musulmans sont particulièrement vulnérables au coronavirus – il est important de comprendre pourquoi

    Au fur et à mesure que la crise se développe, il est probable que les traumatismes se propageront à travers des communautés dont la culture commune est construite autour précisément des choses que le gouvernement a déconseillé.

    Les musulmans britanniques sont parmi les plus durement touchés par la pandémie de Covid-19 – de hauts responsables du NHS m’ont dit que jusqu’à un quart des Britanniques morts de la maladie causée par le virus étaient des musulmans âgés.

    Pour ceux à l’intérieur des communautés musulmanes comme moi, c’est choquant mais pas surprenant. Les musulmans sont particulièrement vulnérables au virus et il doit être reconnu plus largement avant qu’il ne soit trop tard. Si les musulmans se sentent déçus, exclus ou oubliés par la réponse du gouvernement, il y aura des répercussions qui dureront plus longtemps que l’épidémie.

    Beaucoup de musulmans vivent dans des familles élargies, souvent, comme ma maison, avec trois générations sous un même toit. Cela signifie qu’il existe un nombre plus élevé de porteurs qui peuvent (et souvent infecteront) un parent âgé. Une personne âgée ne peut pas s’auto-isoler efficacement lorsqu’elle vit dans des quartiers proches avec ses enfants, petits-enfants et peut-être même sa famille élargie.

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    Nous sommes tous des créatures sociales, mais peut-être que les musulmans sont plus sociaux que la plupart. Nous mangeons ensemble – souvent dans une seule assiette, partageant des ustensiles et des plats d’accompagnement. Pour de nombreux musulmans, l’intimité sociale comme les poignées de main et les câlins est tellement liée à leur comportement que l’invention d’une semaine de la «distanciation sociale» leur est à la fois étrangère et absurde.

    C’est particulièrement le cas dans les 1600 mosquées britanniques (il y en a 130 seulement dans ma ville natale de Bradford). L’islam est une religion collective, et bien que d’éminentes organisations musulmanes britanniques comme le Muslim Council of Britain aient – conformément aux pays à majorité musulmane comme l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte – chargé les musulmans de prier chez eux, de nombreuses mosquées britanniques sont susceptibles de rester ouvert. Heureusement, la plupart des mosquées ont suivi ces conseils, mais les espaces de prière qui sont encore ouverts peuvent contenir encore plus de personnes que d’habitude, ce qui augmente le risque.

    Lors des prières du vendredi (dont la fréquentation est, dans des circonstances normales, une obligation pour la plupart des musulmans), la proximité immédiate des fidèles rend la propagation du coronavirus une quasi-certitude. Nous le savons par des événements dans le monde musulman: la propagation de Covid-19 en Malaisie a été retracée à un seul rassemblement religieux dans une mosquée, ce qui a permis au virus de se propager non seulement à travers ce pays, mais à six autres.

    Tout cela rend le coronavirus particulièrement préoccupant dans les communautés musulmanes, dont certaines, comme Bradford, dans les régions les plus défavorisées du pays, avec des résultats de santé médiocres.

    Les supermarchés ethniques de niche et les bouchers halal dont de nombreux musulmans dépendent pour leurs produits essentiels ont des chaînes d’approvisionnement moins fiables que les grands supermarchés, forçant de nombreux épiciers musulmans locaux à augmenter considérablement leurs prix. Et ce malgré le fait que leurs clients soient parmi les plus pauvres de Grande-Bretagne.

    Et dans les poches des communautés musulmanes, il y a une méfiance – ou une simple méconnaissance – des conseils du gouvernement. Le site Web officiel du NHS sur le coronavirus, qui a été mis en évidence lors des conférences de presse quotidiennes du Premier ministre, n’est disponible qu’en anglais.

    De nombreuses minorités dont l’anglais n’est pas suffisamment compétent pour comprendre pleinement les termes médicaux tels que «quarantaine» et «pandémie» dépendent de sources étrangères ou des médias sociaux pour leurs informations.

    Les blogs, TikTok et YouTubers en Asie ne devraient pas être une ressource principale pour les Britanniques en période de crise nationale – leur propre gouvernement devrait l’être.

    C’est particulièrement le cas pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et les nouveaux arrivants, y compris les enfants de demandeurs d’asile pris en charge, qui sont susceptibles d’avoir un niveau d’anglais inférieur à la moyenne. Ils sont également plus susceptibles de souffrir déjà de traumatismes ou de problèmes de santé mentale, qu’un blocage proche ou total peut faire de mal en pis.

    Ce traumatisme va se propager à travers les communautés musulmanes à mesure que la crise se développe. Une interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes est essentiellement une interdiction des funérailles musulmanes – je ne suis jamais allé à une réunion avec moins de 300 participants.

    De nombreux musulmans souhaitent que sans une action rapide, ils voient leurs parents et leurs grands-parents mourir de plus en plus nombreux, et ils ne pourront même pas les enterrer correctement. Et c’est à une époque où les rassemblements religieux qui pourraient les aider à traiter et à pleurer seront arrêtés.

    Les conseils du gouvernement dans ces circonstances sans précédent ont été clairs et cohérents. Maintenant, il doit devenir multilingue et multiculturel.

    Le sauvetage du coronavirus est encore minuscule par rapport aux financements mis à disposition pendant la crise financière. Assurément, les vies humaines sont plus importantes que les bilans bancaires? Un soutien devrait être mis à la disposition des autorités locales, des organisations caritatives et des volontaires à travers le pays pour fournir la nourriture, les fournitures et la compagnie dont les plus vulnérables ont besoin.

