Dans le bras de fer opposant Mankeur Ndiaye et Cheikh Tidiane Gadio, il semble que le premier a gagné la partie puisqu’il a obtenu le limogeage de Gadio du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Selon la presse sénégalaise, Gadio paye son “NON” au référendum. En réalité, les rivalités entre les deux hommes datent d’avant le référendum. Cette rivalité a été dévoilée par les documents du Moroccoleaks publiés par le mystérieux cyber-activiste Chris_Coleman24.
Dans une lettre envoyée, le 10 septembre 2014, par l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleb Barrada, celui-ci fait part d’une audience que Mankeur Ndiaye lui a accordé. “Le Ministre sénégalais a soulevé un point qui semblait lui tenir à cœur, à savoir : la visite au Maroc, en août dernier de l’ancien MAE sénégalais Monsieur Cheikh Tidiane GADIO, Envoyé Spçecial de l’OCI pour la Centrafrique”, a écrit Barrada.
Ndiaye, après avoir reçu le cadeau marocain de 8.224.754 francs CFA pour le prétendu pèlerinage de ses parents, s’en est pris déloyalement à celui qui était son patron à la tête du ministère des Affaires Etrangères, Cheikh Tidiane Gadio en utilisant des propos qui dévoilent sa nature de mercenaire qui ne pense qu’à se remplir les poches avec l’argent récolté au nom du Sénégal. “Le Ministre sénégalais a avancé également que s’il y a aide du Maroc, il devrait être accordé à l’Etat du Sénégal et non à Monsieur Gadio”. Tout est dit. Entre les autorités marocaines et sénégalaises c’est la “transparence”. Ceux qui croient que les relations entre le Maroc et le Sénégal sont basées sur des intérêts des deux pays et des deux peuples n’ont qu’à lire les documents qui apparaissent sur les photos.
The economic impact of the COVID-19 pandemic is just beginning to be felt in Algeria. Earlier this month, the government announced that the national budget would be slashed in half due to the global collapse of oil prices. Simultaneously, the much-discredited government is cynically manoeuvring to bury the popular Hirak movement under the cover of this healthcare…
Une vidéo peut-elle déclencher une guerre en Afrique? Ce documentaire enquête sur un film caritatif controversé de 2012 devenu viral et demande si la vidéo et la chasse dirigée par les États-Unis au seigneur de guerre ougandais Joseph Kony ont servi de couverture aux opérations militaires américaines en Afrique.
C’était une sensation sur Internet: la vidéo “Kony 2012” publiée par le groupe à but non lucratif Invisible Children a généré des millions de clics en quelques jours et a profondément ému les téléspectateurs du monde entier.
Ce documentaire examine le contexte de son succès. Il conclut que la vidéo a servi les intérêts géopolitiques américains plus que n’importe quelle campagne de bienfaisance, fournissant un prétexte pour une opération militaire dans une région stratégiquement importante de l’Afrique.
Au printemps 2014, les journalistes Étienne Heger et Boris Huver se sont rendus dans la région d’Obo en République centrafricaine pour rendre compte de la chasse des États-Unis et de ses alliés africains à Joseph Kony, le célèbre dirigeant ougandais de la Lord’s Resistance Army.
En 2018, Jean-Baptiste Renaud a poursuivi ses enquêtes en Ouganda et aux États-Unis. Là, il a découvert comment un réseau de groupes religieux et de politiciens associés au mouvement évangélique a profité de la tragédie du recrutement d’enfants soldats par Joseph Kony pour faire avancer un programme évangélique profondément fondamentaliste en Ouganda.
Mauritania, where the job market has been tight in recent years, has seen many people fall prey to the patter of so-called hiring agents, who sell false promises of lucrative job opportunities abroad, and charge a hefty price for their services…
Je suis médecin, ce matin je me prépare à assurer une garde, avec mon avant dernier masque… Je vous fait part de la situation des médecins au Maroc et surtout de leurs craintes :
A ce jour 11 médecins atteints au Maroc, sans compter ceux qui ne sont pas testés ! Contrairement aux policiers, nous n’avons pas de masques mis à notre disposition. Nous sommes peut être infectés et l’examen clinique nous oblige à être tout prêt du malade. On en prend le risque, c’est notre métier, d’accord, mais qu’en est il de tous les patients que nous risquons de contaminer ? Pourquoi n’avons nous pas droit à des tests lorsque nous avons des symptômes ???
Il est temps de réagir!!!
Certains médecins et paramédicaux ont demandé des hôtels, pas pour le luxe mais pour que le personnel soignant ne contamine pas leurs familles. Sans compter que la plupart des aides soignants et infirmier n’ont pas de véhicules pour rentrer chez eux.
Plusieurs médecins présentant des symptômes inquiétants se sont vus refuser le test alors qu’un ministre a été testé et mis sous tous les traitements sans signe de gravité!!! Pas le médecin qui s’est occupé de lui !
Que les ministres mettent des blouses et aillent soigner les patients lorsque les médecins seront décimés…
Dans l’intérêt de tous, demandons à avoir de quoi nous protéger et à être dépistés et isolés si nous sommes positifs !
Tandis que la destruction de l’habitat d’innombrables espèces vivantes et de ces espèces elles-mêmes s’intensifie au niveau mondial, la présente pandémie de coronavirus pourrait n’être que le début d’une ère de pandémies internationales.
Mayibout 2 n’est pas un endroit sain. Les quelque 150 personnes qui vivent dans ce village, situé sur la rive sud du fleuve Ivindo, au cœur de la grande forêt de Minkebe, dans le nord du Gabon, sont habituées à des crises occasionnelles de maladies telles que la malaria, la dengue, la fièvre jaune et la maladie du sommeil. La plupart du temps, ils les ignorent.
Mais en janvier 1996, Ebola, un virus mortel alors à peine connu de l’homme, s’est soudainement répandu hors de la forêt en une vague de petites épidémies. La maladie a tué 21 des 37 villageois qui avaient été infectés, dont un certain nombre avaient porté, écorché, coupé ou mangé un chimpanzé de la forêt voisine.
Je me suis rendu à Mayibout 2 en 2004 pour étudier pourquoi des maladies mortelles nouvelles pour l’homme émergeaient des « points chauds » de la biodiversité tels que les forêts tropicales humides et les marchés de viande de brousse des villes africaines et asiatiques.
Une journée en canoë suivie de nombreuses heures sur des chemins forestiers dégradés, en passant par des villages Baka et une petite mine d’or, et j’ai atteint le village. Là, j’ai trouvé des personnes traumatisées qui craignaient encore le retour du virus mortel, qui tue jusqu’à 90% des personnes qu’il infecte.
Les villageois m’ont raconté comment des enfants étaient allés dans la forêt avec des chiens qui avaient tué le chimpanzé. Ils m’ont dit que tous ceux qui l’avaient cuisiné ou mangé avaient eu une fièvre terrible en quelques heures. Certains sont morts immédiatement, tandis que d’autres ont été emmenés à l’hôpital en aval de la rivière. Quelques-uns, comme Nesto Bematsick, se sont rétablis. « Nous aimions la forêt, maintenant nous la craignons », m’a-t-il dit. Beaucoup de membres de la famille de Bematsick sont morts.
Il y a encore une ou deux décennies, on pensait généralement que les forêts tropicales et les environnements naturels intacts regorgeant d’espèces sauvages exotiques nous menaçaient en abritant des virus et des agents pathogènes pouvant provoquer de nouvelles maladies chez l’homme telles que le virus Ebola, le VIH et la dengue.
En contraste, beaucoup de chercheurs pensent aujourd’hui que c’est en réalité la destruction de la biodiversité par l’humanité [par la civilisation industrielle et capitaliste, désormais planétaire, NdT] qui crée les conditions d’émergence de nouveaux virus et de nouvelles maladies telles que le Covid-19, apparue en Chine en décembre 2019, dont les profondes répercussions sanitaires et économiques menacent les pays riches comme les pays pauvres. D’ailleurs, une nouvelle discipline, la santé planétaire, est en train d’émerger, qui se concentre sur les liens de plus en plus manifestes entre le bien-être des humains, d’autres êtres vivants et des écosystèmes entiers.
Est-il donc possible que ce soit des activités telles que la construction de routes, l’exploitation minière, la chasse et l’exploitation forestière, qui aient déclenché les épidémies d’Ebola à Mayibout 2 et ailleurs dans les années 1990, et qui déchaînent aujourd’hui de nouvelles terreurs ?
« Nous envahissons les forêts tropicales et autres paysages sauvages, qui abritent tant d’espèces d’animaux et de plantes — et au sein desquelles évoluent tant de virus inconnus », a récemment écrit David Quammen, auteur de Spillover: Animal Infections and the Next Human Pandemic (« Contagion : les infections animales et la prochaine pandémie humaine ») dans le New York Times. « Nous coupons les arbres ; nous tuons les animaux ou les mettons en cage et les envoyons sur les marchés. Nous perturbons les écosystèmes et nous débarrassons les virus de leurs hôtes naturels. Lorsque cela se produit, ils ont besoin d’un nouvel hôte. Or, c’est sur nous qu’ils tombent. »
Menace croissante
Des recherches suggèrent que les épidémies de maladies issues d’animaux non-humains et d’autres maladies infectieuses telles que le virus Ebola, le Sars, la grippe aviaire et maintenant le Covid-19, causé par un nouveau coronavirus, sont en augmentation. Les agents pathogènes passent des animaux non-humains aux humains, et nombre d’entre eux sont capables de se propager rapidement vers de nouveaux endroits. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) estiment que les trois quarts des maladies nouvelles ou émergentes qui infectent les humains proviennent des animaux.
Certaines, comme la rage et la peste, nous ont été transmises par des animaux il y a plusieurs siècles. D’autres, comme la maladie de Marburg, qui serait transmise par des chauves-souris, sont encore rares. Quelques-unes, comme Covid-19, apparu l’année dernière à Wuhan, en Chine, et le coronavirus Mers, lié aux chameaux du Moyen-Orient, sont nouvelles pour l’homme et se répandent dans le monde entier.
Parmi les autres maladies passées d’animaux non-humains à l’homme, on peut citer la fièvre de Lassa, identifiée pour la première fois en 1969 au Nigeria, le Nipah de Malaisie et le Sars de Chine, qui a tué plus de 700 personnes et s’est propagé dans 30 pays en 2002–2003. Certaines, comme le Zika et le virus du Nil occidental, qui sont apparus en Afrique, ont muté et se sont établies sur d’autres continents.
Kate Jones, directrice de la filière écologie et la biodiversité à l’UCL, qualifie les maladies infectieuses émergentes d’origine animale de « menace croissante et très importante pour la santé, la sécurité et les économies mondiales » [on notera la contradiction, les « économies mondiales », ce sont elles qui nuisent à la santé des humains comme des animaux non-humains comme du monde entier, NdT].
Effet multiplicateur
En 2008, Jones et une équipe de chercheurs ont identifié 335 maladies apparues entre 1960 et 2004, dont au moins 60% provenaient d’animaux.
Selon Jones, ces zoonoses sont de plus en plus souvent liées à des changements environnementaux et au comportement humain. La perturbation des forêts vierges par l’exploitation forestière et minière, la construction de routes dans des endroits reculés, l’urbanisation rapide et la croissance démographique rapprochent les gens d’espèces animales dont ils n’avaient jamais été proches auparavant, explique-t-elle.
La transmission de maladies de la faune sauvage à l’homme qui en résulte, ajoute-t-elle, est désormais « un coût caché du développement économique humain. Nous sommes toujours plus nombreux, dans tous les milieux. Nous nous rendons dans des endroits largement intacts et sommes de plus en plus exposés. Nous créons des habitats où les virus se transmettent plus facilement, mais nous sommes surpris lorsque cela se produit. »
Jones étudie comment les changements dans l’utilisation des terres contribuent à aggraver cette situation. « Nous étudions comment les espèces vivant dans des habitats dégradés sont susceptibles de transporter davantage de virus pouvant infecter l’homme », explique-t-elle. « Les systèmes plus simples ont un effet multiplicateur. Détruisez les paysages, et les espèces qui restent sont celles dont les humains attrapent les maladies ».
« D’innombrables agents pathogènes continuent d’évoluer et, à un moment donné, pourraient constituer une menace pour l’homme », affirme Eric Fevre, titulaire de la chaire de maladies infectieuses vétérinaires à l’Institut d’infection et de santé mondiale de l’Université de Liverpool. « Le risque [de voir des agents pathogènes passer des animaux aux humains] a toujours été présent ».
La différence entre aujourd’hui et il y a quelques décennies, explique Fevre, est que les maladies sont susceptibles de se développer à la fois dans les environnements urbains et naturels : « Nous avons créé des populations denses où nous avons à nos côtés des chauves-souris et des rongeurs, ainsi que des oiseaux, des animaux de compagnie et d’autres êtres vivants. Cela crée une interaction intense et des possibilités de passage d’une espèce à l’autre. »
La partie émergée de l’iceberg
« Les pathogènes ne respectent pas les frontières entre les espèces », explique l’écologiste Thomas Gillespie, professeur associé au département des sciences environnementales de l’université Emory, qui étudie comment le rétrécissement des habitats naturels et les changements de comportement augmentent le risque de propagation des maladies des animaux aux humains.
« Je ne suis pas du tout surpris par l’épidémie de coronavirus. La majorité des agents pathogènes restent à découvrir. Nous ne percevons que la partie émergée de l’iceberg. »
Les humains [la civilisation industrielle capitaliste, tous les humains ne sont pas aussi et assez stupides, NdT], explique Gillespie, créent les conditions de la propagation des maladies en érodant les barrières naturelles qui existaient entre les animaux hôtes — dans lesquels le virus circule naturellement — et eux-mêmes. « Nous nous attendons pleinement à l’arrivée d’une pandémie de grippe ; nous pouvons nous attendre à une mortalité humaine à grande échelle ; nous pouvons nous attendre à d’autres agents pathogènes ayant encore d’autres impacts. Une maladie comme le virus Ebola ne se propage pas facilement. Mais une maladie ayant le taux de mortalité d’Ebola et se propageant comme la rougeole serait catastrophique », souligne Gillespie.
Partout, la faune sauvage est soumise à un stress accru, rappelle-t-il. « Les habitats d’innombrables espèces animales sont détruits, ce qui signifie que les espèces se rassemblent et entrent aussi davantage en contact avec les humains. Les espèces qui survivent aux changements se déplacent et se mélangent avec différents animaux et avec les humains ».
Gillespie constate cela aux États-Unis, où les banlieues fragmentent les forêts et augmentent le risque que les humains contractent la maladie de Lyme. « L’altération de l’écosystème affecte le cycle complexe de l’agent pathogène de Lyme. Les personnes vivant à proximité sont plus susceptibles de se faire piquer par une tique porteuse de la bactérie de Lyme », explique-t-il.
Pourtant, la recherche sur la santé humaine tient rarement compte des écosystèmes naturels environnants, affirme Richard Ostfeld, éminent scientifique à l’institut d’études des écosystèmes de Millbrook, à New York. Avec d’autres, il développe la nouvelle discipline de la santé planétaire, qui étudie les liens entre la santé humaine et celle des écosystèmes.
« Les scientifiques et le public pensent à tort que les écosystèmes naturels constituent une source de menaces pour l’être humain. C’est une erreur. La nature pose des menaces, c’est vrai, mais ce sont les activités humaines [par quoi il faut entendre les activités de la société industrielle capitaliste, bien entendu, qu’ils sont pénibles à toujours généraliser, occultant tranquillement le fait qu’il existe encore des sociétés humaines qui ne se comportent pas comme la civilisation industrielle capitaliste, NdT] qui font les vrais dégâts. Les risques pour la santé que l’on retrouve dans un milieu naturel sont aggravés lorsque nous interférons avec lui », affirme-t-il.