    Coordonné dans ma localité grâce à une application facilement accessible, l’effort logistique derrière ce déploiement est énorme: nous avons besoin de tout, des interprètes aux thérapeutes en passant par les contrôles DBS accélérés. Je ne doute pas que les communautés musulmanes joueront leur rôle, mais elles doivent être soutenues par leur gouvernement.

    L’hygiène, la santé et la responsabilité envers ses voisins sont étroitement liées à la culture islamique. Cela comprend la responsabilité de ne pas infecter les voisins avec une maladie mortelle. Mais nous ne pouvons utiliser ces valeurs pour assurer la sécurité de tous nos compatriotes britanniques que si nous nous mobilisons en même temps que nous nous isolons.

    Shadim Hussain est membre du groupe directeur du gouvernement sur l’adoption et PDG de My Foster Family

    Source : Independent, 19 mars 2020

    (Traduction non officielle)

    Tags : UK, Royaume Uni, coronavirus, musulmans, ménages musulmans,

  • Le Maroc utilise les lois pour faire taire la dissidence – Groupes de défense des droits

    Reuters, 9 janvier 2020

    RABAT (Reuters) – Le Maroc utilise de plus en plus la détention pour arrêter la dissidence politique sur les médias sociaux, a déclaré jeudi un comité de militants locaux des droits de l’homme, citant une vague d’arrestations et de procès ces derniers mois.

    Les tribunaux ont condamné une douzaine de personnes à des peines de prison pouvant aller jusqu’à quatre ans pour des accusations qui ont insulté des institutions constitutionnelles ou des fonctionnaires et incité à des manifestations, a-t-il déclaré dans un communiqué.

    Les personnes arrêtées sont des journalistes, des militants, une star du rap et deux lycéens, a indiqué le comité.

    “Les procès sont vindicatifs et utilisent le pouvoir judiciaire pour régler des comptes politiques avec des critiques et des opposants qui ont exprimé des opinions audacieuses pour découvrir des aspects de la corruption”, indique le communiqué.

    Le comité a été formé en réponse à l’arrestation du mois dernier d’Omar Radi, journaliste et activiste, pour un Tweet critiquant un juge qui avait emprisonné des manifestants. Son procès est prévu pour mars.

    Cependant, un porte-parole du gouvernement, Hassan Abyaba, a déclaré qu’il n’y avait pas de campagne contre la liberté d’expression et que la police et les tribunaux appliquaient les lois nationales.

    “Tout citoyen qui commet un crime sera puni par la loi”, a-t-il déclaré jeudi lors d’une conférence de presse hebdomadaire.

    Le Maroc a pour la plupart évité la tourmente des soulèvements arabes de 2011, répondant aux protestations par des réformes visant à céder certains des pouvoirs du roi Mohammed VI à un gouvernement élu, bien qu’il reste l’autorité ultime.

    Les protestations contre les problèmes économiques et sociaux sont courantes, et il y a eu de nombreuses manifestations dans la région montagneuse du nord du Rif en 2016 et 2017, et dans la ville minière de Jerrada.

    Le comité a noté une tendance: l’utilisation plus courante du code pénal pour juger les affaires de liberté d’expression au lieu du code de publication plus clément, qui ne prévoit aucune peine d’emprisonnement depuis une réforme en 2016.

    “La répression d’État reste la même malgré les réformes”, a déclaré Ahmed Benchemsi de Human Rights Watch, qui ne fait pas partie du comité qui a publié la déclaration de jeudi.

    Le jour où Radi a été arrêté, Mohamed Sekkaki, qui a un public populaire sur YouTube, a été condamné à quatre ans pour avoir insulté le roi.
    Le mois dernier, une cour d’appel a confirmé les peines de prison avec sursis pour quatre journalistes qui enquêtaient sur des fonds de pension.
    En novembre, le rappeur Mohamed Mounir, connu sous le nom de Gnawi, a été emprisonné pendant un an pour avoir insulté la police dans une vidéo sur les réseaux sociaux.

    Reuters

    Tags : Maroc, droits de l’homme, répression, Makhzen,

  • Eléments pour la réunion sur la stratégie du Maroc en Afrique

    Tagma, 4 août 2014
    Maroc/Afrique ( éléments pour la réunion de Lundi)
    La politique africaine du Maroc a connu un net et important changement qualitatif depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône . L’Afrique est aujourd’hui au centre des priorités de la politique étrangère du Maroc.
    Cette vision s’articule autour des axes ci après :
    1/ Paix et Sécurité : les pays africains dans leur ensemble font face a des menaces d’ordre sécuritaire qui visent leur déstabilisation . Certaines de ces menaces relèvent de ce qui est déjà connu : conflits territoriaux- Conflits d’ordre interne- lutte pour le pouvoir …
    D’autres sont nouvelles pour l’Afrique et sont les plus porteuses de périls : Boko Haram – Al Qaïda – Al Shabab. Trafics de drogue et d’armes – Traite des humains ….etc
    Les pays africains sont démunis face a ces nouvelles menaces transnationales.
    Les défis qui pèsent sur la sécurité et la stabilité des pays africains sont aussi une menace pour tous les autres pays .
    Le Maroc en tant que pôle de paix et de stabilité dans la région a entrepris d’apporter son aide aux pays amis qui font face a ces menaces.
    Sur le plan purement sécuritaire : Aide a la formation des forces de sécurité – Echange de renseignements – Coopération entre les services de sécurité . Initiatives pour organiser la Coopération sous régionale et internationale pour juguler ces menaces….

    Tags : Maroc, Afrique, Union Africaine, Sahara Occidental,