Ostfeld cite en exemple les rats et les chauves-souris, qui sont fortement liés à la propagation directe et indirecte des maladies zoonotiques. « Les rongeurs et certaines chauves-souris prospèrent lorsque nous perturbons les habitats naturels. Ils sont les plus susceptibles de favoriser la transmission [des agents pathogènes]. Plus nous perturbons les forêts et les habitats, plus nous sommes en danger », ajoute-t-il.
Felicia Keesing, professeure de biologie au Bard College de New York, étudie comment les changements environnementaux influencent la probabilité que les humains soient exposés à des maladies infectieuses. « Lorsque nous érodons la biodiversité, nous assistons à une prolifération des espèces les plus susceptibles de nous transmettre de nouvelles maladies, en outre, il est également prouvé que ces mêmes espèces sont les meilleurs hôtes des maladies existantes », a-t-elle écrit dans un courriel adressé à Ensia, un média à but non lucratif qui s’intéresse à l’évolution de notre planète.
Le lien avec les marchés
Les écologistes spécialisés dans les maladies affirment que les virus et autres agents pathogènes sont également susceptibles de passer des animaux non-humains aux humains dans les nombreux marchés informels ayant vu le jour pour fournir de la viande fraîche aux populations urbaines à croissance rapide dans le monde entier. Ici, les animaux sont abattus, découpés et vendus sur place.
Le « marché humide » (où l’on vend des produits frais et de la viande) de Wuhan, considéré par le gouvernement chinois comme le point de départ de l’actuelle pandémie de Covid-19, était connu pour les nombreux animaux sauvages, notamment des louveteaux vivants, des salamandres, des crocodiles, des scorpions, des rats, des écureuils, des renards, des civettes et des tortues, qu’on y trouvait.
De la même manière, sur les marchés urbains d’Afrique occidentale et centrale sont vendus des singes, des chauves-souris, des rats et des dizaines d’espèces d’oiseaux, de mammifères, d’insectes et de rongeurs abattus et vendus à proximité de décharges à ciel ouvert non-drainées.
« Les marchés humides constituent une tempête parfaite pour la transmission des agents pathogènes entre espèces », explique Gillespie. « Chaque fois que vous avez de nouvelles interactions avec une série d’espèces dans un même endroit, que ce soit dans un environnement naturel comme une forêt ou un marché humide, il peut y avoir des contagions ».
Le marché de Wuhan, ainsi que d’autres où étaient vendus des animaux vivants, a été fermé par les autorités chinoises, et le mois dernier, Pékin a interdit le commerce et la consommation d’animaux sauvages, à l’exception des poissons et des fruits de mer. Mais l’interdiction de vendre des animaux vivants dans les zones urbaines ou sur les marchés informels n’est pas la solution, affirment certains scientifiques.
« Le marché de Lagos est bien connu. Il constitue une sorte de bombe nucléaire en puissance. Mais il n’est pas juste de diaboliser des endroits qui n’ont pas de frigos. Ces marchés traditionnels fournissent une grande partie de la nourriture pour l’Afrique et l’Asie », explique Jones.
« Ces marchés sont des sources de nourriture essentielles pour des centaines de millions de pauvres, et il est impossible de s’en débarrasser », affirme Delia Grace, épidémiologiste et vétérinaire principale à l’Institut international de recherche sur le bétail basé à Nairobi, au Kenya. Elle affirme que les interdictions forcent les commerçants à se réfugier dans la clandestinité, où ils risquent d’être encore moins attentifs à l’hygiène.
Fevre et sa collègue Cecilia Tacoli, chercheuse principale du groupe de recherche sur les implantations humaines de l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), affirment dans un article de blog qu’au lieu de pointer du doigt les marchés humides, nous devrions nous pencher sur le commerce florissant des animaux sauvages.
« Ce sont les animaux sauvages plutôt que les animaux d’élevage qui sont les hôtes naturels de nombreux virus », écrivent-ils. « Les marchés humides sont considérés comme faisant partie du commerce informel de denrées alimentaires qui est souvent accusé de contribuer à la propagation des maladies. Mais […] des preuves montrent que le lien entre les marchés informels et les maladies n’est pas nécessairement évident. »
Changer de comportement
Alors que pouvons-nous faire face à cela ?
Selon Jones, le changement doit venir à la fois des sociétés riches et des sociétés pauvres. La demande de bois, de minéraux et de ressources du Nord mondial génère une dégradation des écosystèmes et des perturbations écologiques qui favorisent l’émergence de maladies, explique-t-elle. « Nous devons réfléchir à la biosécurité mondiale, trouver les points faibles et renforcer la fourniture de soins de santé dans les pays en développement. Sinon, nous pouvons nous attendre à ce que tout cela continue », ajoute-t-elle.
« Les risques sont plus grands désormais. Ils ont toujours été présents et le sont depuis des générations. Ce sont nos interactions avec ce risque qui doivent être modifiées », déclare Brian Bird, chercheur virologue à l’Université de Californie (Davis School of Veterinary Medicine One Health Institute), où il dirige les activités de surveillance liées à Ebola en Sierra Leone et ailleurs.
« Nous sommes maintenant dans une ère d’urgence chronique », affirme Bird. « Les maladies sont plus susceptibles de voyager plus loin et plus vite qu’auparavant, ce qui signifie que nous devons être plus rapides dans nos réponses. Il faut des investissements, un changement dans le comportement humain, et cela signifie que nous devons écouter les gens au niveau des communautés. »
Selon Bird, il est essentiel de sensibiliser les chasseurs, les bûcherons, les commerçants et les consommateurs aux problèmes des agents pathogènes et des maladies. « Ces contagions commencent avec une ou deux personnes. Les solutions commencent par l’éducation et la sensibilisation. Nous devons faire prendre conscience aux gens que les choses sont différentes aujourd’hui. J’ai appris en travaillant en Sierra Leone avec des personnes touchées par le virus Ebola que les communautés locales désirent être informées », explique-t-il. « Elles veulent savoir quoi faire. Elles veulent apprendre. »
Fevre et Tacoli préconisent de repenser les infrastructures urbaines, en particulier dans les quartiers pauvres et informels. « Les efforts à court terme doivent viser à contenir la propagation de l’infection », écrivent-ils. « Sur le long terme — étant donné que les nouvelles maladies infectieuses continueront probablement à se propager rapidement entre et dans les villes — nous avons besoin d’une révision des approches actuelles de l’urbanisme et du développement urbain. »
L’essentiel, selon Bird, est d’être prêt. « Nous ne pouvons pas prévoir d’où viendra la prochaine pandémie, c’est pourquoi nous avons besoin de plans d’atténuation qui tiennent compte des pires scénarios possibles », affirme-t-il. « La seule chose qui soit certaine, c’est que d’autres pandémies s’ensuivront. » [John Vidal, ex-journaliste en chef de la section écologie du Guardian, n’ose malheureusement rien suggérer de bien radical, ne propose aucune piste pour en finir avec cette situation où la nature est détruite et où des pandémies émergent. Dans un cas comme dans l’autre, cela nécessiterait ni plus ni moins que de mettre hors d’état de nuire la civilisation industrielle capitaliste, d’en finir avec la mondialisation, les sociétés de masses, les surconcentrations d’humains dans les villes, et d’animaux domestiques, de désurbaniser le monde, de défaire, encore une fois, tout ce qui constitue la civilisation industrielle, ce qu’un ponte du Guardian ne peut encourager, NdT].
Jamais auparavant le Maroc n’a montré un double profil. Mohammed VI apparaît comme un monarque constitutionnel et depuis environ deux ans a confié le gouvernement à Saadeddine El Othmani du Parti Justice et Développement, vainqueur des dernières élections. Ces dernières années, le pays a poursuivi sa marche vers l’Europe, atteignant également la demande d’adhésion évidemment rejetée pour les règles d’entrée en vigueur mais obtenant des consultations périodiques avec Bruxelles qui en font le pays voisin le plus proche des valeurs sur laquelle est fondée l’Union européenne. De grands progrès en termes de droits civils et d’égalité religieuse si l’on pense que le Maroc est le seul pays arabe (récemment approché par la Tunisie avec sa nouvelle Constitution) dans lequel la religion juive compte les mêmes droits que les autres et est librement pratiquée . Le seul bémol, si cet épisode très grave peut être appelé ainsi, a été la projection, il y a quelques années, par une importante chaîne de télévision nationale, d’un programme dans lequel les femmes marocaines ont été enseignées comment maquiller les coups et les mauvais traitements subis par les hommes. Programme interrompu et retiré dans le deuxième épisode avec les excuses du diffuseur.
Le Maroc a connu une croissance économique de 2,3% en 2019, un peu moins que l’année précédente qui était de 3%. Descente principalement due à une production agricole insatisfaisante due à des conditions climatiques défavorables, mais avec de bons résultats dans le secteur de la pêche et dans le secteur du tourisme, véritable force motrice de l’économie. En outre, ces dernières années, d’importantes réformes ont été menées, comme celle de la régionalisation qui a contribué à donner une impulsion et une vitalité aux institutions locales. Mais tout ce qui brille n’est pas or.
Outre la propagation du coronavirus qui en fait l’un des pays les plus exposés du continent africain, c’est d’un point de vue social que l’état actuel des choses présente des aspects inquiétants et désormais non épisodiques. Ce ne sont pas tant les opposants politiques et les journalistes que les jeunes gens ordinaires qui remplissent les médias sociaux de vidéos contenant des critiques des institutions et un monarque qui a perdu une grande partie de la popularité du passé et qui est accusé d’avoir trahi les promesses faites. Et comme au Maroc il existe une loi qui interdit toute critique de la monarchie, les plaintes en ce sens ont afflué depuis longtemps et les premières peines importantes ont été enregistrées. Bien que des tentatives soient faites pour imposer le silence et que de nombreux jeunes ne soient pas annoncés, ils ont été poursuivis et certains sont emprisonnés pour des délits purement idéologiques. Le Maroc est sorti pratiquement exempt des “printemps arabes” mais ce mécontentement exprimé par les jeunes et soutenu par la société civile laisse ouverte un point d’interrogation sur l’avenir du pays qui ne laisse pas indifférent l’Union européenne.
1-1 Le Maroc aux regards des opérateurs américains
1-1-1 Genèse sur les relations du Maroc avec les Etats-Unis
Ray Maxwell note que « Les relations entre les Etats Unis et le Maroc sont solides et séculaires, et tout laisse à penser qu’elles continueront de se raffermir davantage dans le futur » (1) , Lors de sa visite au Maroc, il a entretenu des divers discussion notamment avec le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Saâd Dine El Otmani, le ministre de l’économie et des finances, Nizar Baraka, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, cette visite du responsable américain s’inscrivait dans le cadre du partenariat stratégique et des consultations régulières menées par les responsables des deux pays afin d’échanger les points de vue sur un nombre de questions d’intérêt commun. Quand à l’économie, les opérateurs économiques américains visent la mise en place de trois actions principales pouvant attirer davantage l’investisseur américain(2) :
1) Instaurer un système légal et régulateur basé sur l’Etat de droit : favoriser des projets de financement comportant l’attribution légale des droits, des risques et des obligations incorporées dans les contrats.
2) Mettre en place un système financier ouvert qui favorise la désintermédiation bancaire et qui facilite l’accès des intervenants potentiels à la place financière locale.
3) Offrir un traitement égal des entités étrangères : réformer les lois régissant l’investissement international, la liberté des transferts, des capitaux et l’accès aux finances internes.
4) Favoriser un climat des affaires sains, La corruption et le risque concomitant aux prêts, aux coûts importants, sont tous des entraves à l’investissement étranger américain au territoire économique marocain.
1.1.2 La conclusion de l’accord de libre échange avec les Etats-Unis
L’accord de libre échange signé avec les Etats-Unis entrée en vigueur le 1èr janvier 2006, il couvre tous les secteurs de l’activité économique et à vocation à développer l’ensemble des échanges entre les deux pays. Il porte en effet sur le commerce des biens (produits agricoles et de la pêche, produits industriels, dont les textiles et vêtements) et le commerce des services (tourisme, services financiers, télécommunications,). Il porte également sur les aspects liés à la protection de la propriété intellectuelle, les marchés publics ainsi que sur les questions à caractère social et environnemental. Les dispositions de l’Accord Maroc / Etats-Unis couvrent, en 22 chapitres, un large éventail de domaines :
• Les dispositions de démantèlement tarifaire, les mesures sectorielles spécifiques, le traitement des obstacles au libre échange, les mesures de garantie d’accès au marché et de sécurité des investissements des opérateurs des pays respectifs, et enfin les règles d’administration et de gestion de l’accord ;
Concernant le démantèlement tarifaire, l’accord prévoit un calendrier de démantèlement dissymétrique sur 20 ans ;
• L’accord prévoit un traitement asymétrique en faveur du Maroc pour tous les produits, à l’exception des textiles. Ainsi l’accord prévoit un démantèlement des droits de douane selon le schéma suivant :
-Pour les produits industriels, hors textile : les droits de douane ont été immédiatement éliminés pour la quasi intégralité de ces produits dès l’entrée en vigueur de l’accord, le reste étant éliminé sur une période maximale de 9 ans.
– Pour les produits textiles et vêtements : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 6 ans.
– Pour les produits agricoles et agroindustriels : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 18 ans.
Concernant les principaux objectifs attendus de l’accord, on peut les résumer dans les points suivants :
• libéraliser les échanges de biens et de services et faciliter les investissements entre les 2 pays ;
• Le Maroc, souhaitait avant tout faciliter l’accès au marché américain pour ses secteurs clés, dont le textile, le cuir, l’agroalimentaire et les produits de la pêche, en second lieu attirer les investissements américains et enfin faciliter le transfert de technologies ;
• les Etats-Unis souhaitaient l’ouverture des marchés agricoles protégés, tels que celui des céréales, le renforcement de la compétitivité des produits américains vis-à-vis des produits européens.
• Attirer au Maroc les investissements étrangers, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine et de l’emploi : l’accord représente un formidable moyen d’attirer les investissements directs étrangers au Maroc, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine par les transferts de technologies/ savoir-faire et de développement de l’économie par la création d’emplois.
• Faciliter l’accès au marché américain pour les entreprises marocaines, les États-Unis demeurent un partenaire incontournable et un marché de premier plan pour toute économie qui s’internationalise. Cet accès facilité représente, pour les sociétés qui sauront développer leurs exportations, une opportunité pour :
• Augmenter leurs ventes et leurs bénéfices ;
• Optimiser l’utilisation de leurs capacités de production excédentaires ;
• Accroître leur compétitivité;
• L’accord prévoit un traitement asymétrique en faveur du Maroc pour tous les produits, à l’exception des textiles. Ainsi l’accord prévoit un démantèlement des droits de douane selon le schéma suivant :
– Pour les produits industriels, hors textile : les droits de douane ont été immédiatement éliminés pour la quasi intégralité de ces produits dès l’entrée en vigueur de l’accord, le reste étant éliminé sur une période maximale de 9 ans.
– Pour les produits textiles et vêtements : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 6 ans.
– Pour les produits agricoles et agroindustriels : les droits de douane sont éliminés sur une période maximale de 18 ans.
Concernant les principaux objectifs attendus de l’accord, on peut les résumer dans les points suivants :
• libéraliser les échanges de biens et de services et faciliter les investissements entre les 2 pays ;
• Le Maroc, souhaitait avant tout faciliter l’accès au marché américain pour ses secteurs clés, dont le textile, le cuir, l’agroalimentaire et les produits de la pêche, en second lieu attirer les investissements américains et enfin faciliter le transfert de technologies ;
• les Etats-Unis souhaitaient l’ouverture des marchés agricoles protégés, tels que celui des céréales, le renforcement de la compétitivité des produits américains vis-à-vis des produits européens.
• Attirer au Maroc les investissements étrangers, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine et de l’emploi : l’accord représente un formidable moyen d’attirer les investissements directs étrangers au Maroc, vecteurs de modernisation de l’industrie marocaine par les transferts de technologies/ savoir-faire et de développement de l’économie par la création d’emplois.
• Faciliter l’accès au marché américain pour les entreprises marocaines, les États-Unis demeurent un partenaire incontournable et un marché de premier plan pour toute économie qui s’internationalise. Cet accès facilité représente, pour les sociétés qui sauront développer leurs exportations, une opportunité pour :
• Augmenter leurs ventes et leurs bénéfices ;
• Optimiser l’utilisation de leurs capacités de production excédentaires ;
• Accroître leur compétitivité;
a-1) Echanges commerciaux avant la conclusion de l’accord de libre échange
Répartitions par origine des importations des biens et services
Les échanges commerciaux avec les Etats-Unis ne représentaient que 4% de volume des échanges du Maroc avec le reste du monde, une proportion qui ne reflète guerre les ambitions commerciales des deux parties en comparaison bien évidemment par d’autres partenaires commerciaux. L’initiative de la conclusion de l’accord était pour objectif l’encouragement des échanges à la base des intérêts économiques communs.
Le volume des importations avant la conclusion de l’accord de libre échange n’a pas dépassé les 580 millions de dollars, ainsi que les produits de l’échange ne concernaient que les produits chimiques, plastiques, Médicaments, équipement médicaux, tissu en coton, les biens d’équipement médicaux, les produits des technologies de l’information, le papier et le carton.
Pour les exportations marocaines en provenance des Etats-Unis, elles ne dépassaient pas les 276 millions de dollars entre 2001-2005, et ne concernent que le Phosphate, les conserves, les vêtements confectionnés, les engrais, les agrumes, articles en cuir, appareillage électrique, les pièces automobiles.
La balance commerciale entre le Maroc et les Etats-Unis était déficitaire et déséquilibré entre les deux Etats, ainsi que les échanges commerciaux étaient limitées et n’ont pas multipliés et ce, avant la conclusion de l’accord de libre échange entré en vigueur en 2006.
Selon le ministère du Commerce extérieur, la part des Etats-Unis dans les échanges commerciaux varie très légèrement sur la période 2001-2005. Elle oscille pour les importations et les exportations entre 3% et 4%. Ce qui est très peu.
En 2005, le Maroc a importé pour une valeur de 6 milliards de DH et exporté pour 2,5 milliards de DH, soit 2,5 fois moins que la valeur des importations, avec un taux de couverture de 41%. Loin derrière la France et l’Espagne, principaux partenaires du Royaume, les Etats-Unis sont par ordre d’importance le 7ème fournisseur du pays et le 8ème client durant la période 2001-2005.
a-2) Echanges commerciaux après la conclusion de l’accord de libre échange
L’Accord de Libre Echange a permis au Maroc et aux USA d’éliminer les droits de douane sur plus de 95 pc des biens échangés et d’augmenter à une certaine cadence leurs échanges commerciaux, mais ses résultats demeurent en deçà des aspirations des opérateurs marocains et américains compte tenu des réelles potentialités des deux pays.
Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont chiffrés en 2011 à 3,79 milliards de dollars. Quelque 120 entreprises américaines opèrent actuellement au Maroc, où elles ont investi près de 2,2 milliards de dollars et créé plus de 100.000 emplois directs et indirects.
Pour accélérer la cadence des échanges et des investissements dans le cadre de l’ALE, les Etats-Unis s’engagent à débloquer la somme de 1,5 million de dollars en termes d’assistance pour stimuler les investissements privés américains dans le marché marocain, promouvoir le développement économique local et renforcer le cadre légal et réglementaire, indique-t-on de source proche du Département d’Etat.
Les échanges commerciaux ont connu une diversification accrue entre les deux pays âpres la mise en œuvre de l’ALE Maroc-Etats-Unis, les opérateurs des deux pays ont essayé de multiplier leurs produits en provenance des deux pays en profitant mutuellement deux avantages, le premier est lié à l’accès libre à la quasi-totalité des produits industriels marocains sur le marché américain, et le deuxième est lié aux préférences importante pour les produits dont lesquels le Maroc dispose un fort potentiel.
IMPORTATIONS EN PROVENANCE DES ETATS-UNIS
Les échanges commerciaux ont connu une diversification accrue entre les deux pays âpres la mise en œuvre de l’ALE Maroc-Etats-Unis, les operateurs des deux pays ont essayé de multiplier leurs produits en provenance des deux pays en profitant mutuellement deux avantages, le premier est lié à l’accès libre à la quasi-totalité des produits industriels marocains sur le marché américain, et le deuxième est lié aux préférences importante pour les produits dont lesquels le Maroc dispose un fort potentiel.
Principaux produits importés des Etats Unis
L’impact de l’ALE sur les recettes douanières
Il s’agit particulièrement de se positionner par apport à 2015et d’adopter un démantellement tarifaire totale des droits d’importations sur les acquisitions en provenance des Etats –Unis d’Amérique avec lequel le Maroc à signé un accord de libre échange.
La simulation consiste à modifier les taux nominaux des droits d’importation générés au niveau de la calibration du modèle. La configuration des démantèlements simulés est schématisée comme suit1:
Si l’U.E représente notre principal partenaire commercial, avec plus de 70% de nos échanges commerciaux, les parts des autres pays avec lesquels le Maroc a conclu des accords de libre-échange (les pays arabes, les USA et la Turquie) demeurent faibles et ne dépassent guère 5% de nos échanges.
De même, le démantèlement des droits de douane constitue un manque à gagner fiscal pour le budget de l’Etat, ce qui pourrait contribuer à l’aggravation du déficit budgétaire et la réduction des capacités d’investissement de l’Etat en infrastructures.
Dans le but de mesurer ces différents effets interactifs, seuls les modèles calculables d’équilibre général sont mieux appropriés à effectuer une telle analyse.
La suppression des droits de douane sur les importations en provenance des partenaires commerciaux du Maroc affecte en premier lieu les recettes douanières qui subiraient une baisse de 40%, cette baisse s’explique par l’importance des échanges du Maroc avec les principaux partenaires avec lesquels un libre-échange de marchandises est prévu notamment l’UE. Le deuxième effet direct de l’application des accords de libre-échange est la baisse des prix à l’importation des biens en provenance des pays concernés. Ces baisses sont généralement autant importantes que la protection fut grande à l’année de base.
L’impact de l’accord sur l’attractivité des IDE dans le territoire national
Les accords de libre échange visent l’amélioration de l’attractivité des investisseurs étrangers en vue de faire du Maroc une plate-forme de production et d’exportation ce qui pourrait contribuer à la création des emplois et des distributions des revenus supplémentaires en vue d’améliorer le bien-être des consommateurs ainsi que la contribution à la réduction du déficit structurel de la balance commerciale.
Pour l’ALE Etats-Unis Maroc, quelques 120 entreprises américaines opèrent actuellement au Maroc, où elles ont investi près de 2,2 milliards de dollars et créé plus de 100.000 emplois directs et indirects.
Le volume de flux de l’investissement américain au territoire national apparaît faible par rapport aux IDE provenant des autres pays, l’accord n’a pas bien servi l’opérateur américain pour venir s’installer au Maroc.
En dépit d’une conjoncture régionale difficile et de la crise économique, notamment au niveau des principaux pays émetteurs d’investissements directs étrangers américains vers le Maroc, les flux des investissements directs étrangers (IDE) vers le Royaume ont mieux résisté en 2011 que dans la plupart des autres pays.
L’impact de l’accord sur les entreprises nationales naissantes
La conclusion de l’accord comportait des risques divers, notamment la fragilisation des branches de production non compétitives par l’accroissement de la concurrence des produits importés et partant des pertes d’emplois et l’aggravation de chômage et de la pauvreté, surtout en milieu rural.
Vue le nombre réduit des firmes américaines implantées dans le territoire nationale, nos en entreprises constituées essentiellement des PME et PMI, de TPE et TPI n’ont pas été infectées soit au niveau des parts de marché ou au niveau de leur compétitivité.
Bilan de l’ALE Maroc-Etats-Unis
L’accord a principalement donné lieu à l’augmentation des importations en provenance des Etats-Unis (céréales, combustibles, machines), qui ont presque triplé depuis 2005.
Le Maroc a pu augmenter ses exportations de phosphates (en profitant notamment de la hausse des cours mondiaux) et de machines électriques vers les États-Unis mais globalement le différentiel commercial avec les États-Unis a relativement augmenté.
Un développement des exportations plus rapide côté américain et une exploitation modeste de l’accord coté marocain.
Les cent vingt entreprises ouvertes par des Américains au Maroc ont créé plus de 100000 emplois au niveau national depuis l’ALE.
les importations américaines de biens en provenance du Maroc ont atteint 1 milliard de dollars. Les investissements étrangers directs des États-Unis au Maroc étaient de 350 millions de dollars en 2011, a dit l’USTR (le représentant des Etats-Unis de Commerce Extérieur).
Retombées de l’Accord
On constate que cet ALE n’a pas abouti à une hausse des exportations vers les Etats-Unis
au niveau espéré par notre pays. Ce qui pourrait être expliqué par 4 types de difficultés :
En premier lieu, des difficultés structurelles. Le Maroc pâtit en effet, d’une faible compétitivité prix due à un taux de change Dirham / Dollar défavorable, d’une faible productivité et des coûts élevés des facteurs de production. Par ailleurs, la structure de l’appareil productif marocain ne permet pas de servir des commandes de taille importante et les faiblesses logistiques constituent un frein supplémentaire aux exportations vers les Etats-Unis.
En second lieu, les entreprises marocaines ne connaissent pas suffisamment le marché américain par manque de veille commerciale sur ce marché. Elles ne maîtrisent pas non plus suffisamment les normes techniques, sanitaires et phytosanitaires applicables aux Etats-Unis.
Le Maroc fait également face à un déficit d’image et de promotion des produits marocains aux Etats-Unis, tant auprès des décideurs que des consommateurs. Les moyens de promotion alloués se révèlent d’ailleurs insuffisants pour le marché américain.
Et en dernier lieu, des écarts culturels, aussi bien la barrière de la langue que la culture commerciale et la conduite des affaires.
Or les opérateurs économiques nationaux déclarent que l’écart en faveur des États-Unis,
s’explique par certaines entraves à l’exportation rencontrées par les opérateurs marocains,
notamment :
Risque de taux de change (sensibilité des exportations au cours du dollar américain).
Qualité et production marocaines encore méconnues aux États-Unis.
Problèmes logistiques : absence de ligne maritime vers les États-Unis et délais encore relativement longs pour la livraison des produits.
Normes techniques et sanitaires amé- ricaines parfois contraignantes.
1-1-4 Les extensions de l’Accord
Le 5 Décembre 2012, Le ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara, a coprésidé, mercredi à Washington, la 3è réunion du Comité conjoint de l’Accord de libre échange (ALE) Maroc-USA, dont les travaux ont abordé les moyens de dynamiser cet accord et promouvoir davantage les exportations marocaines et les investissements américains dans le Royaume.
Les accords ont été conclus lors de la troisième réunion du comité conjoint dans le cadre de l’Accord de libre échange (ALE) entre les États-Unis et le Maroc, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2006.
Les textes des accords inclut également de nouveaux engagements qui reflètent certaines innovations et pratiques nouvelles développées après la signature de l’ALE en 2004, comme la soumission préalables d’informations avant l’arrivée des biens exportés et le payement électronique des droits douaniers, taxes et autres frais pour expédier le transit douanier des biens exportés.
La réunion était une occasion d’évoquer plusieurs points qui continuent d’entraver le commerce bilatéral et de revenir sur la question du déficit de la balance commerciale entre les Etats-Unis et le Maroc, étant donné que les exportations marocaines vers le marché US se limitent actuellement à quelque 900 millions de dollars, contre 3,5 milliards pour les exportations américaines.
La partie marocaine a fixé deux objectifs à atteindre d’ici 2016, qui marquera le 10ème anniversaire de l’entrée en vigueur de l’ALE, à savoir l’augmentation des investissements américains au Maroc de 130 millions de dollars actuellement à un milliard de dollars, et la promotion des exportations marocaines vers le marché US pour atteindre 3 milliards de dollars à l’horizon 2016.
1. Le sous-secrétaire d’Etat adjoint américain chargé du Maghreb, Ray Maxwell, 07/02/2012 (MAP)
2. M. Robert Mallet, ancien secrétaire-adjoint au Département américain de Commerce
3. Les modèles calculables d’équilibre général sont devenus, au cours des dernières années, des outils importants et incontournables d’analyses des politiques économiques de développement. Ils sont de plus en plus utilisés pour évaluer et quantifier les effets de diverses politiques économiques de commerce extérieur, d’intégration économique régionale, de commerce intérieur, de réformes fiscales et de taxation, de politiques environnementales entres autres.
4. Nation la Plus Favorisée
5. Impacts des accords de libre échange (modèle calculable d’équilibre générale), rapport réalisé par le ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, département de commerce extérieur, page 27, février 2009.
Il est alimenté par les femmes comme par les hommes et pas seulement occidentaux. Tourisme sexuel? Ces mots sont bien souvent empreints d’un étrange exotisme. Comme si l’indicible, les actes les plus odieux, se passait à des dizaines de milliers de kilomètres sur des palanquins, dans de vaporeuses fumées d’opium. Ce tourisme d’un genre bien particulier se développe massivement à deux pas de chez nous, de l’autre côté de la Méditerranée. Deux à trois heures d’avion et le tour est joué.
Un jour à Cotonou, je me suis retrouvé assis dans l’aéroport à côté d’un tatoueur volubile qui faisait le tour du monde du sexe tarifé. Le tour du monde des pays pauvres s’entend. Il m’a expliqué, sans que je lui pose la moindre question, qu’en dix jours il «s’était fait» une vingtaine de filles. Celui qui se présentait comme un «chasseur de gazelles» était très «content du rapport qualité/prix offert par les Béninoises». Même si l’une des filles s’était révélée un peu décevante. Il était «globalement satisfait de la qualité de la marchandise» et allait recommander la destination à ses amis. Totalement désinhibé, il aurait très bien pu répondre aux questions du magazine 60 millions de consommateurs. Dans un bar de Cotonou, une serveuse gagne 15 euros par mois, dans ces conditions le touriste européen n’a pas de mal à se faire à grande vitesse de nouvelles amitiés.
Du Maghreb à l’Afrique de l’ouest, le tourisme sexuel s’est complètement banalisé, d’autant plus vite que l’impunité est grande. Il n’est pas l’apanage des Occidentaux. Les ressortissants des pays du Golfe font eux aussi leur «shopping» en Tunisie, au Maroc et au Sénégal. «Il faudrait être hypocrite pour affirmer ne s’être jamais trouvé dans un restaurant à la mode où celui ou celle venu(e) du Nord offre un généreux repas à un gamin du coin…mais chut silence! Nous sommes priés de détourner les yeux et de n’en parler qu’à l’abri des murs. Quant à Marrakech…Les récits qui courent au Maroc sur les avanies que subissent des mineurs derrière les murs de certains riads cossus sont épouvantables» souligne Le quotidien d’Oran.
Au Sénégal, le tourisme sexuel est devenu une source essentielle d’argent. Dans une station balnéaire telle que Saly (à 80 kilomètres de Dakar), il est très visible. Présente elle aussi, la pédophilie se pratique beaucoup plus discrètement. La justice sénégalaise a arrêté plusieurs pédophiles occidentaux. Dans la Gambie voisine où l’Etat de droit est totalement absent, les pédophiles opèrent bien davantage à leur aise. Selon un rapport de l’Unicef, «la Gambie est une cible de choix pour les pédophiles. Ils cherchent une destination discrète pour commettre leurs crimes en toute impunité». Ce petit pays est d’autant plus attrayant pour eux que ce qui s’y passe est très peu médiatisé.
Une autre étude de l’Unicef montre que 70% des Gambiens qui travaillent dans le tourisme considèrent que le sexe est l’une des principales motivations des étrangers qui viennent dans le pays et que les jeunes Gambiens «trouvent très chic d’être vus avec des Blancs». Près de 100 000 touristes débarquent chaque année dans ce pays d’un million d’habitants. Il s’agit essentiellement de Britanniques, de Suédois, de Norvégiens, de Danois, de Finlandais, de Néerlandais et d’Allemands.
«Dans les hôtels pour touristes de Gambie, à l’heure du petit-déjeuner, on est frappé de voir le nombre de vacanciers célibataires. Des hommes et des femmes, blancs, la cinquantaine ou la soixantaine, assis tout seuls devant leur bol de céréales», rapporte The Guardian. «On se demande qui, ils ont laissé derrière eux. L’après-midi, on comprend mieux ce qu’ils attendent en retrouvant les mêmes messieurs autour de la piscine, faisant appliquer de la crème solaire sur leur dos cramoisi par des adolescentes gambiennes habillées en danseuses, l’air tout droit sorties d’un clip de la chanteuse Beyoncé. Quant aux Européennes – que l’on appelle ici des «Marie-Claire» elles sont entourées de trois ou quatre jeunes hommes à dreadlocks. C’est pourquoi une partie de la jeunesse gambienne attend avec impatience les jeudis et les vendredis, jours où les avions partis de Gattwick déversent leur contingent de vacanciers sur la «smiling coast»
La violence symbolique du tourisme sexuel
Plus que l’âge des «proies», ce qui choque le plus les populations locales c’est la violence symbolique de cette transaction. «Cela montre que l’argent permet de tout acheter dans l’impunité la plus totale» s’emporte Abdou, un habitant de Saly. Certains gigolos ont fait des fortunes considérables grâce aux Européennes. Ils exhibent fièrement les signes extérieurs de leur richesse. «J’ai trois maisons. La première, c’est une Allemande qui me l’a offerte. La seconde, c’est une Britannique. La troisième, c’est une Suissesse» me déclarait fièrement l’un d’entre eux. Guère difficiles à rencontrer, ils déambulent sur les plages en short et torse nu. Quand ils ne font pas des pompes, ils passent de la pommade-de la crème solaire sur le dos des Européennes. Leur succès économique fait grincer bien des dents.
Depuis que le business du sexe a pris son essor à Saly, le prix de l’immobilier s’est envolé. Du coup, les autres habitants de la région ont de plus en plus de mal à se loger, notamment les pêcheurs. Traditionnellement, cette région côtière vivait de la pêche, or les eaux de la région sont de moins en moins poissonneuses. Du coup, les «hommes de la mer» ont de plus en plus de mal à faire vivre leurs familles, malgré les risques qu’ils prennent. L’étalage de l’argent facile des gigolos les irrite d’autant plus.
Dans les boîtes de nuit de la région, les chasseurs de sexe se croient tout permis. Même si une fille est déjà accompagnée, ils lui font des propositions. Si son entourage se révolte, ils deviennent agressifs, sûrs de leur bon droit. Allant jusqu’à dire qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils travaillent pour des ambassades occidentales. Même si c’est le plus souvent totalement faux. Un argument révélateur d’un état d’esprit et d’un sentiment de toute puissance. «A cause du tourisme sexuel, la haine des Occidentaux gagne du terrain. Des campagnes de presse de plus en plus violentes se développent» souligne Aïcha, une habitante de Saly. En terre musulmane, l’étalage de sexe tarifé choque les populations et fait le jeu des islamistes les plus radicaux. Cette arrogance est d’autant plus dangereuse que nombre d’occidentaux ont décidé de vivre une grande partie de l’année dans ces «paradis ensoleillés». Au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, des dizaines de milliers de Français ont pris leur retraite. Il serait regrettable qu’ils fassent les frais des ressentiments populaires.
«Le pire, dans l’affaire, avertit l’écrivain algérien Akram Belkaïd, c’est que les peuples notent et enregistrent en silence. Fausse résignation qui, un jour, pourrait se transformer en vengeance physique».
Sous le titre de “Fiches de Présentation des pays des Caraïbes”, le Département des affaires américaines du MAE marocain, fait le bilan du lobbying marocain auprès des pays des Caraïbes. Un document intéressant apporté par le site Maroc Leaks pour comprendre les axes de la diplomatie économique du Maroc pour amener certains pays à retirer leur reconnaissance de la RASD.
Antigua et Barbuda (Saint John’s (Antigua)
Position vis-à-vis de la RASD :
-Reconnaissance le 28/02/1987, Retrait le 12/02/2010
-Relations diplomatiques : établies le 3 juillet 2007 Situation Politique :
-Reconnaissance survenue alors que le parti actuel était au pouvoir
-Feuille de route signée en Février 2013
Actions Réalisées :
– Au titre de l’année 2011, une aide a été attribuée à Antigua et Barbuda sous forme de 75 tonnes de fertilisants et une enveloppe de l’ordre de 120,000 $US pour le financement de projets dans le secteur de la santé, ainsi qu’une aide de 250.000 US$ au titre de l’exercice 2010 et de 350.000 US$ au titre de l’exercice 2011.
– Antigua et Barbuda bénéficie également de bourses d’étude annuelles en faveur de 20 étudiants
Demandes :
– Renforcer la coopération actuelle par la réalisation de l’un des 2 propositions faites par M. Spencer lors de sa visite au Maroc :
– Encourager l’OCP à envisager Antigua et Barbuda comme port de transbordements des fertilisants marocains à destination de l’Amérique Latine,
– Encourager la RAM à programmer Antigua et Barbuda comme escale de son vol à destination du Brésil.
Commonwealth des Bahamas (Nassau)
Etats des lieux de la reconnaissance de la RASD :
– N’ont jamais reconnu
– Relations diplomatiques : établies le 8 janvier 1999
– Prochaine élections : Mai 2017
– N’ a pas signé de feuille de route
Remarques :
– Cette Direction ne dispose pas d’informations sur de possibles actions de coopérations éventuellement lancées dans le cadre de la feuiile de route
– A noter que le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Immigration des Bahamas, M. Frederick A. Mitchell, du 12 au 14 décembre 2012, a pris part à la réunion avec les pays caribéens que ce Département a organisé le 12 décembre 2014.
Barbade (Bridgetown)
Position vis-à-vis de la RASD» :
-Reconnaissance le 27/02/1988, Gel le 11 février 2013
-Relations diplomatiques : établies le 17 avril 2013
-Prochaine élections : Février 2018
-Fuille de route signée en Février 2013
Belize (Belmopan)
Position vis-à-vis de la RASD :
-Reconnaissance le 19 novembre 1986
-Relations diplomatiques : établies le 3 mai 2001
Situation Politique :
– Reconnaissance survenue alors que le parti actuel était au pouvoir
– Prochaine élections : 2017
– N’ a pas Signé de feuille de route
Commonwealth de la Dominique (Roseau)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 01/09/1979 / Retrait le 20/04/1989, Reconnaissance le 21/07/1998 / Retrait le 22 / 07/2010
– Relations diplomatiques : établies le 23 juin 2010
– Prochaine élections : prévues en Décembre 2014 (date non confirmée)
– Feuille de route signée en Février 2013
Actions réalisées :
– Le Maroc a consacré une enveloppe financière de 500 000$ à sa coopération avec la Dominique portant sur les domaines ci-après :
– Financement partiel d’un programme pour le développement de la femme;
– Financement d’un petit projet de pêche ;
– Financement d’un petit projet touristique.
– Dans le cadre de l’aide financière accordée par le Maroc à la Dominique au niveau touristique, le Directeur de l’AMCI, M. Youssef Imani, a participé, le 29 septembre 2011, à la cérémonie marquant le lancement des travaux de construction d’un établissement hôtelier financé par cette même Agence à Portsmouth ;
– La Dominique a également bénéficié d’une aide sous forme d’un lot de 200 tonnes de fertilisants au titre de l’année 2010-2011.
– La Dominique bénéficie de 15 bourses annuelles au profit des étudiants.
– Le Maroc a consacré une enveloppe de 15.000$ pour l’acquisition de jouets de Noël, en novembre 2010 ;
Il a également apporté une aide financière de 300.000$, suite aux inondations que le pays a connues en octobre 2010.
Demandes : Besoins de fertilisants
Remarques :
– Les relations entre le Maroc et la Dominique ont connu une évolution positive depuis 2010, marquée par un soutien mutuel entre les deux pays à des niveaux divers.
-La Dominique est le principal allié du Maroc dans la région caribéenne et apporte un appui solide pour la promotion de Notre Cause Nationale ;
Grenade (Saint George’s)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 24/08/1979, Retrait le 11/08/2010
– Relations diplomatiques : établies le 11 août 2010
– Prochaine élections : 2018 – Feuille de route signée en Février 2013
Actions réalisées :
– La Grenade bénéficie des aides dans les secteurs suivants :
– Agriculture : un don d’un lot de 180 tonnes de fertilisants en 2011 ;
– Coopération Financière : Une somme de 1000.000Ec$, a été transférée le 21 décembre 2010 ;
– Appui financier : Une enveloppe de 200.000US$ a été remise en novembre 2010 ;
– Education : Les étudiants bénéficient de 10 bourses annuelles.
Demandes :
– Etudiants ayant des difficultés financières
– Prélèvements destinés aux payements de leur couverture médicale.
– Les relations entre le Maroc et la Grenade se sont améliorées depuis l’été 2010 ;
– Lors d’une rencontre avec des responsables marocains en juillet 2011, l’ex Ministre des Affaires Etrangères M. Karl Hood a admis avoir reçu une délégation de la pseudo «RASD» dans son bureau, précisant qu’elle se serait présentée à son département sans rendez-vous préalable. «Nous sommes conscients de nos intérêts. La Grenade demeurera aux cotés du Maroc» a-t-il précisé.
Guyana (Georgetown)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 01 septembre 1979
– Relations diplomatiques : établies le 14 décembre 2014
– Prochaine élections : 2016
– N’a pas Signé de feuille de route
Haiti (Port-au-Prince)
– Séisme : Sur Hautes Instructions Royales, aide d’une valeur d’un million de dollars, composée de produits médicaux et pharmaceutiques.
– Choléra : le Maroc a envoyé, Sur Hautes Instructions Royales, un avion cargo transportant une cargaison de médicaments au profit des malades haïtiens affectés par cette maladie.
– Notre pays octroie, depuis l’année scolaire 2010-2011,
– 15 bourses au profit d’étudiants haïtiens,
– Des inspecteurs des Douanes haïtiens ont suivis des formations au Maroc, depuis 2005.
– Relations diplomatiques : établies le 29 janvier 2008
– Prochaine élections : Décembre 2016
Sainte Lucie (Castries)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Réitéré la non reconnaissance le 9/08/2010
– Relations diplomatiques : établies le 9 mars 1988
– Prochaine élections : Novembre 2016
– Signature de la feuille de route : Février 2013
Actions Réalisées :
– Aide pour contribuer à la restructuration du secteur agricole après l’ouragan qui l’a dévastée en 2010 ;
– Aide financière d’un montant de 300.000 US$ pour le financement d’un projet social et éducatif dans les communes rurales de ce pays. Une enveloppe d’un montant de 100.000US$ a été transférée en 2011, comme appui pour les élections ;
– Lot de 200 tonnes de fertilisants en 2011 ;
– Le Maroc octroie 15 bourses annuelles aux étudiants de Sainte Lucie, Mais elles n’ont pas encore été utilisées jusqu’à présent. M. le Ministre a proposé de les convertir en bourses de stage.
Demandes : Octroi de 20 bourses d’études
– Lancement de la 2ème tranche des dons d’engrais
– Cartes de fertilité
– Echanges Culturels
– Formations dans le domaine touristique
– Faire bénéficier Sainte Lucie de l’expérience du Maroc en matière d’énergie renouvelable
– Concrétiser la coopération en matière d’énergie, programmer des visites d’experts
Saint Christophe et Nièvés
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 25/02/1987, Retrait le 12/ 08/ 2010
– Reconnaissance le 25/02/1987, Retrait le 12/ 08/ 2010
– Relations diplomatiques : établies le 2 octobre 2007
– Prochaine élections : Janvier 2015
– Signature de la feuille de route : Février 2013
Demandes :
– Mise en œuvre de la feuille de route
– Formation Professionnelle ==> En attente des dates et du programme)
– Bourses d’études
– Besoins en fertilisants
Saint Vincent et les Grenadines (Kingstown)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Réitéré la non reconnaissance le 15/02/2002
– Relations diplomatiques : établies le 10 août 1988
– Prochaine élections : Décembre 2015
– Signature de la feuille de route : Février 2013
Actions Réalisées :
– Développement agricole : une mission plurisectorielle réunissant l’AMCI, l’INRA et la Fondation OCP, s’était rendue aux Caraïbes et avait invité le Directeur de l’Agriculture de Saint Vincent et les Grenadines à participer aux réunions tenues à Roseau en Dominique avec cinq autres pays de la Région pour achever les études requises pour la finalisation des cartes de fertilités.
– Envoi de 7 conteneurs de 20 pieds transportant 160 tonnes métriques d’engrais chimiques au titre de la saison 2013.
Demandes :
– Besoins en fertilisants (livraison de la 2eme tranche d’engrais)
– 60 bourses pour la période 2013/2015 – Des engagements quand à la promotion de certains projets de développements (aéroport international, infrastructure touristique/ construction d’un hôtel)
– Le transfert d’un (01) million de dollars au budget de Saint Vincent et les Grenadines eu titre de l’exercice 2014
– Aide financière (aucun décaissement n’a été effectue à ce jour malgré les nombreuses relances)
– L’échange d’experts et la coopération technique dans divers domaines.
Remarques :
– Pour la mise en œuvre de la saison 2014, selon l’AMCI, cette dernière aurait transmis à notre Ambassade à Castries, un dossier technique à faire parvenir au Ministère de l’Agriculture de Saint Vincent et les Grenadines pour préciser les besoins détaillés en engrais accompagnés des formules chimiques.
– Formation professionnelle : un projet d’accord a été proposé par l’OFPPT, et transmis par l’AMCI aux autorités concernées de Saint Vincent et les Grenadines par le biais de notre Ambassade à Saint Domingue. Ce projet est resté à ce jour en instance de réalisation malgré les nombreuses relances.
Suriname (Paramaribo)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 21 août 1982
– Relations diplomatiques : établies le 28 juillet 2004
– Prochaine élections : 2015
– N’ a pas Signé de feuille de route
Trinité & Tobago (Port d’Espagne)
Position vis-à-vis de la RASD :
– Reconnaissance le 01 novembre 1986
– Relations diplomatiques : établies le 11 septembre 1988
– Prochaine élections : 2015
– N’ a pas Signé de feuille de route
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